mercredi, 21 février 2018

Foisonnement de listes pour les élections genevoises : Bonne santé démocratique

elections genevoises.jpgTreize listes (six de gauche, sept de droite) en lice pour les élections cantonales genevoises d'avril et mai prochain, c'est sans nul doute un signe de bonne santé démocratique, à nuancer toutefois par le taux d'abstention, qui dépassera certainement les 50 %. Mais l'abstention est un droit, au même titre que le vote. Et pour qu'elle atteigne un tel niveau, il faut bien qu'il y ait quelque responsabilité des acteurs politiques, institutionnels ou non.
Il y a donc six listes de gauche en lice. Et toujours un quorum de 7 % des suffrages, qui en condamnera probablement la moitié ou la majorité à échouer aux portes du parlement et des milliers d'électrices et d'électeurs (potentiellement plus du quart des votants) à avoir voté pour rien et n'avoir élu personne. C'est beaucoup, 7 %. Beaucoup trop, pour une élection démocratique à la proportionnelle. Il faudra  bien qu'on s'en occupe, du quorum. Pour l'abolir, purement et simplement, par une initiative populaire, puisque la constituante a été infoutue de l'abaisser à un niveau démocratiquement supportable.

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mardi, 20 février 2018

Vaud vote le 4 mars sur la création d'une assurance publique pour frais dentaires. Genève suivra.

arracheur_de_dents92471.jpgLes dents de l'amer

Dans le canton de Vaud, le 4 mars, et à Genève plus tard, on votera sur une initiative proposant la création d'une assurance publique pour le remboursement des soins dentaires, financée essentiellement par une cotisation paritaire (payée à part égale, soit 0,5 % du salaire par l'employé et 0,5 % par l'employeur), et accessoirement par le canton, pour les personnes à l'aide sociale. Tous les soins de base seraient remboursés, la loi définissant quels soins sont "de base". Cette assurance n'est certes qu'une réponse partielle, et donc insuffisante, à la réalité d'un accès inégal aux soins (pas seulement dentaires) dans ce pays, faute d'une véritable sécurité sociale globale et c'est bien la LAMAL qu'il faudrait réformer pour qu'y soient inclus les soins bucco-dentaires que l'initiative vaudoise veut faire couvrir par une assurance supplémentaire, et spécifique. Mais la LAMAL est une loi fédérale, dont la modification suppose une majorité politique (parlementaire et populaire) au niveau fédéral, et cette majorité fédérale est aujourd'hui inexistante, alors que des majorités cantonales sont possibles en Romandie, du Tessin, et peut-être dans deux ou trois cantons alémaniques. Le "pas à pas, canton par canton" reste donc, pour le moment, la seule voie possible. Ces pas, actuellement, doivent être faits, partout où il sera possible de les faire. Sinon ? Sinon, rien. Le statu quo, l'absence de soins, ou des soins rationnés, parce qu'ils sont financièrement hors d'atteinte de celles et ceux qui en ont besoin. Et cela, dans l'un des pays les plus riches du monde.

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lundi, 19 février 2018

Vers une loi genevoise sur la laïcité ni très utile, ni très cohérente

laïcité.jpg"La loi sur la laïcité sort de commission très fragilisée", titrait la "Tribune (encore) de Genève du 5 février, à propos de l'examen d'un projet présenté par Pierre Maudet, et de deux autres projets,  tous trois étudiés par la commission des droits de l'homme du Grand Conseil genevois et tous trois portant sur le même enjeu : concrétiser le prédicat constitutionnel de la laïcité de l'Etat (la constitution genevoise actuelle étant d'ailleurs la première de l'histoire de la République à poser explicitement la laïcité comme principe), jusque dans des détails comme la perception par l'Etat d'une dîme religieuse volontaire (l'actuelle "contribution ecclésiastique" dont l'Etat assure la perception pour les trois églises chrétiennes reconnues mais pour aucune autre "communauté religieuse") ou le port de signes religieux par des agents de la fonction publique... La loi sur la laïcité sort donc de commission "très fragilisée" (le projet Maudet, amendé, n'a obtenu que 4 voix sur 9). Mais fragilisée par quoi ? par son contenu, ou par de lourds doutes sur son utilité même, voire sur la cohérence de l'exercice consistant à légiférer sur les "communautés religieuses" au nom de la laïcité de l'Etat ?

