Genève

  • D'une élection l'autre : dans six mois, les Municipales

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    Groupe PS municipal 2.jpg

    Groupons-nous et demain...

    Changement d'élections réjouit les militants : hier soir, en pleine cam pagne pour les élections fédérales, le Parti socialiste de la Ville de Genève a décidé en assemblée générale de sa liste pour les élections municipales du 15 mars 2020, conduite par Sami Kanaan et Christina Kitsos, que le parti présente au Conseil administratif : 47 candidates et candidats au Conseil municipal, présentés selon l'habituelle méthode socialiste, d'autant plus égalitaire qu'elle est le fruit du hasard : par ordre alphabétique à partir d'une lettre tirée au sort (cette fois, le "I"), femmes et hommes en alternance. Elles sont 20, ils sont 27. En décidant de sa liste pour les Municipales, le PS de la Ville de Genève a réaffirmé ses objectifs : "répondre aux défis de l'urgence sociale et climatique; pour cela, reconstruire une majorité de gauche au Conseil municipal et garder une majorité de l’Alternative au Conseil administratif".

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  • Comme un arbre dans la ville

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    Irminsull.jpgLe prix politique d'un arbre

    On a passé la fin de la séance du Conseil municipal de Genève, mercredi soir, sous les arbres. Ou à côté de ceux qui ont été abattus. Et on a fini la soirée en adoptant, à une quasi unanimité au moins de façade (végétalisée), une motion des Verts demandant à l'Exécutif communal d'introduire un moratoire sur toutes les nouvelles demandes de coupes d'arbres valide, sauf raisons de sécurité. Le Conseil administratif a bien lancé un plan de végétalisation de la Ville, mais le Conseil municipal l'a jugé insuffisant et trop lent à mettre en oeuvre dans sa conception actuelle. Il y a 40'000 arbres en Ville de Genève. Le Conseil municipal veut les garder (en un an, entre juin 2016 et juin 2017, 1379 ont été coupés et 709 plantés) -mais est-il prêt à en payer le prix politique, le renoncement à des projets d'aménagement, de construction de logements, de parkings ?

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  • D'héroïques défenseurs de la démocratie nous sont nés

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    Martyre_de_Saint_Érasme.jpgMartyrs larigot

    Hier, au Conseil municipal de la Ville de Genève, en fin de soirée, alors que nous peinions quelque peu à prendre au sérieux les règlements de compte pré-électoraux auxquels nous assistions, notre esprit se mit à vagabonder. Et nous imaginions l'état dans lequel pouvait se trouver un téléspectateur égaré devant la retransmission de nos ébats, se souvenant avoir suivi sur une chaîne d'info les manifestations d'opposition à Hong Kong, à Moscou, à Alger, et se retrouvant devant des élus locaux genevois se posant en résistants à une dictature (celle, évidemment, du Conseil administratif, posé en réincarnation du Politburo soviétique de la grande époque). En rit-il ou en pleure-t-il, notre téléspectateur égaré ?

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  • Budget 2020 de la Ville de Genève : Le prix de la RFFA

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    rien.jpgLe Conseil administratif de la Ville de Genève propose au Conseil Municipal un projet de budget se soldant par un déficit net de 29,9 millions de francs. Pourquoi ce déficit ? Parce que les recettes de l'imposition des entreprises ont baissé de 33,8 millions. Et pourquoi ont-elles baissé ? A cause de la réforme cantonale de l'imposition des entreprise (RFFA), acceptée par le peuple en mai dernier (contre l'avis de la gauche). Le déficit toutefois a été anticipé, puisque la baisse des ressources fiscales, inhérentes à la RFFA, était prévue (c'était même l'une des raisons de notre opposition à cette réforme) : la Ville s'était dotée d'une "réserve conjoncturelle" lui permettant d'absorber en cinq ans les déficits prévus, en étant alimentée par les excédents des exercices budgétaires, tels que révélés par les comptes Des excédents qui pourraient certes être utilisés plus utilement que pour compenser les pertes fiscales provoquées par des réformes nuisibles, mais des excédents qui témoignent tout de même de la qualité de la gestion financière de la Municipalité. Ce qui n'empêche pas (les conneries continuent (à moins qu'il s'agisse de comique de répétition) la droite de refuser rituellement ces comptes. Un vote sans enjeu puisqu'au final, même refusés par la majorité de la commission des finances puis par le plénum du Conseil municipal, les comptes sont validés par le Conseil d'Etat à partir des critères habituels de tenue des comptes : la véracité et la sincérité. Pour le reste, comme l'a résumé une conseillère municipale PDC "le combat politique se mène lors du budget, pas lors des comptes". Ben ouais, mais mener un combat politique sur un enjeu politique, c'est sans doute trop difficile pour la majorité de droite du Conseil municipal de Piogre.

