lundi, 11 septembre 2017

Budget de la Ville de Genève : Nouvelle procédure, vieux réflexes

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Mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2018 que lui présente le Conseil administratif. C'est un rite annuel de rentrée -mais qui depuis deux ans se déroule selon une nouvelle procédure, un peu improvisée, mais assez inventive : Une valse à quatre temps (on n'allait pas s'en tenir bêtement aux trois temps habituels). Premier temps, le Conseil administratif présente un projet de budget au Conseil municipal, où la droite et l'extrême-droite se coagulent pour former une majorité qui refuse d'examiner ce projet (qu'il soit bénéficiaire, équilibré ou déficitaire peu importe : il est présenté par un Conseil administratif de gauche, la droite et l'extrême-droite sont contre, point barre). Deuxième temps : le Conseil administratif présente un autre projet, ou représente le même, et cette fois la droite fait mine de vouloir l'examiner et accepte qu'il soit renvoyé en commissions. Troisième temps : en commission des Finances, la majorité de droite coagulée coupe au hasard dans le projet du Conseil administratif et en séance plénière vote un budget amputé. Quatrième temps : la gauche et des milieux associatifs lancent un référendum ou plusieurs contre les amputations, le les fait aboutir, et le peuple décide. Alors évidemment, on perd du temps, et on finit par se prononcer en juin, ou en septembre, voire plus tard, sur un budget qui devrait être appliqué dès le 1er janvier, mais au final, on a soumis le budget à référendum et au vote populaire, alors qu'en principe la loi l'exclut. On est inventifs, à Genève...

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mercredi, 06 septembre 2017

2018, année électorale genevoise : L'enjeu unitaire

affiche PS2,jpg.jpgPour l'élection, l'année prochaine, du gouvernement cantonal, les partis politiques genevois semblent avoir adopté une "règle de trois" Les Verts présentent trois candidatures, les socialistes présentent trois candidatures, "Ensemble à Gauche" présente trois candidatures, le PLR présente trois candidatures (Pierre Maudet -à moins que Berne l'avale, Nathalie Fontanet, Alexandre de Senarclens). Ce qui nous fait déjà douze candidatures (dont neuf de gauche) pour les sept sièges du Conseil d'Etat. Et on attend la liste des candidates et candidats de l'UDC, du MCG et de la liste "pour Genève". Voire des Verts libéraux, s'ils existent encore dans notre écosystème politique. Pour autant, l'élection du gouvernement est-elle l'enjeu principal d'un scrutin qui désignera aussi le parlement ? Et quoi qu'il en soit, ces enjeux peuvent-ils être remporté par quelque camp que ce soit sans que ses composantes fassent preuve d'un minimum (on ne demande pas la lune, si on la montre du doigt) d'unité ?

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lundi, 04 septembre 2017

Les Schweizermacher s'accrochent

avuedenezilestcinqheures.jpgNaturalisations : et si on entrait dans le XXIe siècle ?

