Cause toujours - Page 9

  • L'UDC perd sa "mère des batailles"

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    poubelle.jpgLe combat continue

    L'initiative de l'UDC contre les supposés "juges étrangers" a été massivement repoussée, à deux contre un au plan suisse, trois contre un dans plusieurs cantons romands. Elle n'a d'ailleurs été acceptée dans aucun canton. C'est sans doute la plus lourde défaite de l'UDC en votation populaire à laquelle on a assisté hier -non pas tant du fait du score du refus de ce texte absurde, mais du fait que l'UDC elle-même en avait fait sa "mère des batailles". Ainsi, la progression de la droite populiste et nationaliste, qu'on constate dans de nombreux pays européens, n'est pas une fatalité. Et la prétention de l'UDC d'être "le parti du peuple suisse" se réduit à celle de n'en être que le tiers -ce qui est déjà beaucoup plus que ce que peuvent revendiquer les partis équivalents dans les pays voisins. Il est vrai que pour balancer le texte udéciste à la poubelle, il aura fallu former une coalition aussi vaste que contradictoire, où l'on retrouvait le PS et le PLR, les syndicats et le patronat, les ONG et les entreprises exportatrices... L'UDC a perdu sa "mère des batailles" ? peut-être. Mais le combat continue : en ce dimanche de votations, cette bête à corne ne les a pas perdues.

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  • Vous avez plus de 7000 francs disponibles chaque mois, vous ?

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    exclusion.jpgLe voile pudique de la moyenne

    On en a de la chance, quand même, d'être si prospères dans ce pays : selon l'Office fédéral de la statistique, en 2016, les ménages de Suisse pouvaient compter en moyenne sur un revenu disponible (le revenu brut moins les impôts, les assurances sociales et l'assurance-maladie) de 7124 francs par mois et pouvoir dépenser 5310 francs pour la consommation de biens et de services... et épargner 1551 francs  Qui dit mieux ? Beautés de la statistique et de la moyenne  qui voilent pudiquement une réalité moins glorieuse : la majorité des ménages (59 %) avaient un revenu disponible inférieur à cette moyenne tirée vers le haut par une petite minorité de ménages très, très prospères... et les ménages ne disposant que de moins de 5000 francs de revenu brut ne pouvaient rien épargner du tout, et devaient en consacrer la totalité aux dépenses obligatoires. Et 7,5 % de la population suisse vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Et un cinquième des ménages de la Ville de Genève ont besoin d'une prestation sociale pour l'entretien de leur enfant en âge de scolarité.  Vous avez plus de 7000 francs disponibles chaque mois, vous ? vous avez de la chance... Si c'était vrai pour tout le monde...

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    Lien permanent Catégories : pauvreté, exclusion, Suisse 5 commentaires
  • Bilan de santé du socialisme européen -et suisse

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    labyrose.jpgLes naufragés et le rescapé

    Hier soir, l'Assemblée Générale du PS genevois a désigné ses six candidates et candidats (trois et trois) à l'élection l'année prochaine de la députation genevoise au Conseil national, et son candidat (Carlo Sommaruga) à celle au Conseil des Etats. Dix candidates et candidats se présentaient au suffrage des militants, et ont, en trois minutes, dit pourquoi, pour faire quoi et au nom de quoi ils se présentaient. On retiendra ici les interventions de deux d'entre eux (pour lesquels on a voté mais qui n'ont pas été désignés). Pour Thomas Bruchez, porte-parole de la JS genevoise, "la politique ne s'arrête pas aux portes du parlement et aux rapports de force qui y règnent", il y a le mouvement social, il y a la rue. Il a raison, et nous ne disons jamais dans cette feuille autre chose. Ni, comme Thomas Bruchez l'a dit aussi, autre chose que les socialistes ne sont pas seulement là pour résister, mais aussi pour changer la société. Et que cela suppose autre chose que des compromis dictés précisément par les rapports de force parlementaires. Et comme Michel Zimmermann, nous sommes convaincus que "le PS a tout à perdre lorsqu'emporté dans la spirale d'un équivoque pragmatisme parlementaire (...) il tourne le dos aux principes qui constituent sa singularité et font sa force". Ni Thomas, ni Michel ne seront candidats du PS genevois au Conseil national. C'est dommage. Mais ce que nous partageons de leurs positions reste : il faut bien que les misères du socialisme européen nous soient de quelque enseignement, même si le PS suisse y échappe, précisément parce qu'il n'a pas sombré dans le conformisme "social-libéral" qui a naufragé les PS voisins, et dont nous nous sommes, et nous voulons encore, garder.