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  • Un parking pour prix d'une zone piétonne ?

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    épaves.jpgNON à la clé de (dé)Rive

    Hier soir, et à la quasi unanimité de son assemblée générale, le Parti socialiste de la Ville de Genève a refusé dfe soutenir le projet du nouveau parking "Clé de Rive" (900 places au centre-ville), présenté comme contrepartie à un projet de piétonisation de la zone du carrefour de Rive. Une contrepartie qui n'est en fait qu'un parasite. En commission, toute la gauche s'est opposée à ce projet obsolète et contradictoire, alors que la droite s'y accrochait comme un morpion à une vieille couille, sans comprendre (ou en refusant de comprendre) que les temps avaient changés depuis que ce projet avait été conçu : on peut, on doit aujourd'hui développer les zones piétonnes sans se contraindre à les farcir de parkings. Et s'abstenir de créer de nouveaux parkings dans la "petite ceinture", c'est-à-dire au centre ville, là d'où précisément on doit réduire autant qu'il est possible la circulation automobile. On combattra donc le parking "Clé de Rive" dans le même mouvement où l'on soutiendra la création d'une zone piétonne à Rive, parce que ce parking est un projet du passé, et que cette zone piétonne est un projet d'avenir.

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  • Aux Genevoises et Genevois qui ont sauvé Le Plaza : Merci !

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    Affiche Plaza 38.jpgApprendre au saut du lit qu'un combat mené depuis près de cinq ans pour sauver la plus belle salle de cinéma romande de ceux qui voulaient la démolir (et de ceux qui ne faisaient rien pour les en empêcher), c'est commencer sa journée dans une sorte de douce euphorie... Ce combat  a abouti à l’heureuse issue du rachat par la Fondation Wilsdorf du bâtiment dans lequel est située la salle de cinéma, et de l’intention de la Fondation d’en faire ce que nous proposions d’en faire : autour de la salle, un centre culturel voué au cinéma et pouvant accueillir toutes manifestations publiques liées à ce rôle. Et le grand perdant, symboliquement, dans ce combat,  outre évidemment les porte-voix, les porte-plumes, les porte-serviette des propriétaires, c'est la collectivité publique. Parce que si la Fondation Wilsdorf a fait le travail de sauvetage patrimonial de l'Etat (et de la Ville) à la place de l'Etat (et de la Ville), si la fondation rachète un bâtiment que l'Etat ou la Ville auraient dû et pu racheter (c'est ce que demandait notre initiative), ce n'est pas parce que l'Etat (et la Ville) étaient incapables de le faire, c'est que l'Etat (et la Ville) ont, délibérément, renoncé à le faire... Finalement, on va peut-être condescendre à s'en acheter une, de Rolex...

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  • A la pointe de la démocratie : Genève

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    1794.JPG14 juillet : "En ce jour de cérémonie républicaine"

    "En ce jour de cérémonie républicaine, le gouvernement appelle à une alliance renouvelée entre le peuple et les autorités. Entre les trois pouvoirs" (Pierre Maudet, "discours de St Pierre" 31 mai 2018)... Il était bon apôtre, l'alors (et fugace) président du gouvernement genevois, l'alliance entre le peuple et les trois pouvoirs a bien été renouvelée : la Cour des Comptes gouverne pendant que le Parquet répartit les tâches entre les Conseillers d'Etat sans que le parlement ait quoi que ce soit à dire... Et le peuple qui élit, ou peut élire, tout ce beau monde compte les points. Pourquoi on vous parle de ça aujourd'hui ? Parce qu'on est le 14 juillet. Et que le 14 juillet, c'est la date symbolique du début d'une révolution démocratique. Pas encore républicaine (le 14 juillet n'est pas encore le 26 Messidor...), moins encore socialiste, mais déjà démocratique, au sens libéral du terme. C'est donc un bon jour pour proclamer qu'à Genève, on a est à nouveau à à la pointe de la démocratie.