Nous avons mis, dans ce pays comme dans d'autres, deux siècles pour passer de la "bourgeoisie" à la citoyenneté. Naguère, pour être quelqu'un et disposer de quelque droit politique, il ne fallait être ni femme, ni pauvre, ni étranger, ni célibataire, ni catholique à Genève ou protestant en Valais, ni juif ou athée où que ce soit. Or subsistent, récurrentes, d'étranges nostalgies de ce temps joli et des rites de passage scandant l'entrée dans le cercle restreint des détenteurs de droits politiques. Régulièrement nous viennent donc aux narines des remugles de tribalisme compulsif. C'est ainsi qu'à la mi-juillet, la commission des naturalisations de la commune de Buchs, en Argovie, a préavisé négativement sur la demande d'une ressortissante turque, née en Suisse, habitant depuis 16 ans dans la commune, y ayant effectué toute sa scolarité, fiancée à un Suisse qu'elle va épouser, disposant d'un emploi stable et d'une réputation irréprochable, parlant même le dialecte, ayant passé le test écrit de citoyenneté avec 100 % de bonnes réponses, mais que la commission a jugée insuffisamment intégrée pour pouvoir prétendre à l'honneur du passeport helvétique, après lui avoir fait passer un examen en forme d'interrogatoire : 92 questions, dont certaines relevaient de la pure absurdité (genre "Préférez-vous visiter Genève ou l'Arc lémanique ?"...). Ne sachant où se trouvait le point de récolte de l'huile usagée, faisant ses courses à la Migros plutôt que dans l'épicerie du coin (sans doute tenue par un conseiller municipal, ou un de ses parents ou de ses copains), désignant le ski plutôt la lutte au caleçon comme "sport typiquement suisse", la jeune femme a été jugée non intégrée... Et ce prurit tribal n'est pas un exemple isolé : une commission municipale des naturalisations (c'est un vivier, et pas seulement en Alémanie) avait refusé la requête d'un professeur allemand, au motif, en effet incontestable, que ses amis n'habitaient pas la commune mais la commune d'à côté. Et en Thurgovie, la demande de naturalisation d'un jeune allemand, qui avait grandi et étudié à Kreuzlingen, qui parle le dialecte local et qui est en train de fonder une entreprise dans la commune, a été rejetée aux motifs, également incontestables, qu'il ne pouvait énumérer les temples protestants et les musées de la ville. Non, aimables et civilisés lecteurs, vous ne rêvez pas, vous n'avez pas été pris brutalement dans une déchirure du continuum spatio-temporel : on est bien en Suisse, au XXIe siècle. Après Jésus-Christ, même. Commentaire judicieux de la "Tribune de Genève" : "le pouvoir laissé aux communes en matière de naturalisation permet ce genre de décisions arbitraires". C'est ce pouvoir, fort heureusement ôté aux communes genevoises par la loi cantonale, que l'extrême-droite locale, une partie de la droite et quelques égarés de gauche, réclament à nouveau, après s'être tardivement aperçu qu'ils l'avaient perdu alors qu'ils se prenaient encore depuis bientôt vingt ans pour les "faiseurs de Suisses" qu'ils ne sont plus. Que la commission municipale des naturalisations soit inutile, coûteuse, parasitaire, leur importe peu : pour elles et eux, il s'agit de la maintenir, sous quelque nom que ce soit, pour entretenir l'illusion qu'ils puissent jouer un rôle dans le processus de naturalisation...

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16:00 Publié dans Genève, Immigration, Suisse | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

samedi, 02 septembre 2017

Sauver "Le Plaza" : sprint final

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A dans un mois...

Où en est le combat pour sauver à Genève la salle de cinéma "Le Plaza" ? Il en est presque à bout touchant. Face à la volonté de son propriétaire de détruire cette salle, qui fut (et peut redevenir) la plus belle de la ville, classée avec tout l'ensemble architectural Mont-Blanc centre, puis déclassée (alors que l'ensemble architectural, lui, restait classé) pour complaire à un propriétaire qui n'avait d'autre argument pour lever cette protection que celui de la non-rentabilité de la salle, les démarches juridiques et administratives d'opposition ont presque toutes échoué, et les démarches politiques se sont heurtées à une capacité assez inédite d'inertie et de surdité : une motion déposée au Conseil municipal en 2016 demandait au Conseil administratif de tout faire (y compris le racheter( pour sauver Le Plaza. La motion avait obtenu le soutien d'une majorité des membres de la commission des Arts et de la Culture du Conseil municipal, mais le rapport de la commission n'a toujours pas été rendu, et la motion n'a donc jamais été inscrite à l'ordre du jour. Une pétition faisant la même demande a été déposée, signée par 1700 personnes, au Conseil municipal, et transmise à la commission des pétitions. Là encore, aucun rapport n'a été rendu, et la pétition n'a donc, elle non plus, jamais été inscrite à l'ordre du jour. Alors, lorsque cette année, l'autorisation a été donnée au propriétaire de démoli la salle pour construire à sa place un centre commercial, les défenseurs de la salle, à la fois défenseurs du patrimoine et d'un projet culturel plutôt que d'un énième souk, ont lancé une initiative populaire législative demandant le maintien de la salle dans son architecture et son expropriation pour cause d'utilité publique. L'initiative a reçu le soutien de Patrimoine Suisse Genève, et il reste aujourd'hui un mois pour la faire aboutir. C'est court, mais cela peut suffire, si toutes celles et tous ceux qui en partagent les objectifs la signent. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : signer, et faire signer, l'initiative.

