élections

  • Elections fédérales : dernières salves avant d'en prendre pour 4 ans

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    votez!.jpgJ-4 : aux urnes !

    Tout le monde a déjà reçu ses enveloppes de vote pour les élections fédérales. Nombreux sont celles et ceux qui ont déjà voté. Nombreux aussi celles et ceux qui, ne l'ayant pas encore fait, savent déjà pour qui voter. Et plus souvent encore, pour qui ne pas voter. Avant-hier, on n'en était pourtant toujours qu'à 20 % de participation, ce qui devrait nous amener à une abstention majoritaire dimanche prochain.En attendant, pour animer les derniers jours de campagne, la "Tribune de Genève" nous a bidouillé un sondage assez rigolo auprès de 315 lecteurs PLR de la "Tribune" âgés de plus de 55 ans- Le sondage qui annonce qu'il va voter PLR... On attend donc avec fébrilité le sondage de GHI annonçant la victoire du MCG et le sondage du "Courrier" annonçant la victoire d'"Ensemble à Gauche".

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  • Elections fédérales : un sondage qui confirme les sondages

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    urne.jpgVertes urnes

    Un sondage Tamedia paru hier dans "Le Matin Dimanche" confirme les tendances des précédents sondages (Tamedia ou SSR) : progression des Verts (+ 3,1 %) et des Verts libéraux (+ 2,6 %), reculs de l'UDC (- 1,5 %), du PDC (1,2 %), mais également du PS, du PLR et du PBD (0,8 % chacun). Globalement, ces glissements progressif des désirs électoraux accouchent d'un léger glissement à gauche (la progression des Verts faisant plus que compenser la stagnation ou le léger recul du PS), un léger renforcement du centre (la progression des Verts libéraux effaçant les reculs du PDC et du PBD), pendant qu'à droite les reculs du PLR et de l'UDC ne sont compensés par aucune autre force. Pas de révolution dans les urnes, donc. On n'en attendait d'ailleurs pas. On est en Suisse, quand même.

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  • D'une élection l'autre : dans six mois, les Municipales

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    Groupe PS municipal 2.jpg

    Groupons-nous et demain...

    Changement d'élections réjouit les militants : hier soir, en pleine cam pagne pour les élections fédérales, le Parti socialiste de la Ville de Genève a décidé en assemblée générale de sa liste pour les élections municipales du 15 mars 2020, conduite par Sami Kanaan et Christina Kitsos, que le parti présente au Conseil administratif : 47 candidates et candidats au Conseil municipal, présentés selon l'habituelle méthode socialiste, d'autant plus égalitaire qu'elle est le fruit du hasard : par ordre alphabétique à partir d'une lettre tirée au sort (cette fois, le "I"), femmes et hommes en alternance. Elles sont 20, ils sont 27. En décidant de sa liste pour les Municipales, le PS de la Ville de Genève a réaffirmé ses objectifs : "répondre aux défis de l'urgence sociale et climatique; pour cela, reconstruire une majorité de gauche au Conseil municipal et garder une majorité de l’Alternative au Conseil administratif".

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  • Elections fédérales : l'UDC comme elle est...

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    SUISSIMM.JPG

    C'était mieux avant...

    En 2015, l'UDC, qui était devenue le premier parti de Suisse en 2003 en dépassant le PS, avait fait un carton, frisant les 30 % de suffrages, le double de ce qu'elle avait obtenu en 1995. Mais depuis quatre ans, elle recule : ses initiatives échouent devant le peuple, elle perd des élus dans les cantons (38 sièges dans les parlements cantonaux perdus dans les six premiers mois de l'année, dont 9 à Zurich, 7 à Lucerne et 7 à Bâle-campagne en mars), à quoi répondent des purges orchestrées par les blochériens : l'ensemble du comité zurichois est débarqué, le président de la section de Bâle-campagne doit démissionner...  et elle ne peut même pas tenter sans ridicule de "verdir" son discours, contrairement à ce à quoi s'essaie le PLR : entre ceux des udécistes qui nient le réchauffement climatique et ceux qui l'admettent mais l'exemptent de toute responsabilité humaine, elle est d'une crédibilité nulle sur ce thème. Du coup, elle laboure son champ habituel : la xénophobie et l'europhobie, compare l'Union Européenne à l'Allemagne nazie. Et, sans rire, Guy Parmelin ou Ueli Maurer au Général Guisan sur le Grütli en 1940 (en oubliant tous les accommodements de la Suisse avec le IIIe Reich entre 1940 et 1943)...