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    Lien permanent Catégories : Politique, PS 9 commentaires
  • Donner aux assureurs le droit de nous fliquer ?

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    bandeau assurances.jpg

    Les mouchards de trop

    Dimanche, on vote en Suisse sur le respect de la vie privée. Plus précisément, on vote sur une modification de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, modification attaquée par un référendum populaire*. En 2016, la Cour européenne des droits de l'homme a donné raison à une Suissesse invalide qui avait perdu une partie de sa rente AI après avoir été placée sous surveillance par des détectives privés au service de son assureur. La Cour avait estimé que cette surveillance manquait d'une base légale et était contraire au droit de la plaignante au respect de sa vie privée La modification de la loi soumise au vote dimanche est le fruit, amer, de cette défaite, de la Suisse des assureurs. Ainsi, nous allons voter sur la volonté d'une majorité parlementaire de donner aux assureurs (privés et publics) les moyens légaux de fliquer les assurés. Le lobby parlementaire des assurances a bien joué son rôle : à nous de jouer le nôtre. En refusant aux assureurs le droit de nous fliquer et de nous considérer toutes et tous comme de présumés fraudeurs. Arrêtons leurs mouchards !

    *http://www.non-surveillance-assurances.ch/fr

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  • Droit international : L'initiative udéciste donnée battue ?

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    justice.jpgMéfiance est mère de sûreté

    Les sondages donnent l'initiative udéciste pour le droit de la Suisse à s'asseoir sur le droit international largement battue dimanche prochain ? Méfiance... elle est tendance, l'initiative : un peu partout, les droits humains sont relégués au second plan de la raison du Pouvoir, quand ce n'est pas la raison de la tribu. Et puis, on a quand même un peu de mémoire : l'initiative contre l'"immigration de masse" aussi était donnée perdante devant le peuple. Qui le 9 février 2014 l'a acceptée. Le comité romand d'opposition à l'initiative udéciste "le droit suisse au lieu des juges étrangers" (un titre qui renvoie au bas moyen-âge...) y voit justement une initiative contre les droits humains. Et plus précisément, contre le texte européen (du Conseil de l'Europe) qui sur notre continent les garantit, et contre l'instance à laquelle celles et ceux qui estiment que leurs droits ont été violés par une décision de justice nationale peuvent faire appel. Ne nous démobilisons donc pas face à un nouveau texte udéciste encore plus pervers que les précédents. Méfiance est mère de sûreté, et mobilisation mère de confiance.

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    Lien permanent Catégories : Droits de l'Homme, Suisse, votations 70 commentaires
  • Brexit or not Brexit ?

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    vote Brexit.jpgD'un divorce l'autre

    Titre de l'édito de la "Tribune de Genève" de vendredi, à propos du Brexit : "A Londres, la droite la plus bête du bête du monde". C'est un peu injuste pour la droite française. Et genevoise. Toujours est-il que quatre ministres conservateurs ont claqué la porte du gouvernement de Theresa May en proclamant leur opposition à l'accord conclu avec l'Europe sur le Brexit : les secrétaires d'Etat à l'Irlande du Nord et au Brexit, les ministres au Brexit et au Travail. Theresa May ayant hautement proclamé qu'il n'y avait pas d'autre alternative au projet d'accord qu'elle a conclu (le "meilleur accord possible") que l'absence de tout accord, c'est-à-dire pas de Brexit du tout, ni dur, ni doux, ou une rupture brutale sans aucune mesure d'accompagnement, les partisans d'un second référendum pouvant révoquer celui de juin 2016 prennent espoir : si le parlement rejette le texte proposé par la Première Ministre et que dans la foulée, une majorité du parlement refuse de lui accorder sa confiance, un nouveau gouvernement issu d'élections anticipées pourrait redemander l'avis du peuple. Or la majorité de May est fragile et l'accord qu'elle soutient n'est pas seulement attaqué par l'opposition de gauche (le Labour, les nationalistes écossais et gallois) qui espère des élections anticipées, parce qu'elle peut les gagner, et les europhiles, qui espèrent un nouveau référendum abrogatoire du précédent, mais également par une partie de sa propre majorité (les conservateurs europhobes, les unionistes nord-irlandais) qui dénoncent la "vassalisation"du Royaume-Uni par l'Union Européenne et agitent le spectre de la dislocation de la Grande-Bretagne. Le Brexit aura sans doute bien lieu le 29 mars 2019, mais on ne sait pas quel Brexit. Mais ce qu'on sait déjà, c'est que le divorce de la Grande-Bretagne et de l'Europe en contient un autre : celui d'une moitié des Britanniques d'avec l'autre moitié... Et que l'accord trouvé est de mauvaise augure pour la Suisse : si l'Union Européenne a pu imposer ses conditions à la Grande-Bretagne, la Suisse ne peut guère espérer se sortir plus avantageusement des négociations qu'elle mène de son côté avec l'UE.