Des feuilles de signatures sont téléchargeables sur
http://www.fichier-pdf.fr/2017/05/24/initiative-populaire-cantonale-lEgislative-formulEe-plaza/

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jeudi, 31 août 2017

Réforme des retraites (PV2020) : La raison d'un NON

vignetteAVS.JPGLe référendum de gauche contre la réforme de la prévoyance vieillesse (AVS et 2e Pilier) a largement abouti, et le Comité « Non à la hausse de l'âge de la retraite. Non à la baisse des rentes » a déposé le 6 juillet 58’718 signatures validées (sur 70'000 récoltées) auprès de la Chancellerie. La majorité de ces signatures ont été récoltées en Romandie, avec un succès notable à Genève et dans une moindre mesure dans le canton de Vaud. Le 24 septembre, les citoyennes et les citoyens pourront ainsi s’exprimer non seulement sur la hausse de la TVA finançant la réforme, soumise à référendum obligatoire, mais également sur l’ensemble de la Loi sur la prévoyance vieillesse 2020. Le référendum de gauche s'attaque essentiellement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, et accessoirement à la baisse des rentes de 2e pilier : s'il ne s'était agi que de cela, il n'y aurait sans doute pas eu de référendum de gauche -ce qui fait mal, ce qui justifie notre opposition à un projet soutenu par la majorité des membres du PS suisse et toutes les faîtières syndicales fédérales, c'est bien, d'abord, le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes...

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13:24 Publié dans Retraites, AVS, AI, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, 2ème pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 30 août 2017

Tamedia ? Jaipognon !

chute de mots.jpgConcentrations, regroupements, achats, démantèlement dans la presse suisse :

Tamedia fait le ménage : après l'annonce du regroupement des rédactions de "20 Minutes" et du "Matin", le groupe de presse annonce celui, à Lausanne, d'une partie de la rédaction de la "Tribune de Genève", du Matin Dimanche" et de "24 Heures". "ça ne sent pas très bon", soupire le président du Conseil d'Etat genevois, François Longchamp. Non, ça ne sent pas très bon : Le regroupement des rédactions du "Temps" et de "L'Hebdo" n'avait déjà été que le prélude à la disparition de l'"Hebdo. Mais ce que ça sent, on le renifle depuis des lustres : Il n'y aura plus qu'un seul quotidien genevois (Le Courrier) l'année prochaine, quand il y en avait cinq il y a cinquante ans ? à qui la faute ? A ceux qui ont racheté des titres, pour les fusionner puis les couler, ou à ceux qui les ont vendus ? Ou à ceux qui n'ont rien fait pour défendre les titres menacés de disparaître, sinon les pleurer le jour de leurs obsèques ?

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16:17 Publié dans Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tamedia, presse, tribune de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 29 août 2017

Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

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Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

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lundi, 28 août 2017

Maudet au Pont d'Arcole

Bonaparte_pont_Arcole.jpgLe notable, la Vaudoise et le hussard

Dans un pays dont le peuple vote tous les trois mois, l'élection d'un membre du gouvernement n'a certes pas autant d'importance que celle que les candidats à cette élection se plaisent à lui accorder. Il n'empêche... Le 1er septembre, le PLR désignera ses candidats au Conseil fédéral, à la succession de Didier Burkhalter. Le deuxième siège PLR n'étant contesté ni par l'UDC, ni par le PDC, ni par le PS, et la "latinité" étant posée (sans d'ailleurs être définie de façon convaincante) comme une condition pour pouvoir être élu-e, le siège laissé vacant par la démission du Neuchâtelois sera occupé par l'un-e ou l'autre des trois candidats (à la candidature) en lice : le notable, la Vaudoise et le hussard : le Tessinois Ignazio Cassis, favori des bundehausologues (d'autant qu'il est chef du groupe PLR, qui désignera les candidats), la Vaudoise Isabelle Moret, qui pourrait bénéficier, tout en s'en défendant, d'un bonus féminin, et le Genevois Pierre Maudet, parti à l'assaut du PLR comme Bonaparte au Pont d'Arcole. En même temps, comme dirait Macron, faut faire gaffe : qui commence au Pont d'Arcole peut finir à Saint-Hélène... Car c'est bien d'abord le PLR, impréparé à la succession de Burkhalter, qu'il va falloir convaincre. Et ensuite, le parlement fédéral. Les citoyen ? Bof... Il y aurait même un risque pour elle ou lui qu'une candidate ou un candidat jouisse d'une trop grande faveur des foules : les parlementaires n'aiment rien tant que montrer que ce sont eux qui décident, et pas l'opinion publique : les socialistes Lilian Uchtenhagen et Christiane Brunner en ont fait les frais.