     

     

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  • Glissements progressifs des choix électoraux

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    Conseil national.jpgUrnes communicantes

    Selon le dernier "baromètre électoral" de la SSR, les Verts, avec 10,6 % des suffrages (+3,5 % par rapport à 2015) dépasseraient le PDC (10,4 %, -1,4 %) lors des élections fédérales. Les Verts libéraux progressant également (de 2,3 points) pour obtenir 6,9 % des suffrages, les deux partis écolos dépasseraient  ensemble le PLR (16,7 %, + 0,3 %) et frôleraient, avec 17,5 %, le PS (18,7 %, -0,1 %). L'UDC resterait le premier parti du pays, mais le sondage confirme son recul de 2,6 points, à 26,8 %). La gauche dans son ensemble, en comptant les petites listes de la gauche de la gauche, dépasserait les 30 %. L'UDC et le PLR perdraient la majorité absolue des sièges qu'ils détiennent actuellement ensemble au Conseil National, le recul du PDC ne l'affectant pas au Conseil des Etats, où il détient la majorité absolue des sièges avec le PS... et le Vert. La Suisse n'est pas vraiment le pays des grands bouleversements électoraux -mais ce glissement électoral vers la gauche pourrait au moins permettre à la prochaine législature d'être moins "perdue" que celle qui se termine.

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  • En finir avec le machisme en politique ?

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    balayeuse.jpgDe la grève aux urnes

    Une grève nationale dans un pays qui cultive le mythe de la "paix du travail" n'est certainement pas un événement anodin : la grève féministe du 14 juin a été bien plus importante que les mobilisations syndicales depuis des décennies -sans doute, depuis 1918... plus importante en nombre de participantes à la grève, et de participantes et participants aux manifestations, et plus large dans les revendications -et là encore, elle ne peut se comparer qu'à la Grève Générale de 1918 : les enjeux étaient certes les enjeux traditionnels (salaires, retraites, conditions et temps de travail), mais ils étaient aussi tous ceux concernant la place des femmes dans la société, les rôles sociaux, la définition sociale des genres, les droits des migrantes, les normes sexuelles, la violence faite aux femmes... Ces enjeux font programme -et nous sommes précisément en un moment d'élections -et tant que nous sommes dans un système démocratique "semi-direct" fondé sur une part de "représentation", les élections sont un moment où se jugent, se jaugent et se confrontent les programmes. En passant de la grève aux urnes, c'est bien la capacité des partis politiques à tenir compte des revendications portées dans la rue le 14 juin qui est en cause.

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  • Rentrée électorale en Suisse : De sinople à la pomme de gueules

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    pomme.jpgLa rentrée, cette année en Suisse, est électorale : la campagne des élections fédérales est lancée. Des élections fédérales qui sont autant d'élections cantonales. L'UDC se bat pour rester le premier parti de Suisse, le PS pour le redevenir, le PLR pour devenir le deuxième parti de Suisse devant le PS, le PDC pour rester le quatrième parti de Suisse et les Verts pour le devenir devant le PDC... Et les Verts et le PS se battent en outre pour que l'UDC et le PLR perdent au Conseil national la majorité absolue qu'ils y détiennent depuis 2015, sans rien en faire qui puisse leur servir d'argument électoral, au point même que pour l'UDC, le PLR est devenu l'un des verts sournois (avec le PS, l'UDC et l'Union européenne) bouffant la pomme helvétique. Dont on ne sait pas ce que l'UDC entend faire : une tarte ? de la compote ? du cidre ? Ou la laisser pourrir ? En tous cas, on notera que la pomme udéciste est rouge. Il est vrai qu'on aurait été assez surpris qu'elle fût aussi verte que les sondages le prédisent des urnes...

