lundi, 20 juin 2016

Brexit ? dhol air adhart !

Brexit, Union Européenne, UE, EcosseComment sortir de l'Union Européenne sans jamais y être vraiment entré ?
  

Il paraît (c'est en tout cas ce que tous les media du continent s'acharnent à nous en convaincre) que le 23 juin, jour du vote des britanniques (et des nord-irlandais) sur la "sortie" ou non de l'Union Européenne, est un rendez-vous avec l'Histoire. Pas moins. En Grande-Bretagne, en tout cas, on y croit. Ou on feint d'y croire. Au point qu'une députée travailliste, partisane du statu-quo (le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne, pour autant que l'on considère qu'il y soit), vient d'être assassinée par un trépané d'extrême-droite. Mais que changerait, fondamentalement, le "Brexit" ? Ses partisans (essentiellement anglais, essentiellement de droite, voire d'extrême-droite, et dont le discours "souverainiste" s'alimente plus à la source de la xénophobie qu'à celle de l'autodétermination nationale) affirment qu'il faut quitter l'Union Européenne pour restaurer la souveraineté du Royaume-Uni. Mais quelle souveraineté, quand depuis septante ans, le Royaume est sous la coupe des Etats-Unis, et que ce qui le fait en différer tient désormais plus du folklore que de l'indépendance ? Et puis,  que signifie vouloir quitter un ensemble (l'Union Européenne) dont on n'est concrètement qu'à moitié membre (la Grande-Bretagne n'est membre ni de la zone euro, ni de l'espace Schengen) ? Brexit ? Chiche...

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13:49 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brexit, union européenne, ue, ecosse | |  Facebook | | | |

vendredi, 17 juin 2016

Réforme de la fiscalité des entreprises ( RIE III) : D'un référendum, l'autre

Après quatre ans de souk législatif, le parlement fédéral a adopté le cadre général de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III). Les cantons étant laissés par la Confédération libres de fixer le taux unique d'imposition, ils se sont livrés entre eux à un petit exercice de sous-enchère : Neuchâtel a fixé ce taux à 15,6 % ? Vaud l'a fixé à 13,8 %, et le Conseil d'Etat genevois propose 13 % (la limite inférieure des taux pratiqués dans l'Union Européenne).  Qui dit moins ? Au plan suisse, le PS a annoncé le lancement d'un référendum -il ne sera pas seul : la "gauche de la gauche" en fera autant, et sans doute aussi les syndicats. Au plan genevois, le PS cantonal a posé de telles conditions à son ralliement à un projet "consensuel", et ces conditions sont à ce point inacceptables pour la droite, que, logiquement, et cohérent comme on le (comme on nous) connaît, il ne devrait faire aucun doute qu'il lancera aussi, avec les mêmes alliés, un référendum contre le volet cantonal de la RIE III (et si d'aventure il ne le faisait pas, on le fera pour lui), un volet cantonal qui devrait ressembler comme un petit frère, ou au moins un cousin germain, aux propositions du Conseil d'Etat, du patronat, des multinationales et de la droite (on n'a oublié personne dans cette énumération ?). Des propositions qui vont coûter au moins un demi-milliard aux caisses publiques. On a donc deux référendum sur le feu : un référendum national, et, dans la foulée, un référendum cantonal.

droite-gauche.jpg

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14:01 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

jeudi, 16 juin 2016

Il y a 200 ans naissaient à Genève Frankenstein et sa créature

créature de Frankenstein-statue.jpg Immortels...

