élections

  • Quatre élections législatives en quatre ans : L'Espagne fatigue...

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    Espagne-république.jpgLe Premier ministre socialiste espagnol avait convoqué les quatrièmes élections législatives en quatre ans, et les deuxièmes de l'année, en espérant qu'elles allaient lui donner la majorité parlementaire dont il manquait : c'est raté. Le PSOE arrive certes largement en tête du scrutin de dimanche, avec 120 députés, mais la droite du PP (87 sièges) et l'extrême-droite (Vox, 52 sièges, un succès salué par Marine Le Pen et Matteo Salvini) progressent, les libéraux de Ciudadanos s'effondrent (10 sièges), la gauche de la gauche (Podemos, 35 sièges) recule -et les indépendantistes catalans progressent (23 sièges, sur les 48 députés catalans). Résultat : aucune majorité ne se dessine : il faudrait 176 sièges pour l'obtenir et ni la gauche "nationale" (PSOE et Podemos), ni la droite démocratique (PP et Ciudadanos), ni même la droite élargie à l'extrême-droite de Vox ne passent la barre de la majorité. Comme dans les parlements précédemment élus, ce sont les partis régionalistes ou séparatistes catalans et basques qui font la différence : leur abstention, ou le soutien d'une partie d'entre eux -la gauche républicaine catalane et le parti nationaliste basque, par exemple) peut permettre à une gauche unie de s'imposer.

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  • Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga élus au Conseil des Etats... Et Genève est toujours debout ?

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    Si la gauche devait remporter, comme elle le faisait depuis douze ans, les deux sièges genevois du Conseil des Etats, la droite annonçait quasiment l'apocalypse. La fin des haricots et du cardon. La chasse aux riches, la nationalisation des banques, la collectivisation des entreprises, la réquisitions des propriétés foncières. Le chômage, la famine. La fermeture de l'aéroport transformé en champ de cannabis. La mise des rues basses en canaux de navigation. Et, horreur et damnation, le duo de gauche a été élu. Largement, même. En Ville de Genève, il cartonne avec deux fois plus de suffrages que les candidats de droite, et sort même en tête dans des bastions de droite comme la vieille-ville et Champel. Mais Genève est toujours debout. On n'a même constaté aucun exode aux frontières, pas l'ombre d'un esquif de fuyards à la Nautique, pas le début d'un embouteillage de limousines à la douane de Bardonnex. Alors quoi, on nous aurait menti ?

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  • Il ne reste que dimanche pour voter...

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    votez!.jpgConfirmons !

    Les zélections fédérales, c'est pas fini : un peu partout, des deuxièmes tours de l'élection du Conseil des Etats sont organisés, à Genève, Fribourg et dans le canton de Vaud demain, à Berne, Soleure, Saint-Gall, au Tessin, à Zoug et Zurich le 17 novembre, et bouquet final en Argovie, à Schwytz et Bâle-Campagne le 24 novembre. Et aucun résultat n'est acquis d'avance. Même là où le premier tour semblait le sceller, comme à Genève ou dans le canton de Vaud. Vous n'avez pas encore voté ? Il ne vous reste plus qu'à vous rendre demain matin (à Genève, de 10 heures à midi) au local de vote de votre quartier. A moins bien entendu que vous entendiez laisser "les autres" choisir à votre place. En quel cas, on se demande pourquoi vous perdez votre temps à nous lire vous inciter à confirmer votre vote du premier tour. C'était un tour de chauffe : la décision, c'est dimanche matin...

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  • Deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats : Aux urnes, les gens !

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    Carlo-Lisa.jpgPour éviter le cataclysme absolu que serait évidemment la reconduction d'un duo de gauche au Conseil des Etats (comme depuis douze ans...), on à droite et à Genève, une direction du PLR qui appelle à voter le "ticket" PLR-PDC de ce qui fut l'"Entente", un morceau du PLR qui n'appelle à voter que pour le candidat du PLR (sans le PDC) et un autre morceau qui appelle à voter un "ticket" PLR-UDC. On salue donc, sans aucune arrière pensée, la naissance d'"Ensemble à droite" (toujours sans le PDC). Et on lui souhaite, toujours sans arrière-pensée, la même crédibilité et la même efficacité que celles d'"Ensemble à Gauche"... Pour autant, on aurait grand tort de se démobiliser : Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga ne sont pas encore élus -elle et lui ne le seront dimanche prochain que si l'électorat de gauche, bercé par la douce mais trompeuse berceuse des désordres de la droite, ne se démobilise pas (pour l'heure, la participation est misérable). Vous avez encore six jours pour voter : Aux urnes, les gens ! Et pas funéraires, les urnes...

