jeudi, 23 novembre 2017

Hommage genevois à Violeta Parra vendredi 24 novembre (demain)

Violeta Parra.jpgGRACIAS A LA VIOLETA

Le 28 mars dernier, la présidente chilienne Michelle Bachelet inaugurait à Genève, au collège Voltaire, une plaque rendant hommage à Violeta Parra, sur les lieux (démolis depuis lors) où elle vécut entre 1963 et 1964 avec son compagnon, Gilbert Favre. Soeur d'un grand poète (Nicanor Parra), mère de deux grands chanteurs (Angel et Isabel) emblématiques (avec Victor Jara, supplicié par les soudards de Pinochet) de la nueva canción chilena, accompagnant les luttes du peuple chilien, mais héritière aussi de la chanson populaire chilienne, la Lira Popular et de ses auteurs anonymes, Violeta Parra est devenue une incarnation du "Chili d'en bas". Luis Sepulveda dit d'elle  : "un de ses grands mérites a été celui d'assumer une identité contradictoire comme peut être l'identité métisse, mais cette femme ne voulait pas être la moitié de rien. Elle ne voulait pas être "moitié indienne", "moitié mapuche". La Violeta se sentait d'une identité volcanique qui la faisait être indienne à 100 %, rebelle à 100 % et à 100 % européenne quand elle vivait en France et en Suisse".

VENDREDI 24 NOVEMBRE, GENEVE
Hommage à Violeta Parra
Dès 17 h. 45, Salle Frank Martin
(Collège Calvin)
Hommages a Violeta Parra, souvenirs de ses passages à Genève dès 17 h. 50
Concert "Gracias a la vida" dès 20 heures

Lire la suite

14:09 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : violeta parra, chili | |  Facebook | | | |

mercredi, 15 novembre 2017

Budget 2018 de la Ville de Genève : Hosannah !

masques.jpgHosannah ! La droite municipale genevoise (sauf le PLR) a décidé hier soir d'étudier le projet de budget (révisé) du Conseil administratif. Le Conseil municipal va donc pouvoir faire son travail. On n'en revient pas. Bon, le premier projet de budget se soldait par un déficit de 20 millions (soit 1,7 % d'un budget de plus de 1,1 milliard...), le second efface ce déficit sans couper dans les prestations, grâce essentiellement à une hausse des rentrée fiscales (d'ailleurs prévisibles, et prévues) -mais qui ne pouvaient être intégrées au projet puisqu'il fallait attendre que le canton les confirme), il devenait difficile de refuser d'entrer en matière sur son étude quand on clamait depuis des années qu'on n'accepterait pas de budget déficitaire, mais cela ne préjuge en rien du résultat du travail (accéléré, puisqu'il devra se faire en moins de deux mois au lieu de quatre) en commission, puisque la droite s'accroche à son exigence fétiche de plusieurs millions de boni annuels, plusieurs dizaines de millions sur une législature... pour n'en rien faire. Comme si cette exigence avait un sens, quand au terme de l'exercice, les comptes affichent, obstinément, un bénéfice (55 millions par an en moyenne décennale). Et puis, de toute façon, la procédure budgétaire en Ville de Genève aboutit depuis deux ans devant le peuple lorsque la droite municipale s'attaque à la solidarité sociale, à la solidarité internationale, au pluralisme culturel...

Lire la suite

15:39 Publié dans budgets publics, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

mardi, 14 novembre 2017

Saison des intempéries sur le Grand Théâtre

GTG noir.jpgCoitus interruptus

Comme on le sait, le Grand Théâtre prend l'eau. Le 13 octobre dernier, le département municipal de Constructions et de l'Aménagement avait annoncé d'importantes infiltrations d'eau en sous-sol, retardant de quatre mois le chantier de rénovation du bâtiment de la place Neuve, et d'autant le retour de l'Opéra sur son site -ce qui du même coup l'empêche d'ouvrir chez lui sa saison 2018-2019, avec tout ce que cela implique de perturbations de sa programmation (exit, la Tétralogie wagnérienne prévue), de pertes de ressources et de dépenses supplémentaires à sa charge. Le PLR a d'ailleurs sauté sur l'occasion pour exiger (par voie de motion qui ne peut rien exiger, le Conseil administratif en faisant à peu près ce qu'il veut) la nomination d'un expert "indépendant". Et presque en même temps (c'est la saison des intempéries), le Conseil d'Etat annonçait qu'il renonçait à proposer au Grand Conseil que le canton prenne sa part de la "gouvernance" de la principale institution culturelle (hors l'école) de la région.