Le 16 juin 1816, quatre Anglais s'emmerdaient ferme à Genève, dans la villa Diodati, juste-au-dessus du lac. Il faisait un temps de chien. Un volcan, le Tambora, avait fait des siennes en Indonésie, un an avant, et avait chargé l'atmosphère de soufre et de cendres, à détraquer le temps jusqu'en Europe. A cinq jours du début de l'été, il faisait 14 ° à Genève. Comme maintenant, deux siècles plus tard ? Ouais, il faut se méfier des étés pourris à Genève : il peut en sortir des monstres. Bref, Mary Godwin (future Mary Shelley), Georges Byron, Percy Shelley et John Polidori s'emmerdent. Byron a une idée : "chacun d'entre nous va inventer une histoire de fantôme". Shelley et lui évoquent la réanimation d'un cadavre. Mary Godwin en écrira un chef d'oeuvre : "Frankenstein, ou le Prométhée moderne". Un homme y crée la vie en assemblant des morceaux de mort. La Créature et son Créateur ont aujourd'hui 200 ans (mais le livre ne paraîtra que deux ans plus tard, en 1818, et d'abord en français). Elle comme lui sont immortels. Et genevois -ceci n'expliquant en rien cela, puisque, selon Mary Shelley,"à Genève, on ne trouve rien qui vaille la peine que l'on prend à marcher sur ses rudes pavés".
Jusqu'au 9 octobre, à la Fondation Bodmer, à Cologny, à deux pas du lieu de naissance du docteur Frankenstein (la villa Diodati est toujours là), une exposition, des conférences, des événements, retraceront la genèse du roman de Mary Shelley, son contexte, sa signification aujourd'hui... 

 

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17:27 Publié dans Genève, Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mary shelley, frankenstein | |  Facebook | | | |

mardi, 14 juin 2016

Alors quoi, encore une journée des femmes ?

feminisme2.jpgVingt ans après...

Il y a trente-cinq ans, le 14 juin 1981, la Constitution fédérale accueillait avec l'onction populaire l'expression du principe d'égalité entre femmes et hommes. Il y a vingt-cinq ans, le 14 juin 1991, 500'000 femmes se mettaient en grève ("les femmes bras croisés, le pays  perd pied") et manifestaient dans la rue contre la mauvaise volonté du législateur, rechignant à traduire en actes concrets le beau principe voté dix ans plus tôt. Il y a vingt ans, en 1996, une loi sur l'égalité était adoptée. Ce sont les vingt ans de cette loi que l'on va célébrer en Suisse aujourd'hui, 14 juin. Les vingt ans de la loi, pas les vingt ans de l'égalité. Parce que de la célébration d'un texte au constat de sa traduction dans la réalité, il y a encore toute la distance des luttes à mener. Sur tous les fronts, dans tous les domaines. Alors quoi, encore une journée des femmes ? Non, aujourd'hui, c'est une journée des luttes des femmes. Et ce n'est pas vraiment, et même pas du tout, la même chose.

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14:12 Publié dans Droits de l'Homme, Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

lundi, 13 juin 2016

La loi, et après ?

Bandeau asile.jpg

ça n'a pas traîné : le lendemain du vote largement favorable à la nouvelle loi sur l'asile (à plus de deux contre un, aucun canton ne manquant à l'appel du "oui"), la droite démocratique se vautrait sur les plate-bandes de l'UDC pour exiger une application la plus stricte (pour ne pas écrire : la plus aveugle) possible des dispositions les plus restrictives de la loi, la mise en oeuvre la plus rapide et la plus effective possible des renvois, et l'application la plus prudente (pour ne pas écrire : la plus insignifiante) possible des avancées contenues dans la loi. Sur quoi, le jour suivant, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga rappelait à l'ordre le canton de Vaud, coupable de ne pas exécuter assez promptement les décisions fédérales de renvoi... Alors bien sûr que la situation serait pire encore (pas pour nous : pour les réfugiés) si la loi avait été refusée, puisque même en ne menant pas vraiment campagne, c'était le parti xénophobe et tribal qui constituait le coeur de l'opposition à la loi soumise au peuple... et qui geint en attribuant sa défaite à la "machine de propagande" créée par le Conseil fédéral pour "duper le peuple"...  A l'inverse, la socialiste Cesla Amarelle se félicite que le peuple ait "saisi les réels enjeux  cette votation" et de ce que l'on puisse désormais aborder la question de l'asile "plus sereinement". Bel optimisme. Démenti toutefois par l'offensive de la droite sitôt le vote acquis. Le "front commun" des partis gouvernementaux en faveur de la loi n'était pas un "front républicain" contre la xénophobie -seulement une alliance contre l'UDC. Une alliance de circonstance, ne présageant rien dont on puisse se réjouir. Et ne répondant pas à la question : la loi a été approuvée, qu'en faire ?