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  • Elections municipales genevoises : Rassembler TOUTES les forces de gauche capables de se rassembler...

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    tetemurrouge.jpgPetite cuisine politique locale genevoise (si vous ne la goûtez pas, lisez autre chose...) : Ce soir, le PS de la Ville de Genève se prononcera sur ses alliances pour les Municipales du printemps prochain. Toutes les alliances possibles aujourd'hui, en attendant de pouvoir se prononcer sur celle que l'état d'un l'allié rend pour l'heure impossible. On attend donc du PS qu'il choisisse l'alliance la plus large possible de toutes les listes de gauche pour le Conseil Municipal. Autrement dit : leur apparentement. Même (parce que l'unité n'est pas seulement un instrument électoral, mais aussi un symbole politique) avec les listes qui ne se seront pas donné les moyens de passer la barre (antidémocratique) du quorum de 7 %, et se présenteront en ordre dispersé là où il faudrait se présenter en ordre rassemblé. Il conviendra aussi dès le premier tour de l'élection du Conseil administratif de s'additionner et de faire campagne commune avec les Verts. Ce qu'on arrive à faire, efficacement et victorieusement, pour l'élection du Conseil des Etats, on ne voit pas pourquoi on en serait incapable pour une élection municipale. Faisons donc de la politique et pas de l'assistance psychiatrique, allions-nous avec des alliés, pas avec des aliénés : il n'y a aucune raison pour que le PS et les Verts tergiversent sur leur propre alliance, évidente, parce les différentes composantes de la gauche de la gauche sont incapables de débattre rationnellement entre elles. Il sera temps ensuite de voir ce qu'on peut faire avec "Ensemble à Gauche, pour autant que la coalition (qui n'en prend pas vraiment le chemin) survive et se... coalise derrière une seule candidature : ce n'est évidemment pas au PS, ni aux Verts, de faire le tri entre les candidatures de la gauche de la gauche...

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  • Elections fédérales, deuxième tour sénatorial : Terminer le travail

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    "Uno tsunami anti-sovranista", titre "Il Manifesto" sur les élections suisses. La rue a exigé la justice climatique : elle a rempli les urnes de bulletins verts, et à Genève, les Verts deviennent non seulement la première force politique à gauche (du fait du recul socialiste), mais même la première force politique du canton (du fait du recul du PLR).
    La rue a exigé le respect des droits des femmes : il y aura 42 % de femmes au Conseil national -un record historique. Et plus des deux tiers des nouvelles élues ont des enfants.
    La rue était pleine de jeunes hommes et de jeunes femmes : la moyenne d'âge du Conseil national tombe, peut-être pour la première fois, en-dessous de 50 ans.
    La rue était la rue des villes : sur 200 élues et élus au Conseil national, 141 soit 70 % viennent des villes, comme 63 % de la population.
    Le changement de composition du parlement est important, mais nul ne doute qu'il sera absorbé, digéré, transformé par les institutions politiques (le "système") de ce pays. En attendant quoi, le résultat des élections prouve au moins l'utilité d'y participer. Et celle de retourner aux urnes dimanche prochain, pour le deuxième tour du Conseil des Etats. Pour terminer le travail.

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  • Elections fédérales : dans trois semaines, on conclut

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    Encore un effort !

