vendredi, 21 octobre 2016

Affres budgétaires et phynancières genevoises : Beautés de la langue de bois

 Interrogé par le mensuel "Affaires Publiques", le ministre genevois des Phynances, Serge dal Busco, décrit en ces termes la situation financière genevoises : "Du côté des revenus, il est très difficile de dégager de nouveaux moyens" (il a en effet été plus facile de priver le canton d'un milliard de recettes annuelles en faisait se succéder 13 réductions d'impôts en quinze ans), "les projets que nous présentons pour tirer profit de certaines niches fiscales spécifiques se heurtent à de très fortes résistances politiques" (là, un traducteur est demandé), et comme il va falloir d'une part investir et que d'autre part "nous allons devoir assumer, à court terme, un manque à gagner fiscal temporaire lié à la réforme de l'imposition des entreprises" (on appréciera le "à court terme" et le "temporaire"...), "nous devons agir sur la part des dépenses publiques sur lesquelles le Conseil d'Etat et le Grand Conseil ont la main. Réduire les dépenses sans nuire aux prestations, avec notamment des gains d'efficience, voilà l'enjeu". Nous voilà pleinement rassurés et précisément informés. Rien de tel qu'une bonne dose de langue de bois pour donner l'impression qu'on dit quelque chose, quand ce qu'on dit ne dit rien de ce qui est, et moins que rien de ce qui sera.

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jeudi, 20 octobre 2016

Consommer 7 jours sur 7, pourquoi ?

supermarche.jpegOuverture dominicale des magasins : on vote (contre) à Genève
 
Le 27 novembre, on votera à Genève sur une initiative populaire interdisant toute ouverture dominicale des magasins (sinon celles déjà autorisées dans les gares, les aéroports, les stations-service ou dans les zones dites touristiques), initiative à laquelle est opposé un contre-projet autorisant une ouverture trois dimanches jusqu'à 17 heures, avec l'obligation de respecter une convention collective, étendue à l'ensemble du secteur (si la convention est résiliée, l'autorisation d'ouverture dominicale tombe). Le contre-projet autorise également, et sans autre restriction que celle, minimale, du respect des usages professionnels, l'ouverture des magasins le 31 décembre (jour férié à Genève). Ce compromis, négocié entre le Conseil d'Etat et les syndicats, et amendé par le PS et le MCG, la droite n'en voulait pas : pour elle, il allait trop loin en direction des exigences syndicales (et s'éloigne donc trop des exigences patronales). Ici, on soutient l'initiative et on ne refuse pas un compromis qui forcerait au respect d'une convention collective. Mais surtout, on persiste à se poser la question : à quel besoin, et même à quelle utilité, répondrait une ouverture dominicale plus fréquente des magasins ? A une irrépressible pulsion consumériste ?

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lundi, 03 octobre 2016

Sarawak : quand les palmiers détruisent la forêt

 
SADIA Sarawak.jpgHuile lourde

De l'huile de palme et de ses dérivés, on en trouve dans une variété impressionnante de produits de toute nature : dans l'alimentation, les cosmétiques, les détergents, les agrocarburants (jusqu'à trois fois plus polluants que les carburants conventionnels). Cette huile est lourde : pour la produire, on déforeste massivement, on remplace tout aussi massivement les cultures qui nourrissent les populations par la culture qui nourrit les actionnaires. Au Sarawak (Malaisie), la déforestation a pris un rythme délirant : la destruction de la forêt vierge y est trois fois et demi plus rapide que dans le reste de l'Asie. Or le Sarawak n'est pas une terre vierge, ni sa forêt une sylve inhabitée : les communautés autochtones, victimes de la destruction de leur cadre de vie et du vol de leurs terres, résistent à cette destruction, à leur spoliation et leur expulsion. L'association SADIA, par exemple, les aide à faire valoir leurs droits, à les manifester, à agir en justice contre les producteurs d'huile de palme, et les autorités qu'ils corrompent. à résister aux intimidations et aux violences . Le SOLIFONDS* appelle au soutien à cette résistance.
*SOLIFONDS, mail@solifonds.ch, www.solifonds.ch, CP 80-7761-7