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mardi, 01 août 2017

Fêtes nationales, rites tribaux et frites belges

Manif identitaire.jpgLe 1er raout ? c'est bénin...

Le 1er août, en Ville de Genève (au Parc La Grange, dès 15 heures), c'est le Bénin qui sera hôte d'honneur de la Fête Nationale suisse. Parce que le 1er août, c'est aussi la Fête Nationale du Bénin. Et donc, à Genève, les deux fêtes nationales seront célébrées en même temps (sans être fusionnées). Et ça a fait hurler le MCG au Conseil municipal. Et ça a suscité une pétition sur internet "Pour un 1er août suisse". Parce que partager notre fête nationale avec des nègres, c'est salissant ? Et que notre "identité nationale" est si faible, si improbable, que la confronter à une autre risquerait de la dissoudre ? L'extrême-droite locale explique sa pétition (retirée avec 489 signatures) : "Jusqu'à preuve du contraire, le Suisse ne descend pas du Béninois". Certes. Mais jusqu'à preuve du contraire, le Suisse et le Béninois descendent tous deux des mêmes ancêtres. Africains, les ancêtres. Eh oui, les gars, faut vous y faire : l'espèce humaine est née en Afrique, a grandi en Afrique, et n'a peuplé toute la planète(même le territoire de la Suisse actuelle ? Voui, même...) qu'en partant de l'Afrique. Et il y a autre chose à quoi il va falloir vous résigner : à ce qu'une fête nationale ne soit pas un rite tribal. On sait, ça va être dur. On compatit ? Non, même pas. Ah, juste une chose, encore, et on vous jure qu'on ne l'a pas inventé : le 1er août, c'est la Journée internationale de la frite belge. Quand on vous dit que le 1er raout, c'est bénin...

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vendredi, 14 juillet 2017

On commémore quoi, déjà, le 14 juillet ?

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En commémorant le 14 juillet la révolution libérale (non pas la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération, l'année suivante), nos voisins français, et nous avec eux, célèbrent autant ce qui fut fait que ce qui reste à faire... Car depuis la révolution bourgeoise, plus aucune révolution n’a vaincu. C’est que la mesure même de la victoire ou de la défaite de la révolution a changé : il s’agissait en 1789 de renverser le pouvoir d’une classe, et les institutions qui matérialisaient ce pouvoir, pour leur substituer le pouvoir d’une autre classe, avec les institutions le matérialisant. Ce fut fait, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Parce qu'une fois faite la révolution libérale (et celle de 1789 est précisément une révolution libérale), il restait à faire la révolution démocratique, qui ne se confond pas avec elle : ce fut 1848. Et la révolution démocratique faite, il restait, et reste, à faire le pas suivant, qui fut tenté en 1871, vers ce que les premiers socialistes nommaient (jusqu'à en faire, à Genève, le nom de leur premier parti) la "République démocratique et sociale"...

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jeudi, 06 juillet 2017

Appel : LE CINEMA "LE PLAZA" NE DOIT PAS ETRE DETRUIT

logo Plaza.jpgOn ne saurait trop vous inviter à signer cet appel et à le renvoyer à son expéditeur (pascal.holenweg@infomaniak.ch) : Ensemble, nous pouvons faire reculer la loi du fric...

 


 

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23:36 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, plaza | |  Facebook | | | |

vendredi, 30 juin 2017

Reprendre la rue pour le droit à la ville

Réchauffer l'été

Affiche_Unitaire_Couleur.jpgUne grande manifestation sur le droit à la ville aura lieu à Genève le 1er juillet 2017 (14 heures 30, Place de la Navigation), à l'appel d'un front très large d’organisations et à l’initiative de la maison collective de Malagnou (en lutte contre son expulsion) :  un comité réunissant plus d’une trentaine de collectifs de lieux autogérés, d’associations de quartier, de défense des migrant.e.s, de la culture, de la paysannerie contractuelle, de syndicats et de partis politiques, qui ont décidé qu’il était temps de "reprendre la rue" pour "défendre des lieux d’habitation et de vie contre les attaques de politiques irresponsables de mise en compétition des précaires. C’est pourquoi nous refusons notamment l’opposition entre étudiant.e.s et personnes en exil". L'été commence, réchauffons-le.

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jeudi, 29 juin 2017

Le Plaza ne doit pas mourir !