    Nous avons hier soir confirmé la liste de gauche pour le Conseil des Etats. Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone (non, camarades PLR, nous ne présentons pas Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht) ont cartonné au premier tour, mais il reste à confirmer ce succès le 10 novembre. Avec sans doute l'appui de la gauche de la gauche. A droite, le candidat PLR et la candidate PDC ne bénéficieront pas du soutien de l'UDC, qui maintient la candidature sans espoir de Céline Amaudruz, soutenue par le MCG (comme la corde soutient la pendue). Dans le canton de Vaud, en revanche, l'UDC a accepté de servir une fois de plus de paillasson au PLR... Si nous ne baissons pas la garde, Genève sera donc représentée à la "Chambre des cantons" pendant quatre ans par un socialiste et une Verte comme elle l'a été depuis douze ans par un Vert et une socialiste. Une législature fédérale nouvelle va s'ouvrir, avec de nouvelles législatrices et de nouveaux législateurs : à elles, à eux, à nous d'en faire le meilleur usage possible, pour la justice sociale et la justice environnementale. Le parlement a changé, les enjeux sont pérennes.

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  • Elections fédérales : la rue verte et féministe déborde dans les urnes

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    vague verte.jpgRéchauffement du climat politique

    On n'attendait pas un bouleversement politique et on ne l'a pas eu : ce n'était ni le moment, ni le pays. Mais tout de même, ça a bougé, et bien bougé, et dans le bon sens : la Suisse n'est pas une île, les urnes ne sont pas des tupperwares, la rue verte et féministe a débordé dans les urnes et c'est très bien.

    On espérait, sinon un changement de majorité, du moins la perte par l'UDC et le PLR de la majorité absolue dont ils disposaient (pour un siège) dans le Conseil national sortant, mais pas au Conseil des Etats, où ce sont le PS et le PDC qui disposent d'une majorité absolue, ce qui faisait du Sénat, pour la première fois depuis plus d'un siècle et demi, une Chambre plus à gauche que celle du peuple... Cette majorité absolue, le PLR et l'UDC l'ont perdue au Conseil national-ce sont eux, les grands perdants de cette journée, mais tous les partis gouvernementaux reculent (y compris le PS et le PDC). Et le PLR et l'UDC sont toujours majoritaires au Conseil fédéral, ce qui d'ailleurs légitime la possible revendication d'un siège pour les Verts.

    Il n'y a évidemment pas de basculement national d'une majorité de droite vers une majorité de gauche, mais on se trouve dans la situation ou aucune majorité, ni de gauche ni de droite n'est possible, ni au Conseil national ni au Conseil des Etats, sans le "centre".

    A Genève, avec 46,8% des suffrages, la gauche (Verts, PS, EàG) dépasse les partis de droite (PDC-PLR-UDC-MCG) représentés au Grand Conseil (45,7%), et est largement majoritaire en Ville. Six conseillers nationaux genevois de gauche sur 12 sièges, et huit parlementaires fédéraux de gauche sur 14 sièges, on va quand même pas bouder notre plaisir, même si le PS perd un siège (un siège qu'il avait en quelque sorte obtenu, sans que cela corresponde à son propre poids électoral, à la place des Verts et d'Ensemble à Gauche).

    On attendait une victoire des Verts (de gauche ou libéraux). On attendait qu'elle se fasse sans péjorer la force du parti socialiste.
    On pressentait qu'après les mobilisations climatiques massives des jeunes, la vague verte qui avait déferlé dans les rues allait imbiber les urnes. On passait sur le fait qu'une bonne partie des manifestants n'avaient pas le droit de vote (pour des raisons d'âge ou de nationalité) et que 75 % des citoyennes et citoyens de moins de 25 ans disposant du droit de vote n'en font pas usage. Les Verts, en effet, sont les grands gagnants du jour. Et leur progression compense plus que largement le recul du PS.

    On attendait une forte participation (à l'aune helvétique : 50 %, c'est l'optimum), on ne l'a pas eue : au plan national, la participation stagne à 44,5 %. A Genève, on n'atteint même pas 40 % , mais au moins celles et ceux qui ont voté savaient pourquoi -et pour qui.

    Et pour les détails, on reviendra demain... Et on n'oublie pas qu'il faut encore se mobiliser pour le deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats, le 10 novembre.

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  • Elections fédérales : dernières salves avant d'en prendre pour 4 ans

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    votez!.jpgJ-4 : aux urnes !