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15:29 Publié dans Développement durable, Economie, Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarawak, bornéo, malaisie, sadia, huile de palme | |  Facebook | | | |

mardi, 27 septembre 2016

Initiative pour une "Economie Verte" : Un vote du râble

 En août, 61 % des citoyennes et citoyens interrogés par sondage exprimaient leur soutien à l'initiative des écolos pour une "économie verte". Quelques semaines plus tard, ils étaient encore 51 % à la soutenir. Mais dimanche dernier, l'initiative était refusée par 63,6 % des suffrages et par tous les cantons, sauf le promontoire occidental du bout du lac (mais Lausanne et La Chaux de Fonds acceptent également l'initiative). La proposition des Verts a ainsi perdu en un peu plus de deux mois presque la moitié de ses soutiens. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que, comme le résume le PLR Benoît Genecand, le vote majoritaire en Suisse (et minoritaire à Genève) a été un vote pour le porte-monnaie et pour le confort. Un vote pour, en toute bonne conscience, ne pas changer de mode et de niveau de vie, tout en êtant "écologiquement responsable". Face à la proposition d'"économie durable", les Suisses ont ainsi émis un vote du râble. 

obeses.jpg

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15:45 Publié dans Développement durable, Economie, Environnement, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

jeudi, 01 septembre 2016

RIE III : On passe aux choses sérieuses

danger de tomber de haut.jpgRéformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises :
On passe aux choses sérieuses...

"La mère de toutes les batailles" : reprenant l'expression utilisée par Saddam Hussein pour qualifier sa guerre (perdue) contre les Etats-Unis et leurs alliés, le président du Conseil d'Etat genevois l'a utilisée pour qualifier l'enjeu du projet gouvernemental de réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), c'est-à-dire du volet genevois de la réforme fédérale. Un projet gouvernemental qui sera d'abord soumis au Grand Conseil, puis au peuple, référendum oblige (et s'agissant essentiellement de lois fiscales, il suffit de 500 signatures pour ce référendum). Le projet genevois est d'imposer toutes les entreprises au taux unique de 13,49 %, soit 0,3 % de moins que le taux adopté par les Vaudois -quoi que s'en récrie le Conseil d'Etat, on est bien dans la concurrence fiscale entre cantons. Pur les caisses publiques cantonale et municipales genevoises, ce taux correspond à une perte brute de ressources de 570 millions de francs (dont 111 millions pour les communes), ramenée à une perte nette de 440 millions grâce à une compensation fédérale et à diverses mesures cantonales. Genève a-t-elle les moyens de se priver de 440 millions de recettes fiscales ? Son gouvernement, incapable de maintenir le financement nécessaires aux services publics, s'en dit persuadé. La "mère de toutes les batailles" commence comme toutes les batailles, par faire une première victime : la vérité...

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13:18 Publié dans Economie, Fiscalité, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rie iii, imposition des entreprises | |  Facebook | | | |

jeudi, 07 avril 2016

Les socialistes genevois soutiennent l'initiative revenu de base inconditionnel

chut je rêve.jpgRBI : un "oui" socialiste

C'est sous le slogan "avec le RBI, je choisis ma vie" que les partisans de l'initiative proposant d'instaurer en Suisse un revenu de base inconditionnel vont faire campagne. Leur initiative n'est pour l'instant soutenue que par les Verts, quelques personnalités (dont Guy-Olivier Segond) et quelques élus fédéraux (19 conseillères nationales et conseillers nationaux, toutes et tous de gauche, dont les trois socialistes et la verte genevois-e ) et, depuis hier soir, par le Parti socialiste genevois. C'est peu. Mais c'est déjà cela. L'initiative est simple, et radicale : elle demande à la Confédération d'instaurer un revenu de base inconditionnel, à destination de toute la population permettant à chacun-e de vivre dignement. Elle ne précise ni le délai de concrétisation de sa revendication, ni le montant du RBI qu'elle propose, tous éléments de concrétisation qu'elle laisse à la responsabilité du parlement, comme il sied pour un principe constitutionnel. ça prendra du temps, comme pour l'AVS, mais le jeu en vaut la chandelle