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15:28 Publié dans Immigration, Solidarité, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : asile, réfugiés | |  Facebook | | | |

jeudi, 09 juin 2016

Il n'y aura pas de retour des "congés-vente" à Genève

pas de victoire sans lutte.jpgOn ne gagne pas par hasard...

Par 51,82 %, les Genevois et voises ont refusé un projet de loi des milieux immobiliers incarnés par le député MCG Ronald Zacharias, soutenu par toute la droite, du PDC au MCG en passant par le PLR et l'UDC, visant à "faciliter le rachat de leur appartement par les locataires" -doux euphémisme pour un retour possible des fameux "congés-vente", cette pratique relevant du chantage et qui se résumait en l'injonction "achetez ou partez" adressée par les propriétaire d'un logement à des locataires le plus souvent dans l'incapacité financière d'assumer le premier terme de cette fausse alternative. Un premier enseignement, en forme d'enfoncement d'une porte ouverte, peut être tiré de ce vote contre le projet de la droite : on ne gagne pas par hasard, même à l'arraché : on gagne quand on fait ce qu'il faut pour. Il convient de s'en souvenir, parce que d'autres combats du même genre contre d'autres projets de lois issus du même tonneau, ou pour des projets issus de notre propre barrique, se profilent, contre ou pour lesquels une même mobilisation va devoir se faire, et un même "front commun" se constituer, que ceux qui se sont imposés dimanche, pour au moins préserver le parc locatif, dans une période de pénurie déjà longue, et qui promet de ne pas s'achever à court terme. Pas plus que le conflit politique sur le logement.

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17:55 Publié dans Genève, Logement, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

mardi, 07 juin 2016

Comique de répétition : Genève (re)vote la traversée de sa gouille

pont de lianes.jpgUne étape vers une impasse

Un peu moins de 63 % des votant-e-s genevois ont accepté d'inscrire dans la Constitution de la République le principe d'une traversée routière du Petit Lac. C'est la deuxième fois que les Genevois et voises acceptent le "principe" d'une traversée routière de leur gouille : la première fois, en 1988, c'était la rade qu'il fallait traverser, en pont ou en tunnel. Le principe avait été accepté (à une plus forte majorité que celle obtenue dimanche pour la traversée du Petit Lac) en vote populaire, sa concrétisation en avait été coulée en vote populaire huit ans plus tard. Bis repetita ? C'est vraisemblable : on n'a voté ni sur un tracé, ni sur un projet, on n'a pas choisi entre un pont ou un tunnel, on ne sait pas combien de milliards ce machin va coûter (au moins trois et demi, alors que les projets refusés par le peuple en 1988 "ne" coûtaient "que" moins de 500 millions...)  et on ne sait pas où les trouver, mais on en a voté le principe. C'est une "victoire d'étape", chantent les partisans de la traversée. Peut-être. Mais dans une (longue) marche vers une impasse.

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15:27 Publié dans Genève, Transports, urbanisme, votations | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : traversée du lac | |  Facebook | | | |

lundi, 06 juin 2016

La droite genevoise perd sur le budget de la Ville

Dugong contre les coupes.JPGDroite dilatée, droite coagulée, droite diluée

Par plus de 60 % des suffrages, et avec une participation record pour une votation municipale, les Genevois et voises (de la Ville) ont donc poubellisé les coupes budgétaires opérées en décembre dernier, dans la culture, l'action sociale et les fournitures à la commune, par la droite élargie, dilatée, coagulée et depuis hier, un peu diluée, du PDC au MCG.  Sachant qu'elle allait le perdre, la droite avait tenté de faire annuler le scrutin au prétexte que l'information dispensée dans la brochure de votation était déséquilibrée, et que la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno s'était exprimée dans la "Tribune de Genève" pour défendre la position du Conseil administratif (en même temps d'ailleurs que s'exprimait, sur la même page, une conseillère municipale PLR pour défendre la position du Conseil municipal). On ne s'offusquera pas de cette quérulence infantile -tout au plus en ricanerons-nous : à gauche aussi, on a parfois cédé à la tentation de compenser nos faiblesses politiques par le recours à un appareil judiciaire comme on recourt à une prothèse. On se contentera donc de savourer notre victoire (la victoire des acteurs de la culture et de la solidarité sociale, la victoire de la gauche municipale, mais surtout la victoire de la population de cette ville). Et de nous préparer à devoir peut-être rééditer l'exercice : on n'est pas convaincus que le coup de pied au cul reçu hier par la droite municipale lui ait appris grand chose. Son aigre communiqué commun d'après-défaite suggère d'ailleurs clairement que non.
Pas même qu'à trop se dilater, on finit par se diluer ? Pas même.