    Tout le monde a déjà reçu ses enveloppes de vote pour les élections fédérales. Nombreux sont celles et ceux qui ont déjà voté. Nombreux aussi celles et ceux qui, ne l'ayant pas encore fait, savent déjà pour qui voter. Et plus souvent encore, pour qui ne pas voter. Avant-hier, on n'en était pourtant toujours qu'à 20 % de participation, ce qui devrait nous amener à une abstention majoritaire dimanche prochain.En attendant, pour animer les derniers jours de campagne, la "Tribune de Genève" nous a bidouillé un sondage assez rigolo auprès de 315 lecteurs PLR de la "Tribune" âgés de plus de 55 ans- Le sondage qui annonce qu'il va voter PLR... On attend donc avec fébrilité le sondage de GHI annonçant la victoire du MCG et le sondage du "Courrier" annonçant la victoire d'"Ensemble à Gauche".

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  • Elections fédérales : un sondage qui confirme les sondages

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    urne.jpgVertes urnes

    Un sondage Tamedia paru hier dans "Le Matin Dimanche" confirme les tendances des précédents sondages (Tamedia ou SSR) : progression des Verts (+ 3,1 %) et des Verts libéraux (+ 2,6 %), reculs de l'UDC (- 1,5 %), du PDC (1,2 %), mais également du PS, du PLR et du PBD (0,8 % chacun). Globalement, ces glissements progressif des désirs électoraux accouchent d'un léger glissement à gauche (la progression des Verts faisant plus que compenser la stagnation ou le léger recul du PS), un léger renforcement du centre (la progression des Verts libéraux effaçant les reculs du PDC et du PBD), pendant qu'à droite les reculs du PLR et de l'UDC ne sont compensés par aucune autre force. Pas de révolution dans les urnes, donc. On n'en attendait d'ailleurs pas. On est en Suisse, quand même.

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  • D'une élection l'autre : dans six mois, les Municipales

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    Groupons-nous et demain...

    Changement d'élections réjouit les militants : hier soir, en pleine cam pagne pour les élections fédérales, le Parti socialiste de la Ville de Genève a décidé en assemblée générale de sa liste pour les élections municipales du 15 mars 2020, conduite par Sami Kanaan et Christina Kitsos, que le parti présente au Conseil administratif : 47 candidates et candidats au Conseil municipal, présentés selon l'habituelle méthode socialiste, d'autant plus égalitaire qu'elle est le fruit du hasard : par ordre alphabétique à partir d'une lettre tirée au sort (cette fois, le "I"), femmes et hommes en alternance. Elles sont 20, ils sont 27. En décidant de sa liste pour les Municipales, le PS de la Ville de Genève a réaffirmé ses objectifs : "répondre aux défis de l'urgence sociale et climatique; pour cela, reconstruire une majorité de gauche au Conseil municipal et garder une majorité de l’Alternative au Conseil administratif".

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  • Elections fédérales : l'UDC comme elle est...

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    C'était mieux avant...

    En 2015, l'UDC, qui était devenue le premier parti de Suisse en 2003 en dépassant le PS, avait fait un carton, frisant les 30 % de suffrages, le double de ce qu'elle avait obtenu en 1995. Mais depuis quatre ans, elle recule : ses initiatives échouent devant le peuple, elle perd des élus dans les cantons (38 sièges dans les parlements cantonaux perdus dans les six premiers mois de l'année, dont 9 à Zurich, 7 à Lucerne et 7 à Bâle-campagne en mars), à quoi répondent des purges orchestrées par les blochériens : l'ensemble du comité zurichois est débarqué, le président de la section de Bâle-campagne doit démissionner...  et elle ne peut même pas tenter sans ridicule de "verdir" son discours, contrairement à ce à quoi s'essaie le PLR : entre ceux des udécistes qui nient le réchauffement climatique et ceux qui l'admettent mais l'exemptent de toute responsabilité humaine, elle est d'une crédibilité nulle sur ce thème. Du coup, elle laboure son champ habituel : la xénophobie et l'europhobie, compare l'Union Européenne à l'Allemagne nazie. Et, sans rire, Guy Parmelin ou Ueli Maurer au Général Guisan sur le Grütli en 1940 (en oubliant tous les accommodements de la Suisse avec le IIIe Reich entre 1940 et 1943)...