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16:23 Publié dans Economie, votations | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : rbi, revenu minimum, revenu de base | |  Facebook | | | |

mercredi, 06 avril 2016

Réforme de l'imposition des entreprise, version III : Référendum il y aura

digestion.jpgLe président du Parti socialiste suisse l'a annoncé le 31 mars : "ce n'est plus une menace mais un  fait", il y aura référendum contre la réforme de l'imposition des entreprise, troisième du genre. Pourquoi n'avoir pas attendu la fin des débats aux Chambres fédérales pour l'annoncer ? Parce qu'on sait déjà que la majorité de droite du parlement, en alignant les cadeaux fiscaux comme des noix sur un bâton, va rendre le coût de cette réforme insupportable pour les caisses publiques : fédérales, cantonales, municipales (celles des villes). La réforme est inévitable (c'est l'Union Européenne qui contraint la Suisse à modifier sa législation fiscale pour mettre toutes les entreprises sur pied d'égalité en abolissant les privilèges fiscaux accordés à certaines d'entre elles, étrangères. D'où d'ailleurs un léger ricanement de notre part à voir l'UDC appeler à exécuter un ordre de l'Union Européenne...),mais pas le prix dont la droite entend la faire payer. La "RIE III", c'est tout de même le plus gros cadeau fait au patronat (grand ou petit, mais le cadeau est d'autant plus gros que l'entreprise l'est...) depuis la fin de la Guerre Mondiale. Et on voudrait qu'il soit fait dans l'indifférence, sans résistance, sans débat, dans le "consensus" ? Pour qu'après la RIE III, on nous balance une RIE IV, puis une RIE V, et ainsi de suite romainement chiffrée jusqu'à la chute finale ?

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mardi, 05 avril 2016

"Panama Papers" : Quai des Brumes Offshore

Quai des Brumes2.jpgAu bout du Quai des Brumes de Carné et Prévert, il y a un rade minable où viennent s'échouer solitaires et paumés : un déserteur que suit un chien perdu, un peintre maudit qui malgré lui peint toujours les choses qui sont derrière les choses, une orpheline autour de qui rôdent quelques malfaisants. Ce rade, c'est celui de "Panama". Un rescapé d'on ne sait trop quoi, et de quelques fièvres reçues des bords du canal. Dans les pages de nos quotidiens, depuis hier, et pendant plusieurs jours encore, il y a un rapport sur 11 millions et demi de documents qui comme le peintre maudit, dépeignent les choses qui sont derrière les choses. Le fric qui est derrière les sociétés "offshore" et les potentats qui sont derrière ce fric. Et la Suisse, et Genève, qui sont au coeur de ce système. Dans le rade de "Panama", venaient s'échouer solitaires et paumés. Dans les "Panama Papers", on trouve des puissants, des célèbres, des bourrés de pognon, laissant les autres, les modestes, ceux qui ne peuvent se payer ni société "offshore" ni avocats d'affaire, payer à leur place les impôts auxquels ils échappent. Le "Quai des Brumes" pouvait faire pleurer. Les "Panama Papers" font vomir.

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15:19 Publié dans Economie, Fiscalité, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanchiment, évasion fiscale, panama, paname papers | |  Facebook | | | |

mardi, 09 février 2016

Parce que la Suisse est ce qu'elle est...

Initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires : Parce que la Suisse est ce qu'elle est...
 
