Commerce

  • Blague Friday

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    Black Friday.jpg

    "incontournable" vendredi d'aliénation consumériste

    "Nous vous proposons le plus gros rabais de l'année pour le Black Friday" nous aguiche un magasin, un autre nous annonce des "offres de folie", un autre encore des "réductions énormes", Manor promet 30 % de réductions, un magasin de godasses et Conforama s'en tiennent à 20 %, la Coop nous invite à nous faire "plaisir" en achetant des trucs dont on n'a pas forcément besoin, Media Markt nous fait 180 offres en nous tutoyant (on n'a pourtant pas gardé les moltons de Panurge ensemble) et un sex-shop nous propose un calendrier de l'Avent érotique à prix réduit... Et c'est pour aujourd'hui. Mais qu'est-ce donc? Mais le "Black Friday", pardi. Un truc importé des Etats-Unis (forcément) et dont nous assure qu'il est devenu "incontournable" pour les commerçants. Admettons. Pour autant, il n'est pas devenu "incontournable" pour tout le monde -surtout ceux pour qui la fin du moins est arrivée autour du 15 du mois,et qui le 29 novembre n'ont aucune difficulté à ne rien acheter de plus que le strict nécessaire, puisque leur porte-monnaie et leurs cartes de débit et de débit sont à sec...

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  • Ouverture dominicale des magasins genevois : Une "victoire de la tactique du salami"

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    salami.jpgC'est à l'usure que le patronat du commerce genevois de détail a gagné dimanche, par 52,1 % de "oui" dans un vote noyé dans neuf autres,  le droit d'ouvrir ses magasins trois dimanche par année. Une "victoire de la tactique du salami", résume le Comité unitaire qui avait lancé le référendum contre cette proposition. Les Genevoises et vois ont ainsi annulé par leur vote leur propre décision, prise lors d'un vote précédent, de lier ce droit à l'obligation de conclure une convention collective. On notera tout de même que les arrondissements de gauche ont refusé cette proposition patronale, qui n'a été acceptée en Ville de Genève que du fait du différentiel de participation électorale entre les quartiers populaires et les parcs à bourges.

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  • Il y a mieux à faire le dimanche que courir les magasins : Votez !

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    votez!.jpgLe salaire minimum dans le secteur de la vente de détail à Genève augmente de 67 francs et passe la barre des 4000 francs par mois : c'est le résultat d'une décision de la Chambre des relations collectives du travail, confirmée par le Tribunal fédéral qui a rejeté le recours déposé par les patrons contre l'augmentation (indexation) de 1,7 % des salaires dès le 1er janvier 2019. Cette adaptation salariale est prévue dans le contrat-type de travail qui supplée à l'absence de convention collective, alors qu'une convention collective est précisément la condition posée dans une loi votée par le peuple pour que les commerces soient autorisés à ouvrir trois dimanches par an. Une condition contournée par une nouvelle loi, soumise à référendum. Après une victoire syndicale devant la justice, On en espère une autre dans les urnes dimanche. Votez !

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  • Ouverture dominicale des magasins genevois : Loi de la jungle ou convention collective

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    On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpg

    Souvenez-vous : en novembre 2016, en votation cantonale, le bon peuple avait accepté que les commerces genevois puissent ouvrir trois dimanches par année, plus le 31 décembre, à condition qu'une convention collective de travail soit en vigueur, étendue à toute la branche. Mais cette condition n'a pas été remplie -un contrat-type de travail a dû être édicté par le canton pour suppléer à cette carence. Ce contrat impose des salaires minimums et prévoit une augmentation du salaire (très) minimum pour le personnel non qualifié et sans expérience, qui passerait au niveau mirifique de 4007 francs par mois pour 42 heures de travail hebdomadaire. Ce contre quoi des associations patronales du commerce de détail genevois ont recouru au Tribunal fédéral. Auparavant, le patronat du secteur avait tenté de contourner la condition d'une Convention collective de travail en en signant une avec la société des employés de commerce, pratiquement absente du secteur du commerce de détail genevois et donc disposée à signer n'importe quoi avec n'importe qui pour exister dans le paysage syndical local. Sauf que son coup de surin dans le dos des syndicats représentatifs des travailleuses et des travailleurs du secteur lui a valu d'être exclue de la communauté genevoise d'action syndicale (la CGAS), qui regroupe tous les syndicats genevois -sauf, désormais, la SEC... Les associations patronales ont également instrumentalisé la majorité de droite du Grand Conseil pour contourner la condition d'une convention collective, par une loi la supprimant, ce contre quoi les syndicats ont lancé un référendum*, soutenu par la gauche. On vote le 19 mai. Et on vote, évidemment, "non". Pour rétablir l'obligation d'une convention collective si vraiment le patronat du commerce genevois tient à ouvrir le dimanche les magasins qui le peuvent. Parce que la loi de la jungle, c'est fait pour la jungle, pas pour une République où on ne cesse de nous chanter les vertus du "partenariat social". Pour mieux s'assoir dessus.

     

    * A Nyon aussi, un référendum a été lancé contre une décision politique d'élargir les horaires d'ouverture des magasins (jusqu'à 19 heures le samedi), décision prise par le Conseil communal (les horaires d'ouverture sont dans le canton de Vaud de la compétence des communes) pour complaire au patronat du commerce de détail local. Pour les référendaires (les syndicats et le PS), une prolongation des heures d'ouverture ne profitera qu'aux grands magasins. Comme à Genève.