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16:05 Publié dans Genève, Politique, religion, laïcité, églises | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

jeudi, 15 février 2018

Service postal public : la "tactique du salami"

office postal fermé.jpgInconvenience formats

Le Conseil des Etats a exigé, le 30 novembre dernier, que l'accès aux services de la Poste, y compris pour les paiements, soit garanti dans toutes les régions du pays, alors que la Poste veut faire passer le nombre de ses bureaux de 1197 en décembre dernier à 800 ou 900 (avec 1200 suppressions d'emplois à la clef), en compensation de quoi le nombre des "points d'accès" basés dans des commerces privés passerait d'un millier aujourd'hui à 1200 ou 1300 dans deux ans. Or "Le Courrier" de mardi révélait qu'un document interne de La Poste, datant de mai 2016 et signé par le directeur de l'unité "réseau postal", envisageait de réduire d'un quart, dès 2020, le nombre de ces mêmes "agences postales", tout en continuant de supprimer les bureaux traditionnels ("le nombre d'offices postaux n'est pas gravé dans la pierre", avait déclaré le mois dernier le président du Conseil d'administration de la Poste, Urs Schwaller). Par quoi va-t-on alors les remplacer, les bureaux supprimés et les agences abandonnées ? par des automates (des "convenience formats"), ou par rien du tout ? Le Conseiller national PDC grison Martin Candinas dénonce la "tactique du salami" engagée par la poste : on coupe une tranche après l'autre, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Hypothèse optimiste : au moins, le salami, il aura nourri quelqu'un une fois coupé...

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15:26 Publié dans service public, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poste, la poste, offices postaux | |  Facebook | | | |

mercredi, 14 février 2018

"No Billag" : des plans "B" sortis d'un chapeau claque

tvfuture-ok.jpg

Les derniers sondages donnent l'initiative "No Billag", et donc l'abolition de tout financement fédéral d'une chaîne de radio ou de télévision, qu'elle soit publique ou privée), assez largement (plus de 60 % de "non") défaite : seuls les électeurs de l'UDC seraient enclins à dire "ja". Il est vrai qu'il n'y a guère que de mauvaises raisons de voter "oui" à "No Billag". Pour autant, il faut bien admettre qu'il y en a aussi quelques unes, de mauvaises raisons, de voter "non", la première étant le maintien de la SSR telle qu'elle est. Or telle qu'elle est, elle a besoin de réformes -y compris de réforme de son financement, afin de passer de la redevance à l'impôt. Sauf que pour réformer la SSR (et son financement), il faut bien qu'il y ait encore une SSR à réformer. Et qu'après l'attilesque "No Billag", la seule question qui pourra encore se poser est celle du délai de disparition de la SSR, et de la durée de son agonie, car tous les plans "B" sortis du chapeau claque des initiants ou de leurs soutiens relèvent du pur foutage de gueule (la majorité des "sondés" Tamedia du 1er février n'y croyant d'ailleurs même pas).

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mardi, 13 février 2018

Budget municipal : Quatre NON nécessaires

vignette coupes budgétaires.JPGDans moins d'un mois, le 4 mars, les habitantes et tants de la Ville de Genève (celles et ceux qui ont le droit de vote, du moins) se prononceront sur le budget municipal. Pas celui de cette année, celui de l'année dernière. Mais comme la majorité du Conseil municipal a été infoutue d'adopter un budget 2018, et qu'elle sera toujours infoutue d'en adopter un avant le vote du 4 mars, c'est à partir du budget 2017 que la Ville fonctionne, mois après mois (c'est le système des "douzièmes provisionnels). Et donc, c'est bien, aussi, le fonctionnement de la municipalité cette année qu'il s'agit d'assurer, en rétablissant le budget de l'année dernière tel qu'il avait été proposé par le Conseil administratif, et pas tel qu'il a été salopé par la majorité du Conseil municipal (ce contre quoi la gauche avait lancé et fait aboutir un référendum, d'où le vote du 4 mars, un peu tardif du fait d'une amusante Genferei). Mais il s'agit surtout de dire clairement, une fois de plus, que les coupes mécaniques, arbitraires, inutiles et purement défoulatoires opérées désormais chaque année par une majorité (de droite et d'extrême-droite) d'occasion sont inacceptables, nuisibles et absurdes tout à la fois : les finances de la Ville sont saines, ses comptes sont excédentaires, le budget attaqué par la droite était mieux qu'équilibré... Le vote 4 x NON le 4 mars ne sera pas un vote pour rien : il est nécessaire pour rétablir un budget 2017 qui permettra à la Ville de fonctionner en 2018, et pour dire à nouveau son fait à la droite coagulée du Conseil municipal.