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  • "Rapport aux bêtes"...

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    Petit moment de zoophilie

    Au moment où notre démocratie-modèle s'apprête à voter sur le sort à réserver aux cornes des vaches, on peut s'autoriser à s'interroger sur notre "rapport aux bêtes" -aux autres bêtes que nous-mêmes, animaux humains, "animaux dénaturés", comme disait Vercors. Tout se passe comme s'il n'y avait plus de figures possibles de l'animal que celle de la victime, de la nourriture et celle du compagnon. Mais victime de l'homme, nourriture de l'homme, compagnon de l'homme. La majorité des gens, dans nos pays en tout cas, acceptent comme une banalité le fait de manger des animaux, sans s'interroger ni sur les conditions de production de la viande qu'ils mangent, ni sur le traitement réservé à l'animal qu'ils consomment pour qu'ils puissent le consommer  : la proportion de végétariens dans la population française n'atteint pas 3 %. Et combien d''entre eux ont des chiens ou des chats qu'ils nourrissent (forcément) de ce que chiens et chats mangent, c'est-à-dire de viande ? Pour la plupart de nos contemporains, la souffrance animale est un "mal nécessaire" à la survie, voire seulement au bien-être, de l'animal humain. Quand ce n'est pas purement et simplement à son amusement ou à son désir de paraître : porter un manteau de fourrure n'est plus nécessaire depuis la derrière glaciation. Les tests effectués sur des animaux pour pouvoir produire un rouge à lèvre ne relèvent d'aucune nécessité -pas plus que le rouge à lèvres lui-même d'ailleurs.

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    Lien permanent Catégories : animaux, Développement durable 12 commentaires
  • Haroun El Poussah et Iznogoud sont dans un bateau...

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    Iznogoud.jpgScandale (planétaire) des notes de frais des magistrats de la Ville de Genève : Haroun El Poussah et Iznogoud sont dans un bateau...

    On a passé, entre postures de virginité politique et gesticulations d'exemplarité, dix heures de séances de Conseil Municipal genevois à prêcher, gloser, vitupérer, dénoncer à propos du rapport de la Cour des Comptes sur les notes de frais des magistrats de la Ville, avec au bout du compte quasiment rien de décisif au chapitre des réponses à ce scandale planétaire. De ces magistrats, il y en a un de droite et quatre de gauche. Ils sont de quatre partis (le PS, les Verts, Ensemble à Gauche et le PDC). Il y a donc trois partis (l'UDC, le MCG, le PLR) et une des deux composantes d'"Ensemble à Gauche" (le Parti du Travail) qui ne sont pas représentés à l'Exécutif de la capitale mondiale du monde mondial. Et donc l'assaut est donné par ces trois partis et cette composante contre les quatre autres partis et l'autre composante. Les heures passent. Les discours aussi.  La morale à deux balles s'abat sur le parlement municipal comme la vérole sur le bas-clergé breton. Une petite manif bat le perron à l'appel d'un petit parti en mal d'existence. On regarde sa montre. On bouquine un peu (on avait pris les "Mille et une Nuits" avec soi). On attend la fin. Elle vient. On a décidé quoi ? Rien, ou presque : on a renvoyé toutes les propositions qui supposaient une décision à l'examen en commission des Finances. Mais on a été nourris et payés. Par la Ville. Et donc ses contribuables. Au nom de l'exemplarité et de la transparence.

     

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 3 commentaires
  • Allègement de la pression migratoire, pas de la chasse aux migrants

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    Manif identitaire.jpgUn ventre encore fécond...