Affiche Plaza3.jpgUne initiative populaire législative à signer

C'est, ou c'était (mais il peut -il doit-renaître) le plus beau cinéma genevois : "Le Plaza", à Chantepoulet. Aujourd'hui, le projet de ses propriétaire (qui n'ont jamais eu la moindre intention de reprendre son exploitation comme salle de cinéma, après que le groupe Metrociné l'ait abandonnée) est de le détruire pour y reconstruire à la place un centre commercial, et sous le centre commercial un parking (et sur le centre commercial, histoire de diluer un peu les objectifs purement financiers de l'exercice, des "logements pour étudiants" qu'on pourrait d'ailleurs parfaitement créer au-dessus du cinéma sans l'avoir détruit). Ce projet a obtenu l'autorisation de construire -et donc celle de détruire la salle- qui lui était nécessaire. Il l'a obtenue malgré toutes ses tares (à commencer par celle de nécessiter, pour pouvoir être autorisé, une dérogation générale à quasiment toutes les lois qu'un projet de ce genre est supposé respecter). Sous réserve du sort qui sera réservé à une opposition déposée contre cette autorisation de démolir et de construire, et compte tenu de la passivité, de la résignation et de l'inertie des autorités cantonales et municipales dans ce dossier*, il ne reste donc que la voix populaire qui puisse être assez forte pour sauver le Plaza et en faire le centre d'un véritable "quartier du cinéma". C'est cette voix que nous sollicitons, par une initiative proposant l'expropriation, pour cause d'utilité publique et au bénéfice de la Ville de Genève, de la société propriétaire de la salle. Alors on a assez râlé, assez protesté, assez recouru : maintenant, on signe !

Listes de signatures à télécharger et signer : https://www.facebook.com/Le-Plaza-ne-doit-pas-être-démoli...
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mercredi, 28 juin 2017

De 3400 à 765 offices postaux en Suisse

poste, La Poste, service public, Poste Lucem Tenebrae ?

Il y a quinze ans, il y avait encore 3400 offices postaux en Suisse. Dans trois ans, il ne devrait plus en rester que 765, et 459 sont aujourd'hui directement menacés de fermeture. La Poste dit négocier avec les cantons et les communes, mais cette négociation se fait comme on tronçonne : La Poste négocie avec chaque canton, chaque commune, sur les offices qu'elle veut supprimer sur leur territoire -mais aucune négociation nationale ne se fait. On divise pour régner, on sépare pour fermer, on donne la liste des offices menacés à des jours différents pour entraver la naissance d'une protestation nationale, on discute, comme à Genève, avec le Conseil d'Etat sans tenir compte des communes... On a failli en débattre hier soir au Conseil municipal de Genève -mais pour la droite, il était plus important et plus urgent de faire voter par le Conseil municipal un crédit pour améliorer la zone VIP de la patinoire des Vernets que de lui permettre de dénoncer la fermeture d'offices postaux et le refus de La Poste d'entamer de véritables négociations sur son redéploiement. Heureusement, l'exécutif municipal, lui, a pris position...

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lundi, 26 juin 2017

Le Brexit et ses dommages collatéraux

Belfast 1970.jpgRéveil d'un spectre irlandais

Une année après le vote de la majorité des Britanniques pour la sortie de l'Union Européenne, le "Brexit" commence donc réellement à être négocié, entre un gouvernement britannique affaibli par l'échec des conservateurs aux élections qu'ils avaient eux-mêmes provoquées, et une Union européenne revigorée par une succession d'élections perdues par les europhobes, culminant avec le triomphe d'Emmanuel Macron. Le Brexit avait pris l'Europe par surprise, alors qu'elle était en pleine crise, la négociation de ses conditions signe, écrit "Le Monde", le "retour en force du politique". On ne sait évidemment rien de ce qui sortira des négociations entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne. Rien, sinon que la Grande-Bretagne (et l'Irlande du nord) ne conservera pas les droits que lui accordait son statut de membre de l'Union. Les négociations vont sans doute durer les deux ans que le traité de Lisbonne leur accorde. Et il est peu vraisemblable que lors de leur conclusion, Theresa May soit toujours Premier Ministre à Londres. D'autant que si le spectre d'un éclatement du Royaume-Uni par la séparation de l'Ecosse s'éloigne, celui d'une reprise du conflit nord-irlandais pointe le bout de son suaire -et c'est bien le Brexit qui l'a réveillé...