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lundi, 12 février 2018

Hébergement des requérants d'asile : Post Tenebras Lux ?

Après les ténèbres du sous-sol, les lumières du jour ? "Plus aucun requérant d'asile ne dort sous terre", se félicitaient fin janvier l'Hospice Général et son ministre de tutelle, Mauro Poggia, en annonçant la fermeture du dernier abri de Protection Civile utilisé pour l'hébergement des requérants, l'abri des Coudriers. Et deux semaines plus tard, ils ouvraient  à la campagne Rigot, à deux pas du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, le chantier d'un centre d'hébergement de 370 places, dont l'ouverture est prévue en 2019 etg qui devrait fonctionner pendant dix ans. L'Hospice clame son espoir de ne plus avoir besoin de recourir aux abris de protection civile pour héberger des requérants d'asile, une tâche à laquelle il ne peut se soustraire et qu'il espère pouvoir assumer en recourant à des centres, pérennes ou provisoires, pouvant assurer des conditions d'hébergement plus dignes que celles du stockage souterrain pratiqué dès octobre 2014 dans l'abri PC de Châtelaine. Ce qui était présenté alors comme une mesure provisoire rendue nécessaire par l'urgence aura duré trois ans, et aura mobilisé jusqu'à neuf abris PC. Le directeur de l'Hospice Général et son ministre reconnaissaient que cette "solution" n'en était pas une, qu'elle atteignait à la dignité de celles et ceux à qui on l'appliquait, et qu'elle coûtait en outre fort cher, mais protestaient de l'impossibilité de faire autrement, faute de lieux plus adaptés. Mauro Poggia s'engageait alors à fermer tous les abris PC d'ici fin 2016, début 2017 -à deux mois près, le délai est tenu. Mais il aura fallu pour cela trouver des terrains où implanter des hébergements provisoires, et donc faire face aux oppositions des riverains, voire des communes, comme à Thônex. Et il aura aussi fallu que le nombre d'arrivées de requérants baisse (on n'en a comptabilisé que 885 à Genève en 2017, soit deux fois moins qu'en 2016, et les nouvelles requêtes d'asile ont diminué de moitié au plan suisse), non parce que les causes de leur exil ont disparu, mais parce qu'on a multiplié les entraves et les barrières à leur migration vers l'Europe, et à leurs mouvements en Europe. Post Tenebras Lux : il n'y a plus de requérants d'asile en sous-sol de Genève. Mais il y en a toujours des milliers qui finissent au fond de la Méditerranée.

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15:20 Publié dans asile, réfugiés, Genève, Immigration, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