    La pression migratoire sur l'Europe (y compris la Suisse) s'est considérablement allégée : un nombre record de migrants débarquent en Espagne plutôt qu'en Italie (en bloquant une route, on ne fait qu'en ouvrir une autre, a constaté le ministre espagnol des Affaires Etrangères, Josep Borrell) : l'Italie ferme ses ports, les migrants passent par l'Espagne (qui, elle, ne les refuse pas -elle a accepté l'accostage du navire de sauvetage "Aquarius" et le débarquement de ses 630 passagers, à qui l'Italie avait fermé ses ports) et la route de l'Espagne vers les pays où ils veulent aller (l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Scandinavie) ne passe pas vers la Suisse.En 2017 déjà, le nombre de demandes d'asile déposées en Europe avait chuté de 44 % par rapport à 2016, et le recul se poursuit : à fin juillet, et depuis le début de l'année, le nombre de migrants arrivés par la mer (55'000) avait diminué de moitié par rapport à 2017 et des trois quarts par rapport à 2016, et les débarquements ont triplé en Espagne pendant qu'ils baissaient de 80 % en Italie. Cette année la Suisse a enregistré au premier semestre le nombre le plus bas de demande d'asile (7820) depuis 2010, et les garde-frontières ont enregistré un tiers de moins de séjours illégaux en Suisse. Et notre paradis sur terre n'est qu'en 11ème position dans le classement des pays destinataires de demandes d'asile. On se dit que ça devrait calmer nos xénophobes (et ceux des autres pays) ? Mais non, c'est trop d'optimisme : Pourquoi le feraient-ils, d'ailleurs ? Ceux qui les écoutent se foutent de la réalité...

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    Lien permanent Catégories : asile, réfugiés 11 commentaires
  • Frais professionnels des magistrats de la Ville de Genève : "Tous pourris (sauf moi)" ?

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    avuedenezilestcinqheures.jpgDernière nouvelle du front (on va faire semblant de croire que c'en est un) de la polémique sur les notes de frais des conseillers administratifs de la Ville de Genève : une procédure pénale est ouverte contre inconnu pour "gestion déloyale des intérêts publics" (cette procédure pénale suspend toute procédure disciplinaire), les bureaux de quatre Conseillers administratifs ont été perquisitionnés, le Conseil administratif a publié les notes de frais de tous ses membres depuis dix ans (y compris Manuel Tornare, Patrice Mugny et Pierre Maudet...) et le Conseil d'Etat annonce qu'il "sera transparent sur ses notes de frais". "Sera"... il ne l'était donc pas ? Enfin, ne boudons pas notre plaisir de constater que tout le petit monde politique genevois réclame désormais la transparence du financement des activités politiques. Même la droite ? même. On ne doute donc pas qu'elle finira par soutenir l'initiative populaire pour "plus de transparence dans la vie politique", que, comme le Conseil fédéral, elle rejette actuellement totalement...

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 2 commentaires
  • L'ennemie publique N° 1

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    culture.jpgQue signifie une "politique culturelle" ?

    "Culture et savoir diminuent en tout homme qui les possèdent la possibilité d'être dupe des mots, d'être crédule aux mensonges. Culture et savoir augmentent en tout homme le pouvoir de comprendre la réalité où il vit. (...) La conscience de cette réalité a une valeur explosive : elle ne peut qu'entraîner à la volonté de la transformer. (...) La bourgeoisie doit donc abaisser la culture, la conscience des gens qu'elle domine". (Paul Nizan, "L'ennemi public n° 1", 1935). Bien sûr, Nizan écrit ainsi il y a presque 90 ans. Mais le temps est-il passé, de cet abaissement de la culture et de la conscience par "la bourgeoisie", de quelque manière qu'on la définisse ? Disons, pour parler d'autre chose que des notes de restaurant, de taxi ou de téléphone des magistrats municipaux genevois, qu'à entendre les représentants des partis de droite exposer ce qui leur tient lieu de programme culturel, nous avons la lourde impression que le temps stagne...

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    Lien permanent Catégories : Culture, Politique 11 commentaires
  • Restructuration de la radio-télé publique suisse : "Idée Suisse" et idées à la con ?

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    RTS, SSR"Idée Suisse" et idées à la con ?