     

     

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  • Glissements progressifs des choix électoraux

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    Conseil national.jpgUrnes communicantes

    Selon le dernier "baromètre électoral" de la SSR, les Verts, avec 10,6 % des suffrages (+3,5 % par rapport à 2015) dépasseraient le PDC (10,4 %, -1,4 %) lors des élections fédérales. Les Verts libéraux progressant également (de 2,3 points) pour obtenir 6,9 % des suffrages, les deux partis écolos dépasseraient  ensemble le PLR (16,7 %, + 0,3 %) et frôleraient, avec 17,5 %, le PS (18,7 %, -0,1 %). L'UDC resterait le premier parti du pays, mais le sondage confirme son recul de 2,6 points, à 26,8 %). La gauche dans son ensemble, en comptant les petites listes de la gauche de la gauche, dépasserait les 30 %. L'UDC et le PLR perdraient la majorité absolue des sièges qu'ils détiennent actuellement ensemble au Conseil National, le recul du PDC ne l'affectant pas au Conseil des Etats, où il détient la majorité absolue des sièges avec le PS... et le Vert. La Suisse n'est pas vraiment le pays des grands bouleversements électoraux -mais ce glissement électoral vers la gauche pourrait au moins permettre à la prochaine législature d'être moins "perdue" que celle qui se termine.

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  • En finir avec le machisme en politique ?

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    balayeuse.jpgDe la grève aux urnes

    Une grève nationale dans un pays qui cultive le mythe de la "paix du travail" n'est certainement pas un événement anodin : la grève féministe du 14 juin a été bien plus importante que les mobilisations syndicales depuis des décennies -sans doute, depuis 1918... plus importante en nombre de participantes à la grève, et de participantes et participants aux manifestations, et plus large dans les revendications -et là encore, elle ne peut se comparer qu'à la Grève Générale de 1918 : les enjeux étaient certes les enjeux traditionnels (salaires, retraites, conditions et temps de travail), mais ils étaient aussi tous ceux concernant la place des femmes dans la société, les rôles sociaux, la définition sociale des genres, les droits des migrantes, les normes sexuelles, la violence faite aux femmes... Ces enjeux font programme -et nous sommes précisément en un moment d'élections -et tant que nous sommes dans un système démocratique "semi-direct" fondé sur une part de "représentation", les élections sont un moment où se jugent, se jaugent et se confrontent les programmes. En passant de la grève aux urnes, c'est bien la capacité des partis politiques à tenir compte des revendications portées dans la rue le 14 juin qui est en cause.

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  • Rentrée électorale en Suisse : De sinople à la pomme de gueules

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    pomme.jpgLa rentrée, cette année en Suisse, est électorale : la campagne des élections fédérales est lancée. Des élections fédérales qui sont autant d'élections cantonales. L'UDC se bat pour rester le premier parti de Suisse, le PS pour le redevenir, le PLR pour devenir le deuxième parti de Suisse devant le PS, le PDC pour rester le quatrième parti de Suisse et les Verts pour le devenir devant le PDC... Et les Verts et le PS se battent en outre pour que l'UDC et le PLR perdent au Conseil national la majorité absolue qu'ils y détiennent depuis 2015, sans rien en faire qui puisse leur servir d'argument électoral, au point même que pour l'UDC, le PLR est devenu l'un des verts sournois (avec le PS, l'UDC et l'Union européenne) bouffant la pomme helvétique. Dont on ne sait pas ce que l'UDC entend faire : une tarte ? de la compote ? du cidre ? Ou la laisser pourrir ? En tous cas, on notera que la pomme udéciste est rouge. Il est vrai qu'on aurait été assez surpris qu'elle fût aussi verte que les sondages le prédisent des urnes...

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  • Défaite électorale d'Erdogan

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    élection Istambul.jpgHier, à Istanbul c'était Byzance...

