vendredi, 22 septembre 2017

Dulcis in fundo

Na!.JPGUne votation budgétaire annulée ? une autre s'annonce...

Le vote municipal sur le budget de la Ville de Genève a donc été annulé, trois jours avant le scrutin, par la Cour constitutionnelle cantonale, sur demande de la droite municipale, not'bon Maire ayant trouvé utile de tripatouiller la brochure officielle de présentation de l'enjeu pour en faire un tract de campagne contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée dans le projet de budget du Conseil administratif. Résultat : au moins 25'0000 habitantes et habitants de la Ville auront voté pour des pruneaux du Jeûne.  La commune tient donc là un bel argument pour récupérer le prix Genferei, indûment capté cette année par le canton. Mais patience, le vote populaire sur le budget municipal n'est que partie remise : la nouvelle procédure budgétaire municipale à Genève finit toujours par un vote populaire, puisqu'elle commence toujours par un refus de la droite de faire son boulot. On n'aura pas pu voter sur le budget 2017 ? On se rattrapera sur le budget 2018... Dulcis in fundo : le meilleur est pour la fin...

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jeudi, 21 septembre 2017

Cassis im Bundeshüüs

Cassis.jpgL'élection qui ne change pas grand-chose

On ne peut pas dire que la surprise ait été au rendez-vous, hier matin, au Palais fédéral : Ignazio Cassis a été élu au Conseil fédéral. Election logique : à force de dépasser ses deux concurrents par la droite (ça va être autorisé sur les autoroutes, ça l'est déjà dans les campagne pour le Conseil fédéral), il a obtenu le soutien massif de l'UDC, pendant que ses deux concurrents devaient se partager (et partager avec lui) le soutien des autres partis. Donc voilà. Cassis succède à Burkhalter au Conseil fédéral (mais pas forcément aux Affaires Etrangères). Et alors ? ça change quoi ? Pas grand chose. Un petit glissement à droite, peut-être. Au point où on est, ça va tenir de l'imperceptibilité. A moins évidemment que Cassis n'hérite du département de Berset en partance pour de nouvelles aventures dans un autre ministère. Le lobbyste en chef des assurances-maladie désigné ministre de la santé, ça simplifierait en effet diablement la compréhension par les assurés du racket qu'ils subissent...

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mercredi, 20 septembre 2017

Coupes budgétaires en Ville de Genève : Non, non, non et non...

On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgPlus de 25'000 électrices et électeurs de la Ville de Genève (soit 20 % du corps électoral) ont déjà voté pour (il en faut, mais pas trop) ou contre (il en faut beaucoup plus) les coupes opérées dans le budget de la Ville, sans autre raison que le besoin pressant de manifester son existence, par la droite municipale coagulée (du PDC au MCG en passant par le PLR et l'UDC). Il vous reste deux jours pour envoyer votre bulletin de vote par la poste. Il vous restera ensuite le dimanche matin de dix heures à midi pour aller le déposer dans l'urne de votre local de vote. Et pour dire, en votant quatre fois NON aux quatre questions posées en Ville de Genève, qu'un budget municipal n'est pas un jeu à disposition de celles et ceux qui, n'en comprenant pas les règles et n'y voyant pas d'autre utilité que celle de leur offrir un moment de défoulement, le triturent sans autre projet politique que celui de dire à un exécutif municipal (élu par le peuple) qu'il n'est pas de leur goût... Comme critère de définition d'une politique budgétaire, on conviendra que c'est un peu sommaire.