L'initiative de la Jeunesse Socialiste contre la spéculation sur les denrées alimentaires, soutenue par toute la gauche, ainsi que par des organisations agricoles, syndicales (comme l'USS), environnementales, d'entraide et de solidarité internationale, exige que les denrées alimentaires soient exclues des opérations spéculatives effectuées en Suisse (mais elle autorise le recours à des instruments financiers par des producteurs ou des négociants cherchant à se prémunir des aléas du marché), et que la Suisse s'engage à lutter contre la spéculation alimentaire au niveau mondial. Une exigence prétentieuse ? La Suisse n'est pas n'importe quel pays, dans le jeu financier international : elle est, dans le commerce des matières premières alimentaires, une plate-forme importante, et le lieu d'installation d'acteurs importants de ce commerce. C'est précisément parce que la Suisse est ce qu'elle est que l'initiative socialiste y est importante...

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15:09 Publié dans Commerce, Développement durable, Economie, votations | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

lundi, 11 janvier 2016

Changer le monde ou changer l'image des maîtres du monde ?

A propos de l'accord conclu à la "COP 21"
 "Vive la planète, vie l'humanité, vie la vie !", s'exaltait Laurent Fabius, au terme de la Conférence mondiale sur le climat, la fameuse COP 21 de Paris. Et François Hollande faisait écho à son ministre des Affaires étrangères : "l'Histoire arrive, l'Histoire est là". Certes, l'Histoire est là -mais elle est toujours là, l'Histoire. Quant au jugement qu'elle portera sur le "jour historique" de la signature de l'accord sur le climat, il devra tenir compte de la concrétisation (ou non) des bonnes intentions, des belles promesses et des grands objectifs contenus dans les 39 pages et les 29 articles du texte. On s'est donc mis d'accord sur la nécessité de plafonner le plus vite possible les émissions de gaz à effet de serre, de telle manière que le réchauffement global de la planète ne dépasse pas 2°, et si possible 1,5°. Mais le calendrier, les dates, les échéances sont dans le flou, et l'accord ne souffle mot des principaux responsables de la dégradation climatique à laquelle il entend mettre fin : l'utilisation des énergies fossiles, l'agriculture intensive, l'élevage industriel, le trafic aérien, le trafic maritime... "il est rare dans une vie d'avoir l'occasion de changer le monde", a ponctué François Hollande... l'a-t-on vraiment saisie, à Paris, en décembre, cette occasion de changer le monde, ou l'a-t-on ratée pour ne changer que l'image des maîtres du monde ?

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16:30 Publié dans Développement durable, Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cop21, multinationales | |  Facebook | | | |

vendredi, 09 octobre 2015

La Ville de Genève, "zone hors Tisa"

Stop Tisa.jpgMercredi, le Conseil Municipal de la Ville a voté une résolution proposée par les partis de gauche (et soutenue... par le MCG et l'UDC...) proclamant Genève "zone hors Tisa", exigeant la transparence sur les négociations de l'accord TISA (Accord sur le commerce des services), s'opposant à toute obligation de privatiser les biens et les services publics et enjoignant le Conseil administratif (qui accepte de le faire : "les services publics ne sont pas des biens comme les autres" et doivent être défendus contre la volonté d'en faire des marchandises, a résumé la Conseillère administrative Sandrine Salerno) d'intervenir auprès du Conseil. fédéral pour l'inciter à ne pas engager la Suisse dans la voie dessinée par TISA. La Ville de Genève rejoint ainsi les communes romandes qui se sont déjà déclarées "hors TISA", comme, à Genève, celles de Carouge, Meinier, Puplinge et Plan-les-Ouates, et dans le canton de Vaud celles de Lausanne et Renens. En face, le PDC a estimé qu'en adoptant cette résolution, le Conseil Municipal "outrepassait les compétences communales", et le PLR a cru y voir une "alliance entre l'UDC et les socialistes pour fermer les frontières"... Mauvaise foi ou myopie ? Les deux, mon colonel...

