mardi, 19 septembre 2017

Quand le gouvernement espagnol veut faire taire les Catalans , ou l'arroseur arrosé

Espagne, Catalogne, nationLe 1er octobre, en Catalogne, se tiendra un référendum d'autodétermination dont le gouvernement espagnol ne veut pas, dont il nie la légalité et même la légitimité, mais dont selon les sondages 70 à 80  % des Catalans veulent qu'il se tienne, la majorité d'entre eux exprimant l'intention d'y voter contre l'indépendance, et pour le maintien dans l'Espagne. On se retrouve donc dans cette situation paradoxale, due à la seule stupidité du gouvernement central espagnol : un référendum lors duquel les Catalans pourraient manifester leur volonté de rester espagnols est interdit par le gouvernement espagnol, qui met en examen les maires qui garantiront les conditions matérielles du scrutin, fait saisir le matériel de vote, utilise le chantage financier et les menaces judiciaires et policières.  Les autorités catalanes, indépendantistes, organiseront tout de même un référendum, auquel n'iront majoritairement voter que les partisans de l'indépendance, et dont le résultat sera donc, vraisemblablement, un "oui" massif au projet de République catalane, alors que résultat d'un référendum que Madrid autoriserait serait un "non" à ce projet -et donc un "oui" à la Catalogne espagnole. Comment traduit-on "l'arroseur arrosé", en catalan ?

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lundi, 18 septembre 2017

Réforme du système des retraites : Le nom de notre NON

vignetteAVS.JPGAu Téléjournal, hier soir, le Conseiller fédéral Alain Berset faisait mine de s'étonner de l'"étrange alliance du patronat zurichois et de l'extrême-gauche genevoise" pour un "non" à la réforme des retraites soumise au vote dimanche prochain. Doit-on lui répondre (après avoir pris note que pour lui la totalité des syndicats genevois, qui disent aussi "non", comme d'ailleurs le PS genevois, sont d'"extrême-gauche") en s'étonnant à notre tour de l'"étrange alliance de l'Union Syndicale Suisse (et du PS suisse) et du patronat romand" autour du "oui" ?  On préférera ici dire les mots du nom de notre NON : "report de l'âge de la retraite des femmes".

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vendredi, 15 septembre 2017

«Pour une politique culturelle cohérente à Genève» : Une évidence à imposer

La culture est une arme.jpgUne initiative populaire cantonale «Pour une politique culturelle cohérente à Genève» a été lancée par un groupe d'acteurs culturels, le 30 août dernier. Elle  propose d'inscrire dans la constitution genevoise les conditions d’une nouvelle politique culturelle, fondée sur une collaboration active entre les communes, les villes et le canton. Les initiants souhaitent que le canton coordonne, en concertation avec les communes, une politique culturelle dans les domaines de la création artistique (production et diffusion), du patrimoine, de l’accès à la culture et des appuis aux institutions et co-finance la création artistique et les institutions culturelles. Cette initiative s'inscrit, évidemment, dans le débat sur la "nouvelle répartition des tâches", après que le mouvement "Culture Lutte", pour qui les acteurs culturels se sont "fait avoir" par une négociation qui s'est faite"dans leur dos", ait diffusé une lettre ouverte, signée par 400 acteurs et actrices culturels genevois, alertant sur les conséquences du pseudo "désenchevêtrement" des tâches et actions culturelles entre les communes (à commencer par la Ville) et le canton.  Pour les initiants comme pour "Culture Lutte" et comme pour la gauche genevoise, il conviendrait à Genève que la politique culturelle se mène en assumant le  "faire ensemble" plutôt que le "chacun chez soi". Une évidence ? Sans doute. Mais on est à Genève, où les évidences ont parfois quelque peine à s'imposer. Alors si une initiative peut y concourir... Des listes de signatures peuvent être téléchargées sur http://prenonslinitiative.ch/

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mercredi, 13 septembre 2017

Feue La Poste ?

