jeudi, 08 octobre 2009
Ce soir, 18 heures, place de Neuve : La frontière, on s'en fout !
Trois jours après la publication de la fameuse annonce de l'UDC genevoise invoquant la menace d'une invasion par voie ferroviaire de la " racaille " annemassienne pour inciter à la fois au refus du CEVA et au vote pour l'UDC, la débandade de l'extrême-droite locale est pathétique : c'est à qui feindra le plus hypocritement de découvrir à quel parti il a adhéré. Le Conseiller national et candidat au Conseil d'Etat Yves Nidegger (dont les maigres chances d'être élu sont désormais réduites au néant de l'argumentaire de son parti) se lamente sur la ruine des " huit ans d'efforts " pour que l'UDC devienne un parti respectable, le Conducator du MCG, Eric Stauffer, condamne une publicité encore plus ordurière que la sienne… Mais leurs contorsions rhétoriques et politiques ne peuvent guère tromper : sur le fond, les Nidegger et autres Stauffer, sont d'accord avec le concepteur de cette publicité. Ils ne le désavouent que sur la méthode et le langage. Leur critique n'est qu'une critique d'opportunité, leur reproche celui d'une maladresse : ça n'était pas le moment... Parce qu'il y a des moments pour se vautrer dans la boue, et des moments où il convient de se montrer tout convenable et tout blanc dans son petit costard de candidat bien propre sur lui.
03:36 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : genève, politique, udc, mcg, frontaliers