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mardi, 19 septembre 2017

Quand le gouvernement espagnol veut faire taire les Catalans , ou l'arroseur arrosé

Espagne, Catalogne, nationLe 1er octobre, en Catalogne, se tiendra un référendum d'autodétermination dont le gouvernement espagnol ne veut pas, dont il nie la légalité et même la légitimité, mais dont selon les sondages 70 à 80  % des Catalans veulent qu'il se tienne, la majorité d'entre eux exprimant l'intention d'y voter contre l'indépendance, et pour le maintien dans l'Espagne. On se retrouve donc dans cette situation paradoxale, due à la seule stupidité du gouvernement central espagnol : un référendum lors duquel les Catalans pourraient manifester leur volonté de rester espagnols est interdit par le gouvernement espagnol, qui met en examen les maires qui garantiront les conditions matérielles du scrutin, fait saisir le matériel de vote, utilise le chantage financier et les menaces judiciaires et policières.  Les autorités catalanes, indépendantistes, organiseront tout de même un référendum, auquel n'iront majoritairement voter que les partisans de l'indépendance, et dont le résultat sera donc, vraisemblablement, un "oui" massif au projet de République catalane, alors que résultat d'un référendum que Madrid autoriserait serait un "non" à ce projet -et donc un "oui" à la Catalogne espagnole. Comment traduit-on "l'arroseur arrosé", en catalan ?

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lundi, 18 septembre 2017

Réforme du système des retraites : Le nom de notre NON

vignetteAVS.JPGAu Téléjournal, hier soir, le Conseiller fédéral Alain Berset faisait mine de s'étonner de l'"étrange alliance du patronat zurichois et de l'extrême-gauche genevoise" pour un "non" à la réforme des retraites soumise au vote dimanche prochain. Doit-on lui répondre (après avoir pris note que pour lui la totalité des syndicats genevois, qui disent aussi "non", comme d'ailleurs le PS genevois, sont d'"extrême-gauche") en s'étonnant à notre tour de l'"étrange alliance de l'Union Syndicale Suisse (et du PS suisse) et du patronat romand" autour du "oui" ?  On préférera ici dire les mots du nom de notre NON : "report de l'âge de la retraite des femmes".

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mercredi, 13 septembre 2017

Feue La Poste ?

syndicom.JPG

Quand le service public devient un accessoire des commerces privés

Ce soir, le Conseil municipal de Genève votera sans doute une motion appelant la Municipalité (le Conseil administratif) à intervenir pèour empêcher la fermeture de plusieurs bureaux de poste en Ville, d'autres fermetures étant annoncées (et certaines déjà effectuées) dans d'autres communes : 16 des 53 offices postaux du canton sont menacés, les uns de fermeture pure et simple, les autres de remplacement par des "agences postales" installées dans des commerces privés : une épicerie à Hermance, une pizzeria à Confignon, une supérette à Cressy. Ces agences ne peuvent effectuer qu'une partie des services d'un véritable office postal, et leurs employés ne sont pas couverts par la convention collective de La Poste. Le syndicat (Syndicom) exige un moratoire sur le fermeture des offices, le respect par les "agences postales"des normes de la convention collective. Il exige aussi que le politique reprenne la main sur le service public postal, et le ne laisse pas être géré comme s'il ne s'agissait que d'une entreprise privée, pratiquant au nom de la "rationalisation", et grâce à la sous-traitance, un dumping salarial qu'à Genève même le patronat a accepté de combattre, avec les syndicats et l'Etat.

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mardi, 12 septembre 2017

En marche, cahincaha...

A-la-cantine-le-president-Macron-s-offre-un-cordon-bleu.jpgD'abord, pour l'anecdote locale, reconnaissons qu'il a bien choisi le moment, et bien choisi la date, pour annoncer la création de son nouveau parti politique, Gominator : le 11 septembre, déjà lourdement plombé par le putsch militaire chilien et les attentats djhadistes aux USA, on pourra donc aussi célébrer la naissance de "Genève en Marche", proclamée par son fondateur, Eric Stauffer. Voilà pour la date. Et puis, le moment : c'est celui où l'"En Marche" de référence, celui qui s'est imposé en France (on pourra au passage doucement ricaner de cette prise de référence française pour un mouvement issu du vieux fonds francophobe genevois), subit un gros coup de mou, du moins dans les sondages. Aujourd'hui, à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU (mais ni de la CFDT, ni de Force Ouvrière, ni des "Insoumis"), 150 manifestations et des débrayages sont organisés dans toute la France pour dénoncer la réforme macronienne du Code du Travail. Mais Macron n'en a cure : ses opposants sont des "fainéants", des "cyniques" ou des "extrémistes"... et lui, oint des urnes, travailleur, bienveillant et modéré est prêt à les laisser défiler pendant ses cinq ans de règne, démocratique et républicain.