syndicom.JPG

Quand le service public devient un accessoire des commerces privés

Ce soir, le Conseil municipal de Genève votera sans doute une motion appelant la Municipalité (le Conseil administratif) à intervenir pèour empêcher la fermeture de plusieurs bureaux de poste en Ville, d'autres fermetures étant annoncées (et certaines déjà effectuées) dans d'autres communes : 16 des 53 offices postaux du canton sont menacés, les uns de fermeture pure et simple, les autres de remplacement par des "agences postales" installées dans des commerces privés : une épicerie à Hermance, une pizzeria à Confignon, une supérette à Cressy. Ces agences ne peuvent effectuer qu'une partie des services d'un véritable office postal, et leurs employés ne sont pas couverts par la convention collective de La Poste. Le syndicat (Syndicom) exige un moratoire sur le fermeture des offices, le respect par les "agences postales"des normes de la convention collective. Il exige aussi que le politique reprenne la main sur le service public postal, et le ne laisse pas être géré comme s'il ne s'agissait que d'une entreprise privée, pratiquant au nom de la "rationalisation", et grâce à la sous-traitance, un dumping salarial qu'à Genève même le patronat a accepté de combattre, avec les syndicats et l'Etat.

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mardi, 12 septembre 2017

En marche, cahincaha...

A-la-cantine-le-president-Macron-s-offre-un-cordon-bleu.jpgD'abord, pour l'anecdote locale, reconnaissons qu'il a bien choisi le moment, et bien choisi la date, pour annoncer la création de son nouveau parti politique, Gominator : le 11 septembre, déjà lourdement plombé par le putsch militaire chilien et les attentats djhadistes aux USA, on pourra donc aussi célébrer la naissance de "Genève en Marche", proclamée par son fondateur, Eric Stauffer. Voilà pour la date. Et puis, le moment : c'est celui où l'"En Marche" de référence, celui qui s'est imposé en France (on pourra au passage doucement ricaner de cette prise de référence française pour un mouvement issu du vieux fonds francophobe genevois), subit un gros coup de mou, du moins dans les sondages. Aujourd'hui, à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU (mais ni de la CFDT, ni de Force Ouvrière, ni des "Insoumis"), 150 manifestations et des débrayages sont organisés dans toute la France pour dénoncer la réforme macronienne du Code du Travail. Mais Macron n'en a cure : ses opposants sont des "fainéants", des "cyniques" ou des "extrémistes"... et lui, oint des urnes, travailleur, bienveillant et modéré est prêt à les laisser défiler pendant ses cinq ans de règne, démocratique et républicain.

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lundi, 11 septembre 2017

Budget de la Ville de Genève : Nouvelle procédure, vieux réflexes

labyrinthe.jpg

Mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2018 que lui présente le Conseil administratif. C'est un rite annuel de rentrée -mais qui depuis deux ans se déroule selon une nouvelle procédure, un peu improvisée, mais assez inventive : Une valse à quatre temps (on n'allait pas s'en tenir bêtement aux trois temps habituels). Premier temps, le Conseil administratif présente un projet de budget au Conseil municipal, où la droite et l'extrême-droite se coagulent pour former une majorité qui refuse d'examiner ce projet (qu'il soit bénéficiaire, équilibré ou déficitaire peu importe : il est présenté par un Conseil administratif de gauche, la droite et l'extrême-droite sont contre, point barre). Deuxième temps : le Conseil administratif présente un autre projet, ou représente le même, et cette fois la droite fait mine de vouloir l'examiner et accepte qu'il soit renvoyé en commissions. Troisième temps : en commission des Finances, la majorité de droite coagulée coupe au hasard dans le projet du Conseil administratif et en séance plénière vote un budget amputé. Quatrième temps : la gauche et des milieux associatifs lancent un référendum ou plusieurs contre les amputations, le les fait aboutir, et le peuple décide. Alors évidemment, on perd du temps, et on finit par se prononcer en juin, ou en septembre, voire plus tard, sur un budget qui devrait être appliqué dès le 1er janvier, mais au final, on a soumis le budget à référendum et au vote populaire, alors qu'en principe la loi l'exclut. On est inventifs, à Genève...

