moeurs

  • Des tweets pulsionnels de Trump aux selfies branleurs de Griveaux

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    trou de serrure.jpgPolitique.0

    "Ce qu'on espérait ne jamais voir se produire en France est devenu bien réel", éditorialise "Le Monde" (qui ne dit cependant pas pourquoi diable ne pouvait-ce pas se produire en France) : un candidat majeur à une élection majeure a renoncé à sa candidature parce que son comportement sexuel privé a été rendu public. Ce n'est peut-être la première fois qu'en France, certainement pas aux Etats-Unis. Et même en France, ou ailleurs, ce n'est sans doute pas la dernière fois. Les outils de communication dont nous disposons désormais facilitent l'exercice, et en renforcent l'audience, et donc l'impact, mais ne l'inventent pas. Des tweets pulsionnels de Trump au selfie branleur de Griveaux, on est entré dans la politique point zéro. ça ne date pas d'hier (on se souvient d'un Conseiller national vert et maire de Baden qui avait dû démissionner, sur pression de son parti, après que le même genre de selfies que ceux de Griveaux aient été balancés sur les réseaux), mais ça se confirme, quand l'élément le plus déterminant d'une campagne électorale dans une grande capitale européenne est le zob d'un candidat qui n'avait plus guère de chance d'être élu. Et que son parti n'a pas mis trois jours pour remplacer par une ministre (Agnès Buzyn, ministre de la Santé) envoyée au front pour que le parti présidentiel fasse tout de même acte de présence dans la capitale sans plus pouvoir espérer l'emporter contre la maire socialiste, Anne Hidalgo. C'est entendu, l'"affaire Griveaux" est le degré zéro, en-dessous de zéro, même, du débat politique. Mais est-elle si excentrique qu'on fait mine de le croire ? 

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  • Remontées de remugles homophobes avant le vote du 9 février

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    Coronavirus.jpgLe déconovirus sévit

    Il fallait s'y attendre et nous nous y attendions -sans pour autant nous y résigner : comme en d'autres occasions données par des scrutins nationaux se sont exprimées des détestations xénophobes, racistes, le scrutin de dimanche sur la fin de l'impunité des insultes homophobes suscite précisément l'expression hargneuse de l'homophobie. Le scrutin libère une homophobie sortie du même tonneau que le racisme. Derniers feux avant que le projet d'étendre la loi antiracisme à l'homophobie soit accepté ? On sait bien que le bas ventre restera fécond d'où nous sourd cette merde. Une raison de plus de voter "oui" (si ce n'est déjà fait), même en sachant que ce "oui" et cette loi ne feront que dire que désormais, la société dans laquelle couinent les homophobes n'accepte plus qu'ils sévissent publiquement -qu'ils le fassent entre eux, chez eux, cela les regarde. Qu'ils le fassent dans la presse et sur les rézosocios, cela regarde tout le monde. Comme contenir un virus qui nous viendrait de Chine regarde tout le monde.

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  • Refuser l'homophobie, comme le racisme

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    badge homophobie.jpgLa haine, une opinion ?


    Le Conseil d'Etat genevois a appelé à soutenir la proposition, soumise au peuple le 9 février et soutenue par le Parlement et le gouvernement fédéraux d'étendre la loi antiracisme à l'homophobie. Il explique qu'il ne s'agit nullement de restreindre la liberté d'expression, mais uniquement de réprimer les appels à la haine et à la violence à l'encontre des homos, bis et trans sexuel-le-s. Il rappelle que la Constitution genevoise (comme la zurichoise) interdit explicitement les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, mais ne peut faire respecter cette interdiction faute de disposition sanctionnant pénalement son irrespect. Le Recteur de l'Université, Yves Flückiger, résume : "le but de cette loi n'est pas d'interdire des opinions mais de permettre que les débats se fassent dans le respect de tout un chacun. La pasteure Caroline Costa y voit une protection "de toutes et tous", la présidente de la Commission fédérale contre le racisme, Martine Brunschwig Graf, précise : "l'incitation à la haine n'est pas l'expression d'une opinion".

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  • Famille, je ne vous hais plus

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    David_and_Jonathan.jpgDe quelques mouvements qui déplacent les lignes

    Le "parlement" de l'église protestante de Genève a décidé que les couples de même sexe devaient avoir le même accès à la bénédiction de leur union que les couples de sexes différents, et que cette bénédiction (le mariage religieux protestant, quoi) devait être la même que celle accordée aux mariés hétéros (contrairement au canton de Vaud, où l'Eglise protestante n'accorde aux couples homos qu'une "cérémonie"). On saluera donc en toute laïcité ce petit pas religieux vers l'égalité des droits entre couples, qu'ils soient de même sexe ou de sexes différents. Non sans rappeler que le pas de l'église protestante genevoise, l'église catholique romaine, les églises orthodoxes et les protestants "évangéliques" sont loin de l'avoir fait, confits qu'ils sont encore dans une homophobie bibliquement ordinaire. l'Eglise genevoise reconnaît aujourd'hui, enfin, que "l'homosexualité n'est pas un péché", et que la Bible n'est pas un code pénal. Il faut bien laisser du temps au temps : : après tout, David et Jonathan n'auront guère attendu qu'un peu plus de 2000 ans avant de pouvoir convoler à Genève...

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  • Le 9 février, on vote contre l'homophobie

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    logo stop homophobie.JPGLe refus de l'injure


    Le 9 février prochain, on votera en Suisse sur la protection des homosexuel-le-s et des bisexuel-le-s contre les discriminations, les injures et la haine. Une extension, votés par le parlement, à l'homophobie de la loi qui réprime le racisme, a en effet été combattue par un référendum lancé par un petit parti fondamentaliste protestant, soutenu par l'UDC. Les référendaires clamaient que la loi attenterait à la liberté d'expression. Foutaises : ce qui est en jeu dans le vote du 9 février prochain n'est ni la liberté d'opinion, ni la liberté d'expression, ni l'instauration d'une censure, seulement l'expression d'un refus par la société de l'injure et de la discrimination en fonction des préférences sexuelles, comme elle prétend le refuser en fonction des origines... A chacun-e ensuite de choisir de respecter ou non cette norme (comme toute autre norme), et d'assumer les conséquence de son choix.

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