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jeudi, 03 septembre 2015

Alexis Tsipras sur le bûcher de la gauche

Retour sur la Grèce

Dans "Le Monde" du 28 août, l'économiste Maria Negreponti-Delivanis excommunie Alexis Tsipras et son gouvernement pour ce qu'elle même qualifie de "sacrilège" : "le premier gouvernement de gauche radicale en Grèce aura donné sa bénédiction à la poursuite d'une dictature financière étouffante"... "sacrilège", "bénédiction" : est-on encore dans un débat politique ou est-on passé à la prédication religieuse (après avoir, tout aussi religieusement, brûlé le héros qu'on adorait) ? Il est vrai que l'enthousiasme de la gauche de la gauche (y compris de la gauche des partis socialistes et sociaux-démocrates) après la victoire électorale de Syriza et les attentes qui étaient nées de la formation du gouvernement présidé par Alexis Tsipras, étaient exorbitantes de la réalité, c'est-à-dire des possibilités mêmes de ce gouvernement, et de ce pays, d'être l'étincelle mettant le feu à toute la plaine. C'était oublier un peu vite les rapports de force, mais c'était aussi, de la part de nombre de ceux qui collaient à Tsipras comme une bernicle à son rocher et ne s'en sont détachés que pour se coller à Varoufakis,  oublier qu'avant sa victoire déjà, et après elle, Tsipras, Syriza, et même Varoufakis, situaient leur mouvement dans le champ du socialisme démocratique  : "il y a une tradition réformiste de la gauche démocratique, nous nous y inscrivons", déclarait ainsi Varoufakis, même si les mots "réformiste"  et "démocratique" ne prennent pas pour lui le sens, détourné et dévalué, que lui donnent les sociaux-libéraux...

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18:01 Publié dans Economie, Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grpce, tsipras, syriza, varoufakis | |  Facebook | | | |

jeudi, 02 juillet 2015

6-10 juillet 2015, Genève : SEMAINE DE MOBILISATION CONTRE LES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES

Stop Tisa.jpgDes dizaines de délégués de mouvements sociaux, d'organisations paysannes, de syndicats et de communautés en résistance convergent vers Genève pour défendre la nécessité d'un nouveau traité international contraignant pour mettre fin à l'impunité des violations de droits humains commises par les sociétés transnationales et faire entendre leurs propositions par rapport à son contenu lors de la première réunion du groupe de travail intergouvernemental du Conseil des droits de l'homme créé à cet effet.
Or au même moment se tient à la Mission d'Australie un nouveau round de négociations de l'Accord sur le commerce des services (TiSA) qui menace de provoquer une nouvelle vague de dérégulation, de libéralisation et de privatisation, notamment dans les services publics, et d'étendre encore l'emprise des entreprises transnationales sur notre société.
Il est temps que cela cesse!
Mobilisons-nous maintenant contre TISA et l'impunité des sociétés transnationales!

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21:20 Publié dans Economie, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tisa, mondialisation, multinationales | |  Facebook | | | |

mardi, 23 juin 2015

Une bonne idée neuve vieille de 500 ans : le revenu de base inconditionnel

Même si la gauche renâcle...

Cette année encore peut-être, plus vraisemblablement l'année prochaine, on se prononcera en votation populaire sur l'initiative populaire pour un  revenu de base inconditionnel, déposée en octobre 2013 avec plus de 125'000 signatures. Et les citoyens et yennes de notre beau pays seront les premiers et les premières au monde à pouvoir voter sur une proposition qui se trouve sans doute être la plus subversive de toutes celles faites depuis quelques décennies, du moins à ce niveau du processus légal de décision politique, dans le champ social -une proposition qui rencontre des soutiens, et affronte des oppositions, qui transcendent le clivage gauche-droite (sans que cela remette en question la prégnance politique de ce clivage). On ne vous cachera pas plus longtemps que le revenu de base inconditionnel, ou dont la seule condition est l'existence de son bénéficiaire, on est pour. Et qu'à l'initiative proposant de l'instaurer, on votera donc « oui« ». Même si la gauche renâcle,  à ce qui fait, dans le bon sens, bouger les lignes.
  