vendredi, 09 février 2018

Elections cantonales genevoises : ouverture des festivités

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Passé les votations du 4 mars, il ne restera guère qu'un mois et demi aux partis politiques genevois pour remobiliser un électorat que happe pour encore un mois le débat sur "No Billag" (et les enjeux municipaux genevois) : Les Genevois et voises n'auront pas beaucoup de temps pour souffler : le 15 avril, ils éliront leur parlement cantonal, et procéderont au premier tour de l'élection de leur gouvernement. Les partis se sont mis en ordre ou en désordre de bataille et ont désigné leurs candidates et candidats au Conseil d'Etat (31 candidates et candidats pour 7 sièges) et au Grand Conseil (397 candidats et 224 candidates pour 100 sièges 145 candidatures de plus qu'il y a cinq ans). Record, aussi, de listes elles sont treize, dont six à gauche : les trois listes de l'Alternative (PS, Verts, Ensemble à Gauche), la liste "pour Genève" des radicaux de gauche et de La Gauche, une "Liste Femmes" et une liste anticapitaliste "Egalité et Equité". A la droite de la droite, la concurrence sera rude entre l'UDC, le MCG et le nouveau parti d'Eric Stauffer, "Genève en Marche" (qui compte bien marcher sur son ancien parti, le MCG), et les Verts libéraux et le PBD vont grignoter l'électorat de l'Entente PDC-PLR... Un champ politique fragmenté que vont labourer ces onze listes, dont seules quatre sont à l'abri du couperet d'un quorum maintenu au niveau excessivement haut de 7 % des suffrages... mais les apparentements vont manifester la persistance de trois blocs politiques : la gauche, avec les trois listes de l'Alternative (mais sans les trois autres listes), la droite, avec l'Entente PLR-PDC, les Verts libéraux et le PBD, et la droite de la droite qui n'aime pas qu'on la qualifie d'extrême-droite, avec l'UDC et le MCG (mais sans "Genève en Marche").

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15:23 Publié dans élections, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : quorum | |  Facebook | | | |

jeudi, 08 février 2018

« Le socialisme, ou comment NE PAS s'en débarrasser »

couverture.jpg

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mercredi, 07 février 2018

Pétition au Conseil Municipal de la Ville de Genève : Des allocations ne sont pas des aumônes

Carte de pauvre.jpgFort mal inspirée par un mélange assez consternant de mépris social et de clientélisme corporatiste, la majorité de droite et d'extrême-droite du Conseil municipal de la Ville de Genève a, l'année dernière, décidé d'imposer le versement de l'allocation de rentrée scolaire accordée aux familles qui y ont droit (parce qu'elles en ont besoin), sous forme de bons valables uniquement dans les commerces de la Ville de Genève acceptant de se prêter à cet exercice. Or cette limitation a été considérée par la Commission fédérale de la concurrence comme contraire aux lois fédérales. Du coup, le règlement municipal relatif aux aides financières se retrouve, s'agissant du versement de l'allocation de rentrée scolaire, invalide, et doit être à nouveau modifié. Ce serait l'occasion pour le Conseil municipal d'en revenir à un système d'allocation simple, efficace et respectueux de ceux à qui il s'applique. Nous lui avons proposé hier soir d'au moins en étudier la possibilité, il l'a refusé, on passe donc à la vitesse supérieure, et on lance une pétition réitérant cette demande.
La pétition est téléchargeable sur https://www.fichier-pdf.fr/2018/02/06/petition-allocs/ et y attend votre signature, pour rappeler aux élus municipaux qu'une allocation n'est pas une aumône, et que celle-là est, pour autant qu'on en remplisse les conditions, un droit.

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14:57 Publié dans Genève, pauvreté, exclusion, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allocations | |  Facebook | | | |

lundi, 05 février 2018

Votation municipale du 4 mars sur les Fêtes de Genève : On se calme, on réfléchit, et on vote !

Martine aux Fêtes de Genève.jpg
On vote en Ville le 4 mars prochain sur une initiative populaire "pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales", à laquelle le Conseil municipal oppose un contre-projet. Et cette initiative fait peur : pour ses adversaires, sont acceptation signerait carrément la fin des festivité estivales genevoises. Or une initiative municipale n'est pas immédiatement, et intégralement, exécutoire : si elle est acceptée en votation populaire, le Conseil administratif a six mois pour présenter au Conseil municipal un projet de délibération allant dans son sens, sans forcément la reprendre intégralement, et le Conseil municipal six mois de plus pour se prononcer sur ce projet, l'accepter, l'amender ou le refuser. Et c'est seulement dans l'hypothèse où ces délais ne seraient pas tenus et qu'au bout d'un an aucun projet de délibération n'était accepté par le Conseil municipal que l'initiative entrerait en vigueur sous la forme où elle avait été votée par le peuple. Alors on se calme, on réfléchit... et on vote pour l'initiative : elle est l'expression d'un mécontentement général de la population à l'égard de ce que son devenues les Fêtes de Genève, et elle donne un mandat clair aux conseils de la Ville  -à eux de le respecter intelligemment.