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mercredi, 06 septembre 2017

2018, année électorale genevoise : L'enjeu unitaire

affiche PS2,jpg.jpgPour l'élection, l'année prochaine, du gouvernement cantonal, les partis politiques genevois semblent avoir adopté une "règle de trois" Les Verts présentent trois candidatures, les socialistes présentent trois candidatures, "Ensemble à Gauche" présente trois candidatures, le PLR présente trois candidatures (Pierre Maudet -à moins que Berne l'avale, Nathalie Fontanet, Alexandre de Senarclens). Ce qui nous fait déjà douze candidatures (dont neuf de gauche) pour les sept sièges du Conseil d'Etat. Et on attend la liste des candidates et candidats de l'UDC, du MCG et de la liste "pour Genève". Voire des Verts libéraux, s'ils existent encore dans notre écosystème politique. Pour autant, l'élection du gouvernement est-elle l'enjeu principal d'un scrutin qui désignera aussi le parlement ? Et quoi qu'il en soit, ces enjeux peuvent-ils être remporté par quelque camp que ce soit sans que ses composantes fassent preuve d'un minimum (on ne demande pas la lune, si on la montre du doigt) d'unité ?

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lundi, 04 septembre 2017

Les Schweizermacher s'accrochent

avuedenezilestcinqheures.jpgNaturalisations : et si on entrait dans le XXIe siècle ?

Nous avons mis, dans ce pays comme dans d'autres, deux siècles pour passer de la "bourgeoisie" à la citoyenneté. Naguère, pour être quelqu'un et disposer de quelque droit politique, il ne fallait être ni femme, ni pauvre, ni étranger, ni célibataire, ni catholique à Genève ou protestant en Valais, ni juif ou athée où que ce soit. Or subsistent, récurrentes, d'étranges nostalgies de ce temps joli et des rites de passage scandant l'entrée dans le cercle restreint des détenteurs de droits politiques. Régulièrement nous viennent donc aux narines des remugles de tribalisme compulsif. C'est ainsi qu'à la mi-juillet, la commission des naturalisations de la commune de Buchs, en Argovie, a préavisé négativement sur la demande d'une ressortissante turque, née en Suisse, habitant depuis 16 ans dans la commune, y ayant effectué toute sa scolarité, fiancée à un Suisse qu'elle va épouser, disposant d'un emploi stable et d'une réputation irréprochable, parlant même le dialecte, ayant passé le test écrit de citoyenneté avec 100 % de bonnes réponses, mais que la commission a jugée insuffisamment intégrée pour pouvoir prétendre à l'honneur du passeport helvétique, après lui avoir fait passer un examen en forme d'interrogatoire : 92 questions, dont certaines relevaient de la pure absurdité (genre "Préférez-vous visiter Genève ou l'Arc lémanique ?"...). Ne sachant où se trouvait le point de récolte de l'huile usagée, faisant ses courses à la Migros plutôt que dans l'épicerie du coin (sans doute tenue par un conseiller municipal, ou un de ses parents ou de ses copains), désignant le ski plutôt la lutte au caleçon comme "sport typiquement suisse", la jeune femme a été jugée non intégrée... Et ce prurit tribal n'est pas un exemple isolé : une commission municipale des naturalisations (c'est un vivier, et pas seulement en Alémanie) avait refusé la requête d'un professeur allemand, au motif, en effet incontestable, que ses amis n'habitaient pas la commune mais la commune d'à côté. Et en Thurgovie, la demande de naturalisation d'un jeune allemand, qui avait grandi et étudié à Kreuzlingen, qui parle le dialecte local et qui est en train de fonder une entreprise dans la commune, a été rejetée aux motifs, également incontestables, qu'il ne pouvait énumérer les temples protestants et les musées de la ville. Non, aimables et civilisés lecteurs, vous ne rêvez pas, vous n'avez pas été pris brutalement dans une déchirure du continuum spatio-temporel : on est bien en Suisse, au XXIe siècle. Après Jésus-Christ, même. Commentaire judicieux de la "Tribune de Genève" : "le pouvoir laissé aux communes en matière de naturalisation permet ce genre de décisions arbitraires". C'est ce pouvoir, fort heureusement ôté aux communes genevoises par la loi cantonale, que l'extrême-droite locale, une partie de la droite et quelques égarés de gauche, réclament à nouveau, après s'être tardivement aperçu qu'ils l'avaient perdu alors qu'ils se prenaient encore depuis bientôt vingt ans pour les "faiseurs de Suisses" qu'ils ne sont plus. Que la commission municipale des naturalisations soit inutile, coûteuse, parasitaire, leur importe peu : pour elles et eux, il s'agit de la maintenir, sous quelque nom que ce soit, pour entretenir l'illusion qu'ils puissent jouer un rôle dans le processus de naturalisation...