Lire la suite

15:33 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grand théâtre | |  Facebook | | | |

jeudi, 09 novembre 2017

9 novembre 1932 + 85


9 novembre 1932.jpg

Chaque année, au printemps, tout au début du temps des cerises, la gauche française célèbre au Père Lachaise, devant le Mur des Fédérés, la mémoire de la Commune de Paris.
Chaque année, à l'automne, au début du temps des marrons, la gauche genevoise célèbre à Plainpalais, autour de la pierre la commémorant (ou cette année devant l'Université), la mémoire du 9 novembre 1932.
Ce n'est pas (quoique...) que nous ayons forcément en nous l'amour des rituels funéraires et des commémorations des douleurs passées , c'est que nous avons l'exigence de nous souvenir d'où nous venons. Surtout en des temps où nous ne savons plus vraiment où nous voulons aller. Ni très bien où nous sommes. Ni même toujours qui nous sommes.
Rendez-vous ce soir, à 18 heures, devant Uni Mail.

Lire la suite

15:08 Publié dans Genève, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

vendredi, 20 octobre 2017

Picrocholeries et Genfereien (suite, et pas fin)

pilori.jpgPilorira bien qui pilorira le dernier...

Le Conseil d'Etat genevois a annoncé mercredi, après avoir entendu les cinq conseillères et conseillers administratifs de la Ville dans le cadre d'une instruction préalable, l'ouverture d’une procédure disciplinaire à l'encontre du Maire de Genève, Rémy Pagani, "susceptible d'avoir violé ses devoirs de fonction" dans le cadre du "processus d'établissement de la brochure électorale relative à la votation municipale du 24 septembre" sur les coupes budgétaires opérées par la majorité de droite coagulée du Conseil Municipal, votation annulée quatre jours avant le scrutin, sur demande de la droite municipale, alors que plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient déjà voté par correspondance. Rémy Pagani est passible, s'il est reconnu coupable d'avoir enfreint ses devoirs de fonction, de sanctions allant du blâme à la révocation. Les Conseillers d'Etat François Longchamp, Antonio Hodgers et Mauro Poggia, transformés en juges d'instruction, ont été chargés d'instruire la procédure et de proposer les sanctions (après avoir entendu Rémy Pagani, tout de même). Quant à la votation annulée, elle a été reporté au 4 mars, mais un recours a été déposé au Tribunal fédéral contre son annulation, par des citoyens estimant que leur liberté de vote avait été "gravement violée" et que "priver le peuple du droit de se prononcer" à temps pour que cela ait un sens est une "mesure excessive qui bafoue le fondement même de la démocratie directe".

Lire la suite

16:25 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rémy pagani | |  Facebook | | | |

mardi, 10 octobre 2017

Genève : Pauvreté visible, pauvreté invisible

mendiant.jpgLes trous du filet social

A Genève, il n'y a guère que les mendiants et quelques sdf récalcitrants à être hébergés dans les abris PC ou à l'Armée du Salut, qui témoignent visiblement de la présence d'une population pauvre dans une ville riche. Il y a certes une pauvreté volontaire, assumée, revendiquée, proclamée : c'est celle de l'ascète, celle de Diogène, celle du mendiant. Celle du refus de l'aliénation laborieuse et marchande. Celle du refus de la norme sociale. Celle-là n'est pas méprisée, elle est crainte. Parce qu'elle est subversive. Or la plus grande part de la population genevoise pauvre ne se voit pas comme telle, ne serait-ce que parce qu'elle ne se montre pas comme telle. Ou qu'on la cache, parce qu'elle fait tache, et qu'elle montre à la Cité les trous de son filet social. Cette pauvreté-là est celle de dizaines de milliers de personnes. Ainsi, le canton détient-il le record de la rente AVS moyenne la plus basse, et de la plus haute proportion de retraités ayant besoin de prestations complémentaires à l'AVS pour survivre : ils et elles sont un-e sur trois dans ce cas. Et les dépenses consenties par le canton pour ces prestations ont augmenté de 15 % entre 2010 et 2016, et vont continuer d'augmenter, si suspicieuses et tatillonnes que soient les vérifications du droit à les demander. En Suisse, 14 % des retraités sont en situation de pauvreté. S'y ajoutent, dans la même situation, les centaines de milliers de "travailleurs pauvres" et de familles monoparentales recevant (ou non) une aide sociale. Dans le canton de Vaud, par exemple, une personne sur vingt âgées de 26 à 65 ans est en situation de pauvreté. Une pauvreté invisible, mais, à l'aune de cantons et d'un pays riches, considérable, dans tous les sens du terme, à commencer par le premier : est considérable ce qui doit être considéré.