    La Société suisse de radiodiffusion envisage de supprimer 200 postes de travail d'ici 2022, dont 41 en Suisse romande. Outre les "mouvements naturels" (départs à la retraite, réductions du temps de travail), des licenciements sont envisagés. But de l'opération : "faire des économies" de 5 millions de francs sur 13 millions à économiser (la redevance radio-TV a baissé, les revenus publicitaires reculent). Et la SSR choisit donc la méthode la plus simple -et la plus stupide : tailler dans la masse salariale. Et donc les postes de travail. En 2016 déjà, la SSR avait supprimé 250 postes de travail. Et en Romandie, elle envisage de transférer 200 salariés de Genève à Ecublens, sur le site de l'Ecole Polytechnique. Le studio radio de Berne (avec ses 170 collaborateurs) devrait quant à lui être déménagé à Zurich. Dans la dénomination officielle de la SSR, il y avait les mots "Idée Suisse". Faut-il les remplacer par "Idées à la con" ?

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    Lien permanent Catégories : Médias, Suisse 0 commentaire
  • Politique genevoise des transports : changements de paradigme et de magistrat...

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    embouteillage.jpgElu de droite, politique de gauche ?

    La politique genevoise des transports est-elle en train de changer ? Le changement du magistrat en charge politique de la mener semble en tout cas correspondre à l'acceptation d'un "changement de paradigme" (comme on dit en langue de bois) qu'il est le premier depuis Bernard Ziegler à prendre en compte, à la grande inquiétude d'une bonne partie de son camp : s'il se dit "centriste", le démochrétien Serge Dal Busco est en effet un élu de la droite, soupçonné par la droite de mener une politique de gauche. Et Dal Busco d'aggraver encore son cas, déjà pendable aux yeux des bagnolards, en proposant de fiscaliser les parkings d'entreprises, en renonçant, plus ou moins explicitement, à faire de la traversée routière du Petit-lac la priorité des priorités prioritaires et en mettant fin à l'autorisation donnée aux deux-roues motorisés d'utiliser les voies de bus... On comprendra donc, mais sans trop y compatir, l'inquiétude qui commence à régner à droite : aurions-nous porté au pouvoir non le continuateur de Luc Barthassat mais celui de Michèle Künzler ?

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Transports 2 commentaires
  • Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?

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    dimanche

     

    Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?
    Décidément, c'est NON

    En novembre 2016, les Genevois et voises ont accepté (en vote populaire) l'ouverture des magasins trois dimanches par année à condition que le personnel soit protégé par une convention collective de travail. La droite du Grand Conseil a décidé d'ignorer cette condition et de faire passer un projet de loi autorisant l'ouverture dominicale alors même qu'il n'y plus de convention collective du commerce de détail genevois depuis juillet 2017. En septembre de l'année dernière, les associations patronales du secteur en ont bien signé une, mais bidon, en contournant les deux syndicats représentatifs des travailleuses et travailleurs du secteur genevois, Unia et le SIT et en signant avec la seule Société suisse des Employés de commerce (même pas sa section genevoise mais la faîtière suisse), qui ne pèse pas grand chose à Genève (et a d'ailleurs été exclue de la Communauté genevoise d'action syndicale). On est donc dans un vide conventionnel. Or sans convention collective, les employé-e-s sont bien moins protégés. La loi imposée par la droite devrait être soumise au vote populaire. Et on lui dira NON. Parce qu'elle ne mérite rien d'autre.

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    Lien permanent Catégories : Commerce, Genève, votations 2 commentaires
  • Frais privés et vertus publiques

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    escalade.jpgLa Cour des Comptes et les frais professionnels des magistrats municipaux de Genève

    S'autosaisissant (comme elle en a le droit) de la "problématique de la prise en charge des frais professionnels des conseillers administratifs et des membres de la direction de la Ville de Genève" (directeur général, directeur général adjoint, directeurs et codirecteurs des départements, directeur du contrôle financier), la Cour des Comptes a produit et rendu public la semaine dernière un  rapport dévastateur qui relève "d'importantes lacunes du cadre réglementaire ainsi qu'un manque d'exemplarité et de jugement (des magistrats et des plus hauts fonctionnaires municipaux) en matière de frais professionnels". Elle estime "impératif que le Conseil administratif prenne conscience du caractère inapproprié de ses pratiques en matière de frais professionnels". Elle met notamment en cause l'absence de contrôle du bien-fondé des demandes de remboursement des dépenses des Conseillers administratifs, l'absence de plafond pour le remboursement de certaines d'entre elles,  les activités militantes (au sein de leurs partis) et les activités professionnelles des magistrats. la confusion, pour certains d'entre eux, entre leurs dépenses personnelles et celles liées à leur mandat... Et elle émet onze recommandations, dont huit ont été acceptées par le Conseil administratif. En reste donc trois -il refuse notamment d'être le seul exécutif genevois à devoir rendre public chaque année le montant (et le détail) des frais forfaitaires et effectifs des élus à l'exécutif municipal de la seule Ville de Genève.

