mardi, 18 décembre 2012

3 mars : vote de l'Initiative contre les « salaires abusifs » : David Minder contre le Goliath patronal

La campagne sur l'initiative «  contre les salaires abusifs »  (on votera le 3 mars) est lancée : le patronat va mettre des millions (au moins cinq, sans doute huit, peut-être dix, et plus si danger...) pour la combattre. Thomas Minder, l'auteur de l'initiative, n'a pas ces moyens pour, comme il le veut, « faire entendre la voix du peuple contre les profiteurs». Face à la mobilisation de l'« élite des bonus », il ne peut compter que sur le soutien de la gauche et celui d'un comité de personnalités (comme l'ancien Procureur de la Confédération Paolo Bernasconi, l'ancien président du CICR Cornelio Sommaruga), et sur une campagne désargentée se faisant essentiellement sur internet (www.superbonus2013.ch) et par les réseaux sociaux. Face à Thomas Minder et ses quelques alliés, on va donc retrouver le patronat et la droite politique, et plus hypocritement, le Conseil Fédéral.

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lundi, 12 novembre 2012

Mercredi 14 novembre : Un jour contre l'« austérité »

14 novembre.jpgA l'appel de la Confédération européenne des syndicats (et, en Suisse d'Unia, et à Genève, de la Communauté genevoise d'action syndicale), une journée internationale d'action contre les politiques d'«austérité» déroulera ses manifestations, débats, rassemblements et ses grèves mercredi. En Espagne, au Portugal, en Italie et en Grèce, la journée d'action syndicale sera une journée de grève générale. Les syndicats européens exigent (pour l'année Rousseau ?) un « nouveau contrat social européen», l'intensification de la lutte contre le dumping social et salarial et contre l'évasion et la fraude fiscale. « L'Austérité, ça marche pas ! » proclame l'appel syndical européen. Mais si, camarades, ça marche. Pour ce et ceux pour quoi et qui ça doit marcher. Pas pour les peuples, évidemment. Mais pour les banques et les multinationales, et pour leurs commis politiques, ça marche. ça marche même du tonnerre de Dieu (ou de Mammon)

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jeudi, 21 juin 2012

Merck Serono confirme la fermeture de son site genevois . « Consternation » ou solidarité ?

La direction de Merck Serono n'a rien lâché : la consultation du personnel, c'est fini. Et au terme de cette consultation, on en est quasiment, à quelques détails près, au même point qu'à son lancement : on ferme ! Le siège genevois de Merck Serono sera fermé, celui de Coisins aussi, 500 postes administratifs, de recherche et de développement sont supprimés, ainsi que 80 postes de production, et 750 collaborateurs se voient proposer un déplacement en Allemagne, aux Etats Unis ou en Chine. Rien en Corée du Nord ou en Somalie ? Le Conseil d'Etat genevois exprime sa « colère et sa consternation » ? Nous pourrons, aux côtés des Seronos, exprimer nous aussi notre colère, avec moins d'hypocrisie et moins de consternation, et plus de solidarité, dans la rue avec la manifestation prévue à 14h depuis le site Merck Serono (Sécheron) jusqu’à l’Hôtel de Ville...

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mardi, 29 mai 2012

Cécité dans la Cité

A l'ordre du jour du Conseil Municipal de la Ville de Genève, mardi et mercredi prochain (mais il est vrai en queue d'ordre du jour... sauf urgence accordée au débat), on trouve une motion de l'Entente (PLR, PDC) élargie à l'UDC) exigeant notamment (outre les reprises de demandes faites dans des motions déposées par la gauche il y a trois semaines) du Conseil Administratif qu'il « stoppe immédiatement » ses « déclarations irresponsables » mettant « en péril la présence de multinationales sur le territoire de la Ville de Genève ». Ce n'est pas grand chose, une motion. C'est une demande faite à l'exécutif, sur laquelle ledit exécutif peut sommeiller longtemps, et de laquelle il peut ne strictement rien faire du tout. Mais celle-là, si convenu que soit son texte et insignifiants que puissent être ses effets, a tout de même quelque chose d'exemplaire : une sorte d'aveuglement, qui mérite qu'on s'y attarde un peu.

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mercredi, 25 avril 2012

Fermeture de Merck Serono : Les salariés, une mauvaise graisse ?