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15:29 Publié dans Genève, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, ville de genève | |  Facebook | | | |

vendredi, 03 juin 2016

Le cinéma "Le Plaza" n'est pas encore mort : N'y touchez pas, c'est un bijou !

Vignette Plaza.jpgComme on sait (et comme on regrette), l'autorisation de démolir le cinéma "Le Plaza", bijou de salle sertie dans un complexe architectural classé mais dont on a absurdement retiré la salle de cinéma pour la déclasser, le propriétaire plaidant l'impossibilité de la rentabiliser, a été accordée par le Conseil d'Etat, la démolition du "Plaza" étant cependant subordonnée à l'octroi d'une autorisation de construire autre chose (un centre commercial surplombé de "logements étudiants" pas plus rentables que la salle qu'on veut démolir parce qu'elle n'est pas rentable...), autorisation qui n'a pas encore même été formellement demandée. Les recours contre l'autorisation de démolir ont tous été rejetés (par la même juge) sans argument sur le fond, et sous le seul prétexte de défaut de "qualité pour agir", le dernier en date étant celui de la section genevoise de la société suisse des architectes -laquelle a cependant fait recours contre le refus de son recours. Le combat continue donc -il reprendra de plus belle lorsque l'autorisation de construire sera déposée -et nous avons quelques armes en réserve, dont on vous dira des nouvelles...
En attendant, SAMEDI 4 JUIN, GENEVE, la Fédération des Architectes Suisses organise une visite guidée de l'extérieur de l'ensemble dans lequel est serti le "Plaza" : Rendez-vous 15h sur l'Ile Rousseau. De là, on se dirigera sur la rue du Cendrier. C'est-à-dire sur le Plaza. Dont on ne pourra cependant qu'admirer la façade, le proprio défendant jalousement l'entrée de ce qu'il veut détruire...

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16:57 Publié dans Culture, Genève, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

jeudi, 02 juin 2016

Coupes budgétaires en Ville de Genève : Un hors d'oeuvre ?

Il vous reste la journée d'aujourd'hui pour envoyer votre bulletin de vote par la poste (sinon, c'est dimanche matin de 10 heures à midi au bureau de vote) si vous ne vous résignez pas à l'opération de ratiboisage de quasiment toutes les subventions sociales et culturelles accordées par la Ville de Genève, opération montée par la droite municipale en décembre dernier et contre laquelle la gauche, les milieux culturelles et les associations et mouvements d'action sociale ont lancé un référendum. Des coupes aveugles, par ukase, sans concertation, sans évaluation ni des situations, ni des besoins. Qui va trinquer ? Tout le monde, ou presque (voir sous http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2016/01/23/coupe...)... Et ce n'est qu'un hors d'oeuvre : le plat de résistance, c'est une coupe de 50 millions dans le budget, pour absorber une perte de 50 millions préparée par les mêmes forces politiques qui annoncent la coupe. Au four et au moulin, la droite ? Alors aux votes, la gauche !

Ville de Genève, budget

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15:21 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Genève, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ville de genève, budget | |  Facebook | | | |