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    Lien permanent Catégories : budgets publics, Genève, Politique 4 commentaires
  • Poutine, Erdogan, Salvini, Bolsonaro, Trump, Orban...

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    populisme.jpg"National populisme" ? Y'a pas à dire, Macron est à l'extrême-gauche...

    Poutine, Erdogan, Salvini, Bolsonaro, Trump, Orban : cette énumération n'est pas une identification, elle renvoie à une addition de personnages, de forces et de discours politiques "nationaux", agissant et tenus dans des situations et à partir de traditions différentes. Il n'y a pas d'"Internationale nationale-populiste" (il serait d'ailleurs contradictoire qu'il y en eût, du fait même du nationalisme commun aux uns et aux autres), mais tout de même : le nationalisme, l'homophobie, la xénophobie, le machisme, la "militarophilie", l'usage de la violence et le culte du chef (de l'homme fort...) leur sont communs... la référence religieuse n'est jamais très loin, et tous ont été portés au pouvoir démocratiquement, par des élections qu'ils ont gagnées. Le populisme n'est pas étranger à la démocratie, il y est inhérent. Mais l'onction démocratique n'est pas un certificat de respect des droits démocratiques, de la séparation des pouvoirs, des libertés individuelles, du pluralisme politique, social et médiatique : pour les "nationaux-populistes", l'opposition est par définition illégitime, et les minorités nuisibles. Et si en démocratie, un vote doit pouvoir se corriger par un autre (sans quoi la Suisse ne connaîtrait ni l'AVS ni le suffrage féminin), le "national populisme" (dont il convient, au passage, de rappeler qu'il ne s'installe que dans l'espace politique que la gauche lui abandonne) fera tout pour réduire au maximum le risque d'une alternance.

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    Lien permanent Catégories : Monde, Politique 3 commentaires
  • Le Plaza, le pognon, le patrimoine et le gouvernement

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    Affiche Plaza57.jpgIndifférence ou complicité ?

    Les autorités genevoises célèbrent à leur manière l'année européenne du patrimoine : en le laissant détruire chez elles.  Le chantier de démolition du cinéma "Plaza" s'est ouvert mercredi 24 octobre. La démolition réelle de la plus belle salle de cinéma genevoise (pour faire place à un centre commercial de plus et un parking de plus) a donc commencé. Malgré une motion et une pétition (signée par 1700 personnes) approuvées par le Conseil Municipal, une initiative populaire avec plus de 11'000 signatures, une pétition en cours (plus de 6000 signatures hier soir), et qu'on peut encore signer sur https://www.change.org/p/antonio-hodgers-ne-laissez-pas-mourir-le-plaza), des interventions de partis politiques, de défenseurs du patrimoine, d'architectes et de milliers de citoyennes et de citoyens, le Conseil d'Etat laisse faire.  Indifférent ou complice ?

    La pétition NE LAISSEZ PAS MOURIR LE PLAZA, ANTONIO HODGERS a recueilli des milliers de signatures. Malgré l'annonce de la démolition, les signatures n'ont cessé d'affluer. Ses auteurs vous invitent toutes et tous aujourd'hui 1er novembre pour son dépôt à 16 h 30 au Grand Conseil de Genève, à l'UIT,  2 rue de Varembé, Immeuble Montbrillant, et à la remettre en main propre à Monsieur le Conseiller d'Etat Vert en charge du Département du Territoire, et accessoirement de la présidence du Conseil d'Etat, Antonio Hodgers. S'il  est là.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Patrimoine, Politique 3 commentaires
  • RFFA : Rejoindre le front du refus

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    Bandeau réforme fiscalité.JPG