Une multinationale célèbre à sa manière, avec une semaine d'avance, la Fête des Travailleurs : La filiale genevoise du groupe allemand Merck KGaA, Serono ferme (c'est le plus gros licenciement collectif jamais annoncé à Genève) et en tout 1'250 emplois  passent à la trappe ou émigrent en Chine, en Allemagne ou dans le canton de Vaud.  Le Conseil d'Etat tombe des nues parle d'un "séisme" (ou d'un "tsunami", dans la version Unger) pour Genève, mais il y a des séismes prévisibles. Le sismographe du Conseil d'Etat devait être en panne : la multinationale allemande avait annoncé en février qu'elle allait supprimer des emplois, alors même qu'elle a fait plus de dix milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2011, plus de 1,1 milliard de bénéfices, disposait de près d'un milliard et demi de liquidités et avait augmenté de 20 % les dividendes de ses actionnaires. Mais cela ne lui suffisait pas : Il fallait, disait-elle, "dégraisser pour se redonner du muscle". La mauvaise graisse, ce sont les salariés. Evidemment. Et tout cela est parfaitement logique : qu'attendre d'autre d'une multinationale de la pharma ?Qu'elle chante l'Internationale ?

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vendredi, 18 novembre 2011

Affres budgétaires municipales : Un déficit, et alors ?


Résumé des festivités budgétaires de fin d'année : En Ville de Genève, la Commission des Finances du Conseil Municipal s'étant révélée incapable de faire son boulot d'examen du projet de budget présenté par le Conseil administratif, c'est donc en séance plénière que ce travail devra être fait. Sans aucune garantie qu'il le soit. Et la Ville n'aura peut-être pas de budget à la fin de l'année, puisque seule la gauche (c'est-à-dire les socialistes et « Ensemble à gauche ») est disposée à voter le seul qui sera proposé.  Pas de budget 2012, et alors ? la Ville aurait recours aux «douzièmes provisionnels», c'est-à-dire au budget de l'année précédente, découpé en tranches mensuelles. Et on s'en satisferait fort bien : ce budget, c'était, pour l'essentiel, le nôtre...

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jeudi, 10 novembre 2011

Les entreprises suisses licencient 15'000 personnes en trois mois

Les bourses ou les vies !

Crédit Suisse, Schindler, UBS, Novartis, Bobst, Kudelski et tous les autres : en trois mois, les entreprises suisses ont supprimé ou annoncé la suppression de 15'000 postes de travail (dont 4500 en Suisse), soit en procédant à des licenciements, soit en annonçant des réductions de temps de travail, des non remplacements de salariés sur le départ ou des mises à la retraite anticipée. Explication des unes (celles qui sont dans le secteur productif : la cherté du franc suisse par rapport à l'euro et au dollar). Explication des autres (celles qui sont dans le secteur financier et bancaire) : la crise du système financier mondial. Victimes des unes et des autres : leurs salariés.

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mercredi, 05 octobre 2011

Sandrine Salerno met les pieds dans le Dies : Feu sur la socialiste !

Cette année, le Dies Academicus de l'Université de Genève s'est donné comme thème : « Maîtriser la croissance ». Et il a été ouvert par la contribution d'une invitée surprise : la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno. Qui a précisément dit ce qu'elle pensait de la « croissance à la genevoise ». Et a mis toute la droite en un émoi dont les clameurs ont assourdi la République. Mais qu'est-ce qu'elle a bien pu dire, Sandrine Salerno, qui suscite une telle rage ? Elle a dit ce que tout le monde à Piogre peut constater : que le modèle de développement économique sur lequel se fondent les choix du gouvernement genevois a des conséquences calamiteuses.  Et du coup, les flingues à tirer dans les coins ressortent de tous les placards de droite : feu sur Salerno ! A propos de tout, de rien et de n'importe quoi. Mais qu'attendre d'autre qu'un écran de fumée d'une droite qu'on est capable de faire, d'un doigt, sortir de la salle du Conseil Municipal ?

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mercredi, 24 mars 2010

Secret bancaire : ça fuit de partout !