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  • "Zéro Pub" : une initiative toujours à soutenir

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    antipub.jpgLibérer l'espace public

    L'initiative populaire municipale "Zéro Pub", déposée en novembre 2017, veut libérer l'espace public genevois de l'envahissante publicité commerciale. Le Conseil administratif de la Ville y est majoritairement opposé : il tient aux modestes revenus que la pub commerciale apporte au budget municipal. Le Conseil municipal, lundi, a renvoyé le texte en commission. Il en ressortira avec trois propositions possibles : le soutien à l'initiative, le soutien à un contre-projet, le refus sans contre-projet. Le plénum du Conseil municipal en décidera : s'il refuse l'initiative ou lui oppose un contre-projet, le peuple votera. S'il accepte l'initiative, le peuple n'aura pas besoin de voter et l'initiative sera mise en œuvre. Et c'est tout ce qu'on souhaite : libérer l'espace public de l'emprise du consumérisme.

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  • Récupération politicienne parasitaire et engagement syndical

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    communesDe bric, de broc et de toc

    Hier soir, au Conseil municipal de la Ville de Genève, on a assisté à ce spectacle très curieux, et qui ne se peut comprendre que si on garde à l'esprit que dans dix mois, les élections municipales auront renouvelé ce Conseil (et le Conseil administratif), d'un PLR et d'un MCG se faisant, péniblement, passer pour les défenseurs du personnel municipal. Qui mérite en effet qu'on le soutienne. Mais qu'on le soutienne efficacement, pas qu'on se serve de lui pour  se faire mousser et régler des comptes électoraux, en cédant au passage au fétichisme des audits. Ce personnel a des défenseurs et ce n'est pas le Conseil municipal, ce sont les syndicats. Ils ont été fondée pour cela, ils ont 150 ans d'expérience dans ce combat, ils sont libres de leurs paroles et de leurs actes, et ne visent, eux, aucun siège à l'exécutif de la Ville. Les postures et gesticulations de la droite municipale (sauf l'UDC...) peuvent-elles tromper qui que ce soit ? Evidemment non : ce serait confondre une récupération parasitaire avec un engagement syndical.  Et d'ici à ce que les salariés de la fonction publique municipale prennent le PLR et le MCG pour ses défenseurs, l'auteur de ces lignes aura réussi à passer pour un défenseur des équilibres financiers. Autant dire qu'on a le temps. Qu'on tentera de consacrer à une véritable défense de l'autonomie et des compétences de la commune -pas aux illusions de pouvoir d'une majorité parlementaire de bric, de broc et de toc.

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  • De la transparence et du secret de fonction

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    Patente secret de fonction.,jpg.JPG

    Comme tu choises, t'assumes

    Donc, au cas où vous n'auriez pas entendu leurs hurlements et ceux de leurs zavocats, trois conseillers municipaux de la Ville de Genève, dont deux cumulards (ils sont aussi députés) ont été convoqués par la police pour fournir des explications sur des fuites concernant les travaux de la commission des finances du Conseil municipal, touchant notamment un rapport du contrôle financier de la Ville sur les frais des fonctionnaires municipaux. Sur demande du président d'alors du Conseil municipal, l'UDC Eric Bertinat, le Conseil administratif avait porté plainte pour violation du secret de fonction (qui couvre en effet les travaux des commissions jusqu'à publication des rapports sur ces travaux)... et du serment qu'ils ont prêté en acceptant de siégfer au Conseil municipal. Ce serment s'appuie logiquement sur la loi telle qu'elle est, et si on réduit le champ du secret de fonction (si on en excepte par exemple les travaux en commission), on réduit du même coup le champ du serment prêté. Mais dans la situation actuelle, ce secret couvrant les travaux de commission, ce serment l'impose aussi, tant que la loi n'a pas changé. C'est d'ailleurs pourquoi Eric Bertinat, alors président (UDC) du Conseil municipal, n'avait pas vraiment le choix de demander ou non au Conseil administratif de déposer plainte contre ceux qui l'ont violé... La loi impose, elle ne rend rien impossible de ce qu'elle interdit, ni rien inéluctable de ce à quoi elle oblige. Et face à toute loi ou à tout règlement) celle ou celui à qui elle s'applique choisit d'y obéir ou non -qu'il s'agisse d'une limitation de vitesse ou d'un secret de fonction. Mais doit assumer  ensuite les conséquences de son choix. Sans pleurnicher quand il est sanctionné pour avoir fait le choix de ne pas respecter la loi ou le règlement.