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  • Défaite électorale d'Erdogan

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    élection Istambul.jpgHier, à Istanbul c'était Byzance...

    Ekrem Imamoglu, le candidat du Parti républicain du peuple (CHP), l'opposition social-démocrate, kémaliste et laïque au président Erdogan et à son parti (l'AKP) a été assez largement (54 % des suffrages) élu, pour la deuxième fois, à la Mairie d'Istanbul. Erdogan, son parti et les media à leur solde avaient pourtant tout fait pour éviter cette défaite : la première élection d'Imamoglu, le 31 mars, avait été annulée le 6 mai, et pendant toute la campagne pour cette seconde élection, les media aux ordres n'ont cessé de tenter de décrédibiliser, voire d'insulter Ekrem Imamoglu présenté tantôt comme un suppôt du terrorisme (kurde), tantôt comme un "Grec pontique", tantôt comme ayant le projet de faire du drapeau arc-en-ciel de la communauté LGPT le drapeau de la ville.

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  • Elections européennes : le jour d'après

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    Pina Bausch.jpgEt maintenant ?

    Deux surprises dans les résultats des élections européennes : d'abord, le taux de participation est en forte hausse presque partout par rapport aux précédentes élections, alors qu'on l'attendait en baisse. Ensuite, les résultats globaux de l'extrême-droite sont en dessous de ses attentes, malgré ses succès en France (mais elle y était déjà en tête en 2014), en Italie). Pour le reste, la progression des Verts était prévisible, mais elle prend en Allemagne et en France des proportions inattendues -et les Verts sont au final les grands gagnants continentaux de ces élections. Quant aux socialistes, s'ils sont réduits à la portion congrue en France et défaits en Allemagne, ils sont gagnants en Espagne, au Portugal et aux Pays-Bas et résistent assez bien en Italie. Et les Brexiters arrivent largement en tête au Royaume-Uni, comme il y a cinq ans, où les Conservateurs se prennent une branlée historique. Résultat continental des courses nationales : les deux principaux groupes politiques du parlement européen (les conservateurs du PPS et les sociaux-démocrates) reculent lourdement et perdent leur majorité absolue, les libéraux se renforcent et deviennent, grâce à l'entrée des macronistes, des alliés indispensables aux deux autres grands groupes, et les Verts progressent fortement, comme les représentants de l'extrême-droite -mais ceux-ci dans le désordre de groupes parlementaires éclatés.

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  • Elections européennes : vingt-huit élections nationales

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    élections européennes.jpg

    Vague ou vaguelette "populiste de droite" ?

    Conseiller municipal d'une ville de province aux marches de l'Union européennes, on ne prendra guère de risque à, sinon prédire (nous ne sommes pas nécromanciens, et dans le marc de café, nous ne lisons rien, nous le buvons avec le café), du moins envisager que les élections européennes* de dimanche ne bouleverseront pas le parlement de l'Union : le système électoral, le fait qu'on a moins affaire à une élection continentale qu'à 28 élections nationales (Royaume-Uni compris, malgré le Brexit et la démission annoncée de la Première Ministre May), canalise les mouvements électoraux en les fragmentant. Les vagues deviennent vaguelettes. Le plus vraisemblable est que l'alliance de fait entre démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates perdra la majorité absolue des sièges -mais qu'elle la retrouvera en s'élargissant aux libéraux. A côté de quoi on assistera tout aussi vraisemblablement à, sur la gauche, une poussée des Verts et sur la droite à une poussée des nationalistes réactionnaires et à une plus forte célébration de leur culte de la frontière. Mais de quelle frontière ? celle de chaque Etat membre avec les autres Etats membres ? Celle de l'Union Européenne avec le reste de l'Europe (dont la Suisse) ? Celles de l'Espace Schengen ?