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16:00 Publié dans Genève, Immigration, Suisse | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

samedi, 02 septembre 2017

Sauver "Le Plaza" : sprint final

logo Plaza.jpg

A dans un mois...

Où en est le combat pour sauver à Genève la salle de cinéma "Le Plaza" ? Il en est presque à bout touchant. Face à la volonté de son propriétaire de détruire cette salle, qui fut (et peut redevenir) la plus belle de la ville, classée avec tout l'ensemble architectural Mont-Blanc centre, puis déclassée (alors que l'ensemble architectural, lui, restait classé) pour complaire à un propriétaire qui n'avait d'autre argument pour lever cette protection que celui de la non-rentabilité de la salle, les démarches juridiques et administratives d'opposition ont presque toutes échoué, et les démarches politiques se sont heurtées à une capacité assez inédite d'inertie et de surdité : une motion déposée au Conseil municipal en 2016 demandait au Conseil administratif de tout faire (y compris le racheter( pour sauver Le Plaza. La motion avait obtenu le soutien d'une majorité des membres de la commission des Arts et de la Culture du Conseil municipal, mais le rapport de la commission n'a toujours pas été rendu, et la motion n'a donc jamais été inscrite à l'ordre du jour. Une pétition faisant la même demande a été déposée, signée par 1700 personnes, au Conseil municipal, et transmise à la commission des pétitions. Là encore, aucun rapport n'a été rendu, et la pétition n'a donc, elle non plus, jamais été inscrite à l'ordre du jour. Alors, lorsque cette année, l'autorisation a été donnée au propriétaire de démoli la salle pour construire à sa place un centre commercial, les défenseurs de la salle, à la fois défenseurs du patrimoine et d'un projet culturel plutôt que d'un énième souk, ont lancé une initiative populaire législative demandant le maintien de la salle dans son architecture et son expropriation pour cause d'utilité publique. L'initiative a reçu le soutien de Patrimoine Suisse Genève, et il reste aujourd'hui un mois pour la faire aboutir. C'est court, mais cela peut suffire, si toutes celles et tous ceux qui en partagent les objectifs la signent. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : signer, et faire signer, l'initiative.

Des feuilles de signatures sont téléchargeables sur
http://www.fichier-pdf.fr/2017/05/24/initiative-populaire-cantonale-lEgislative-formulEe-plaza/

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17:45 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : plaza, cinéma, saugey, initiative | |  Facebook | | | |

jeudi, 31 août 2017

Réforme des retraites (PV2020) : La raison d'un NON

vignetteAVS.JPGLe référendum de gauche contre la réforme de la prévoyance vieillesse (AVS et 2e Pilier) a largement abouti, et le Comité « Non à la hausse de l'âge de la retraite. Non à la baisse des rentes » a déposé le 6 juillet 58’718 signatures validées (sur 70'000 récoltées) auprès de la Chancellerie. La majorité de ces signatures ont été récoltées en Romandie, avec un succès notable à Genève et dans une moindre mesure dans le canton de Vaud. Le 24 septembre, les citoyennes et les citoyens pourront ainsi s’exprimer non seulement sur la hausse de la TVA finançant la réforme, soumise à référendum obligatoire, mais également sur l’ensemble de la Loi sur la prévoyance vieillesse 2020. Le référendum de gauche s'attaque essentiellement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, et accessoirement à la baisse des rentes de 2e pilier : s'il ne s'était agi que de cela, il n'y aurait sans doute pas eu de référendum de gauche -ce qui fait mal, ce qui justifie notre opposition à un projet soutenu par la majorité des membres du PS suisse et toutes les faîtières syndicales fédérales, c'est bien, d'abord, le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes...