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15:04 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : brexit, grande-bretagne, irlande du nord, irlande, ulster | |  Facebook | | | |

samedi, 24 juin 2017

Tentatives d'émergence d'un "islam libéral" et d'un "islam européen"

réfléchir, c'est commen cer à désobéir.jpgAccouchements difficiles

L'Université de Genève lancera en septembre, avec l'aide du canton, et à l'initiative de musulmans albanais, une formation continue pour les imams : pour l'ancien porte-parole de la Mosquée de Genève, et directeur de la "Fondation de l'entre-connaissance", une telle formation "aidera les imams à mieux appréhender la société laïque au sein de laquelle ils vivent, en respectant la liberté donnée à chacun de croire ou de ne pas croire". L'Université ne formera pas théologiquement les imams, elle les formera sociologiquement. La limite qu'elle se donne ainsi fait l'impasse sur le contenu du message religieux délivré par les imams (comme si un tel message n'avait pas, aussi, un contenu politique et social), souvent formés théologiquement par des écoles coraniques wahabites, profondément réactionnaires et allergiques à tout ce que peut signifier une société à la fois laïque, multiculturelle et se refusant à considérer les convictions religieuses comme plus respectables que les convictions non-religieuses, ou irréligieuses. "Il s'agit d'une formation pour les imams, pas d'une formation des imams", résume le Conseiller d'Etat Pierre Maudet (ministre de tutelle du Bureau de l'Intégration, co-acteur du projet), pour qui il s'agit de leur rappeler "le primat absolu de la loi civile". La Faculté de Théologie de l'Université de Genève (la formation proposée implique plusieurs facultés et chaires) ne suivra donc pas l'exemple de ses consoeurs allemandes qui ont créé un cursus de théologie islamique sur le modèle de leurs cursi de théologie catholique ou protestante -mais il n'y a pas en Allemagne de séparation des églises et de l'Etat, qui finance les églises et les religions, et donc, logiquement, se reconnaît (avec leur accord) le droit d'en former prêtres, prêcheurs et pasteurs. A Genève, il ne s'agira, comme le résume l'éthicien François Dermange "que" de permettre aux imams de "mieux comprendre les institutions politiques, le contexte culturel et les valeurs suisses pour qu'ils puissent ensuite aiguiller leur communauté" -mais le voudront-ils ? Les imams wahabites accepteront-ils de jouer le rôle de "passeurs entre deux mondes différents", alors qu'ils considèrent le nôtre comme "kafr" -impie et blasphématoire ?

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14:13 Publié dans religion, laïcité, églises | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : islam, laïcité | |  Facebook | | | |

jeudi, 22 juin 2017

Pas d'"Opérations Papyrus" ailleurs qu'à Genève

Papyrus.jpgDéni ou complicité ?

Il n'y aura pas d'opération "Papyrus" à Zurich : le Conseil d'Etat y a annoncé fin mai qu'il ne comptait pas suivre l'exemple genevois et mettre en place un programme de régularisation conditionnelle des "sans-papiers", comme le lui demandait, s'inspirant précisément de l'opération genevoise, la gauche et les ONG d'entraide. Pour justifier son refus, le gouvernement zurichois a eu recours au déni : il n'y aura pas suffisamment de "sans-papiers" à Zurich pour qu'une opération genre "Papyrus" s'y justifie. Or le Secrétariat d'Etat aux migrations estime que 28'000 personnes, soit bien plus qu'à Genève, vivent à Zurich sans statut légal (la Ville de Zurich estime à 10-14'000 le nombre des travailleurs clandestins sur son seul territoire). Dans le canton de Vaud non plus, l'exemple genevois ne fait pas école : le Grand Conseil a balayé en mars l'appel de la gauche à le suivre. Ni à Zurich, ni dans le canton de Vaud les gouvernements cantonaux ne voient dans une régularisation conditionnelle des "sans-papiers" un moyen de lutter contre le travail au noir, notamment dans l'économie domestique. Genève reste donc seule (à moins que Bâle...) à ne pas se satisfaire d'un déni de réalité. Et à ne plus se rendre complice de l'exploitation de milliers de personnes dont l'absence de statut légal équivaut à une absence de droits.