    * On rappellera tout de même que l'Union Européenne, ce n'est pas "l'Europe"... l'Europe géographique, c'est, conventionnellement, celle "de l'Atlantique à l'Oural". Et la Suisse en est. L'Europe politique, cela peut-être celle de l'Union Européenne (mais elle a pied en Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie, avec les territoires d'outre-mer des Etats membres), et la Suisse n'en est pas, mais cela peut être aussi celle du Conseil de l'Europe -et celle-là va jusqu'à Vladivostok, puisque la Russie en est membre (comme la Suisse...), comprend toute la Sibérie et a sa "frontière" avec l'Alaska, dans le détroit de Béring...

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  • ¡salud!'

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    Elections espagnoles : victoire des socialistes, défaite de la droite, réapparition de l'extrême-droite 
     
    "Nous ne choisissons pas le pays où nous naissons, mais en démocratie nous pouvons choisir un pays avec plus de justice sociale, d'égalité et de convivialité" : Pedro Sanchez avait, en résumant ainsi le choix offert aux électrices et aux électeurs espagnols, appelé à lui redonner une majorité parlementaire lui permettant de rester au pouvoir et de mener une politique socialement progressiste, et "nationalement" pacificatrice du conflit catalan. "Nous pouvons choisir", proclamait le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez. Les Espagnols ont choisi (la participation a été massive) : le PSOE de Sanchez sort largement vainqueur des élections -sans majorité absolue des sièges à la Chambre basse (les Cortes) et donc, même s'il gagne une telle majorité au Sénat,  contraint à une alliance -qui ne peut se faire qu'à gauche, avec la gauche de la gauche de Podemos (qui recule) et la gauche républicaine de Catalogne (dont le leader, Oriol Junqueras, est en prison pour sa participation au processus d'autodétermination), qui devient le premier parti "catalaniste", et peut-être même le premier parti de la région-nation. Le PSOE n'a pas la majorité absolue des sièges à lui tout seul ? Tant mieux : une alliance à gauche lui évitera de faire des conneries... Il devrait également pouvoir bénéficier du soutien du Parti nationaliste basque.  En face, aucune coalition éventuelle de droite et d'extrême-droite n'est envisageable : le Parti "populaire" (la droite conservatrice) est en chute libre, la droite libérale de Ciudadanos et l'extrême-droite de Vox (qui entre au parlement, mais avec moins de sièges que l'annonçaient les sondages, et même moins que les partis nationalistes catalans et basque) se partageant son électorat perdu. L'Espagne a donc voté à gauche, et ça fait d'autant plus de bien par où ça passe que dans le reste de l'Europe (sauf, S.E.O., en Grande-Bretagne, au Portugal et en Finlande), le vent ne souffle pas vraiment dans ce sens...

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  • Quelle Espagne dans une semaine ?

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    Espagne-république.jpgEntre PSOE et Vox

    Dimanche, l'Espagne aura renouvelé son parlement (les Cortes). Et si on en croit les sondages, c'est un parti socialiste (le PSOE) ressuscité qui pourrait gagner ces élections -mais sans être certain de pouvoir rester au pouvoir, et un parti fasciste, franquiste, qui pourrait entrer au parlement pour la première fois depuis plus de trente ans. Deux sondages du 17 avril donnaient entre 28,9 et 30,5 % des suffrages au PSOE, loin devant la droite conservatrice (et de plus en plus à droite et conservatrice) du Parti Populaire (entre  18,8 et 21,3 %), la droite libérale de Ciudadanos (entre 14,9 et 16 %), la gauche de la gauche (Podemos) autour de 12,7 %, et l'extrême-droite (Vox) entre 10,9 et 12,2 %, mais avec le risque d'une minimisation par les sondages de son score possible). Les formations catalanes et basques de gauche (gauche républicaine catalane, gauche nationaliste basque) et de droite (Ensemble pour la Catalogne, parti nationaliste basque) sont évaluées ensemble autour de 5 à 6 % des suffrages au plan national (alors qu'ils ne présentent en fait qu'en Catalogne et en Euzkadi).  On aurait ainsi une gauche nationale et régionale à 46 ou 47 % des suffrages, une droite (extrême-droite comprise) au même niveau, avec les nationalistes basques et catalans en arbitres (historiquement, ils penchent généralement pour un soutien à un gouvernement de gauche). Pedro Sanchez pourrait donc rester Premier ministre,  mais même si le PSOE devait, comme il est prévisible, gagner les élections, il lui faudrait gagner l'appui du reste de la gauche et des formations catalanes et basques pour obtenir une majorité parlementaire (Selon l'enquête d'opinion publiée par le journal El Pais, la gauche obtiendrait 162 sièges, la droite et l'extrême-droite 156). Mais la forte proportion d'indécis au sein du corps électoral (41 % il y a dix jours) rend toute prévision périlleuse, sauf sur un point : pour l'Espagne, et pour la démocratie en Espagne (toute l'Espagne...) ces élections sont cruciales. Et donc dangereuses.

