mercredi, 23 janvier 2013
Vote du 3 mars sur l'aménagement du territoire : A la hauteur de l'enjeu ?
Le 3 mars, on votera sur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, contre-projet indirect à une initiative populaire « pour la protection du paysage » imposant aux cantons un moratoire de vingt ans des zones à bâtir. Si la révision de la loi, combattue par un référendum lancé par l'organisation patronale des PME (l'Union Suisse des Arts & métiers) passe, l'initiative sera retirée. Si elle est refusée, l'initiative sera soumise au peuple. Le Conseil fédéral, la majorité du parlement (dont la gauche), les villes, la majorité des communes et la quasi totalité des cantons (le Valais faisant bande à part), l'Asloca, soutiennent la nouvelle loi. Mais est-elle à la hauteur de l'enjeu ?
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| Tags : valais, votation, aménagement du territoire |
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mardi, 24 novembre 2009
Ouverture dans dix jours du Salon du Capitalisme vert
Conférence de Copenhague sur le changement climatique :
Ouverture dans dix jours du Salon du Capitalisme vert
Le Sommet de l'Onu sur le climat, à Copenhague du 3 au 18 décembre prochain, a été présenté comme une mobilisation mondiale pour nous sauver du réchauffement de la planète. Nous sauver tous ? Disons : sauver ceux qui en valent la peine. Ceux qui ont les moyens d'être sauvés. Pas les clochards du sud. C'est fou ce qu'on veut nous sauver, d'ailleurs, en ce moment : du terrorisme, de l'immigration, de l'islam, de la crise. Et donc, à Copenhague, du réchauffement de la planète. Mais c'est curieux, aussi, comme à chaque fois que s'organise un grand raout pour nous sauver, ce sont précisément les responsables de ce dont on veut nous sauver qui y sont conviés : le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a encouragé jeudi tous les chefs d'Etat et de gouvernement à participer aux derniers jours du Sommet de Copenhague les 17 et 18 décembre, affirmant que leur implication personnelle était cruciale pour conclure un accord " juste, ambitieux et efficace ". Il croit, à ce qu'il dit, Ban, ou comme presque tous ceux qu'il convie à Copenhague, il se fout de la gueule du monde ?
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| Tags : copenhague, onu, climat |
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mardi, 09 décembre 2008
Ni une, ni deux. Ni trois. Aucune.
Projets de nouvelles centrales nucléaires :
Ni une, ni deux. Ni trois. Aucune.
Les Forces motrices bernoises et Axpo, le 4 décembre, Atel en juin dernier, ont déposé des projets de nouvelles centrales nucléaires, pour remplacer en 2020 celles de Mühleberg, de Beznau et de Gösgen. Argument des promoteurs de cocotte-minutes (à sept milliards la cocotte-minute) : les anciennes centrales vont fermer, il faut compenser la production ainsi perdue, la fin des importations de courant nucléaire français, en 2018, et la hausse attendue (c'est-à-dire espérée) de la consommation. Arguments fallacieux, rétorquent les Verts, les socialistes et la gauche de la gauche, plus Ecologie libérale, le Parti chrétien-social, l'alliance " Non au nucléaire ", la Fondation suisse de l'énergie et Greenpeace : en conjuguant développement des énergies propres (éolienne, solaire, biomasse) et économies d'énergie, on peut se passer de nouvelles centrales. Et le Conseiller fédéral Leuenberger de tenter un compromis : trois nouvelles centrales, c'est trop, une seule suffit. Compromis inutile : trois c'est trop, deux c'est encore trop, et même une seule.