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13:24 Publié dans Retraites, AVS, AI, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, 2ème pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 30 août 2017

Tamedia ? Jaipognon !

chute de mots.jpgConcentrations, regroupements, achats, démantèlement dans la presse suisse :

Tamedia fait le ménage : après l'annonce du regroupement des rédactions de "20 Minutes" et du "Matin", le groupe de presse annonce celui, à Lausanne, d'une partie de la rédaction de la "Tribune de Genève", du Matin Dimanche" et de "24 Heures". "ça ne sent pas très bon", soupire le président du Conseil d'Etat genevois, François Longchamp. Non, ça ne sent pas très bon : Le regroupement des rédactions du "Temps" et de "L'Hebdo" n'avait déjà été que le prélude à la disparition de l'"Hebdo. Mais ce que ça sent, on le renifle depuis des lustres : Il n'y aura plus qu'un seul quotidien genevois (Le Courrier) l'année prochaine, quand il y en avait cinq il y a cinquante ans ? à qui la faute ? A ceux qui ont racheté des titres, pour les fusionner puis les couler, ou à ceux qui les ont vendus ? Ou à ceux qui n'ont rien fait pour défendre les titres menacés de disparaître, sinon les pleurer le jour de leurs obsèques ?

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16:17 Publié dans Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tamedia, presse, tribune de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 29 août 2017

Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

bandeau budget.jpg

Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

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lundi, 28 août 2017

Maudet au Pont d'Arcole

Bonaparte_pont_Arcole.jpgLe notable, la Vaudoise et le hussard

Dans un pays dont le peuple vote tous les trois mois, l'élection d'un membre du gouvernement n'a certes pas autant d'importance que celle que les candidats à cette élection se plaisent à lui accorder. Il n'empêche... Le 1er septembre, le PLR désignera ses candidats au Conseil fédéral, à la succession de Didier Burkhalter. Le deuxième siège PLR n'étant contesté ni par l'UDC, ni par le PDC, ni par le PS, et la "latinité" étant posée (sans d'ailleurs être définie de façon convaincante) comme une condition pour pouvoir être élu-e, le siège laissé vacant par la démission du Neuchâtelois sera occupé par l'un-e ou l'autre des trois candidats (à la candidature) en lice : le notable, la Vaudoise et le hussard : le Tessinois Ignazio Cassis, favori des bundehausologues (d'autant qu'il est chef du groupe PLR, qui désignera les candidats), la Vaudoise Isabelle Moret, qui pourrait bénéficier, tout en s'en défendant, d'un bonus féminin, et le Genevois Pierre Maudet, parti à l'assaut du PLR comme Bonaparte au Pont d'Arcole. En même temps, comme dirait Macron, faut faire gaffe : qui commence au Pont d'Arcole peut finir à Saint-Hélène... Car c'est bien d'abord le PLR, impréparé à la succession de Burkhalter, qu'il va falloir convaincre. Et ensuite, le parlement fédéral. Les citoyen ? Bof... Il y aurait même un risque pour elle ou lui qu'une candidate ou un candidat jouisse d'une trop grande faveur des foules : les parlementaires n'aiment rien tant que montrer que ce sont eux qui décident, et pas l'opinion publique : les socialistes Lilian Uchtenhagen et Christiane Brunner en ont fait les frais.

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mardi, 01 août 2017

Fêtes nationales, rites tribaux et frites belges

Manif identitaire.jpgLe 1er raout ? c'est bénin...