    Ekrem Imamoglu, le candidat du Parti républicain du peuple (CHP), l'opposition social-démocrate, kémaliste et laïque au président Erdogan et à son parti (l'AKP) a été assez largement (54 % des suffrages) élu, pour la deuxième fois, à la Mairie d'Istanbul. Erdogan, son parti et les media à leur solde avaient pourtant tout fait pour éviter cette défaite : la première élection d'Imamoglu, le 31 mars, avait été annulée le 6 mai, et pendant toute la campagne pour cette seconde élection, les media aux ordres n'ont cessé de tenter de décrédibiliser, voire d'insulter Ekrem Imamoglu présenté tantôt comme un suppôt du terrorisme (kurde), tantôt comme un "Grec pontique", tantôt comme ayant le projet de faire du drapeau arc-en-ciel de la communauté LGPT le drapeau de la ville.

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  • Elections européennes : le jour d'après

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    Pina Bausch.jpgEt maintenant ?

    Deux surprises dans les résultats des élections européennes : d'abord, le taux de participation est en forte hausse presque partout par rapport aux précédentes élections, alors qu'on l'attendait en baisse. Ensuite, les résultats globaux de l'extrême-droite sont en dessous de ses attentes, malgré ses succès en France (mais elle y était déjà en tête en 2014), en Italie). Pour le reste, la progression des Verts était prévisible, mais elle prend en Allemagne et en France des proportions inattendues -et les Verts sont au final les grands gagnants continentaux de ces élections. Quant aux socialistes, s'ils sont réduits à la portion congrue en France et défaits en Allemagne, ils sont gagnants en Espagne, au Portugal et aux Pays-Bas et résistent assez bien en Italie. Et les Brexiters arrivent largement en tête au Royaume-Uni, comme il y a cinq ans, où les Conservateurs se prennent une branlée historique. Résultat continental des courses nationales : les deux principaux groupes politiques du parlement européen (les conservateurs du PPS et les sociaux-démocrates) reculent lourdement et perdent leur majorité absolue, les libéraux se renforcent et deviennent, grâce à l'entrée des macronistes, des alliés indispensables aux deux autres grands groupes, et les Verts progressent fortement, comme les représentants de l'extrême-droite -mais ceux-ci dans le désordre de groupes parlementaires éclatés.

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  • Elections européennes : vingt-huit élections nationales

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    élections européennes.jpg

    Vague ou vaguelette "populiste de droite" ?

    Conseiller municipal d'une ville de province aux marches de l'Union européennes, on ne prendra guère de risque à, sinon prédire (nous ne sommes pas nécromanciens, et dans le marc de café, nous ne lisons rien, nous le buvons avec le café), du moins envisager que les élections européennes* de dimanche ne bouleverseront pas le parlement de l'Union : le système électoral, le fait qu'on a moins affaire à une élection continentale qu'à 28 élections nationales (Royaume-Uni compris, malgré le Brexit et la démission annoncée de la Première Ministre May), canalise les mouvements électoraux en les fragmentant. Les vagues deviennent vaguelettes. Le plus vraisemblable est que l'alliance de fait entre démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates perdra la majorité absolue des sièges -mais qu'elle la retrouvera en s'élargissant aux libéraux. A côté de quoi on assistera tout aussi vraisemblablement à, sur la gauche, une poussée des Verts et sur la droite à une poussée des nationalistes réactionnaires et à une plus forte célébration de leur culte de la frontière. Mais de quelle frontière ? celle de chaque Etat membre avec les autres Etats membres ? Celle de l'Union Européenne avec le reste de l'Europe (dont la Suisse) ? Celles de l'Espace Schengen ?

    * On rappellera tout de même que l'Union Européenne, ce n'est pas "l'Europe"... l'Europe géographique, c'est, conventionnellement, celle "de l'Atlantique à l'Oural". Et la Suisse en est. L'Europe politique, cela peut-être celle de l'Union Européenne (mais elle a pied en Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie, avec les territoires d'outre-mer des Etats membres), et la Suisse n'en est pas, mais cela peut être aussi celle du Conseil de l'Europe -et celle-là va jusqu'à Vladivostok, puisque la Russie en est membre (comme la Suisse...), comprend toute la Sibérie et a sa "frontière" avec l'Alaska, dans le détroit de Béring...

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  • ¡salud!'