Lire la suite

15:47 Publié dans Genève, pauvreté, exclusion | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sdf | |  Facebook | | | |

mercredi, 04 octobre 2017

Solidarité internationale, coopération au développement : Le prix d'une coupe budgétaire

Le report en 2018 de la votation municipale sur les coupes opérées par la droite dans le budget 2017 de la Ville de Genève va laisser ces coupes exercer leurs méfaits. Il y a un domaine sur lequel ces méfaits sont particulièrement inacceptables, et auraient du, et pu, être évités c'est la coopération au développement : 340'000 francs ont été supprimés de la contribution de la Ville de Genève à une solidarité internationale qui ne se contente pas de rhétorique, mais qui a l'ambition de se traduire le plus concrètement possible sur le terrain. La Ville de Genève célébrait cette année les cinquante ans de son engagement solidaire -la droite coagulée (PDC, PLR, UDC, MCG) de son Conseil municipal a choisi de célébrer ce cinquantenaire d'engagement par une réduction des moyens qui lui sont alloués, et sont alloués à des projets que la Ville soutient directement comme à des projets soutenus par la Fédération Genevoise de Coopération, soutenue par la Ville

Lire la suite

jeudi, 28 septembre 2017

L'"Affaire Pagani" à Picrochole : Les exploiteurs et les réparateurs (fable genevoise)

Dahu.jpgIl y a un dommage politique incontestable au feuilleton navrant qui nourrit les pages de la presse genevoise (et circonvoisine) depuis des jours, et qui rappelle furieusement, à ceux pour qui ces picrocholineries disent encore quelques choses, les "affaires" du 25 rue du Stand ou, sur le mode plus dérisoire, des amendes à Dédé. Quelles qu'en furent les causes, l'annulation d'un scrutin (sur le budget municipal) à quatre jours de sa clôture prévue, est ce dommage politique considérable, fait à l'exercice concret, réel, par les habitants de la Ville de leurs droits politiques. Au moment où ce scrutin a été annulé, plus de 25'000 personnes avaient déjà voté. Dans les trois jours qui ont suivi, plusieurs milliers de personnes ont encore voté. Le dimanche matin, nous étions quelques uns devant quelques bureaux de vote à faire signer une initiative, et nous avons vu arriver des gens, l'enveloppe de vote municipal à la main. Ce sont ces dizaines de milliers de personnes privées du droit de se prononcer sur l'objet d'un vote, qui sont les victimes de l'"affaire" -pas les conseillers municipaux (de droite ou de gauche). Et face à ce dommage politique, il y avait au Conseil Municipal, hier soir, ceux qui voulaient l'exploiter et ceux qui voulaient le réparer. Nous fûmes de ceux-là.

Lire la suite

15:35 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : genferei | |  Facebook | | | |

lundi, 25 septembre 2017

Initiative "Le Plaza ne doit pas mourir" : A bout touchant...

Je suis Le Plaza.JPGOn nous disait que c'était impossible, on a décidé quand même de le faire, et on peut y arriver : dans une semaine échoit le délai de remise des signatures au bas de l'initiative populaire législative "Le Plaza ne doit pas mourir", et on a déjà assez de signatures pour espérer pouvoir la déposer, avec la petite marge de sécurité nécessaire entre le nombre de signatures exigées et le nombre de signatures remises. On est donc à bout touchant -reste à le toucher vraiment. Pour cela : si vous ne l'avez pas encore fait, signez et faites signer l'initiative, et si vous l'avez déjà fait, renvoyez les listes de signatures avant jeudi soir.
Pour plus d'information : http://fb.me/PlazaCitta
Pour télécharger des listes de signatures http://www.fichier-pdf.fr/2017/05/29/initiative-populaire...