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vendredi, 02 février 2018

Il y a cent ans, la Grève Générale : Commémorer pour quoi faire ?

Grève Générale 1918 cahier de revendication.jpgNous voilà donc dans l'année du centenaire d'un mouvement et d'un moment qui fut celui d'un accouchement de la Suisse actuelle : la Grève générale de novembre 1918. Ce "moment" syndical (et politique) est d'abord celui d'une peur surmontée, celle de la grève générale, ensuite celui d'une peur assumée, celle d'une répression sanglante, enfin celui d'une peur provoquée,  celle qui s'est emparée de la bourgeoisie, du patronat, de la classe politique dominante du pays, face à un mouvement qu'elles n'imaginaient pas possible, qu'elles réprimèrent, mais dont, les unes après les autres, elles acceptèrent les revendications, pour éviter de revivre l'expérience traumatisante qu'elles en firent. La question que pose la commémoration d'un moment aussi exceptionnel est bien : qu'en faire ? Une nostalgie ou un enseignement ?

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16:23 Publié dans Histoire, Politique, Suisse, syndicats | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gauche, grève générale | |  Facebook | | | |

mercredi, 31 janvier 2018

Initiative udéciste pour le primat du droit national : Vive mon droit à moi tout seul

hommes-des-cavernes.jpg

Déposée en août 2016, l'initiative de l'UDC intitulée à la manière typique du parti "le droit suisse au lieu de juges étrangers" (le qualificatif "musulman" manque pour que les quotas rhétoriques udécistes soient remplis, mais ce ne doit être qu'un oubli), sera sans doute soumise au vote populaire en 2019. Elle propose de plier les traités internationaux à la constitution fédérale, et de dénoncer ceux qui contraindraient la Suisse à des obligations contradictoires de sa constitution. Seuls les traités internationaux soumis à référendum continueraient d'être appliqués tels quels s'ils n'ont pas été refusés par le peuple. En clair, l'UDC propose de violer la plupart des traités internationaux signés et ratifiés par la Suisse. Lancera-t-on pour y répondre une initiative "le droit genevois au lieu de juges suisses-allemands", qui proposerait de traiter le droit fédéral comme l'extrême-droite propose de traiter le droit international ? La démarche procéderait de la même logique : mon droit à moi tout seul vaut plus que le droit de tous. Une caricature de stirnerianisme. C'est en quoi l'acceptation de l'initiative affaiblirait la protection des droits fondamentaux en Suisse même, et, que ce texte "menace la démocratie", comme le dénoncent, après le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe,  une centaine d'associations et d'ONG (de Caritas à Amnesty International en passant par Swissaid) regroupées dans la coalition "Facteur de protection D".

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20:45 Publié dans Droits de l'Homme, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : droit international | |  Facebook | | | |

mardi, 30 janvier 2018

Les Jeux Olympiques d'hiver 2026 en Suisse ? Au vote populaire !

print_st_moritz_jo.jpgLe 10 juin prochain, le Valais se prononcera en votation populaire sur une participation financière de 100 millions de francs (60 millions pour les infrastructures, 40 pour la sécurité) à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver dans le canton. Mais les JO devraient aussi se dérouler dans les cantons de Vaud, Fribourg, Berne et Grisons, et la Confédération a prévu une participation financière d'un milliard. Le Valais sera-t-il seul à se prononcer en votation sur un projet fort contesté, mais soutenu par le PLR dans tous les cantons concernés, et dont les promoteurs assurent qu'il est d'"envergure nationale" ? Le président de "Sion 2026", Jürg Stahl se la joue confiant : "je ne crains pas un vote national". Et ça tombe bien, les opposants non plus : une initiative parlementaire déposée par des élus fédéraux de gauche et de l'UDC exige une votation fédérale.