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00:10 Publié dans Genève, Immigration | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : papyrus, sans-papiers, clandestins | |  Facebook | | | |

mardi, 20 juin 2017

Genève : quatre référendums municipaux contre des coupes budgétaires


On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgPour le principe

"Ensemble à Gauche" a déposé hier un peu moins de 20'000 signatures (au total) pour les quatre référendums (nécessitant chacun 4000 signatures valables) que la coalition a lancés contre les coupes budgétaires votées par la majorité de droite du Conseil municipal de la Ville de Genève ce printemps. Ces coupes, portant pour 2,5 millions de francs sur le budget (de près de 1,2 milliard) en cours, pourraient ainsi être soumises au vote populaire en septembre prochain, si les signatures valables sont en nombre suffisant. On appellera alors, évidemment, à voter "non" aux restrictions budgétaires dans des domaines aussi essentiels que la politique culturelle (en l'occurrence, dans l'accès à la culture), la solidarité internationale ou l'aide sociale. Compte tenu de la date de la possible votation, et du montant des coupes, on peut se dire que ce vote ne sera pas le combat du siècle (ni les Verts, ni le PS, ni Culture lutte ne faisaient d'ailleurs partie du comité référendaire) -mais il s'agit surtout de réaffirmer une position qu'on veut constante : on ne lâche rien de ce qui justifie l'existence même d'une commune, ses prestations à sa population. D'ailleurs, référendums ou pas, le PS lancera deux initiatives populaires pour pérenniser l'engagement de la Ville dans l'accueil des immigrants et la formation professionnelle.

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lundi, 19 juin 2017

France : Ni VIe République, ni IIIe Empire


Napoléon III.jpgPas de Macroléon III

Jean-Luc Mélenchon faisait campagne pour une VIe République ? On est toujours dans la Ve. On craignait qu'Emmanuel Macron se dote d'un parlement au furieux air de celui du Second Empire de Louis-Napoléon (premier président de la République française élu au suffrage universel, qui voulait "éteindre le paupérisme", a fait entrer la France dans le capitalisme moderne, et Nice et la Savoie dans la France) ? La menace est écartée. Avec une majorité absolue des sièges, même obtenue avec une majorité absolue d'abstentions, le président Macron et son gouvernement n'auront certes pas besoin d'aller chercher des alliés au parlement, mais leur succès électoral même les prive de tout droit à l'erreur ("la victoire nous oblige", résume le Premier ministre). Quant aux abstentionnistes, sauf à vouloir faire dire à leur non-vote quelque chose que, par définition, il ne dit pas (une opposition à Macron, par exemple), on ne peut que leur attribuer soit un consentement a priori à la victoire du vainqueur annoncé, soit une résignation à cette victoire, soit une indifférence absolue au résultat -celles et ceux qui refusent l'alternative qui leur est proposée ne s'abstiennent pas : elles et ils votent blanc ou nul. Les abstentionnistes, eux, sont forcément du côté des vainqueurs. L'abstention a été massive (à l'aune française, pas à l'aune suisse), mais elle pourrait bien résulter d'une démobilisation d'une partie de l'électorat macronien, trop sûr de la victoire. Et que ni le PS, ni la "France insoumise", ni les "Républicains", ni le Front National n'aient été capables de mobiliser leurs propres électeurs au-delà du nécessaire pour survivre politiquement, ce n'est qu'à eux qu'en revient la responsabilité.

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vendredi, 16 juin 2017

Transports publics genevois : Pour en finir avec les bricolages...

ticket CGTE.jpgReparlons de gratuité !


Il avait annoncé une réduction punitive de l'offre des transports publics genevois si le peuple avait le mauvais goût de refuser la hausse des tarifs qu'il proposait (avec le Conseil d'Etat, la majorité du parlement et le Conseil d'administration des TPG), il fait marche arrière : le Conseiller d'Etat Luc Barthassat a trouvé quatre millions pour éviter de supprimer un tram sur deux aux heures creuses entre les Augustins et Carouge. Et il explique que l'annonce de la réduction de l'offre était une "stratégie pure de ma part et de mes services". La stratégie à Lulu, c'est comme la tacatacatactactique du genda-arme. On trouvera mieux ailleurs, par exemple dans la proposition annoncée à Neuchâtel par le député Vert Laurent Debrot : la gratuité des transports publics dans le canton. A Genève aussi, même si la proposition a été une première fois refusée en votation populaire, elle mériterait d'être renouvelée. Ne serait-ce que comme un bon moyen d'en finir avec les bricolages "stratégiques" à la Barthassat.

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15:34 Publié dans Genève, Transports | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tpg | |  Facebook | | | |