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lundi, 11 septembre 2017

Budget de la Ville de Genève : Nouvelle procédure, vieux réflexes

labyrinthe.jpg

Mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2018 que lui présente le Conseil administratif. C'est un rite annuel de rentrée -mais qui depuis deux ans se déroule selon une nouvelle procédure, un peu improvisée, mais assez inventive : Une valse à quatre temps (on n'allait pas s'en tenir bêtement aux trois temps habituels). Premier temps, le Conseil administratif présente un projet de budget au Conseil municipal, où la droite et l'extrême-droite se coagulent pour former une majorité qui refuse d'examiner ce projet (qu'il soit bénéficiaire, équilibré ou déficitaire peu importe : il est présenté par un Conseil administratif de gauche, la droite et l'extrême-droite sont contre, point barre). Deuxième temps : le Conseil administratif présente un autre projet, ou représente le même, et cette fois la droite fait mine de vouloir l'examiner et accepte qu'il soit renvoyé en commissions. Troisième temps : en commission des Finances, la majorité de droite coagulée coupe au hasard dans le projet du Conseil administratif et en séance plénière vote un budget amputé. Quatrième temps : la gauche et des milieux associatifs lancent un référendum ou plusieurs contre les amputations, le les fait aboutir, et le peuple décide. Alors évidemment, on perd du temps, et on finit par se prononcer en juin, ou en septembre, voire plus tard, sur un budget qui devrait être appliqué dès le 1er janvier, mais au final, on a soumis le budget à référendum et au vote populaire, alors qu'en principe la loi l'exclut. On est inventifs, à Genève...

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mercredi, 06 septembre 2017

2018, année électorale genevoise : L'enjeu unitaire

affiche PS2,jpg.jpgPour l'élection, l'année prochaine, du gouvernement cantonal, les partis politiques genevois semblent avoir adopté une "règle de trois" Les Verts présentent trois candidatures, les socialistes présentent trois candidatures, "Ensemble à Gauche" présente trois candidatures, le PLR présente trois candidatures (Pierre Maudet -à moins que Berne l'avale, Nathalie Fontanet, Alexandre de Senarclens). Ce qui nous fait déjà douze candidatures (dont neuf de gauche) pour les sept sièges du Conseil d'Etat. Et on attend la liste des candidates et candidats de l'UDC, du MCG et de la liste "pour Genève". Voire des Verts libéraux, s'ils existent encore dans notre écosystème politique. Pour autant, l'élection du gouvernement est-elle l'enjeu principal d'un scrutin qui désignera aussi le parlement ? Et quoi qu'il en soit, ces enjeux peuvent-ils être remporté par quelque camp que ce soit sans que ses composantes fassent preuve d'un minimum (on ne demande pas la lune, si on la montre du doigt) d'unité ?