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15:02 Publié dans Sports, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jo, jeux olympiques, sion 2026 | |  Facebook | | | |

lundi, 29 janvier 2018

Initiative "antiburqa" : vers un contre-projet indirect

burqa-fondue.jpgQuand le fétichisme désarme la raison

Le Conseil fédéral, estimant que l'Etat n'a pas à dire à ses citoyennes et citoyens comment ils doivent s'habiller (ce avec quoi nous sommes parfaitement d'accord, soit écrit en passant), propose un contre-projet indirect (le PS aurait préféré un contre-projet direct) à l'initiative "antiburqa" du  comité crypto-l'UDC qui avait déjà commis l'initiative "anti-minarets". Le gouvernement se dit conscient du malaise suscité par la présence, même rare et fugace, de femmes entièrement voilée ("aucune femme ne devrait porter la burqa" résume Simonetta Sommaruga), mais ne tient ni à ce qu'une prescription vestimentaire soit inscrite dans la constitution fédérale, ni à imposer une prescription légale à tous les cantons, le phénomène mis en exergue par l'initiative étant de réalité fort différente d'un canton à l'autre (jusqu'à l'irréalité totale dans certains cantons -lesquels seront certainement ceux qui donneront la plus forte majorité à l' l'initiative). Certains cantons ont déjà interdit le voilage des visages (St-Gall, le Tessin), d'autres s'y sont explicitement refusés (Zurich, Soleure, Schwytz et Glaris, où ce refus a été prononcé par la Landsgemeinde). Ce que le Conseil fédéral pourrait proposer, c'est une disposition pénale réprimant la contrainte exercée sur une personne pour se dissimuler le visage (la contrainte étant déjà, quelle qu'elle soit, punie par le code pénal sans qu'il y ait besoin d'une plainte) et une obligation d'être à visage découvert dans tout rapport avec les autorités. Deux mesures de bon sens, la première permettant en outre de sanctionner les responsables d'une d'une contrainte imposée aux femmes, sans qu'elles aient besoin de porter plainte (il y a poursuite d'office), plutôt que les victimes de cette contrainte. Sauf que le gouvernement lui-même ne se faire sans doute pas beaucoup d'illusions sur la capacité de sa réponse, purement rationnelle, à l'initiative de dissuader le peuple et les cantons d'"interdire la burqa" comme ils ont interdit les minarets (76 % des personnes interrogées dans un sondage effectué en décembre dernier étaient prêtes à voter l'initiative). Le fétichisme, il est vrai, et cela vaut pour celui qui impose le voile ou la burqa comme pour celui qui veulent les prohiber, est assez imperméable à la raison...

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vendredi, 26 janvier 2018

Allocation de rentrée scolaire en Ville de Genève : Salauds de pauvres (ad libitum)

Carte de pauvre.jpg

Vous ne l'avez peut-être pas remarquée, cette petite annonce de la Ville de Genève, "sociale et solidaire" : elle appelle les "points de vente intéressés" à faire partie d'un "réseau de point de vente proposant des fournitures scolaires, des articles en lien avec l'enseignement de la musique, des vêtements et articles de sport pour enfants et adolescents, des équipements informatiques et électroniques à vocation éducative" (tous les grands magasins proposent ce genre d'articles, soit dit en passant), et acceptant une "carte électronique de dépense comme moyen de paiement", à s'annoncer. La Ville de Genève ("sociale et solidaire") va donc bien, comme la droite et l'extrême-droite en ont eu l'idée (bien digne de cette majorité de hasard) distribuer des bons aux familles à la place de l’allocation de rentrée scolaire jusque-là versée. Cette mesure toute empreinte de mépris petit bourgeois à l'encontre des allocataires, avait pourtant été reconnue contraire à la libre concurrence et à l'ouverture des marchés, parce qu'elle était au départ restreinte aux seuls commerces de la Ville de Genève ("sociale et solidaire")...

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14:05 Publié dans Famille, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allocation de rentrée scolaire | |  Facebook | | | |