Lire la suite

14:58 Publié dans Culture, Genève, votations | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

vendredi, 15 septembre 2017

«Pour une politique culturelle cohérente à Genève» : Une évidence à imposer

La culture est une arme.jpgUne initiative populaire cantonale «Pour une politique culturelle cohérente à Genève» a été lancée par un groupe d'acteurs culturels, le 30 août dernier. Elle  propose d'inscrire dans la constitution genevoise les conditions d’une nouvelle politique culturelle, fondée sur une collaboration active entre les communes, les villes et le canton. Les initiants souhaitent que le canton coordonne, en concertation avec les communes, une politique culturelle dans les domaines de la création artistique (production et diffusion), du patrimoine, de l’accès à la culture et des appuis aux institutions et co-finance la création artistique et les institutions culturelles. Cette initiative s'inscrit, évidemment, dans le débat sur la "nouvelle répartition des tâches", après que le mouvement "Culture Lutte", pour qui les acteurs culturels se sont "fait avoir" par une négociation qui s'est faite"dans leur dos", ait diffusé une lettre ouverte, signée par 400 acteurs et actrices culturels genevois, alertant sur les conséquences du pseudo "désenchevêtrement" des tâches et actions culturelles entre les communes (à commencer par la Ville) et le canton.  Pour les initiants comme pour "Culture Lutte" et comme pour la gauche genevoise, il conviendrait à Genève que la politique culturelle se mène en assumant le  "faire ensemble" plutôt que le "chacun chez soi". Une évidence ? Sans doute. Mais on est à Genève, où les évidences ont parfois quelque peine à s'imposer. Alors si une initiative peut y concourir... Des listes de signatures peuvent être téléchargées sur http://prenonslinitiative.ch/

Lire la suite

15:08 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

mercredi, 13 septembre 2017

Feue La Poste ?

syndicom.JPG

Quand le service public devient un accessoire des commerces privés

Ce soir, le Conseil municipal de Genève votera sans doute une motion appelant la Municipalité (le Conseil administratif) à intervenir pèour empêcher la fermeture de plusieurs bureaux de poste en Ville, d'autres fermetures étant annoncées (et certaines déjà effectuées) dans d'autres communes : 16 des 53 offices postaux du canton sont menacés, les uns de fermeture pure et simple, les autres de remplacement par des "agences postales" installées dans des commerces privés : une épicerie à Hermance, une pizzeria à Confignon, une supérette à Cressy. Ces agences ne peuvent effectuer qu'une partie des services d'un véritable office postal, et leurs employés ne sont pas couverts par la convention collective de La Poste. Le syndicat (Syndicom) exige un moratoire sur le fermeture des offices, le respect par les "agences postales"des normes de la convention collective. Il exige aussi que le politique reprenne la main sur le service public postal, et le ne laisse pas être géré comme s'il ne s'agissait que d'une entreprise privée, pratiquant au nom de la "rationalisation", et grâce à la sous-traitance, un dumping salarial qu'à Genève même le patronat a accepté de combattre, avec les syndicats et l'Etat.

Lire la suite

14:54 Publié dans Genève, Politique, service public | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poste, la poste | |  Facebook | | | |

lundi, 11 septembre 2017

Budget de la Ville de Genève : Nouvelle procédure, vieux réflexes

labyrinthe.jpg

Mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2018 que lui présente le Conseil administratif. C'est un rite annuel de rentrée -mais qui depuis deux ans se déroule selon une nouvelle procédure, un peu improvisée, mais assez inventive : Une valse à quatre temps (on n'allait pas s'en tenir bêtement aux trois temps habituels). Premier temps, le Conseil administratif présente un projet de budget au Conseil municipal, où la droite et l'extrême-droite se coagulent pour former une majorité qui refuse d'examiner ce projet (qu'il soit bénéficiaire, équilibré ou déficitaire peu importe : il est présenté par un Conseil administratif de gauche, la droite et l'extrême-droite sont contre, point barre). Deuxième temps : le Conseil administratif présente un autre projet, ou représente le même, et cette fois la droite fait mine de vouloir l'examiner et accepte qu'il soit renvoyé en commissions. Troisième temps : en commission des Finances, la majorité de droite coagulée coupe au hasard dans le projet du Conseil administratif et en séance plénière vote un budget amputé. Quatrième temps : la gauche et des milieux associatifs lancent un référendum ou plusieurs contre les amputations, le les fait aboutir, et le peuple décide. Alors évidemment, on perd du temps, et on finit par se prononcer en juin, ou en septembre, voire plus tard, sur un budget qui devrait être appliqué dès le 1er janvier, mais au final, on a soumis le budget à référendum et au vote populaire, alors qu'en principe la loi l'exclut. On est inventifs, à Genève...