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mardi, 29 août 2017

Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

bandeau budget.jpg

Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

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lundi, 28 août 2017

Maudet au Pont d'Arcole

Bonaparte_pont_Arcole.jpgLe notable, la Vaudoise et le hussard

Dans un pays dont le peuple vote tous les trois mois, l'élection d'un membre du gouvernement n'a certes pas autant d'importance que celle que les candidats à cette élection se plaisent à lui accorder. Il n'empêche... Le 1er septembre, le PLR désignera ses candidats au Conseil fédéral, à la succession de Didier Burkhalter. Le deuxième siège PLR n'étant contesté ni par l'UDC, ni par le PDC, ni par le PS, et la "latinité" étant posée (sans d'ailleurs être définie de façon convaincante) comme une condition pour pouvoir être élu-e, le siège laissé vacant par la démission du Neuchâtelois sera occupé par l'un-e ou l'autre des trois candidats (à la candidature) en lice : le notable, la Vaudoise et le hussard : le Tessinois Ignazio Cassis, favori des bundehausologues (d'autant qu'il est chef du groupe PLR, qui désignera les candidats), la Vaudoise Isabelle Moret, qui pourrait bénéficier, tout en s'en défendant, d'un bonus féminin, et le Genevois Pierre Maudet, parti à l'assaut du PLR comme Bonaparte au Pont d'Arcole. En même temps, comme dirait Macron, faut faire gaffe : qui commence au Pont d'Arcole peut finir à Saint-Hélène... Car c'est bien d'abord le PLR, impréparé à la succession de Burkhalter, qu'il va falloir convaincre. Et ensuite, le parlement fédéral. Les citoyen ? Bof... Il y aurait même un risque pour elle ou lui qu'une candidate ou un candidat jouisse d'une trop grande faveur des foules : les parlementaires n'aiment rien tant que montrer que ce sont eux qui décident, et pas l'opinion publique : les socialistes Lilian Uchtenhagen et Christiane Brunner en ont fait les frais.

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vendredi, 14 juillet 2017

On commémore quoi, déjà, le 14 juillet ?

1794.JPG

En commémorant le 14 juillet la révolution libérale (non pas la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération, l'année suivante), nos voisins français, et nous avec eux, célèbrent autant ce qui fut fait que ce qui reste à faire... Car depuis la révolution bourgeoise, plus aucune révolution n’a vaincu. C’est que la mesure même de la victoire ou de la défaite de la révolution a changé : il s’agissait en 1789 de renverser le pouvoir d’une classe, et les institutions qui matérialisaient ce pouvoir, pour leur substituer le pouvoir d’une autre classe, avec les institutions le matérialisant. Ce fut fait, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Parce qu'une fois faite la révolution libérale (et celle de 1789 est précisément une révolution libérale), il restait à faire la révolution démocratique, qui ne se confond pas avec elle : ce fut 1848. Et la révolution démocratique faite, il restait, et reste, à faire le pas suivant, qui fut tenté en 1871, vers ce que les premiers socialistes nommaient (jusqu'à en faire, à Genève, le nom de leur premier parti) la "République démocratique et sociale"...

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mardi, 20 juin 2017

Genève : quatre référendums municipaux contre des coupes budgétaires


On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgPour le principe

"Ensemble à Gauche" a déposé hier un peu moins de 20'000 signatures (au total) pour les quatre référendums (nécessitant chacun 4000 signatures valables) que la coalition a lancés contre les coupes budgétaires votées par la majorité de droite du Conseil municipal de la Ville de Genève ce printemps. Ces coupes, portant pour 2,5 millions de francs sur le budget (de près de 1,2 milliard) en cours, pourraient ainsi être soumises au vote populaire en septembre prochain, si les signatures valables sont en nombre suffisant. On appellera alors, évidemment, à voter "non" aux restrictions budgétaires dans des domaines aussi essentiels que la politique culturelle (en l'occurrence, dans l'accès à la culture), la solidarité internationale ou l'aide sociale. Compte tenu de la date de la possible votation, et du montant des coupes, on peut se dire que ce vote ne sera pas le combat du siècle (ni les Verts, ni le PS, ni Culture lutte ne faisaient d'ailleurs partie du comité référendaire) -mais il s'agit surtout de réaffirmer une position qu'on veut constante : on ne lâche rien de ce qui justifie l'existence même d'une commune, ses prestations à sa population. D'ailleurs, référendums ou pas, le PS lancera deux initiatives populaires pour pérenniser l'engagement de la Ville dans l'accueil des immigrants et la formation professionnelle.