jeudi, 25 janvier 2018

Musée d'Art et d'Histoire de Genève : ça se décante

musée en ruine.jpgFin juin dernier, la commission externe chargée par le Conseil administratif de la Ville de Genève de dessiner les pistes à emprunter pour rénover non seulement le bâtiment du Musée d'Art et d'Histoire mais aussi son projet, avait présenté son premier rapport intermédiaire. Elle avait alors remis à l'heure une pendule qui s'obstinait à faire tourner ses aiguilles à l'envers, quand on s'interrogeait sur le bâtiment avant que de réfléchir sur ce qu'il devait abriter, et à quoi il devait servir. La défaite en votation populaire du projet de rénovation du MAH aura donc eu au moins cette utilité, de rappeler que le contenu importe plus que le contenant. Six mois après la commission d'experts, c'est Patrimoine Suisse qui rend son propre rapport, "Demain le Musée d'Art et d'Histoire de Genève", un rapport qui se veut -et est- une "contribution utile au travail des autorités", "Patrimoine Suisse expliquant qu'il lui est paru "opportun de quitter la posture d'opposition dans laquelle nous étions afin de lancer des propositions dans un mouvement optimiste". Après des années de polémique pas toujours bien inspirée, et ne portant pas toujours sur l'essentiel, le débat se décante. Il était temps.

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15:05 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mah, musées, musée d'art et d'histoire | |  Facebook | | | |

mercredi, 24 janvier 2018

82 % de la richesse à 1 % de la population : Bienvenue dans le meilleur des mondes

inegalites.jpg82% de la richesse créée l'an dernier dans le monde a fini dans les mains du 1% le plus riche de la population de la planète, les femmes payant le prix fort de ces inégalités, a dénoncé lundi l'ONG Oxfam, lors de la publication, à la veille de l'ouverture du World Economic Forum (WEF) à Davos, de son rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse". Et si 1 % de la population mondiale a accaparé 82 % de la richesse crée, la moitié de la population mondiale, soit 3,7 milliard de personne, n'en a rien touché du tout. Reste 18 % de cette richesse, que se partage (inégalement) 49 % de la population. Dont nous, ici. Bienvenue dans le meilleur des mondes : le nôtre.

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11:33 Publié dans Economie, Monde, pauvreté, exclusion | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : inégalités | |  Facebook | | | |

mardi, 23 janvier 2018

Campagne électorale genevoise : Fisc fisc rage...

danger de tomber de haut.jpgPeut-on construire une campagne électorale sur des projets fiscaux ? C'est en tous cas ce que semblent ou veulent croire les radelibes genevois (le PLR), qui à trois mois des élections cantonales déposent trois projets de loi de baisse des impôts : le premier pour baisser de 5 % l'impôt direct sur les personnes physiques, le second et le troisième pour augmenter les déductions. Pertes totales de ressources pour les caisses publiques : plus de 100 millions de francs par an. Bon, les socialistes aussi ont leurs projets fiscaux (ils en ont déposé neuf, "pour une plus juste imposition"). -mais au moins n'y réduisent-ils pas leur credo programmatique. Et ne dénoncent-ils pas obsessionnellement le déficit budgétaire et la dette du canton, tout en déposant des projets qui vont accroître le premier et alourdit la seconde.

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17:55 Publié dans élections, Fiscalité, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

lundi, 22 janvier 2018

De "No Billag" à "No ATS", ou le chemin de la désinformation

telex-machine.jpgCanal Moins

Le 8 janvier, l'ATS, notre bonne vieille Agence télégraphique suisse, annonçait une restructuration. D'envergure, la restructuration :
Dans une lettre ouverte aux autorités politiques fédérales et cantonales, la rédaction de l'agence écrit : "Si la restructuration annoncée le 8 janvier est mise en oeuvre, l'ATS ne pourra plus jouer son rôle actuel". Pas plus que la SSR si "No Billag" devait être acceptée par le peuple et le canton le 4 mars. D'ailleurs, dans les deux cas, on voit de grand groupes privés pointer leur muffle, les uns pour créer leur propre agence de presse, les autres pour créer leur propre télévision. Une différence notable doit toutefois être relevée, entre les deux mises à mort - la différence entre une exécution et un suicide : "No Billag" a été lancée contre la SSR par ses adversaires et ses concurrents de la SSR, et c'est le peuple qui décidera de son sort. Alors que "No ATS" est fomentée par l'ATS elle-même. Et que le peuple ne sera pas consulté. Pourtant, c'est bien lui, au bout du parcours de l'information que l'ATS produit, qui est le consommateur de cette information, qu'il reçoit par la presse écrite, mais aussi par la radio, la télévision et l'internet... tous destinataires de ce que l'ATS diffuse...

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13:25 Publié dans Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ats | |  Facebook | | | |