Le 1er août, en Ville de Genève (au Parc La Grange, dès 15 heures), c'est le Bénin qui sera hôte d'honneur de la Fête Nationale suisse. Parce que le 1er août, c'est aussi la Fête Nationale du Bénin. Et donc, à Genève, les deux fêtes nationales seront célébrées en même temps (sans être fusionnées). Et ça a fait hurler le MCG au Conseil municipal. Et ça a suscité une pétition sur internet "Pour un 1er août suisse". Parce que partager notre fête nationale avec des nègres, c'est salissant ? Et que notre "identité nationale" est si faible, si improbable, que la confronter à une autre risquerait de la dissoudre ? L'extrême-droite locale explique sa pétition (retirée avec 489 signatures) : "Jusqu'à preuve du contraire, le Suisse ne descend pas du Béninois". Certes. Mais jusqu'à preuve du contraire, le Suisse et le Béninois descendent tous deux des mêmes ancêtres. Africains, les ancêtres. Eh oui, les gars, faut vous y faire : l'espèce humaine est née en Afrique, a grandi en Afrique, et n'a peuplé toute la planète(même le territoire de la Suisse actuelle ? Voui, même...) qu'en partant de l'Afrique. Et il y a autre chose à quoi il va falloir vous résigner : à ce qu'une fête nationale ne soit pas un rite tribal. On sait, ça va être dur. On compatit ? Non, même pas. Ah, juste une chose, encore, et on vous jure qu'on ne l'a pas inventé : le 1er août, c'est la Journée internationale de la frite belge. Quand on vous dit que le 1er raout, c'est bénin...

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vendredi, 14 juillet 2017

On commémore quoi, déjà, le 14 juillet ?

1794.JPG

En commémorant le 14 juillet la révolution libérale (non pas la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération, l'année suivante), nos voisins français, et nous avec eux, célèbrent autant ce qui fut fait que ce qui reste à faire... Car depuis la révolution bourgeoise, plus aucune révolution n’a vaincu. C’est que la mesure même de la victoire ou de la défaite de la révolution a changé : il s’agissait en 1789 de renverser le pouvoir d’une classe, et les institutions qui matérialisaient ce pouvoir, pour leur substituer le pouvoir d’une autre classe, avec les institutions le matérialisant. Ce fut fait, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Parce qu'une fois faite la révolution libérale (et celle de 1789 est précisément une révolution libérale), il restait à faire la révolution démocratique, qui ne se confond pas avec elle : ce fut 1848. Et la révolution démocratique faite, il restait, et reste, à faire le pas suivant, qui fut tenté en 1871, vers ce que les premiers socialistes nommaient (jusqu'à en faire, à Genève, le nom de leur premier parti) la "République démocratique et sociale"...

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jeudi, 06 juillet 2017

Appel : LE CINEMA "LE PLAZA" NE DOIT PAS ETRE DETRUIT

logo Plaza.jpgOn ne saurait trop vous inviter à signer cet appel et à le renvoyer à son expéditeur (pascal.holenweg@infomaniak.ch) : Ensemble, nous pouvons faire reculer la loi du fric...

 


 

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vendredi, 30 juin 2017

Reprendre la rue pour le droit à la ville

Réchauffer l'été

Affiche_Unitaire_Couleur.jpgUne grande manifestation sur le droit à la ville aura lieu à Genève le 1er juillet 2017 (14 heures 30, Place de la Navigation), à l'appel d'un front très large d’organisations et à l’initiative de la maison collective de Malagnou (en lutte contre son expulsion) :  un comité réunissant plus d’une trentaine de collectifs de lieux autogérés, d’associations de quartier, de défense des migrant.e.s, de la culture, de la paysannerie contractuelle, de syndicats et de partis politiques, qui ont décidé qu’il était temps de "reprendre la rue" pour "défendre des lieux d’habitation et de vie contre les attaques de politiques irresponsables de mise en compétition des précaires. C’est pourquoi nous refusons notamment l’opposition entre étudiant.e.s et personnes en exil". L'été commence, réchauffons-le.

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jeudi, 29 juin 2017

Le Plaza ne doit pas mourir !