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  • Genferei d'honneur : 40 ans de militantisme consacrés

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    Genferei-recto.jpgGenf ferraille

    Mercredi soir, aux Pâquis, 40 ans de militantisme ont été consacrés. Il y a deux consécrations possibles à Genève pour un engagement politique : une place au cimetière des Rois, ou une Genferei. La seconde étant d'ailleurs un bon argument pour pour pouvoir revendiquer la première. J'y puis donc songer : le Comité Occulte de la Genferei m'a accordé une "Genferei d'honneur" au prétexte que j'occuperais au Conseil municipal "une place très particulière... du côté du radiateur", que je n'hésiterais pas à "défendre à mains nues" et que, maniant " le sarcasme et la mauvaise foi", je serais digne du comité occulte. Certes, ce ne sont que les moindres des qualités qui me vaudraient une place au cimetière des Rois, mais je me contenterai de les voir reconnues. Et je puis donc, désormais, revendiquer cette place au cimetière des Rois. Entre Calvin et Grisélidis, pas loin d'André Chavanne. Calvin pour l'humour, Grisélidis pour la morale, Chavanne pour la sobriété.  Pour le reste, l'accessoire, l’anecdotique, Pierre Maudet et Rémy Pagani ont aussi été consacrés, mais eux ont tout fait pour ça. Des arrivistes, rien que des arrivistes. Des stakhanovistes de la Genferei. Sûrement dopés (et se faisant rembourser les substances dopantes).  Qu'importe : la lutte continue. Haut les coeurs !

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  • Transports publics à Genève : entre sous-traitance et "révolution"

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    Léman Express.jpg

    L'entrée en fonctionnement du "Léman Express", prévue en décembre 2019 avec celle des 16 kilomètres du CEVA, va "révolutionner la mobilité dans le canton", annonce le ministre des Transports, Serge Dal Busco. En attendant quoi la droite veut sa petite réforme. Réactionnaire, la réforme : élargir les possibilités de sous-traitance des prestations des TPG à des privés. Le Grand Conseil est en effet saisi d'une proposition qui vise à rehausser le plafond de 10 % fixé par la loi aux services que les TPG peuvent sous-traiter à des entreprises privées. Quatre entreprises se partagent actuellement le marché ouvert par cette possibilité, et la sous-traitance atteint 9,7 % des activités de l'entreprise publique : une trentaine de lignes périphériques sont ainsi exploitées par des privés. En 2004 déjà, la droite avait tenté de rehausser le plafond de 10 %, et un référendum avait été lancé, avait abouti, et gagné (à deux contre un) en votation populaire. Le PLR est donc revenu à la charge en 2014, en proposant de faire passer le plafond de sous.traitance de 10 à 20 % des services. En commission du Grand Conseil, la droite avait un peu nuancé cette ambition, et fait adopter un plafond de 15 %. C'est toujours le rehausser de 50 %... et c'est donc toujours inacceptable : si une ligne sous.traitée revient 20 % moins cher qu'une ligne assumée directement, c'est par l'effet de la sous-enchère sociale : progression salariale réduite, conditions de travail plus pénibles. En rehaussant le plafond de sous-traitance, c'est l'extension de cette sous-enchère que projette la droite. Mais un plafond qu'on rehausse quand on en a envie, c'est quoi ? encore un plafond, ou seulement un parasol ?

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  • "Pour une politique culturelle cohérente à Genève" : Faire ensemble, enfin...

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    culture.jpgAvec 83,18 % des suffrages, c'est un véritable triomphe qu'à obtenu l'initiative "pour une politique culturelle cohérente à Genève". Il est vrai qu'elle n'était combattue que par la droite de la droite (l'UDC, le MCG), mais même une partie de son électorat l'a soutenue. Le canton est donc proclamé par la constitution grand coordinateur de la politique culturelle genevoise, en concertation permanente avec les communes.Ce qui va forcément impliquer, sauf à vider la nouvelle disposition constitutionnelle de toute substance, sa représentation dans les instances dirigeantes des grandes institutions actuellement en mains de la Ville et des communes (le Grand Théâtre, la Nouvelle Comédie, le Théâtre de Carouge... et pourquoi pas les grands musées municipaux ?), mais aussi sa participation financière au fonctionnement de ces institutions. Le débat politique va maintenant se déplacer au niveau de la mise en oeuvre de la disposition votée par le peuple. Et il va être serré, ce débat -les premières déclarations de la droite, en tout cas, le laissent présager. Il n'empêche : ce que le vote populaire a adoubé, c'est un principe qui nous est cher : "faire ensemble", entre le canton, la Ville et les 44 autres communes, une politique culturelle digne de Genève.