    RFFA : Le PS genevois décide ce soir de soutenir ou non le référendum

    Le PS cantonal genevois prendra ce soir la décision de soutenir ou non le référendum lancé par le reste de la gauche politique (les Verts, Ensemble à Gauche) et syndicale (la Communauté genevoise d'action syndicale, c'est-à-dire l'ensemble des syndicats genevois) contre la dernière mouture de la réforme fiscale fédérale, couplée (pour nous la faire avaler) à un financement additionnel de l'AVS. On ne prophétisera pas ici la prise de position du PS. On se contentera de rappeler la nôtre : c'est NON à la RFFA. Le même NON qu'à la réforme précédente, que le PS avait combattu (avec succès) et à laquelle la réforme actuellement en débat ressemble comme une petite soeur. Pas jumelle, mais soeur quand même. Et c'est NON à la méthode qui consiste à fusionner en un seul projet (et donc un seul vote lorsque le référendum aura abouti) deux propositions correspondant à des enjeux totalement différents (malgré une tentative des Verts de les dissocier, ce que le Conseil national a refusé) : la réforme fiscale et le financement de l'AVS. La méthode est détestable -et si elle devait être adoubée, on se demande à quoi il nous faudra répondre demain : un couplage de l'achat d'avions de combat et de la création d'une caisse publique d'assurance-maladie ?

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  • Brexcitations...

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    Brexit.jpg

    A la mi-octobre, trois anciens Premier ministre et vice-premiers ministres britanniques (le néo-travailliste Tony Blair, le libéral-démocrate Nick Clegg et le conservateur Michael Heseltine) cosignaient un texte paru dans plusieurs journaux européens, reprochant vertement aux défenseurs du Brexit de "vivre dans un monde imaginaire et le déni", et au gouvernement conservateur de ne pas avoir réussi à évaluer les coûts économiques de la sortie, et de nourrir l'idée "fantasmée" que l'Union Européenne cédera "sur les principes du marché unique" en accordant au Royaume-Uni l'accès au marché unique sans exiger d'en respecter les règles. Quant au Maire de Londres (les Londoniens avaient rejeté le Brexit lors du référendum), Sadiq Khan, il a carrément appelé, avec des dizaines de milliers de manifestants le 21 octobre à un référendum sur l'accord final sur le Brexit, ouvrant la possibilité de rester finalement dans l'Union Européenne si aucun accord n'est conclu : "ceux qui ont voté en faveur d'une sortie de l'UE ne souhaitaient pas la baisse des investissements, les pertes d'emplois et la diminution du rôle de la Grande-Bretagne", par la faute d'un gouvernement "totalement dépassé et privé de direction". Enfin, devant le congrès de son parti, le leader travailliste Jeremy Corbin a appelé à des élections anticipées en cas de non-accord ou de rejet d'un accord par les Communes. S'adressant à Theresa May, qu'il accuse de vouloir "imposer au pays un choix unique entre un mauvais accord ou aucun accord" pour "mettre en oeuvre à la fois une politique des années 1950 et une pensée économique du XIXe siècle", Corbyn a lancé : "Si vous n'êtes pas capables de négocier un accord (...) qui protège l'emploi et les droits des salariés (...) et des consommateurs, alors laissez la place à un parti qui peut le faire". Ce parti,pour Corbyn, c'est évidemment le sien. Et son programme, s'il obtient une majorité lors d'élections anticipées, c'est de mettre fin au "capitalisme financier dérégulé avide" et de "reconstruire l'économie" grâce à un vaste programme d'investissements publics, de création d'emplois verts, de rééquilibrage des relations sociales en faveur des salariés, de restauration du service national de santé. Ainsi l'impasse du Brexit n'en serait-elle pas une : elle mènerait à l'arrivée d'un gouvernement de gauche en Grande-Bretagne... Amusant, non ?

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  • Dernier budget de la Ville avant campagne électorale... Noël ou Pentecôte ?

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    bpWalker.jpgLe 11 septembre dernier, il s'est passé, au Conseil Municipal de la Ville de Genève, une sorte de petite... révolution ? N'exagérons pas, disons plutôt de "retour à la normale" : les conseillères et conseillers municipaux de droite ont accepté de faire leur boulot, d'étudier le projet de budget 2019 du Conseil administratif (un budget à l'équilibre, d'un peu moins de 1,150 milliard) et pour cela de le renvoyer en commissions. Et le Conseil municipal d'accepter même, dans la foulée, d'accepter les comptes 2017. Et tout ça en à peine un peu plus d'une heure. "C'est Noël", jubile Sandrine Salerno. Théologiquement, ce serait plutôt la Pentecôte, mais on va pas chipoter... 
     
     

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