 

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00:11 Publié dans Economie, Politique, Suisse, Travail | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : revenu minimum, revenu de base | |  Facebook | | | |

lundi, 15 juin 2015

Initiative populaire fédérale « pour des multinationales responsables » : Pour que la Suisse assume son poids dans l'économie mondialisée

Des enfants, par centaines de milliers selon Amnesty International, exploités dans les plantations de cacao dont la production est achetée par les industriels suisses du chocolat, des conditions de travail s'apparentant au mieux au servage, au pire à l'esclavage, dans les usines textiles asiatiques qui approvisionnent les grands distributeurs suisses, l'extraction ravageuse pour l'environnement de matières premières utilisées par des multinationales dont le siège, le capital (ou les deux) sont suisses : notre pays et ses entreprises sont loin d'être innocents des désastres sociaux et écologiques, des violations des droits fondamentaux et de la surexploitation du travail humain dans le monde. Après une pétition signée par 135'000 personnes, une initiative populaire fédérale a été lancée il y a deux mois pour rendre les multinationales « suisses » responsables de leurs actes, et la Suisse responsable de « ses » multinationales : il s'agit de faire assumer par la Suisse son poids dans l'économie mondialisée.
On ne saurait trop vous inciter à signer cette initiative : on peut en obtenir les feuilles de signatures en les téléchargeant depuis http://konzern-initiative.ch/

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vendredi, 05 juin 2015

Une menace pour la démocratie et les services publics : Les enjeux de l’accord TISA

mondialisation, libre-échange, TISADes négociations à huis clos entre une cinquantaine de pays dont les USA, les 28 Etats membres de l'Union Européenne... et la Suisse, se déroulent à Genève, pour conclure un accord sur « le commerce des services », plus connu sous l’acronyme anglo-saxon (forcément) « TISA ». Les termes mêmes qui dénomment cet accord en disent l'enjeu : «commercialiser» les services publics, procéder à leur privatisation massive dans tous les domaines et faciliter les échanges commerciaux entre l’Europe et les États-Unis. Le secret dont s'entourent ces négociations, secret parfois rompu par la publication de documents comme ceux que « Wikileaks » a divulgué cette semaine, est aussi une mesure de leur importance : celle d'une attaque généralisée contre le service public, mais aussi contre les droits démocratiques : les accords envisagés obligeraient les Etats signataires à s’engager dans une politique économique dont le cours ne pourrait plus ensuite être infléchi, et qui sers contrôlé par des tribunaux arbitraux privés aux ordres d'intérêts privés. Tiens, d'ailleurs, c'est curieux : on entend peu à ce sujet les habituels contempteurs des «juges étrangers»...

Le mensuel socialiste indépendant « Pages de gauche » organise Jeudi 11 juin 2015 à 19h00 au Café Gavroche (Bd James-Fazy) un débat public (suivi d'un apéro, y'a pas de raison de se laisser aller) sur «TISA», sur ses conséquences concrètes en Suisse, sur la résistance à ce danger. 

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mardi, 26 mai 2015

Initiative pour un impôt fédéral sur les successions : La justice en héritage

 

Bandeau successions.jpg

 

Le 14 juin, on votera (entre autres) en Suisse sur une initiative populaire lancée par le parti Evangélique et soutenue par la gauche, proposant l'imposition à 20 % des successions d'une valeur supérieure à 2 millions de francs.  Les recettes ainsi obtenues, évaluées à environ 3 milliards, seraient affectées aux deux tiers (deux milliards) au financement de l'AVS et pour le milliard restant redistribuées aux cantons (dont les caisses, vidées par les cadeaux fiscaux distribués depuis des années, auraient bien besoin de cet apport pour que soient maintenues les prestations à la population). On ne s'étonnera guère de la mobilisation de toute la droite, du PDC à l'UDC (et à Genève au MCG), et de tous les milieux patronaux, contre l'initiative. On ne s'étonnera pas non plus d'entendre les prophètes de malheur reprendre leurs prêches annonciateurs de la grande catastrophe si une initiative fondée sur une revendication « égalitariste » devait être acceptée : cette antienne qui nous berce depuis notre plus tendre enfance politique nous est si familière qu'elle nous manquerait si on ne nous la chantait pas.