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  • Ouverture dominicale des magasins genevois : Une "victoire de la tactique du salami"

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    salami.jpgC'est à l'usure que le patronat du commerce genevois de détail a gagné dimanche, par 52,1 % de "oui" dans un vote noyé dans neuf autres,  le droit d'ouvrir ses magasins trois dimanche par année. Une "victoire de la tactique du salami", résume le Comité unitaire qui avait lancé le référendum contre cette proposition. Les Genevoises et vois ont ainsi annulé par leur vote leur propre décision, prise lors d'un vote précédent, de lier ce droit à l'obligation de conclure une convention collective. On notera tout de même que les arrondissements de gauche ont refusé cette proposition patronale, qui n'a été acceptée en Ville de Genève que du fait du différentiel de participation électorale entre les quartiers populaires et les parcs à bourges.

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  • Réformes de la fiscalité des entreprises : L'amer de toutes les batailles ?

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    normal_gauche-droite.jpg

    On gagne sur les armes, la culture et la caisse de retraite de la fonction publique cantonale, on perd sur la fiscalité et les ouvertures dominicales des magasins, on gagne à moitié et perd à moitié sur les primes d'assurance-maladie : les résultats des votations de ce dimanche ne poussent ni au désespoir, ni à l'euphorie. Et tout cela, finalement, est très suisse... Même la participation qui, à Genève, a atteint un niveau normal (45 %), alors qu'on craignait qu'elle plonge dans des bas fonds peuplés de l'indifférence des uns, de la méfiance des autres (après l'"affaire" dégonflée de possibles "fraudes électorales") et de l'incompréhension de quelques uns face à l'inflation des questions posées (onze, à Genève). Alors bien sûr, on peut se dire que si le PS n'avait pas dansé le tango et les Verts la valse, le "non" à la réforme fiscale cantonale aurait pu l'emporter... comme il l'a emporté dans la majorité des arrondissements de la Ville (sans toutefois emporter la Ville), et que le "non" à l'ouverture dominicale des magasins sans convention collective aurait aussi pu l'emporter, comme il l'a emporté en Ville et dans les villes. Le différentiel de participation entre les arrondissements et les communes de gauche et celles de droite (53 % de participation à Florissant-Malagnou, moins de 40 % aux Acacias. par exemple) explique en grande partie l'échec de la gauche sur ces deux objets -mais il n'y a aucune nouveauté dans ce constat. Globalement, la droite est majoritaire dans ce canton, et si la gauche n'arrive pas à mobiliser ses électeurs là où elle est majoritaire (dans les villes), c'est bien elle qui en est responsable... On est toujours responsable de ses défaites, si on ne l'est jamais complètement de ses victoires. Nous sommes donc responsables des nôtres.

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  • Réforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

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    Affiche RFFA-RIE.jpgRéforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

    Le patronat genevois panique : et si Genève refusait dimanche la réforme fiscale cantonale ? Et la Chambre de commerce sonne le tocsin. Et publie une recommandation de vote sous forme d'un bulletin de vote fictif. Décidément... Jeudi, le taux de participation, à quatre jours de la clôture du vote, plafonnait à 29 %. A ce rythme, on sera au final autour de 40 %. Moins que lors de tous les scrutins de 2018 et 2019 (sauf celui de juin 2018). Pas terrible, vu les enjeux. "J'en appelle à la mobilisation de tous", tocsinne le directeur de la Chambre de commerce. Nous aussi, on en appelle à la mobilisation de tous, Et de toutes : « le droit de vote, certains meurent pour l'obtenir », rappelle la députée (Ensemble à Gauche) Jocelyne Haller). Et nous, on rappelle que si l'abstention était subversive, les abstentionnistes seraient en tôle. Donc, si vous n'avez pas envoyé votre bulletin, prenez votre bulletin à vous, et rendez-vous au local de vote dimanche matin, pour voter NON à cette réforme-là. Et donner mandat à nos Magnifiques Seigneurs d'en présenter une autre. C'est à leur portée. Et si ce n'est pas dans leurs intentions, il convient de leur forcer (un peu) la main. Gentiment. Démocratiquement.

