élections

  • On ne reporte pas, on confirme...

    Imprimer

    Bulletin de vote.jpgLe deuxième tour est second : il suit le premier pas à pas


    Comme ils l'avaient annoncé, le MCG et SolidaritéS ont déposé recours contre la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour de l'élection des Conseils administratifs le 5 avril. Et comme le temps presse, ils ont demandé que l'élection soit suspendue avant même que le recours soit examiné. On est jamais trop prudent. Les deux partis expliquent qu'il est impossible de mener campagne en temps de confinement, même relatif, et que les citoyennes et les citoyens sont en ces temps incapables de se former une opinion. Même s'ils se l'étaient déjà formée pour le premier tour et que les candidats du deuxième l'étaient déjà au premier ? même. Et que la campagne se fasse malgré tout, que les candidates et candidats s'expriment dans les media et sur les réseaux sociaux, que leurs tracts soient distribués dans les boîtes aux lettres, ça ne permet pas aux  citoyennes et aux citoyens de se forger une opinion ? ils en sont incapables par eux-mêmes, il faut qu'on leur explique et réexplique tout sur des stands ou au porte-à-porte ?  A quoi ça tient, quand même, la démocratie...

    Lire la suite

  • La Démocratie, malgré tout...

    Imprimer

    masques grippe espagnole.jpgFallait-il maintenir le 5 avril deuxième tour des Municipales genevoises ?

    Le deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux genevois aura lieu malgré le COVID-19 : le Conseil d'Etat a en effet refusé les demandes de le repousser, dont celle de SolidaritéS ,qui ne s'intéresse gère qu'à l'élection de l'exécutif de la seule commune  de Genève. On était d'ailleurs surpris de la modération de la demande initiale : Solidarités auait pu carrément demander au Conseil d'Etat de déclarer son candidat au Conseil administratif de la Ville, Pierre Bayenet élu sans élection. Mais comme sa demande consistait aussi à "prolonger par arrêté le mandat des magistrats en place dans les communes où le deuxième tour doit se tenir", elle impliquait le maintien de Rémy Pagani à son poste jusqu'à nouvel ordre. Ce serait toujours ça de pris. Il a bon dos, le coronavirus. Etait-il même possible, légalement, constitutionnellement, de repousser la date de l'élection du CA, sachant qu'il doit obligatoirement entrer en fonction le 1er juin ?  SolidaritéS  a annoncé qu'elle fera recours contre la décision de maintenir la date du 5 avril pour le deuxième tour des Municipales genevoises -mais on voit mal pourquoi on devrait renoncer à cette date : rien n'empêche ni l'exercice du droit démocratique d'élire, ni l'exercice préalable du débat politique, ces exercices prendront simplement d'autres formes -il n'ont cessé de se réformer, depuis qu'ils se sont imposés. On a pu à Genève voter en temps de guerre. On pourra voter en temps d'épidémie (on a d'ailleurs voté à Schwytz, dimanche, pour les élections cantonales). On votera, par correspondance (il n'y aura pas de local de vote), comme 95 % des votants le font déjà en temps normal (c'est ce qui différencie l'élection municipale genevoise de la française, qui se fait au local de vote). Même dans son expression la plus normative et rituelle, le vote, la démocratie peut ne pas céder devant un virus...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 6 commentaires
  • Coronamajorité

    Imprimer

    Conseil municipal.jpg

    Une nouvelle ère en Ville de Genève :