Il y a un peu plus d'un an, le 13 mars 2009, le Conseil fédéral annonçait le renoncement de la Suisse à la vieille distinction jésuitique (quoique fort oecuméniquement adoptée par la banque protestante) entre fraude et évasion fiscale, du moins pour les clients étrangers, et domiciliés à l'étranger, des banques suisses. Et depuis, les milieux bancaires et la droite politique ne savent plus à quel saint se vouer et cherchent désespérément à sauver, dans une joyeuse cacaphonie, ce qui peut encore l'être du secret bancaire. Des voix radicales, et même libérales, se font toutefois entendre pour que cette position dogmatique soit abandonnée et que l'évidence soit reconnue : le bon vieux secret bancaire de Grand Papa est bel et bien mort. Non le secret bancaire en soi, mais le secret bancaire sous sa forme désormais défunte. Or autoriser la livraison d'informations aux fiscs étrangers alors qu'on l'interdit toujours aux fiscs cantonaux suisses est difficilement justifiable, sinon par le rapport de force politique entre la Confédération et les Etats voisins d'une part, la Confédération et les cantons d'autre part : il est infiniment plus facile à Berne de résister à Bâle ou à Genève qu'à l'Allemagne, la France ou les Etats-Unis. On a les courages qu'on peut.

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mardi, 16 février 2010

Secret bancaire : Le travail de deuil peut enfin commencer

Selon un sondage effectué par téléphone auprès d'un échantillon, restreint, de 602 personnes en Romandie et en Alémanie, 62 % des Suisses et Suissesses refuseraient de renoncer au secret bancaire, renoncement qu'acceptent en revanche 35 % des personnes interrogées. Mais le même sondage suggère que 45 % des personnes interrogées acceptent l'échange automatique d'informations avec les autorités fiscales étrangères sur les clients étrangers des banques suisses, que 67 % acceptent de supprimer la distinction entre fraude et évasion fiscale pour les clients étrangers des banques suisses, et que 55 % l'acceptent aussi pour leurs clients suisses. Les Helvètes sont donc attachés à un secret bancaire qu'ils sont prêts à démanteler, pour peu qu'on en garde quelque trace symbolique. Depuis le temps qu'on leur présente ce secret comme un principe fondamental et qu'on leur fait croire que sans lui, on se retrouverait au stade de développement du Népal, il aurait été surprenant que leur travail de son deuil se fît en quelques mois.

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vendredi, 07 août 2009

Secret bancaire : stupeur et tremblement ?

Quand le ministre allemand des Finances, le socialdémocrate Peer Steinbrück (quasiment traité de nazi par l'UDC) comparait la Suisse à des Indiens fuyant devant la cavalerie, il osait effectivement une comparaison injurieuse. Pour les Indiens. Mais s'agissant de la Suisse, l'image était tout à fait pertinente : les grandes puissances tapent du poing sur la table, la Suisse s'écrase. Comme elle l'a toujours fait.

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mardi, 17 mars 2009

Secret bancaire : Elargir la brèche !

Le 13 mars, par la voix de Hans-Rudolf Merz, porteur de la double casquette de président de la Confe et de ministre des Finances, le Conseil fédéral a annoncé que la Suisse était disposée à ébrécher son sacro-saint secret bancaire, en renonçant à distinguer fraude et soustraction fiscale, s'agissant de comptes ouverts par des étrangers. Cette distinction subsisterait cependant pour les titulaires suisses de comptes en Suisse, la soustraction n'étant qu'une infraction protégée par le secret bancaire, alors que la fraude est un délit pour lequel ledit secret peut être levé. Reste qu'une brèche est ouverte dans la muraille de fric. Il est vrai que ça commençait à craquer de partout, et que la Suisse risquait de se retrouver toute seule à s'accrocher à un secret bancaire que même les autres Etats qui le pratiquent sont désormais d'accord d'écorner. Le Liechtenstein, Andorre, Singapour et Hong Kong ont cédé les premiers, la Suisse, l'Autriche, la Belgique et le Luxembourg ont suivi. Restent quelques confettis d'empire britannique (Anguilla, les Caïmans, Man, les Bahamas), Monaco, Panama, Nauru, le Vanuatu, mais leur heure viendra, si les forces qui ont contraint la Suisse et ses compères en recel à céder poursuivent leur effort.

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mercredi, 29 octobre 2008

Ne plus acheter, pour ne plus se vendre

29 novembre : Journée sans achat

Le 29 novembre se tiendra la " Journée Sans Achat " . A l'ordre du jour : ne rien acheter pendant 24 heures (ne rien acheter, pas ne rien voler ou ne rien troquer…) Organisée dans au moins 55 pays, la Journée Sans Achat veut nous interroger sur la réalité de notre société mercantile et consumériste, dénoncer une publicité omniprésente et une incitation permanente à amasser, se libérer d'un rêve de croissance infinie qui se transforme en cauchemar pour la majorité de la population humaine de la planète. A Genève aussi, la Journée Sans Achat sera l'occasion d'une critique de la marchandise, de la consommation et de la croissance. Cesser d'acheter pour ne plus se vendre : ça tombe au bon moment, et si la crise du système financier mondial, en faisant planer le " spectre de la récession ", pouvait concourir à une remise en cause radicale de nos comportements ?