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  • RFFA : tièdes soutiens pour une réforme réchauffée

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    Affiche RFFA-RIE.jpgUn compromis sans consensus ?

    Le Président de la Confédération en titre, et Conseiller fédéral en charge des Finances (et de la campagne en Alémanie et auprès de la pour le "paquet" de la RFFA -Alain Berset s'occupant de la gauche et de la Romandie), Ueli Maurer, a, l'autre jour, quitté le plateau de la télé alémanique fâché par la présentation de l'enjeu de la votation du 19 mai, et en particulier par le reproche fait à la RFFA de n'être qu'une RIE III réchauffée. Consternation des partisans de ladite RFFA : "si on gagne le 19 mai, ce sera malgré lui" confie l'un d'eux à la "Tribune de Genève"... Et s'ils perdent, ce sera grâce à qui, ou à quoi ? On ne peut pas dire en tout cas que leur projet suscite un enthousiasme délirant dans le camp qui devrait lui être acquis : l'UDC (le parti de Maurer) n'a pas réussi à prendre position au plan suisse (et à Genève, où le projet n'est plus soutenu que par le PLR, le PDC et le MCG) elle appelle à voter "non"), et les Verts libéraux s'y opposent. Les partisans de la RFFA présentent ce projet comme un compromis capable de faire consensus -mais un consensus entre qui ? ses seuls auteurs ?

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  • Elections israéliennes : A qui perd gagne ?

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    élections israéliennes.jpgSelon des résultats presque définitifs, la coalition "bleu et blanc" de l'ancien chef d'état-major de Tsahal, le général Benny Gantz, et le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahou, arriveraient au coude-à-coude en tête des législatives israéliennes, avec peut-être quelques sièges de plus pour la coalition "bleu et blanc", mais gagner les élections ne garantit pas, dans le système israélienn (celui d'un parlement élu à la proportionnelle intégrale, et donc totalement fragmenté), de pouvoir prendre le gouvernement. Même battu, Netanyahou aurait plus d'alliés potentiels, à l'extrême-droite et chez les intégristes religieux, que Benny Gantz, qui, pour pouvoir constituer un gouvernement, devrait au moins pouvoir compter sur l'abstention des partis arabes et le soutien de ce qui reste de la gauche israélienne (des travaillistes laminés, un Meretz marginal). Les élections israéliennes se sont ainsi jouées entre deux droites (l'affairiste et populiste de Netanyahou et la nationaliste de Gantz), et à qui perd gagne -mais qui y gagne ? Netanyahou, sans doute. Mais lui seul : il pourrait échapper à la justice qui l'a inculpé pour corruption. Quant à la société israélienne, elle a déjà perdu. Et depuis longtemps. Quelle étrange alternative politique était-ce, d'ailleurs, que celle n'opposant que le protégé quasi mafieux de Trump et un général pas moins "sécuritaire" et arabophobe que lui... Aussi paradoxal que cela soit, cette victoire du perdant signerait la défaite du sionisme comme projet politique, sinon comme réflexe identitaire...