    Gauche : 53,07 % des suffrages, 44 sièges

    Droite : 46,93 % des suffrages, 36 sièges

    Pangolin : 68 % d'abstention, 123 lits


    Etranges élections municipales genevoises : pendant des mois, avant, pendant et après les élections fédérales, on avait vécu sous le signe de deux mobilisations sociales considérables -celle pour l'urgence climatique, celle pour les droits des femmes. On s'attendait à pouvoir continuer sur cette lancée, mais un coronavirus intempestif a brouillé les cartes. Il a même dissipé les derniers relents de la picrocholine "affaire des notes de frais".  La participation (32 % en Ville de Genève) est minable, mais elle n'est guère qu'à quelques points de celle de 2015, et plus de 100'000 électrices et électeurs ont usé dans le canton (40'000 en Ville) de leur droit d'élire. En temps de pandémie, on pouvait craindre une abstention plus massive encore.  On comptait pouvoir donner au Conseil municipal une majorité de gauche, c'est fait. La gauche progresse, mais la droite, si elle recule, ne s'effondre pas. Du moins perd-elle en Ville de Genève une majorité dont elle n'a jamais rien su faire d'utile, ni même d'intelligent.Voilà une bonne chose de faite -ne reste plus qu'à transformer l'essai au deuxième tour de l'élection du Conseil administratif -à quelque date qu'il se tienne.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 4 commentaires
  • Municipales : participation faiblarde

    Imprimer

    local de vote.jpgAux urnes ! (avec ou sans masque)

    25 % de participation (au plan cantonal, et sans doute moins encore en Ville) mercredi soir pour les Municipales genevoises : c'est bien peu, même si c'est grosso modo au niveau des Municipales précédentes, celles de 2015... Et comme il est trop tard pour voter par correspondance, il ne vous reste que la solution de vous rendre dans votre local de vote dimanche matin, de 10 heures à midi. A l'ancienne. Avec ou sans masque : de toute façon, si vous êtes malade, vous devez rester chez vous, et si vous ne l'êtes pas, le masque ne vous protégera pas. Que vous ayez voté ou non, votre commune aura élu son Conseil municipal dimanche à midi. Et contrairement au vote blanc ou nul, l'abstention n'est pas une opposition, même pas une marque de défiance -seulement le choix, car c'en est un, de laisser choisir les autres. Subversive, l'abstention ? Si elle l'était, elle serait interdite et les abstentionnistes en seraient punis...

    Lire la suite

  • Elections municipales genevoises : ébauche d'un bilan des sortants

    Imprimer

    Mairie.jpgPoursuivre, renforcer, radicaliser

    On sait bien qu'une élection ne se joue jamais principalement sur le bilan des personnes ou des équipes sortantes, mais il n'est tout de même pas inutile de tenter d'en établir un, en raison ou au prétexte des élections municipales genevoises. Si, en Ville de Genève, le bilan du Conseil municipal est pour le moins incertain (la droite élargie, aléatoirement majoritaire, a voté d’un front commun des coupes budgétaires, s’attaquant aux prestations publiques et à la qualité de vie, et multiplié pour le surplus les votes sur des propositions illégales, cassées par le Bailli cantonal), on pourrait, si le funeste George Marchais n'avait utilisé cette expression pour porter un jugement sur l'Union Soviétique, estimer "globalement positif" le bilan du Conseil administratif -quoi qu'il en soit des comportements individuels de certains de ses membres. Tout n'a certes pas été fait de ce qui pouvait être fait, et de ce qui a été fait, tout n'est évidemment ni parfait, ni définitif. Il convient donc de poursuivre et de renforcer les efforts engagés, et s'agissant de la justice sociale et de l'urgence climatique, de les radicaliser. C'est pour cela que la gauche a besoin d'une double, voire d'une triple majorité : au Conseil municipal (où la droite élargie du PDC au MCG a été majoritaire pendant cinq ans), au Conseil administratif (où la gauche est majoritaire, et doit le rester -pour le moins), et au sein du peuple (où les majorités changent selon les objets). La Municipalité de gauche n'a pas fait la révolution ? elle ne le pouvait guère -et de toute façon une vraie révolution ne vient pas des gouvernements, ne fussent-ils que municipaux... Mais de n'avoir pas constaté la révolution ne justifie pas la résignation à la réaction...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • Elections municipales : recette d'une proclamation électorale