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lundi, 19 juin 2017

France : Ni VIe République, ni IIIe Empire


Napoléon III.jpgPas de Macroléon III

Jean-Luc Mélenchon faisait campagne pour une VIe République ? On est toujours dans la Ve. On craignait qu'Emmanuel Macron se dote d'un parlement au furieux air de celui du Second Empire de Louis-Napoléon (premier président de la République française élu au suffrage universel, qui voulait "éteindre le paupérisme", a fait entrer la France dans le capitalisme moderne, et Nice et la Savoie dans la France) ? La menace est écartée. Avec une majorité absolue des sièges, même obtenue avec une majorité absolue d'abstentions, le président Macron et son gouvernement n'auront certes pas besoin d'aller chercher des alliés au parlement, mais leur succès électoral même les prive de tout droit à l'erreur ("la victoire nous oblige", résume le Premier ministre). Quant aux abstentionnistes, sauf à vouloir faire dire à leur non-vote quelque chose que, par définition, il ne dit pas (une opposition à Macron, par exemple), on ne peut que leur attribuer soit un consentement a priori à la victoire du vainqueur annoncé, soit une résignation à cette victoire, soit une indifférence absolue au résultat -celles et ceux qui refusent l'alternative qui leur est proposée ne s'abstiennent pas : elles et ils votent blanc ou nul. Les abstentionnistes, eux, sont forcément du côté des vainqueurs. L'abstention a été massive (à l'aune française, pas à l'aune suisse), mais elle pourrait bien résulter d'une démobilisation d'une partie de l'électorat macronien, trop sûr de la victoire. Et que ni le PS, ni la "France insoumise", ni les "Républicains", ni le Front National n'aient été capables de mobiliser leurs propres électeurs au-delà du nécessaire pour survivre politiquement, ce n'est qu'à eux qu'en revient la responsabilité.

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mercredi, 14 juin 2017

Partage ou répartition des tâches culturelles ?


GTG noir.jpgUn opéra otage

Une majorité (PLR, UDC, MCG) de la commission des Finances du Grand Conseil s'est opposée à l'octroi en 2017 et 2018 d'une subvention cantonale au Grand Théâtre. Cette subvention devait engager le canton dans une participation pérenne au budget de l'Opéra, actuellement assumé, s'agissant des collectivités publiques, essentiellement par la Ville de Genève mais aussi, pour le complément, par les communes (via un fonds de l'Association des communes genevoises). Cette participation financière devait s'accompagner d'une entrée du canton dans le Conseil de fondation de l'institution. Bref, on allait peut-être s'engager dans un véritable partage (et non seulement une répartition) des tâches, et dans la concrétisation d'un principe de "faire ensemble", mais dont, apparemment, une majorité de députés cantonaux ne veulent pas. Et surtout, dont ils ne comprennent pas l'enjeu, pas plus qu'ils ne comprennent les enjeux de politique culturelle -ni même ne s'y intéressent. Avant d'espérer "boucler" le dossier de la répartition des tâches entre le canton, la Ville et les communes dans le domaine culturel, ne conviendrait-il pas d'ouvrir un programme d'alphabétisation des députés du Grand Conseil sur les enjeux de la politique culturelle ? A en juger par les débats, ou leur absence, au parlement cantonal  sur ces enjeux, un tel programme semble s'imposer d'urgence -à tel point qu'à comparer ces débats au parlement cantonal avec ceux, réguliers et parfois acharnés qu'on s'offre au parlement municipal, notre modestie foncière d'élus locaux s'en trouve douloureusement atteinte.

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mercredi, 07 juin 2017

Commission municipale genevoise des naturalisations : Dénis de réalité et incapacité de choisir

3.singes.jpg

Commission municipale genevoise des naturalisations : Dénis de réalité et incapacité de choisir

Aujourd'hui, ou dans trois semaines, on ne sait pas au juste, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera, peut-être, on ne sait pas au juste, du sort d'une commission parasitaire qu'il se trimballe depuis des années : la commission des naturalisations. Cela fait trois ans que nous débattons de ce sujet, en plénière, en commission du règlement, dans nos groupes. Et trois ans que nous constatons que du côté des partisans les plus obstinés du maintien de cette commission, on passe d'un  déni de réalité à un autre, sans transition, et en les additionnant mêmes les uns aux autres : déni du rôle parfaitement secondaire de la commune dans le processus de naturalisation; déni de l'inutilité de la commission des naturalisations; déni du caractère totalement illégal de la procédure par laquelle la Ville de Genève délivre son préavis sur les dossiers de naturalisations; déni de la compétence de la Cour des Comptes lorsqu'elle a relevé l'illégalité de cette procédure; déni du rôle du Conseil d'Etat, et de sa compétence de convoquer lui-même le Conseil municipal pour traiter des dossiers de naturalisations, et de celle d'imposer un délai de trois mois pour ce traitement; déni, enfin, des conditions légales et réglementaires dans lesquelles devraient, forcément, se tenir les séances du Conseil municipal consacrées à la délivrance du préavis municipal sur les demandes de naturalisations. Cela fait beaucoup de dénis ? Certes. Mais leur liste n'est même pas forcément close.