Affiche Plaza3.jpgUne initiative populaire législative à signer

C'est, ou c'était (mais il peut -il doit-renaître) le plus beau cinéma genevois : "Le Plaza", à Chantepoulet. Aujourd'hui, le projet de ses propriétaire (qui n'ont jamais eu la moindre intention de reprendre son exploitation comme salle de cinéma, après que le groupe Metrociné l'ait abandonnée) est de le détruire pour y reconstruire à la place un centre commercial, et sous le centre commercial un parking (et sur le centre commercial, histoire de diluer un peu les objectifs purement financiers de l'exercice, des "logements pour étudiants" qu'on pourrait d'ailleurs parfaitement créer au-dessus du cinéma sans l'avoir détruit). Ce projet a obtenu l'autorisation de construire -et donc celle de détruire la salle- qui lui était nécessaire. Il l'a obtenue malgré toutes ses tares (à commencer par celle de nécessiter, pour pouvoir être autorisé, une dérogation générale à quasiment toutes les lois qu'un projet de ce genre est supposé respecter). Sous réserve du sort qui sera réservé à une opposition déposée contre cette autorisation de démolir et de construire, et compte tenu de la passivité, de la résignation et de l'inertie des autorités cantonales et municipales dans ce dossier*, il ne reste donc que la voix populaire qui puisse être assez forte pour sauver le Plaza et en faire le centre d'un véritable "quartier du cinéma". C'est cette voix que nous sollicitons, par une initiative proposant l'expropriation, pour cause d'utilité publique et au bénéfice de la Ville de Genève, de la société propriétaire de la salle. Alors on a assez râlé, assez protesté, assez recouru : maintenant, on signe !

Listes de signatures à télécharger et signer : https://www.facebook.com/Le-Plaza-ne-doit-pas-être-démoli...
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mercredi, 28 juin 2017

De 3400 à 765 offices postaux en Suisse

poste, La Poste, service public, Poste Lucem Tenebrae ?

Il y a quinze ans, il y avait encore 3400 offices postaux en Suisse. Dans trois ans, il ne devrait plus en rester que 765, et 459 sont aujourd'hui directement menacés de fermeture. La Poste dit négocier avec les cantons et les communes, mais cette négociation se fait comme on tronçonne : La Poste négocie avec chaque canton, chaque commune, sur les offices qu'elle veut supprimer sur leur territoire -mais aucune négociation nationale ne se fait. On divise pour régner, on sépare pour fermer, on donne la liste des offices menacés à des jours différents pour entraver la naissance d'une protestation nationale, on discute, comme à Genève, avec le Conseil d'Etat sans tenir compte des communes... On a failli en débattre hier soir au Conseil municipal de Genève -mais pour la droite, il était plus important et plus urgent de faire voter par le Conseil municipal un crédit pour améliorer la zone VIP de la patinoire des Vernets que de lui permettre de dénoncer la fermeture d'offices postaux et le refus de La Poste d'entamer de véritables négociations sur son redéploiement. Heureusement, l'exécutif municipal, lui, a pris position...

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15:04 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, la poste, service public | |  Facebook | | | |

lundi, 26 juin 2017

Le Brexit et ses dommages collatéraux

Belfast 1970.jpgRéveil d'un spectre irlandais

Une année après le vote de la majorité des Britanniques pour la sortie de l'Union Européenne, le "Brexit" commence donc réellement à être négocié, entre un gouvernement britannique affaibli par l'échec des conservateurs aux élections qu'ils avaient eux-mêmes provoquées, et une Union européenne revigorée par une succession d'élections perdues par les europhobes, culminant avec le triomphe d'Emmanuel Macron. Le Brexit avait pris l'Europe par surprise, alors qu'elle était en pleine crise, la négociation de ses conditions signe, écrit "Le Monde", le "retour en force du politique". On ne sait évidemment rien de ce qui sortira des négociations entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne. Rien, sinon que la Grande-Bretagne (et l'Irlande du nord) ne conservera pas les droits que lui accordait son statut de membre de l'Union. Les négociations vont sans doute durer les deux ans que le traité de Lisbonne leur accorde. Et il est peu vraisemblable que lors de leur conclusion, Theresa May soit toujours Premier Ministre à Londres. D'autant que si le spectre d'un éclatement du Royaume-Uni par la séparation de l'Ecosse s'éloigne, celui d'une reprise du conflit nord-irlandais pointe le bout de son suaire -et c'est bien le Brexit qui l'a réveillé...

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15:04 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : brexit, grande-bretagne, irlande du nord, irlande, ulster | |  Facebook | | | |