Lire la suite

15:25 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budgets | |  Facebook | | | |

mercredi, 06 septembre 2017

2018, année électorale genevoise : L'enjeu unitaire

affiche PS2,jpg.jpgPour l'élection, l'année prochaine, du gouvernement cantonal, les partis politiques genevois semblent avoir adopté une "règle de trois" Les Verts présentent trois candidatures, les socialistes présentent trois candidatures, "Ensemble à Gauche" présente trois candidatures, le PLR présente trois candidatures (Pierre Maudet -à moins que Berne l'avale, Nathalie Fontanet, Alexandre de Senarclens). Ce qui nous fait déjà douze candidatures (dont neuf de gauche) pour les sept sièges du Conseil d'Etat. Et on attend la liste des candidates et candidats de l'UDC, du MCG et de la liste "pour Genève". Voire des Verts libéraux, s'ils existent encore dans notre écosystème politique. Pour autant, l'élection du gouvernement est-elle l'enjeu principal d'un scrutin qui désignera aussi le parlement ? Et quoi qu'il en soit, ces enjeux peuvent-ils être remporté par quelque camp que ce soit sans que ses composantes fassent preuve d'un minimum (on ne demande pas la lune, si on la montre du doigt) d'unité ?

Lire la suite

21:18 Publié dans élections, Genève, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gauche | |  Facebook | | | |

lundi, 04 septembre 2017

Les Schweizermacher s'accrochent

avuedenezilestcinqheures.jpgNaturalisations : et si on entrait dans le XXIe siècle ?

Nous avons mis, dans ce pays comme dans d'autres, deux siècles pour passer de la "bourgeoisie" à la citoyenneté. Naguère, pour être quelqu'un et disposer de quelque droit politique, il ne fallait être ni femme, ni pauvre, ni étranger, ni célibataire, ni catholique à Genève ou protestant en Valais, ni juif ou athée où que ce soit. Or subsistent, récurrentes, d'étranges nostalgies de ce temps joli et des rites de passage scandant l'entrée dans le cercle restreint des détenteurs de droits politiques. Régulièrement nous viennent donc aux narines des remugles de tribalisme compulsif. C'est ainsi qu'à la mi-juillet, la commission des naturalisations de la commune de Buchs, en Argovie, a préavisé négativement sur la demande d'une ressortissante turque, née en Suisse, habitant depuis 16 ans dans la commune, y ayant effectué toute sa scolarité, fiancée à un Suisse qu'elle va épouser, disposant d'un emploi stable et d'une réputation irréprochable, parlant même le dialecte, ayant passé le test écrit de citoyenneté avec 100 % de bonnes réponses, mais que la commission a jugée insuffisamment intégrée pour pouvoir prétendre à l'honneur du passeport helvétique, après lui avoir fait passer un examen en forme d'interrogatoire : 92 questions, dont certaines relevaient de la pure absurdité (genre "Préférez-vous visiter Genève ou l'Arc lémanique ?"...). Ne sachant où se trouvait le point de récolte de l'huile usagée, faisant ses courses à la Migros plutôt que dans l'épicerie du coin (sans doute tenue par un conseiller municipal, ou un de ses parents ou de ses copains), désignant le ski plutôt la lutte au caleçon comme "sport typiquement suisse", la jeune femme a été jugée non intégrée... Et ce prurit tribal n'est pas un exemple isolé : une commission municipale des naturalisations (c'est un vivier, et pas seulement en Alémanie) avait refusé la requête d'un professeur allemand, au motif, en effet incontestable, que ses amis n'habitaient pas la commune mais la commune d'à côté. Et en Thurgovie, la demande de naturalisation d'un jeune allemand, qui avait grandi et étudié à Kreuzlingen, qui parle le dialecte local et qui est en train de fonder une entreprise dans la commune, a été rejetée aux motifs, également incontestables, qu'il ne pouvait énumérer les temples protestants et les musées de la ville. Non, aimables et civilisés lecteurs, vous ne rêvez pas, vous n'avez pas été pris brutalement dans une déchirure du continuum spatio-temporel : on est bien en Suisse, au XXIe siècle. Après Jésus-Christ, même. Commentaire judicieux de la "Tribune de Genève" : "le pouvoir laissé aux communes en matière de naturalisation permet ce genre de décisions arbitraires". C'est ce pouvoir, fort heureusement ôté aux communes genevoises par la loi cantonale, que l'extrême-droite locale, une partie de la droite et quelques égarés de gauche, réclament à nouveau, après s'être tardivement aperçu qu'ils l'avaient perdu alors qu'ils se prenaient encore depuis bientôt vingt ans pour les "faiseurs de Suisses" qu'ils ne sont plus. Que la commission municipale des naturalisations soit inutile, coûteuse, parasitaire, leur importe peu : pour elles et eux, il s'agit de la maintenir, sous quelque nom que ce soit, pour entretenir l'illusion qu'ils puissent jouer un rôle dans le processus de naturalisation...