mercredi, 01 juin 2016

Traversée routière du Petit-Lac : un rite raté, un mythe mité

traversée du lac"Pas de panique, on ne vote que sur un principe, la concrétisation, le financement, on verra plus tard", rassurent les partisans de la traversée routière du Petit Lac, pour convaincre les hésitants et rassurés les inquiets, avant le vote de dimanche. On est vachement rassurés. Ah bon, on ne vote que sur un principe, c'est sans engagement ? C'est comme la référence à "Dieu tout puissant" en tête de la Constitution fédérale, alors ? Une sorte de truc propitiatoire ? Un rite, un mythe ? On peut dire "amen" et aller se coucher ? Que non pas : si cette invocation est acceptée par le bon peuple genevois dimanche, gageons qu'on nous la resservira régulièrement, comme prétexte à ne rien faire d'autre pendant cinquante ans que tenter de lui donner réalité. En oubliant tout le reste. Et surtout en oubliant ce qui, rapidement, efficacement, sans saloper le lac et le paysage, sans ajouter du trafic aux bouchons et des bouchons au trafic, pourrait réellement "débloquer la mobilité à Genève" : le développement des transports publics, des réseaux continus et sécurisés de pistes cyclables et de parcours piétonniers. Le rite est raté et le mythe mité.

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mardi, 31 mai 2016

Diagnostic préimplantatoire : mettre fin à une hypocrisie

DPI.jpgEn 2015, le peuple avait accepté (avec 62 % de "oui") l'inscription dans la constitution du principe de l'accès au diagnostic préimplantatoire (DPI, c'est-à-dire de l'analyse génétique et de la sélection, avant leur implantation dans l'utérus de la mère, des embryons provenant d'une fécondation in vitro). Mais ce principe constitutionnel en restait précisément au stade du principe, sans précision sur qui pouvait y avoir accès, et à quelles conditions. Ce sont ces précisions que la loi soumise au vote le 5 juin propose -le principe, lui, est acquis, quel que soit le résultat du vote populaire. Si ce résultat devait être négatif (les sondages prévoient le contraire), le parlement reprendra la main -et les couples qui souhaitent avoir accès à ces tests devront continuer à se rendre à l'étranger, où ils sont, en Europe, presque partout autorisés. Comme les femmes désireuses de mettre fin à leur grossesse devaient, si elles résidaient dans les Etats qui criminalisaient l'avortement, se rendre à l'étranger pour y recourir. Si elles en avaient les moyens.  C'est à ce genre d'hypocrisie qu'il convient de mettre fin, s'agissant du DPI comme il s'était agi de l'IVG.

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13:46 Publié dans Famille, Femmes, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dpi, diagnostic préimplantatoire. avortement | |  Facebook | | | |

lundi, 30 mai 2016

Vers un refus du revenu de base inconditionnel ? Rendez-vous en 2045...

vignette RBI2.jpgSelon les sondages l'initiative pour un revenu de base inconditionnel serait très nettement rejetée, mais malgré le mot d'ordre du PS suisse, une majorité d'électeurs et d'électrices socialistes la soutiendrait, et les Romands y seraient moins opposés que les Alémaniques. Selon un sondage allemand, 64 % des Européens seraient favorables à un RBI, et seuls 4 % arrêteraient de travailler s'il était instauré à un niveau suffisant pour pouvoir vivre en ne comptant que sur lui. Pour l''ancien Secrétaire (ministre) au Travail américain (sous Clinton), Robert B. Reich, l'instauration d'un revenu de base est "inévitable". Reste à savoir s'il serait inconditionnel, et à quel niveau il se situerait. 2500 francs par mois, comme évoqué par les initiants (mais pas inscrit dans l'initiative) ? Ce serait "trop et trop peu à la fois", estime la socialiste bâloise Suzanne Leutenegger Oberholzer. La question, de toute façon, n'est pas dans le montant du RBI, qui serait fixé par le parlement, mais dans son principe même. Parce que c'est ce principe qui fait débat. Un débat qui continuera après le rejet probable de l'initiative -n'a-t-il pas fallu trente ans pour que l'AVS soit créée ? Rendez vous en 2045, pour toucher votre premier RBI...

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14:42 Publié dans Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : rbi, revenu minimum, revenu de base | |  Facebook | | | |

vendredi, 27 mai 2016

Demain, 15 heures, place Neuve : Manifestement

Manif 28 mai.jpgDemain, samedi, on a manif à Genève (à 15 heures, place Neuve). Pour une palanquée d'excellentes raisons, qu'on peut nouer en gerbe pour célébrer le "printemps de l'unité pour la justice sociale et l'austérité". En belle et bonne langue de bois dans le texte. Mais foin d'ironie : des raisons de manifester, on en a en effet de nombreuses : on manifestera contre les obsessions comptables qui, systématiquement, aboutissent à faire payer au personnel et aux usagers des services publics les cadeaux fiscaux qu'on a accordé depuis des lustres (et qu'on s'apprête à faire suivre d'autres) aux grosses fortunes, aux hauts revenus et aux entreprises, . On manifestera contre la proclamation analphabète qu'"on en fait trop pour la culture". On manifestera contre les coupes dans les prestations sociales. On manifestera contre le manque de personnel dans les hôpitaux, contre l'absence de priorité donnée aux transports publics, contre la xénophobie galopante. On manifestera. On SE manifestera. Manifestement. A demain.