Ne plus consommer, mais consumer

Une " Journée Sans Achat " pourquoi ? Pour se défendre de la marchandise, et de la mercantilisation. Pour remettre en cause la réduction de toute valeur d'usage à une valeur d'échange, de tout lien social à la propriété d'un signe d'appartenance (une bagnole, un home cinema, une console de jeu, un portable...). Cette socialisation de la marchandise, rigoureusement conjointe à la réification du lien social, est la marque du capitalisme socialisé. Ne pas acheter pendant un jour ne suffit évidemment pas à une critique de la marchandise, mais du moins en manifeste l'urgence. Pour le reste, et pour la suite, il n'est qu'un moyen de se délivrer de la marchandise : la détruire en tant que marchandise, c'est-à-dire détruire sa valeur d'échange. Celui qui détruit la marchandise s'en rend maître. Le gaspillage, le vol, le pillage, détruisent en effet ce qui, dans la marchandise, contient la valeur de l'exploitation du temps de travail qui l'a produite. L'exploitation ainsi niée, reste à nier aussi l'aliénation. Et à passer de la critique de la consommation à l'exercice de la consumation. On rejoint ici l'objectif que nous pouvons assigner à la décroissance : être non seulement l'instrument de la défense de l'environnement naturel contre les agressions humaines, ou de la défense des plus vulnérables d'entre les humains contre les actes et les comportements des privilégiés, mais être surtout la charge d'explosif dynamitant un ordre social fondé sur l'impératif de produire toujours plus, de consommer toujours plus, et de n'être plus que producteurs et consommateurs -surtout pas citoyens.

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jeudi, 25 septembre 2008

La culture contre la marchandise

L'enjeu central de toute politique culturelle...

Les 3 et 4 octobre prochain se tiendra à Genève la deuxième session du forum " art, culture et création " organisé par le RAAC (Rassemblement des artistes et acteurs culturels). Les ateliers thématiques du RAAC ont travaillé pendant des mois, sur cinq champs : le financement de la culture, le statut social des artistes et créateurs, " culture et société ", la gouvernance culturelle, " culture et urbanisme ". Les résultats de ces travaux, les propositions sur quoi ils débouchent, les positions des partis politiques seront présentés au forum. Mais en arrière-fond de toutes ces thématiques, en contre-champ de tous ces champs, une urgence devrait être évidente : résister à la mercantilisation de la culture.

La culture, part maudite

" Quels sont pour votre parti les enjeux centraux en matière culturelle à Genève " ? demande le RAAC aux partis politiques du lieu. Le pluriel est étrange (définir plusieurs " enjeux centraux " est un peu comme fixer plusieurs " priorités " : c'est n'en retenir aucun-e). Retenons donc un seul enjeu " central " ; il ne sera pas genevois, parce qu'il est le même partout où l'on tente de définir une politique culturelle, et de la réaliser. Cet enjeu, c'est de défendre l'espace de la création et de la représentation  culturelle contre l'emprise du marché et la prééminence de critères comptables et financiers dans la définition de la politique culturelle, les choix de répartition des ressources, et même les contenus culturels. Renversant les hypothèse de l'économie politique, George Bataille, dans La Part maudite, affirmait que toute économie réelle tient par ce qui ne respecte aucun calcul économique rationnel, et que nos mornes " gestionnaires " politiques considéreront comme du gaspillage et de la consumation somptuaire de ressources. Sous l'empire de la marchandise, tel est le sort de la création et de l'expérimentation culturelles, de la culture émergente, des cultures du pauvre et de l'immigrant -de tout ce qui, dans le champ culturel, n'est pas (ou pas encore) fauteur de profit marchand ou de prestige social. Or c'est précisément cette part maudite qui nécessite le soutien que seule une République (ou une commune, ou, mieux encore, les deux ensemble) peut apporter. Et c'est précisément pour cela que le renforcement des moyens de cette politique s'impose, comme la mobilisation des acteurs culturels, pour l'imposer. 

03:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : economie, raac, genève | |  Facebook | | | |