    Imprimer

    Maire de Champignac.jpgMots obligés

    Vous avez sans doute vu nos affiches avec nos têtes, reçu dans vos boîtes aux lettres nos tracts, prospectus, dépliants électoraux, vous avez reçu votre enveloppe avec vos bulletins de vote et votre carte de vote, vu passer des bus et des trams à nos couleurs avec nos slogans. Vous l'aurez compris : y'a, incessamment sous peu, des zélections, auxquelles, pour peu que vous disposiez des droits politiques, vous êtes conviés à participer par vos votes forcément sélectifs, informés et rationnels. De vrais votes de vrais citoyens et de vraies citoyennes, quoi. Alors,  remettons la campagne électorale dans son bain rhétorique : il y a des choses qu'il faut dire. Qu'on ne peut pas ne pas dire. Aussi convient-il de vous dévoiler la recette incontournable de toute proclamation électorale conforme, sinon aux attentes des citoyennes et des citoyens, du moins au cadre obligé de cet exercice.

    Lire la suite

  • Le "cas Trump" : insubmersible ?

    Imprimer

    Trump, usaYellow madsubmarine

    Il y a un "cas Trump" : on se dit que ce type infantile, inculte, égocentrique (un "enfant-président dangereusement instable", selon un militant démocrate de l'Iowa, cité par "Le Monde") n'a pu arriver que par hasard, inadvertance ou tricherie à la tête de l'encore première puissance mondiale... mais non : il y a été élu régulièrement, certes dans le cadre d'un système  archaïque qui permet à quelqu'un qui a obtenu moins de suffrages populaires que son adversaire de l'emporter -mais c'est le jeu légal, son adversaire y jouait aussi, et c'est Trump qui y a gagné. Après l'avoir vu à l'oeuvre pendant quatre ans, on se dit alors que les Américains vont évidemment sonner la fin de la récréation et le renvoyer là d'où il est venu... mais non, il est plutôt bien parti pour être réélu. Il peut dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, soutenir n'importe qui, trahir les alliés des Etats-Unis (les Kurdes, par exemple), renforcer les régimes qu'il prétend vouloir affaiblir (celui de la Corée du Nord, par exemple), sa base électorale ne bouge pas, et son parti non plus : le 5 février, le Sénat, à majorité républicaine, l'a acquitté des chefs d'accusation (abus de pouvoir, entrave à la bonne marche du Congrès) que la Chambre des représentants, à majorité démocrate, lui avaient collés sur le râble en lançant maladroitement une procédure de destitution qui n'avait aucune chance d'aboutir, du fait même de la caporalisation du parti du président par le président, et quelle que soit la véracité des accusations portées contre lui -notamment de celle, confirmée par de nombreux témoignages (que le Sénat n'a pas voulu entendre) sur le marché proposé par Trump à son homologue ukrainien : une aide militaire en échange d'enquêtes visant le fils de l'un de ses possibles adversaires à l'élection présidentielle, Joe Biden. Aujourd'hui (mais on ne sait rien de demain, puisqu'on ne connaît pas encore son adversaire), Trump apparaît encore presque insubmersible. Un comble, pour ce gros yellow madsubmarine...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Monde, Politique 8 commentaires
  • Conseil municipal de la Ville de Genève : D'une majorité à l'autre...

    Imprimer

    balayeuse.jpg

    Ides de mars

    La majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a refusé hier soir, avec obstination, les propositions de la gauche pour concrétiser la transition écologique (rénover les bâtiments, renforcer la mobilité douce, protéger les sols, replanter des arbres, favoriser des projets innovants par le fonds G’innove, etc.), et tout aussi systématiquement les propositions socialistes destinées à rendre plus transparents le financement des groupes politiques et la rétribution des élus au Conseil municipal, renforcer l'efficacité du fonctionnement même de cet illustre parlement et rationaliser l'octroi d'une aide sociale et le règlement des piscines... Et pourquoi diable cette majorité a-t-elle refusé des propositions qui relèvent pour les unes de l'urgence, pour d'autres de la logique, pour d'autres encore de l'urgence et de la logique ? La réponse est simple : parce que cette majorité est de droite (elle va du PDC au MCG en passant par l'UDC et le PLR). La nécessité d'une majorité de gauche ? Cette droite hétéroclite, distendue, incohérente, devrait à elle seule vous en convaincre...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 2 commentaires
  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

    Imprimer

    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

    Lire la suite

  • Ahmed Gaïd Tebboune ou Abdelmadjid Salah ?