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17:03 Publié dans Agenda, austérité, syndicats, gauche, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

jeudi, 26 mai 2016

Un vieux débat continue à gauche : laïc et nunc

laïcité"La gauche genevoise se déchire sur la laïcité", titre carrément en Une la "Tribune de Genève" du 23 mai (jour de l'angélique dans le seul calendrier laïque que nous ayons sous la main, avec le calendrier pataphysique). Et la "Julie" de tartiner ensuite en pleine page Trois sur cette gauche genevoise "empêtrée dans la laïcité". Pas empêtrée dans un voile ou une grillade de porc, non: dans la laïcité... Nous voilà frais, camarades : déchirés, empêtrés... dans un débat dont l'éditorialiste du quotidien nous assure que "la gauche se serait bien passée". Alors qu'elle le mène depuis deux siècles et demi, d'abord face à "l'infâme" du temps où c'était le libéralisme voltairien qui était de gauche.  Ce débat, après tout, c'est celui qui déjà opposait, au sein de ce qui était "la gauche" de l'époque, Voltaire et Rousseau, Guesde et Jaurès, Bakounine et Marx... A Genève, le parlement doit se prononcer sur deux projets de loi contradictoires devant concrétiser le prédicat constitutionnel, contradictoire lui aussi, de la "laïcité de l'Etat", le PS va tenir une assemblée générale sur le thème de la laïcité, les Verts travaillent aussi à préciser leur position, et le DAL, La Gauche (deux composantes d'"Ensemble à Gauche"...) et le Réseau laïque organisent une (demie)- Journée de la Laïcité,  samedi 4 juin de 9 heures à midi à Uni Mail (salle MR070). Le vieux débat ne reprend pas, il se poursuit.

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15:28 Publié dans Politique, religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : laïcité | |  Facebook | | | |

mardi, 24 mai 2016

Budget de la Ville de Genève : Coupez les coupes !

bandeau coupes budgétaires4.jpg

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15:02 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

lundi, 23 mai 2016

Budget, effectifs et investissements militaires : A l'Ost, du nouveau

GSsA, armesA la mi-avril, la majorité de droite (UDC, PLR, PDC) de la commission parlementaire (Conseil national) de la Sécurité a fait un joli cadeau à notre glorieux ost fédéral : elle a voté une motion chargeant le Conseil fédéral de présenter un programme d'armement 2017 prévoyant que les fonds qui seront alloués à l'armée puissent être intégralement utilisés. Plus de "non dépensé", de soldes de crédits inutilisés, de munitions achetées et pas tirées : on dépense tout le pognon qu'on reçoit. Et tant mieux si on en reçoit plus, on pourra en claquer plus. Pas de frein aux dépenses, ni de frein à l'endettement, ni de réductions budgétaires, ni de recherche de bonis aux comptes qui tiennent. La fête, quoi. Commentaire du socialiste genevois Carlo Sommaruga : "c'est une attitude irresponsable envers les économies demandées dans les autres départements (...), une logique démentielle d'enfant gâté". Mais une logique tout de même, ajouterons-nous. A rebours de celle que ses partisans préconisent en général pour les dépenses sociales, culturelles, d'aide au développement, mais parfaitement accordée en revanche à une bonne vieille tradition  politique de ce pays. Politique, ou religieuse : celle qui honore une vache sacrée, l'armée.