Lire la suite

16:00 Publié dans Genève, Immigration, Suisse | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

samedi, 02 septembre 2017

Sauver "Le Plaza" : sprint final

logo Plaza.jpg

A dans un mois...

Où en est le combat pour sauver à Genève la salle de cinéma "Le Plaza" ? Il en est presque à bout touchant. Face à la volonté de son propriétaire de détruire cette salle, qui fut (et peut redevenir) la plus belle de la ville, classée avec tout l'ensemble architectural Mont-Blanc centre, puis déclassée (alors que l'ensemble architectural, lui, restait classé) pour complaire à un propriétaire qui n'avait d'autre argument pour lever cette protection que celui de la non-rentabilité de la salle, les démarches juridiques et administratives d'opposition ont presque toutes échoué, et les démarches politiques se sont heurtées à une capacité assez inédite d'inertie et de surdité : une motion déposée au Conseil municipal en 2016 demandait au Conseil administratif de tout faire (y compris le racheter( pour sauver Le Plaza. La motion avait obtenu le soutien d'une majorité des membres de la commission des Arts et de la Culture du Conseil municipal, mais le rapport de la commission n'a toujours pas été rendu, et la motion n'a donc jamais été inscrite à l'ordre du jour. Une pétition faisant la même demande a été déposée, signée par 1700 personnes, au Conseil municipal, et transmise à la commission des pétitions. Là encore, aucun rapport n'a été rendu, et la pétition n'a donc, elle non plus, jamais été inscrite à l'ordre du jour. Alors, lorsque cette année, l'autorisation a été donnée au propriétaire de démoli la salle pour construire à sa place un centre commercial, les défenseurs de la salle, à la fois défenseurs du patrimoine et d'un projet culturel plutôt que d'un énième souk, ont lancé une initiative populaire législative demandant le maintien de la salle dans son architecture et son expropriation pour cause d'utilité publique. L'initiative a reçu le soutien de Patrimoine Suisse Genève, et il reste aujourd'hui un mois pour la faire aboutir. C'est court, mais cela peut suffire, si toutes celles et tous ceux qui en partagent les objectifs la signent. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : signer, et faire signer, l'initiative.

Des feuilles de signatures sont téléchargeables sur
http://www.fichier-pdf.fr/2017/05/24/initiative-populaire-cantonale-lEgislative-formulEe-plaza/

Lire la suite

17:45 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : plaza, cinéma, saugey, initiative | |  Facebook | | | |

mardi, 29 août 2017

Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

bandeau budget.jpg

Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

Lire la suite

15:20 Publié dans Genève, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, ville de genève | |  Facebook | | | |

jeudi, 06 juillet 2017

Appel : LE CINEMA "LE PLAZA" NE DOIT PAS ETRE DETRUIT

logo Plaza.jpgOn ne saurait trop vous inviter à signer cet appel et à le renvoyer à son expéditeur (pascal.holenweg@infomaniak.ch) : Ensemble, nous pouvons faire reculer la loi du fric...

 


 

Lire la suite

23:36 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma, plaza | |  Facebook | | | |

vendredi, 30 juin 2017

Reprendre la rue pour le droit à la ville

Réchauffer l'été

Affiche_Unitaire_Couleur.jpgUne grande manifestation sur le droit à la ville aura lieu à Genève le 1er juillet 2017 (14 heures 30, Place de la Navigation), à l'appel d'un front très large d’organisations et à l’initiative de la maison collective de Malagnou (en lutte contre son expulsion) :  un comité réunissant plus d’une trentaine de collectifs de lieux autogérés, d’associations de quartier, de défense des migrant.e.s, de la culture, de la paysannerie contractuelle, de syndicats et de partis politiques, qui ont décidé qu’il était temps de "reprendre la rue" pour "défendre des lieux d’habitation et de vie contre les attaques de politiques irresponsables de mise en compétition des précaires. C’est pourquoi nous refusons notamment l’opposition entre étudiant.e.s et personnes en exil". L'été commence, réchauffons-le.