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mardi, 06 juin 2017

Elections cantonales genevoises 2018 : Préliminaires

sans vous rien ne se fera.jpgLes partis politiques genevois se préparent (on n'a pas dit se mettent "En Marche", quoique certains lorgnent du côté de la France) aux élections cantonales de l'année prochaine. A gauche, les Verts et les socialistes ont bouclé leurs listes pour le Conseil d'Etat (et, s'agissant des socialistes, pour le Grand Conseil) et du côté d'"Ensemble à Gauche", sa principale composante, solidaritéS a écarté, lors d'une assemblée générale rassemblant moins de cinquante personnes, le maire de Genève, Rémy Pagani, de sa liste pour le Conseil d'Etat, liste qui comprendra le secrétaire du parti, Pablo Cruchon, et la députée Jocelyne Haller. SolidaritéS explique que ce refus de présenter Rémy Pagani n'est pas une "sanction", mais un "choix stratégique de renouvellement". Rémy Pagani ne fait "aucun commentaire", mais Souhail Mouhanna, ancien député et ancien président du Cartel intersyndical de la fonction publique, considère que l'éviction de Pagani est une "erreur monumentale", car il était la "meilleure chance" pour sa formation (ou la coalition dont elle fait partie) d'obtenir un maximum de soutien des électeurs. A supposer toutefois que l'élection du Conseil d'Etat importe à solidaritéS, ce qui n'est pas évident : sa présence du Grand Conseil lui importe certainement beaucoup plus : elle y présente 36 candidatures, en respectant, comme les socialistes et les Vsrts, la parité femmes-hommes. Elle se donne pour objectif, fort optimiste, d'obtenir une quinzaine de sièges, alors que l'enjeu pour elle sera plutôt d'obtenir le quorum de 7 % nécessaire pour pouvoir rester au parlement cantonal... Enfin, les Radicaux de Gauche et La Gauche promeuvent une "liste citoyenne de large rassemblement" dont on ne connaît pas les contours, sinon qu'elle devrait porter comme titre "Liste pour Genève", ce qui après tout est assez logique (quoique politiquement peu distinctif) pour des élections genevoises. Tout cela n'étant évidemment que des préliminaires, dont on sait qu'en politique aussi on attend qu'y succède quelque chose de plus... consistant... genre alliance de toute la gauche ?

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mardi, 30 mai 2017

De qui et de quoi Macron est-il le nom ?

Macron, complotScrutin scruté

A la comparer avec celle de ses prédécesseurs depuis 1995, l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République française a suscité à l'étranger un engouement inédit. Saluée (évidemment) par l'Union Européenne, la victoire du seul candidat dont les meetings (et la fête de victoire) étaient fleuris de drapeaux bleus à étoiles, l'a aussi été par le Parti communiste chinois. Et même Trump et Poutine ont félicité Macron, alors qu'il était de notoriété publique que le premier avait les yeux de Chimène pour Marine Le Pen et que les préférences du second hésitaient entre elle et Fillon.  "Pourquoi Macron est-il aussi important pour le monde entier ?", s'interrogeait le "Financial Times" ? Qu'est-ce qui fait qu'un scrutin dans une puissance moyenne soit aussi scruté par les puissances majeures (et pas seulement elles : 3000 journalistes étrangers s'étaient rendus en France pour le suivre -un record depuis 1981- et le résultat a fait les "unes" de tous les principaux quotidiens du monde) ? Sans doute parce qu'il avait pris l'apparence d'un "référendum sur l'Europe et la mondialisation", comme on pouvait le lire sur le site américain "Politico", et qu'il était une première défaite dans un pays important (malgré le score historique de Le Pen) du populisme nationaliste et ouvertement xénophobe, après le Brexit et le trumpisme qui semblaient avoir donné le ton politique des élections à venir... avant que l'inépuisable singularité française ne change la gamme...