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    Elections espagnoles : victoire des socialistes, défaite de la droite, réapparition de l'extrême-droite 
     
    "Nous ne choisissons pas le pays où nous naissons, mais en démocratie nous pouvons choisir un pays avec plus de justice sociale, d'égalité et de convivialité" : Pedro Sanchez avait, en résumant ainsi le choix offert aux électrices et aux électeurs espagnols, appelé à lui redonner une majorité parlementaire lui permettant de rester au pouvoir et de mener une politique socialement progressiste, et "nationalement" pacificatrice du conflit catalan. "Nous pouvons choisir", proclamait le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez. Les Espagnols ont choisi (la participation a été massive) : le PSOE de Sanchez sort largement vainqueur des élections -sans majorité absolue des sièges à la Chambre basse (les Cortes) et donc, même s'il gagne une telle majorité au Sénat,  contraint à une alliance -qui ne peut se faire qu'à gauche, avec la gauche de la gauche de Podemos (qui recule) et la gauche républicaine de Catalogne (dont le leader, Oriol Junqueras, est en prison pour sa participation au processus d'autodétermination), qui devient le premier parti "catalaniste", et peut-être même le premier parti de la région-nation. Le PSOE n'a pas la majorité absolue des sièges à lui tout seul ? Tant mieux : une alliance à gauche lui évitera de faire des conneries... Il devrait également pouvoir bénéficier du soutien du Parti nationaliste basque.  En face, aucune coalition éventuelle de droite et d'extrême-droite n'est envisageable : le Parti "populaire" (la droite conservatrice) est en chute libre, la droite libérale de Ciudadanos et l'extrême-droite de Vox (qui entre au parlement, mais avec moins de sièges que l'annonçaient les sondages, et même moins que les partis nationalistes catalans et basque) se partageant son électorat perdu. L'Espagne a donc voté à gauche, et ça fait d'autant plus de bien par où ça passe que dans le reste de l'Europe (sauf, S.E.O., en Grande-Bretagne, au Portugal et en Finlande), le vent ne souffle pas vraiment dans ce sens...

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  • Quelle Espagne dans une semaine ?

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    Espagne-république.jpgEntre PSOE et Vox

    Dimanche, l'Espagne aura renouvelé son parlement (les Cortes). Et si on en croit les sondages, c'est un parti socialiste (le PSOE) ressuscité qui pourrait gagner ces élections -mais sans être certain de pouvoir rester au pouvoir, et un parti fasciste, franquiste, qui pourrait entrer au parlement pour la première fois depuis plus de trente ans. Deux sondages du 17 avril donnaient entre 28,9 et 30,5 % des suffrages au PSOE, loin devant la droite conservatrice (et de plus en plus à droite et conservatrice) du Parti Populaire (entre  18,8 et 21,3 %), la droite libérale de Ciudadanos (entre 14,9 et 16 %), la gauche de la gauche (Podemos) autour de 12,7 %, et l'extrême-droite (Vox) entre 10,9 et 12,2 %, mais avec le risque d'une minimisation par les sondages de son score possible). Les formations catalanes et basques de gauche (gauche républicaine catalane, gauche nationaliste basque) et de droite (Ensemble pour la Catalogne, parti nationaliste basque) sont évaluées ensemble autour de 5 à 6 % des suffrages au plan national (alors qu'ils ne présentent en fait qu'en Catalogne et en Euzkadi).  On aurait ainsi une gauche nationale et régionale à 46 ou 47 % des suffrages, une droite (extrême-droite comprise) au même niveau, avec les nationalistes basques et catalans en arbitres (historiquement, ils penchent généralement pour un soutien à un gouvernement de gauche). Pedro Sanchez pourrait donc rester Premier ministre,  mais même si le PSOE devait, comme il est prévisible, gagner les élections, il lui faudrait gagner l'appui du reste de la gauche et des formations catalanes et basques pour obtenir une majorité parlementaire (Selon l'enquête d'opinion publiée par le journal El Pais, la gauche obtiendrait 162 sièges, la droite et l'extrême-droite 156). Mais la forte proportion d'indécis au sein du corps électoral (41 % il y a dix jours) rend toute prévision périlleuse, sauf sur un point : pour l'Espagne, et pour la démocratie en Espagne (toute l'Espagne...) ces élections sont cruciales. Et donc dangereuses.

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