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jeudi, 30 avril 2015

Hep, Taxi !

Genève : Conflit entre les taxis, le gouvernement et la société Uber : on essaie de comprendre (mais on n'est pas sûr d'y arriver)...

 

On essaie de comprendre quelque chose au conflit entre les taxis genevois, le gouvernement genevois et la société Uber, qui monnaie son activité d'intermédiaire par  smartphone entre des chauffeurs et des clients. On essaie, mais on n'est pas sûrs d'avoir tout compris. Le Service genevois du commerce a bien interdit au service de chauffeurs Uber X de cesser d'être actif, mais Uber X a fait celui qui n'a rien entendu et a continué de fonctionner malgré cette interdiction, en déposant un recours contre elle mais sans attendre un éventuel effet suspensif pour s'en contrefoutre ouvertement. Et le Conseiller d'Etat Maudet d'annoncer une nouvelle loi sur les taxis (la troisième en dix ans, dont une datant de l'année dernière, et inappliquée), fondée sur une « concurrence loyale », en assurant que « Uber devra s'y conformer ». Croix de bois, croix de fer.

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vendredi, 27 mars 2015

Croissance des inégalités en Suisse ? On demande réponse politique...

En 2013, la Suisse accueillait 330'000 millionnaires en fortune, soit plus en nombres absolus que l'Italie, le Canada ou l'Australie, et incomparablement plus en proportion de la population que les six pays qui comptent plus de millionnaires qu'elle (les USA, le Japon, l'Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne et la France). 18 % des contribuables de la ville de Zurich et 5,7 % de ceux de la ville de Genève sont millionnaires. Qui dit mieux ? Monaco... Abritant un habitant de la planète sur mille, la Suisse accueille un milliardaire sur 30, et sur 100'000 habitants, elle en compte 54 dont la fortune nette dépasse 29 millions de francs... Mais une fois tenu compte des impôts, des taxes, des loyers et des cotisations sociales, le revenu de la majorité des ménages n'a pratiquement pas augmenté depuis douze ans, alors que celui de la minorité la plus riche a explosé. La croissance des inégalités sociales est donc, qu'on l'admette ou pas, une réalité dans ce pays. Reste à savoir quelle réponse on lui donne. Et même si on lui en donne.

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mardi, 17 mars 2015

L'envolée du franc suisse par rapport à l'euro : la faire payer par les salariés ?

L'Euro est à un franc et des poussières depuis le fameux «décrochage» décidé par la Banque Nationale Suisse, toute seule, comme une grande, mettant tout le monde devant le fait accompli : pour l'Union Syndicale Suisse, cette décision de la BNS a été, pour dire les choses plus simplement qu'il convient, une connerie qui menace des dizaines de milliers d'emplois, et des centaines de milliers de salaires. L'USS exige donc de la BNS qu'elle revienne sur cette décision et rétablisse un « taux plancher » du franc par rapport à l'euro (l'USS propose un taux de 1,30 euros pour un franc, qu'elle estime être le cours supportable pour l'économie réelle).  Les salariés n'ont pas à « payer pour une crise qui ne leur est pas due », résume la vice-présidente de l'USS, Vania Alleva. C'est pourtant bien ce qu'en face on va tenter de faire.

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15:54 Publié dans Economie, Suisse, syndicats | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : franc suisse, change, frontaliers | |  Facebook | | | |