    Imprimer

    Capture.JPGAutoreproduction d'un système

    Le système algérien s'est auto-reproduit. Abdelmadjid Tebboune a été "élu" jeudi président de l'Algérie, officiellement par 58,15 des voix, au premier tour d'une élection qui n'a, toujours officiellement, compté qu'une participation de 39,83 % de l'électorat, et sans doute bien moins en réalité, alors qu'il suffisait de présenter sa carte d'identité pour pouvoir voter : rien qu'à Alger, des dizaines de milliers de personnes sont manifesté en proclamant "nous n'avons pas voté" et en Kabylie, des émeutes ont éclaté et des dizaines de bureaux de vote ont été fermés par des manifestants, urnes et bulletins de vote jetés dans les rues. Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, c'est l'homme du système, élu par le système -et conspué par la rue à peine élu. Il fut (et donc reste) le plus proche collaborateur de l'homme fort du régime, le général Ahmed Gaïd Salah.

     

    Lire la suite

  • Elections britanniques : une majorité pour Johnson ?

    Imprimer

    Boris Johnson.jpgUn seul programme : rester au pouvoir


    Qui sera Premier ministre de Grande-Bretagne après les élections d'aujourdhui ? Boris Johnson ou Jeremy Corbyn ? Et avec quelle majorité ? Et quel programme ? Celui de Corbyn est résolument à gauche, à l'image de celui qui lui avait permis de presque gagner les élections de 2017, et en tout cas de priver les Conservateurs de la majorité absolue aux Communes en les contraignant à une alliance toxique avec les unionistes nord-irlandais. Mais pour les élections présentes, son indécision sur le Brexit l'affaiblit : il ne s'est que tardivement prononcé en faveur d'un nouveau référendum, pour ratifier un nouvel accord qu'il promet de conclure avec l'Union européenne. Résultat : dans les sondages pré-électoraux (à prendre avec des pincettes, le mode de scrutin uninominal à un seul tour rendant toute prévision très aléatoire), les travaillistes ont dix points de retard sur les conservateur et les libéraux démocrates quinze points sur les travaillistes. Boris Johnson voulait être Premier ministre, il l'est devenu. Il veut le rester, il semble bien parti pour le rester : c'est le seul programme qui lui vaille.

    Lire la suite

  • Quatre élections législatives en quatre ans : L'Espagne fatigue...

    Imprimer

    Espagne-république.jpgLe Premier ministre socialiste espagnol avait convoqué les quatrièmes élections législatives en quatre ans, et les deuxièmes de l'année, en espérant qu'elles allaient lui donner la majorité parlementaire dont il manquait : c'est raté. Le PSOE arrive certes largement en tête du scrutin de dimanche, avec 120 députés, mais la droite du PP (87 sièges) et l'extrême-droite (Vox, 52 sièges, un succès salué par Marine Le Pen et Matteo Salvini) progressent, les libéraux de Ciudadanos s'effondrent (10 sièges), la gauche de la gauche (Podemos, 35 sièges) recule -et les indépendantistes catalans progressent (23 sièges, sur les 48 députés catalans). Résultat : aucune majorité ne se dessine : il faudrait 176 sièges pour l'obtenir et ni la gauche "nationale" (PSOE et Podemos), ni la droite démocratique (PP et Ciudadanos), ni même la droite élargie à l'extrême-droite de Vox ne passent la barre de la majorité. Comme dans les parlements précédemment élus, ce sont les partis régionalistes ou séparatistes catalans et basques qui font la différence : leur abstention, ou le soutien d'une partie d'entre eux -la gauche républicaine catalane et le parti nationaliste basque, par exemple) peut permettre à une gauche unie de s'imposer.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Politique 0 commentaire
  • Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga élus au Conseil des Etats... Et Genève est toujours debout ?