Fuite en avant, droit dans le mur
Les promoteurs de centrales nucléaires sont sortis du bois, on entre en campagne… D'ici une génération, il manquera un tiers de la future consommation d'électricité, argumente le patron du plus gros producteur d'électricité du pays, Axpo. Parce que non seulement il sait, le patron d'Axpo, ce que sera la consommation d'électricité dans vingt-cinq ans, mais surtout, il n'est pas question pour lui d'admettre que l'on puisse la réduire, cette consommation. Il en vend, de l'électricité, il ne va pas se battre pour en vendre moins, son boulot, c'est d'en vendre le plus possible, le plus cher possible. La " société à 2000 watts ", c'est pas son objectif, au patron d'Axpo. Pas plus que ça n'est l'objectif du patron des Forces motrices bernoises ou d'Atel. Ou d'EOS, pour rester dans notre coin de pays. Seulement voilà, la société à 2000 watts, c'est l'objectif affirmé des plus importantes collectivités publiques de Suisse -les cinq villes principales, et les principaux cantons, et même la Confédération. Et atteindre cet objectif suppose que l'on réduise par trois la consommation actuelle, et par quatre la consommation espérée par les fournisseurs d'électricité -lesquels tablent sur une hausse de la consommation de 0,5 à 2 % par an. Autant dire que leurs trois centrales, ceux-ci devraient se les garder à l'état de projets, ou de jolies maquettes : construire trois nouvelles centrales nucléaires pour assurer un niveau de consommation quatre fois supérieur à celui qu'on voudrait atteindre, ce serait à peu près aussi intelligent que de subventionner l'achat par des particuliers de bagnoles capables de rouler à 300 à l'heure dans des zones piétonnes.
03:20 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : nucléaire, mühleberg, beznau, gösgen |
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vendredi, 28 novembre 2008
Recours toujours…
Les radicaux zurichois veulent museler les organisations de défense de l'environnement ?
Le retour des "Maquereaux des cimes blanches"
L'un des objets fédéraux soumis au vote le 30 novembre est une initiative des radicaux zurichois, mollement soutenue par les radicaux suisses, visant à restreindre le droit de recours des associations et organisations de défense de l'environnement en matière de projets de construction. Le parlement a refusé de soutenir cette initiative et le Conseil fédéral, après une valse hésitation, a dû se rallier à cette position. L'initiative anti-écolos est, sans surprise, soutenue par les syndicats patronaux genevois, et par la droite de la droite, mais pas par tous les radicaux : lancée par les radicaux zurichois et soutenue par leurs copains valaisans, arrimés aux " maquereaux des cimes blanches " (propriétaires de remontées mécaniques et promoteurs de stations de ski) que dénonçait Chappaz, l'initiative a certes été avalisée par le parti suisse, mais elle est combattue par des " figures " du parti (Thierry Béguin, Gilles Petitpierre, René Rhinow, Christine Egerszegi, Dick Marty) et plusieurs sections cantonales, d'autres refusant de prendre position
Silence, on bétonne !
Le droit de recours contre des projets de construction et d'aménagement, ce droit que l'initiative radicale veut restreindre, n'est pas tombé du ciel : il est le produit de la lutte des organisations de défense de l'environnement, mais aussi de quelques somptueuses conneries des promoteurs et bétonneurs. Ce droit n'est d'ailleurs pas utilisé aveuglément : le Tribunal fédéral donne le plus souvent raison aux recourants. Les " recours abusifs " brandis par les initiants pour justifier leur volonté de restreindre le droit de recours sont exceptionnels. Devant le Tribunal fédéral, la grande majorité (61,2 %) des recours déposés entre 1996 et 2007 par des organisations de défense de l'environnement ont été gagnants lorsqu'ils sont allés jusqu'au bout de la procédure, d'autres étant retirés après accord entre les recourants et les promoteurs de projets contestés. Les organisations de protection de l'environnement ne se lancent pas au hasard, tête baissée et par pur esprit de sabotage, dans des recours hasardeux : lorsqu'elles recourent, c'est qu'elles ont de bonnes raisons de le faire et de bonnes raisons d'attendre une victoire juridique -autrement dit lorsque les projets qu'elles combattent sont illégaux. Et le plus souvent nuisibles.
04:23 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : écologie, politique |
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