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lundi, 29 mai 2017

Transports publics genevois : sortir de la logique punitive

petit train.jpgExtra(di)vagances

Poursuivant dans la logique rogneuse et punitive qui est la sienne depuis le premier vote contre les augmentations de tarifs des transports publics, et pour confier au parlement -et en dernier recours au peuple- le droit de se prononcer sur ces tarifs, le gouvernement genevois a donc décidé d'une nouvelle baisse des prestations des TPG, déjà réduites de 6 %. Alors que toutes les villes d'Europe renforcent leurs réseaux et leur offre pour favoriser à la fois leur désengorgement et une transition énergétique (que les Genevois soutenaient à trois contre un le même jour où il refusaient l'augmentation des tarifs TPG), la capitale mondiale du monde mondial réduit l'offre de ses transports publics, parce qu'il leur manque quelques millions pour équilibrer leur budget. Le président du gouvernement genevois a jugé "extravagant" le message, réitéré, du peuple. Le plus "extra(di)vagant" n'est-ce pas de refuser de l'entendre et d'en punir l'auteur ?

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mercredi, 24 mai 2017

Quatre référendums contre les coupes budgétaires en Ville de Genève : pour la cohérence du geste

Pina Bausch.jpgLes socialistes de la Ville de Genève et les Verts sont invités par leurs assemblées générales respectives à signer les quatre référendums lancés contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée (PLR, PDC, UDC, MCG) dans le projet de budget du Conseil administratif, fin avril dernier*. Ce soutien des socialistes et des Verts à un quadruple référendum décidé par "Ensemble à Gauche" toute seule, sans consultation des autres formations de gauche du Conseil municipal (PS, Verts), ni des milieux culturels qui avaient été des acteurs déterminants du référendum lancé il y a un an contre les précédentes coupes budgétaires imposées par la droite coagulée, est logique : même si en l'occurrence l'arme référendaire n'est pas la plus efficace (si les référendums aboutissent, on ne votera qu'en novembre, un mois avant d'entrer dans un nouvel exercice budgétaire, ce qui relativise considérablement l'effet concret de l'exercice référendaire), elle n'exprime après tout que la même opposition que celle que les élues et élus socialistes au Conseil municipal avaient exprimée lors des débats d'avril, comme lors de ceux de l'année dernière. Un soutien pour la cohérence du geste d'opposition, en somme. Après quoi, les socialistes lanceront (nous en déciderons fin mai) des initiatives municipales pour ancrer dans la durée des allocations budgétaires auxquelles la droite a pour réflexe pavlovien de s'attaquer. Là encore, la cohérence du geste, et là encore, la sollicitation d'un arbitrage de la population, mais non plus sur le mode défensif propre aux référendums : sur le mode offensif, contenu dans la démarche même de l'initiative populaire.

* le premier référendum est lancé contre une coupe linéaire de un million de francs (sur un budget de près de 1,2 milliard) sur les dépenses de fonctionnement de chaque département municipal (y compris celui du seul magistrat de droite, Guillaume Barazzone); le deuxième contre une coupe de 340'000 francs dans la solidarité internationale, le troisième contre une coupe de 963'000 francs dans l'encouragement à la culture, le quatrième contre une coupe de 150'000 francs dans le financement de l'allocation de rentrée scolaire, que la droite tente de transformer en aumône délivrée sous forme de bons en monnaie de singe. Le délai de récolte des signatures est au 19 juin : il en faut 4000 pour chaque référendum.

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16:05 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, ville de genève, référendum | |  Facebook | | | |