    Imprimer

    Capture.JPG

    Si la gauche devait remporter, comme elle le faisait depuis douze ans, les deux sièges genevois du Conseil des Etats, la droite annonçait quasiment l'apocalypse. La fin des haricots et du cardon. La chasse aux riches, la nationalisation des banques, la collectivisation des entreprises, la réquisitions des propriétés foncières. Le chômage, la famine. La fermeture de l'aéroport transformé en champ de cannabis. La mise des rues basses en canaux de navigation. Et, horreur et damnation, le duo de gauche a été élu. Largement, même. En Ville de Genève, il cartonne avec deux fois plus de suffrages que les candidats de droite, et sort même en tête dans des bastions de droite comme la vieille-ville et Champel. Mais Genève est toujours debout. On n'a même constaté aucun exode aux frontières, pas l'ombre d'un esquif de fuyards à la Nautique, pas le début d'un embouteillage de limousines à la douane de Bardonnex. Alors quoi, on nous aurait menti ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • Il ne reste que dimanche pour voter...

    Imprimer

    votez!.jpgConfirmons !

    Les zélections fédérales, c'est pas fini : un peu partout, des deuxièmes tours de l'élection du Conseil des Etats sont organisés, à Genève, Fribourg et dans le canton de Vaud demain, à Berne, Soleure, Saint-Gall, au Tessin, à Zoug et Zurich le 17 novembre, et bouquet final en Argovie, à Schwytz et Bâle-Campagne le 24 novembre. Et aucun résultat n'est acquis d'avance. Même là où le premier tour semblait le sceller, comme à Genève ou dans le canton de Vaud. Vous n'avez pas encore voté ? Il ne vous reste plus qu'à vous rendre demain matin (à Genève, de 10 heures à midi) au local de vote de votre quartier. A moins bien entendu que vous entendiez laisser "les autres" choisir à votre place. En quel cas, on se demande pourquoi vous perdez votre temps à nous lire vous inciter à confirmer votre vote du premier tour. C'était un tour de chauffe : la décision, c'est dimanche matin...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 4 commentaires
  • Deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats : Aux urnes, les gens !

    Imprimer

    Carlo-Lisa.jpgPour éviter le cataclysme absolu que serait évidemment la reconduction d'un duo de gauche au Conseil des Etats (comme depuis douze ans...), on à droite et à Genève, une direction du PLR qui appelle à voter le "ticket" PLR-PDC de ce qui fut l'"Entente", un morceau du PLR qui n'appelle à voter que pour le candidat du PLR (sans le PDC) et un autre morceau qui appelle à voter un "ticket" PLR-UDC. On salue donc, sans aucune arrière pensée, la naissance d'"Ensemble à droite" (toujours sans le PDC). Et on lui souhaite, toujours sans arrière-pensée, la même crédibilité et la même efficacité que celles d'"Ensemble à Gauche"... Pour autant, on aurait grand tort de se démobiliser : Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga ne sont pas encore élus -elle et lui ne le seront dimanche prochain que si l'électorat de gauche, bercé par la douce mais trompeuse berceuse des désordres de la droite, ne se démobilise pas (pour l'heure, la participation est misérable). Vous avez encore six jours pour voter : Aux urnes, les gens ! Et pas funéraires, les urnes...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique, Suisse 0 commentaire
  • Elections municipales genevoises : Rassembler TOUTES les forces de gauche capables de se rassembler...