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  • Ambiguë Byzance

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    kurdes.jpgElections municipales en Turquie : défaite d'Erdogan dans les villes et au Kurdistan 

    Les élections municipales en Turquie accouchent d'une défaite du Sultan : le parti du président Erdogan, l'AKP, a perdu les municipalités de la capitale, Ankara, de la métropole, Istambul. Mais cette défaite est ambiguë : l'AKP reste le premier parti de Turquie, et l'opposition n'a réussi à le vaincre dans les grandes villes qu'en agglutinant des forces politiques contradictoires : le CHP kémaliste et social-démocrate et l'Iyi ultranationaliste à Istambul, par exemple. Et il lui a fallu encore bénéficier du soutien indirect (par l'absence de candidature) du Parti démocratique des peuples (HDP), parti de gauche et bête noire du régime du fait de son fort ancrage kurde. Malgré sa criminalisation (53 de ses militants – et un candidat ont été arrêtés à la veille du scrutin, ses dirigeants, dix de ses députés, près d'une centaine de ses maires sont en prison), ce choix du HDP, principale force de gauche de Turquie, a été déterminant : ses électeurs ont donné leur voix aux candidats de l’opposition républicaine malgré son alliance avec des ultranationalistes aussi "antikurdes" qu'Erdogan. Et si l'opposition à gagné à Istambul (plus grande ville kurde du pays...), c'est grâce au vote des Kurdes. Et le HDP, vainqueur dans six provinces du sud-est, a récupéré plusieurs villes kurdes comme Diyarbakir et Van, dont les maires avaient été destitués arbitrairement par le pouvoir et remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement.

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  • Elections européennes : le pire n'est jamais sûr

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    parlment européen.jpg

    Orwell ou Houellebecq ?

    Tirant les enseignements de son "enquête hongroise" dans les pays européens ayant instauré des régimes de "démocratie illibérale" ou d'Autoritarisme électif", le journaliste Bernard Guetta (par ailleurs candidat aux élections européennes sur la liste macronienne) ne fait pas preuve d'un grand optimisme : il se demande "si nous (ne sommes) pas à l'aube d'une ère de plusieurs siècles, qui ne sera pas forcément (...) une ère de régimes sanguinaires, mais quelque chose de tranquille, et de terne (...). Un monde étouffé, plus étroit, moins libre. Un monde sans passions, d'un ennui effroyable". Un monde qui, comme en Hongrie, en Pologne, en Autriche ou en Italie, où "les gens n'ont pas peur", où il n'y a "aucun des signes habituels des régimes policiers" mais qui est tout de même "un étouffoir". Pas un monde orwellien, mais peut-être un monde houellebecquien... Se dessinera-t-il lors des élections européennes (auxquelles les Britanniques participeront sans doute, alors qu'ils sont toujours supposés quitter l'Union) ? Le pire n'est jamais sûr..

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  • Le PS de la Ville de Genève a désigné son candidat et sa candidate à la Municipalité

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    candidats PS CA.jpgUn coup de deux

    Hier soir, le Parti socialiste de la Ville de Genève, qui dispose de deux des cinq sièges de l'Exécutif municipal, y a désigné son candidat (Sami Kanaan) et sa candidate (Christina Kitsos) à l'élection du printemps 2020. C'est le premier parti de gauche à le faire. Il avait le choix entre cinq candidatures à la candidature qui toutes ont été inscrites par celui et celles qui les posaient dans une volonté de r4econquête d'une majorité de gauche au Conseil Municipal, et de maintien de celle au Conseil administratif. Mais au-delà de cette double volonté de reconquête et de maintien, il y a, également partagée, celle de défendre d'abord, d'étendre ensuite, la capacité de la Ville de Genève à mener une politique différente, alternative, à celle du canton -c'est-à-dire de la majorité politique qui la détermine (pour l'essentiel). Le PS a joué hier soir un coup de deux qui n'abolit certes pas le hasard de toute élection, mais lui permet dès aujourd'hui d'entrer en campagne.