Lire la suite

14:42 Publié dans Genève, Logement, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

jeudi, 29 juin 2017

Le Plaza ne doit pas mourir !

Affiche Plaza3.jpgUne initiative populaire législative à signer

C'est, ou c'était (mais il peut -il doit-renaître) le plus beau cinéma genevois : "Le Plaza", à Chantepoulet. Aujourd'hui, le projet de ses propriétaire (qui n'ont jamais eu la moindre intention de reprendre son exploitation comme salle de cinéma, après que le groupe Metrociné l'ait abandonnée) est de le détruire pour y reconstruire à la place un centre commercial, et sous le centre commercial un parking (et sur le centre commercial, histoire de diluer un peu les objectifs purement financiers de l'exercice, des "logements pour étudiants" qu'on pourrait d'ailleurs parfaitement créer au-dessus du cinéma sans l'avoir détruit). Ce projet a obtenu l'autorisation de construire -et donc celle de détruire la salle- qui lui était nécessaire. Il l'a obtenue malgré toutes ses tares (à commencer par celle de nécessiter, pour pouvoir être autorisé, une dérogation générale à quasiment toutes les lois qu'un projet de ce genre est supposé respecter). Sous réserve du sort qui sera réservé à une opposition déposée contre cette autorisation de démolir et de construire, et compte tenu de la passivité, de la résignation et de l'inertie des autorités cantonales et municipales dans ce dossier*, il ne reste donc que la voix populaire qui puisse être assez forte pour sauver le Plaza et en faire le centre d'un véritable "quartier du cinéma". C'est cette voix que nous sollicitons, par une initiative proposant l'expropriation, pour cause d'utilité publique et au bénéfice de la Ville de Genève, de la société propriétaire de la salle. Alors on a assez râlé, assez protesté, assez recouru : maintenant, on signe !

Listes de signatures à télécharger et signer : https://www.facebook.com/Le-Plaza-ne-doit-pas-être-démoli...
visitez votre Page Facebook à http://fb.me/PlazaCitta
dialoguez sur  http://m.me/PlazaCitta

Lire la suite

14:17 Publié dans Culture, Genève, Plaza, cinéma, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

jeudi, 22 juin 2017

Pas d'"Opérations Papyrus" ailleurs qu'à Genève

Papyrus.jpgDéni ou complicité ?

Il n'y aura pas d'opération "Papyrus" à Zurich : le Conseil d'Etat y a annoncé fin mai qu'il ne comptait pas suivre l'exemple genevois et mettre en place un programme de régularisation conditionnelle des "sans-papiers", comme le lui demandait, s'inspirant précisément de l'opération genevoise, la gauche et les ONG d'entraide. Pour justifier son refus, le gouvernement zurichois a eu recours au déni : il n'y aura pas suffisamment de "sans-papiers" à Zurich pour qu'une opération genre "Papyrus" s'y justifie. Or le Secrétariat d'Etat aux migrations estime que 28'000 personnes, soit bien plus qu'à Genève, vivent à Zurich sans statut légal (la Ville de Zurich estime à 10-14'000 le nombre des travailleurs clandestins sur son seul territoire). Dans le canton de Vaud non plus, l'exemple genevois ne fait pas école : le Grand Conseil a balayé en mars l'appel de la gauche à le suivre. Ni à Zurich, ni dans le canton de Vaud les gouvernements cantonaux ne voient dans une régularisation conditionnelle des "sans-papiers" un moyen de lutter contre le travail au noir, notamment dans l'économie domestique. Genève reste donc seule (à moins que Bâle...) à ne pas se satisfaire d'un déni de réalité. Et à ne plus se rendre complice de l'exploitation de milliers de personnes dont l'absence de statut légal équivaut à une absence de droits.

Lire la suite

00:10 Publié dans Genève, Immigration | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : papyrus, sans-papiers, clandestins | |  Facebook | | | |