    Imprimer

    tetemurrouge.jpgPetite cuisine politique locale genevoise (si vous ne la goûtez pas, lisez autre chose...) : Ce soir, le PS de la Ville de Genève se prononcera sur ses alliances pour les Municipales du printemps prochain. Toutes les alliances possibles aujourd'hui, en attendant de pouvoir se prononcer sur celle que l'état d'un l'allié rend pour l'heure impossible. On attend donc du PS qu'il choisisse l'alliance la plus large possible de toutes les listes de gauche pour le Conseil Municipal. Autrement dit : leur apparentement. Même (parce que l'unité n'est pas seulement un instrument électoral, mais aussi un symbole politique) avec les listes qui ne se seront pas donné les moyens de passer la barre (antidémocratique) du quorum de 7 %, et se présenteront en ordre dispersé là où il faudrait se présenter en ordre rassemblé. Il conviendra aussi dès le premier tour de l'élection du Conseil administratif de s'additionner et de faire campagne commune avec les Verts. Ce qu'on arrive à faire, efficacement et victorieusement, pour l'élection du Conseil des Etats, on ne voit pas pourquoi on en serait incapable pour une élection municipale. Faisons donc de la politique et pas de l'assistance psychiatrique, allions-nous avec des alliés, pas avec des aliénés : il n'y a aucune raison pour que le PS et les Verts tergiversent sur leur propre alliance, évidente, parce les différentes composantes de la gauche de la gauche sont incapables de débattre rationnellement entre elles. Il sera temps ensuite de voir ce qu'on peut faire avec "Ensemble à Gauche, pour autant que la coalition (qui n'en prend pas vraiment le chemin) survive et se... coalise derrière une seule candidature : ce n'est évidemment pas au PS, ni aux Verts, de faire le tri entre les candidatures de la gauche de la gauche...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • Elections fédérales, deuxième tour sénatorial : Terminer le travail

    Imprimer

    Bandeau Conseil des Etats.jpg

    "Uno tsunami anti-sovranista", titre "Il Manifesto" sur les élections suisses. La rue a exigé la justice climatique : elle a rempli les urnes de bulletins verts, et à Genève, les Verts deviennent non seulement la première force politique à gauche (du fait du recul socialiste), mais même la première force politique du canton (du fait du recul du PLR).
    La rue a exigé le respect des droits des femmes : il y aura 42 % de femmes au Conseil national -un record historique. Et plus des deux tiers des nouvelles élues ont des enfants.
    La rue était pleine de jeunes hommes et de jeunes femmes : la moyenne d'âge du Conseil national tombe, peut-être pour la première fois, en-dessous de 50 ans.
    La rue était la rue des villes : sur 200 élues et élus au Conseil national, 141 soit 70 % viennent des villes, comme 63 % de la population.
    Le changement de composition du parlement est important, mais nul ne doute qu'il sera absorbé, digéré, transformé par les institutions politiques (le "système") de ce pays. En attendant quoi, le résultat des élections prouve au moins l'utilité d'y participer. Et celle de retourner aux urnes dimanche prochain, pour le deuxième tour du Conseil des Etats. Pour terminer le travail.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Politique, Suisse 1 commentaire
  • Elections fédérales : dans trois semaines, on conclut

    Imprimer

    Bandeau Conseil des Etats.jpg

    Encore un effort !

    Nous avons hier soir confirmé la liste de gauche pour le Conseil des Etats. Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone (non, camarades PLR, nous ne présentons pas Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht) ont cartonné au premier tour, mais il reste à confirmer ce succès le 10 novembre. Avec sans doute l'appui de la gauche de la gauche. A droite, le candidat PLR et la candidate PDC ne bénéficieront pas du soutien de l'UDC, qui maintient la candidature sans espoir de Céline Amaudruz, soutenue par le MCG (comme la corde soutient la pendue). Dans le canton de Vaud, en revanche, l'UDC a accepté de servir une fois de plus de paillasson au PLR... Si nous ne baissons pas la garde, Genève sera donc représentée à la "Chambre des cantons" pendant quatre ans par un socialiste et une Verte comme elle l'a été depuis douze ans par un Vert et une socialiste. Une législature fédérale nouvelle va s'ouvrir, avec de nouvelles législatrices et de nouveaux législateurs : à elles, à eux, à nous d'en faire le meilleur usage possible, pour la justice sociale et la justice environnementale. Le parlement a changé, les enjeux sont pérennes.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Suisse 11 commentaires
  • Elections fédérales : la rue verte et féministe déborde dans les urnes

    Imprimer

    vague verte.jpgRéchauffement du climat politique

    On n'attendait pas un bouleversement politique et on ne l'a pas eu : ce n'était ni le moment, ni le pays. Mais tout de même, ça a bougé, et bien bougé, et dans le bon sens : la Suisse n'est pas une île, les urnes ne sont pas des tupperwares, la rue verte et féministe a débordé dans les urnes et c'est très bien.