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14:23 Publié dans Armée, défense nationale, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gssa, armes | |  Facebook | | | |

vendredi, 20 mai 2016

Votation municipale sur le budget : C'est la Ville qu'on coupe...

bandeau coupes budgétaires3.jpg

Au cas où ça vous aurait échappé, on votera le 5 juin, en Ville de Genève, sur (contre...) les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée (après qu'elle ait dans un premier temps refusé même d'entrer en matière sur le budget,  c'est-à-dire refusé de faire son boulot, même en service minimum) dans les allocations de ressources municipales à la culture, à l'action sociale et au fonctionnement des services publics (et même, quoi qu'elle en dise, au sport et à l'enfance).  La multiplication des mots d'ordres (et des affiches) appelant à voter "non" à ces coupes budgétaires, opérées dans un budget bénéficiaire, témoigne de la mobilisation contre ces coupes, conséquence de la multiplicité des cibles de la droite : cela va de l'Armée du Salut et de l'hébergement des sdf à l'Usine, en passant par les colonies de vacances, les chorales, les fanfares et les théâtres. 32 prises de positions ont été déposées pour le "non", 6 pour le "oui". Certes, ce déséquilibre ne présume en rien le résultat du vote, mais il illustre une évidence : presque toutes les prestations municipales sont frappées. Qui va trinquer, subir, écoper ? Tout le monde  : http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2016/01/23/coupe... C'est la Ville qu'on coupe en coupant son budget...

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15:52 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Genève, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

jeudi, 19 mai 2016

Vers un retour subreptice des "congés-vente" à Genève ?

vignette congés-vente.jpgUne truanderie se répète

Depuis 1985, grâce à une initiative de l'Asloca largement acceptée par le peuple, la pratique des "congés-vente" est interdite à Genève. De quoi s'agissait-il ? Du "choix" laissé aux locataires d'appartements dont les propriétaires espéraient tirer plus grand profit qu'en les louant -un choix résumé ainsi : "achetez ou partez !". L'interdiction de cette pratique gêne évidemment les propriétaires et les spéculateurs. Ils ont donc tenté, et trouvé pour cela une majorité au parlement (grâce au MCG, en pointe dans cette truanderie comme dans toutes celles lancées contre le droit au logement et la protection des locataires) pour insérer dans la loi un moyen de contourner le vote de 1985, et de rétablir, sans le dire, les "congés-vente", au prétexte d'"autoriser les locataires à acheter leur logement" -ce que rien pourtant ne les empêche de faire s'ils le souhaitent réellement et que leur propriétaire est vendeur à un prix à leur portée. On votera le 5 juin sur ce retour subreptice des "congés-vente", masqué par une campagne menée à coup de centaines de milliers de francs par des comités factices de propriétaires déguisés en locataires. Comme s'il ne suffisait pas de truander les locataires, et qu'il fallait aussi truander leurs votes.

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mercredi, 18 mai 2016

Initiative des Verts pour des transports publics prioritaires : Roulez, TPG !

TPG embouteillés.jpg  Le 5 juin, on votera à Genève sur une initiative des Verts proposant que priorité soit donnée aux transports publics sur le réseau routier, et que celui-ci, avec la circulation qu'il absorbe (mal), soit aménagé en fonction de cette priorité. Face à cette initiative, on votera aussi sur un contre-projet adopté par le Grand Conseil. Si l'initiative est claire, simple, nette (elle tient un seul article constitutionnel), le contre-projet, lui, prend huit pages de la brochure officielle pour y étaler ses dix articles. Et y coller la traversée routière du lac (qu'il faut apparemment coller partout, surtout là où elle n'a rien à faire). Les recommandations de vote sur les deux textes sont étranges : les Verts soutiennent le contre-projet alors qu'il s'oppose à leur propre initiative sur les transports publics, les socialistes font de même en faisant une croix sur leurs positions en faveur de la mobilité douce sur le pont et sur les quais et sur leur opposition à la traversée routière du lac. Au cas, hypothétique, où notre position vous intéresserait, on vous appelle à voter OUI à l'initiative des Verts et NON au contre-projet. Et en cas d'acceptation des deux, à privilégier évidemment l'initiative. Parce qu'elle est le premier pas nécessaire pour une réelle liberté de déplacement dans une ville congestionnée par la bagnole.

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16:20 Publié dans Genève, Transports, votations | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tpg, transports publics, circulation | |  Facebook | | | |