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  • Une gauche socialiste à reconstruire

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    quidautre.jpgPercées vertes et déroutes socialistes dans trois élections en Europe

    Dimanche, en Bavière, en Flandre belge et au Luxemburg, des élections régionales, municipales et législative (selon les cas) ont vu la montée en puissance des Verts au détriment, surtout, des sociaux-démocrates. Ce "dimanche vert" et ce quasi "désastre rose" ne peuvent s'expliquer par la seule actualité climatique : ils s'expliquent aussi par la perte par les socialistes de leur boussole politique, entre ralliement plus ou moins honteux au libéralisme (disons : le "social-libéralisme" survivant à ses inventeurs, Blair et Schroeder) et volonté de retrouver les racines idéologiques et programmatiques du socialisme. En Bavière, le SPD tombe au-dessous de 10 % des suffrages, est même dépassé par l'extrême-droite de l'AFD alors que les Verts, avec près de 18 % des suffrages, deviennent la deuxième force politique du Land, derrière la CSU catho-conservatrice (qui elle aussi a subi une lourde défaite électorale à force de courir après l'extrême-droite en reprenant quasiment son programme xénophobe). En Belgique, les socialistes ne résistent qu'en Wallonie et à Bruxelles (où les Verts deviennent aussi, derrière le PS, la deuxième force politique), mais s'effondrent en Flandre. Qu'est-ce que cette déroute socialiste et cette percée verte disent de l'état de la gauche (et particulièrement de la social-démocratie) en Europe ? Pour le moins, qu'elle est en reconstruction...

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  • Réelection d'Erdogan par la moitié de la Turquie : D'un "Atatürk" à l'autre ?

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    Atatürk Erdogan.jpg

    Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis quinze ans, a donc été réélu dès le premier tour pour cinq ans à la présidence de la Turquie  avec 52,5 % des suffrages exprimés. Le social-démocrate Muharrem Ince, qui portait les couleurs du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), a obtenu 30,64 % des voix, et le candidat (emprisonné) du HDP (gauche kurde) 8 %. Il ne faisait guère de doute que le Sultan serait resultanisé, la seule question étant de savoir si ce serait au premier tour ou au second. Ce fut donc au premier tour, mais sans triomphe : pour obtenir 52,5 % des suffrages, il a quand même fallu bourrer un peu les urnes, écarter des observateurs, dissuader des électeurs (notamment au Kurdistan) et accessoirement, maintenir en prison un des candidats à la présidence...
    Aux législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle, la coalition formée par l’AKP, le parti de M. Erdogan, et le parti ultranationaliste MHP a récolté quelque 53,6 % des voix (le MHP faisant un score de 11 %) et la majorité absolue des sièges (mais pas la majorité qualifiée pour pouvoir modifier la constitution). L’alliance hétéroclite de plusieurs partis d’opposition (social-démocrate kémaliste, nationaliste de droite, islamiste) récolte 34 %. Le parti de gauche HDP (Parti démocratique des peuples), favorable à la cause kurde, obtient 11 % des suffrages, et siégera donc, avec 68 sièges, à l'Assemblée nationale -un parlement dépouillé de l'essentiel de ses pouvoirs (même budgétaires) par la présidentialisation du régime imposée par Erdogan. Dans cinq ans, le nouveau Sultan pourra célébrer en tant que président le centenaire de l'instauration de la République de Turquie. Par Mustapha Kemal. D'un "Père des Turcs" ("Atatürk") à un autre ?

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  • Selahattin Demirtas : « Je continuerai à lutter »

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    Demirtas.jpg

    Election présidentielle turque :
    Selahattin Demirtas : « Je continuerai à lutter »


    Incarcéré depuis le 4 novembre 2016 au Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne en Turquie, Selahattin Demirtas a écrit ce texte mardi 12 juin et l’a transmis au « Monde ». En attente d’un procès, il risque une peine de prison de cent quarante-deux ans, selon le code pénal turc. Turc d’origine kurde, il préside le Parti démocratique des peuples et a depuis sa prison présenté sa candidature à l’élection présidentielle turque du 24 juin.

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