    On espérait, sinon un changement de majorité, du moins la perte par l'UDC et le PLR de la majorité absolue dont ils disposaient (pour un siège) dans le Conseil national sortant, mais pas au Conseil des Etats, où ce sont le PS et le PDC qui disposent d'une majorité absolue, ce qui faisait du Sénat, pour la première fois depuis plus d'un siècle et demi, une Chambre plus à gauche que celle du peuple... Cette majorité absolue, le PLR et l'UDC l'ont perdue au Conseil national-ce sont eux, les grands perdants de cette journée, mais tous les partis gouvernementaux reculent (y compris le PS et le PDC). Et le PLR et l'UDC sont toujours majoritaires au Conseil fédéral, ce qui d'ailleurs légitime la possible revendication d'un siège pour les Verts.

    Il n'y a évidemment pas de basculement national d'une majorité de droite vers une majorité de gauche, mais on se trouve dans la situation ou aucune majorité, ni de gauche ni de droite n'est possible, ni au Conseil national ni au Conseil des Etats, sans le "centre".

    A Genève, avec 46,8% des suffrages, la gauche (Verts, PS, EàG) dépasse les partis de droite (PDC-PLR-UDC-MCG) représentés au Grand Conseil (45,7%), et est largement majoritaire en Ville. Six conseillers nationaux genevois de gauche sur 12 sièges, et huit parlementaires fédéraux de gauche sur 14 sièges, on va quand même pas bouder notre plaisir, même si le PS perd un siège (un siège qu'il avait en quelque sorte obtenu, sans que cela corresponde à son propre poids électoral, à la place des Verts et d'Ensemble à Gauche).

    On attendait une victoire des Verts (de gauche ou libéraux). On attendait qu'elle se fasse sans péjorer la force du parti socialiste.
    On pressentait qu'après les mobilisations climatiques massives des jeunes, la vague verte qui avait déferlé dans les rues allait imbiber les urnes. On passait sur le fait qu'une bonne partie des manifestants n'avaient pas le droit de vote (pour des raisons d'âge ou de nationalité) et que 75 % des citoyennes et citoyens de moins de 25 ans disposant du droit de vote n'en font pas usage. Les Verts, en effet, sont les grands gagnants du jour. Et leur progression compense plus que largement le recul du PS.

    On attendait une forte participation (à l'aune helvétique : 50 %, c'est l'optimum), on ne l'a pas eue : au plan national, la participation stagne à 44,5 %. A Genève, on n'atteint même pas 40 % , mais au moins celles et ceux qui ont voté savaient pourquoi -et pour qui.

    Et pour les détails, on reviendra demain... Et on n'oublie pas qu'il faut encore se mobiliser pour le deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats, le 10 novembre.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique, Suisse 3 commentaires
  • Elections fédérales : dernières salves avant d'en prendre pour 4 ans

    Imprimer

    votez!.jpgJ-4 : aux urnes !

    Tout le monde a déjà reçu ses enveloppes de vote pour les élections fédérales. Nombreux sont celles et ceux qui ont déjà voté. Nombreux aussi celles et ceux qui, ne l'ayant pas encore fait, savent déjà pour qui voter. Et plus souvent encore, pour qui ne pas voter. Avant-hier, on n'en était pourtant toujours qu'à 20 % de participation, ce qui devrait nous amener à une abstention majoritaire dimanche prochain.En attendant, pour animer les derniers jours de campagne, la "Tribune de Genève" nous a bidouillé un sondage assez rigolo auprès de 315 lecteurs PLR de la "Tribune" âgés de plus de 55 ans- Le sondage qui annonce qu'il va voter PLR... On attend donc avec fébrilité le sondage de GHI annonçant la victoire du MCG et le sondage du "Courrier" annonçant la victoire d'"Ensemble à Gauche".

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Politique, Suisse 0 commentaire