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  • Hébergement des sans-abris à Genève : D'une urgence, l'autre

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    Sans-abri-dans-l-Herault-cri-d-alarme-d-acteurs-de-l-urgence-sociale.jpg

    Hier soir, au Conseil municipal, une majorité écrasante formée du Parti socialiste, du Parti démocrate-chrétien, des Verts, d'Ensemble à Gauche, du Mouvement des citoyens genevois et du PLR a voté en deuxième débat un crédit de 1,8 million pour renforcer les capacités d'hébergement d'urgence des sans-abri de toute la région. L'UDC a tenté vainement d'exclure les sans-papiers des lieux de cet hébergement d'urgence. Exclure les exclus de l'hébergement des exclus : c'est tout l'UDC, ça...
    Le Conseil municipal a également décidé, à la même majorité, de traiter en urgence une motion socialiste demandant la création d'un fonds intercommunal pour inciter à une réelle implication et une meilleure coopération entre les communes genevoises, et avec le canton, les premières et le second ayant pris l'habitude de se reposer lourdement sur la Ville pour assumer cette tâche. Le crédit voté répond à une urgence sociale, et la motion encore à voter à une urgence politique : répartir la tâche et la charge de l'urgence sociale.

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  • Il y a mieux à faire le dimanche que courir les magasins : Votez !

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    votez!.jpgLe salaire minimum dans le secteur de la vente de détail à Genève augmente de 67 francs et passe la barre des 4000 francs par mois : c'est le résultat d'une décision de la Chambre des relations collectives du travail, confirmée par le Tribunal fédéral qui a rejeté le recours déposé par les patrons contre l'augmentation (indexation) de 1,7 % des salaires dès le 1er janvier 2019. Cette adaptation salariale est prévue dans le contrat-type de travail qui supplée à l'absence de convention collective, alors qu'une convention collective est précisément la condition posée dans une loi votée par le peuple pour que les commerces soient autorisés à ouvrir trois dimanches par an. Une condition contournée par une nouvelle loi, soumise à référendum. Après une victoire syndicale devant la justice, On en espère une autre dans les urnes dimanche. Votez !

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  • La Mère de tous les votes genevois du 19 mai

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    La culture est une arme.jpgLa culture comme socle

    C'est le vote qui fait le moins débat à Genève, avant le 19 mai. Même les habitués du "y'en a que pour la culture et jamais rien pour le sport" sont inaudibles. C'est pourtant, peut-être, le plus essentiel : le vote sur l'initiative pour une politique culturelle concertée entre les communes et le canton. C'est le moment : se construisent et vont s'ouvrir à Genève quatre lieux culturels d'importance bien plus que municipale ou cantonale : un nouveau Théâtre de Carouge, une Nouvelle Comédie, un Pavillon de la Danse, une Cité de la Musique. Et le Grand Théâtre a un nouveau directeur et de nouvelles ambitions. Dans une si petite République, la politique culturelle rayonne forcément au-delà de ses frontières -elle ne peut donc reposer sur les seules épaules des quelques communes qui en ont une, à commencer par la Ville. Le canton doit donc s'impliquer -et l'initiative l'implique. Enfin. Sans doute la norme constitutionnelle qu'elle propose ne suffira-t-elle pas à faire du canton, non pas l'acteur principal de la politique culturelle genevoise, mais son arbitre, et une loi devra y pourvoir -et on voit mal comment elle pourrait ne pas entrer en contradiction celle qui actuellement fonde une "répartition des tâches" où le canton ne joue guère que les utilités, mais peu importe : il faut commencer par le commencement, poser le principe d'un "faire ensemble", canton, Ville, communes s'associant. Et n'en déplaise à l'UDC, qui ne veut pas "sanctuariser la culture" (elle n'en vaut pas la peine ?), la place d'un tel principe est bien dans la constitution.

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  • Zavez dit "transparence" ?

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    iceberg.jpg"Pour toutes et tous, sans privilèges"

    L'exigence croissante de transparence (et donc de publicité) du financement de la vie politique et de ses acteurs étant ce qu'elle est, et impliquant évidemment la transparence (et donc la publicité) de la rétribution et de l'indemnisation des élus, et des petits avantages dont ils bénéficient, et compte tenu de l'expression de cette exigence par le Conseil municipal de la Ville de Genève à l'égard du Conseil administratif, on a demandé à celui-ci de nous fournir la liste de exhaustive de toutes les prestations monétaires, indemnités et avantages, en espèces ou en nature, que la Ville accorde ès qualités aux membres de son Conseil municipal. On pourrait s'étonner de ce qu'un Conseiller municipal ne connaisse pas tout ce dont il peut bénéficier de la part de sa Municipalité... à la lecture de la liste*, puisqu'on la reçue, tout s'explique : elle tient plus d'un inventaire à la Prévert (ou d'un Cadavre Exquis à la Breton) que d'un statut rationnel. Voyons donc...

    * la liste complète est téléchargeable sur https://www.fichier-pdf.fr/2019/05/06/ie-84/

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 3 commentaires