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  • Ouverture dominicale des magasins : Un cadeau inutile au patronat

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    WP_20190423_22_40_25_Rich.jpgLe 19 mai, on se prononcera à Genève sur une modification de la loi sur les horaires d'ouverture des magasins, modification imposée par la majorité du Grand Conseil sur mandat du patronat du secteur, pour l'autoriser à ouvrir les magasins qui le peuvent (c'est-à-dire les grands magasins) trois dimanches par an malgré l'absence d'une convention collective de travail, alors que l'existence d'une CCT était la condition posée par la loi, acceptée par le peuple en novembre 2017, pour une telle ouverture dominicale. Le projet de contourner cette condition a été combattu par un référendum lancé par les syndicats et la gauche. Plaidant pour ce cadeau inutile (il ne produira ni clients ni dépenses supplémentaires dans les magasins) fait par la droite au patronat du commerce, Pierre Maudet déclare dans GHI : "l'enjeu, c'est l'emploi local". Le sien ?

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  • Comment contourner une loi votée par le peuple

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    ouverture le dimanche.jpgLe 19 mai, à Genève, on votera sur une modification de la loi sur l'ouverture des magasins, modification étendant à trois dimanches par an les possibilité d'ouverture dominicale en contournant la condition posée par la loi actuelle, et ratifiée par le peuple en novembre 2016, d'une convention collective de travail étendue à l'ensemble du secteur. Le patronat du commerce de détail a instrumentalisé (avec leur accord) les partis de droite pour faire voter ce contournement par le Grand Conseil -les syndicats et la gauche ont riposté par un référendum, d'où l'inscription de l'enjeu à la votation du 19 mai. Mais le patronat ne s'en est pas tenu là : après avoir fait passer au Grand Conseil une loi contournant un vote populaire, ils tentent de faire ratifier par le Conseil d'Etat une convention collective au rabais signée par un syndicat jaune... Comment contourner une loi votée par le peuple ? en la faisant bidouiller par le parlement et en s'acoquinant avec un pseudo-syndicat...

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  • Ouverture dominicale des magasins : on votera

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    Na!.JPGPas de convention ? Pas de loi...

    Bonne nouvelle : le référendum lancé par les syndicats et la gauche politique contre la loi imposée dans la précipitation par la droite, autorisant, sans respecter la condition pourtant votée par le peuple d'une convention collective de travail, l'ouverture des magasins trois dimanches de fin d'année, a abouti avec 7800 signatures (2500 de plus que requis). Son aboutissement suspend l'application de la loi jusqu'à la date du vote (peut-être en mai 2019) -et on espère bien que ce vote renverra la loi dans les poubelles de l'histoire locale. Les fêtes de fin d'année 2018 ne verront donc pas le personnel de la vente trimer trois dimanches sans convention collective. Y'a des limites, quand même, qu'il faut rappeler : le référendum vient de le faire -reste au peuple à le confirmer. Comme il l'a confirmé il y a une semaine à Bâle-Ville.

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  • Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?

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    dimanche

     

    Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?
    Décidément, c'est NON

    En novembre 2016, les Genevois et voises ont accepté (en vote populaire) l'ouverture des magasins trois dimanches par année à condition que le personnel soit protégé par une convention collective de travail. La droite du Grand Conseil a décidé d'ignorer cette condition et de faire passer un projet de loi autorisant l'ouverture dominicale alors même qu'il n'y plus de convention collective du commerce de détail genevois depuis juillet 2017. En septembre de l'année dernière, les associations patronales du secteur en ont bien signé une, mais bidon, en contournant les deux syndicats représentatifs des travailleuses et travailleurs du secteur genevois, Unia et le SIT et en signant avec la seule Société suisse des Employés de commerce (même pas sa section genevoise mais la faîtière suisse), qui ne pèse pas grand chose à Genève (et a d'ailleurs été exclue de la Communauté genevoise d'action syndicale). On est donc dans un vide conventionnel. Or sans convention collective, les employé-e-s sont bien moins protégés. La loi imposée par la droite devrait être soumise au vote populaire. Et on lui dira NON. Parce qu'elle ne mérite rien d'autre.

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  • Ouverture des commerces genevois : L'année des quatre dimanches

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    consommation

    Le 27 novembre dernier, à Genève, l'initiative syndicale s'opposant à l'élargissement des possibilités d'ouverture dominicale des commerces, a été refusée par les citoyens et yennes. L'initiative n'était soutenue que par la gauche, en sus des syndicats. Elle n'en a pas moins obtenu plus de 47 % des suffrages, en étant acceptée en Ville et dans les villes de la ceinture. Et si elle a été refusée, c'est que lui était opposé un contre-projet (qui, lui, a été accepté) limitant les possibilités d'ouverture dominicale des commerces à trois dimanches par an jusqu'à 17 heures (plus le 31 décembre, jour férié dans une République qui commémore ce jour là, non la fin de l'année, mais la Restauration de son Ancien Régime, en oubliant au passage de quoi il était fait et comment il fut restauré). Le contre-projet et l'initiative étaient tous deux une réponse à une  décision du Conseil fédéral, prise par ordonnance (et donc impossible à contrecarrer par un référendum) d'autoriser l'ouverture des commerces tous les dimanches de l'année dans les zones touristiques se situant à moins de 15 kilomètres à vol d'oiseau d'une frontière nationale -ce qui englobe tout le territoire genevois. Mais l'ordonnance fédérale laissant aux cantons la capacité de légiférer de manière plus restrictive qu'elle, c'est ce que Genève a fait, en posant comme condition à l'autorisation d'ouverture dominicale (ou fériée) quatre fois par an, l'application (et l'élargissement à tout le secteur) d'une convention collective de travail. L'année des quatre dimanches, en échange d'une  meilleure protection des travailleurs : le PLR et l'UDC s'y sont vainement opposés alors que le patronat du secteur l'acceptait. Les "partis de l'économie" ne sont pas tels qu'ils voudraient qu'on les considère

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  • Ouverture des commerces le dimanche et protection des travailleuses : Un deal défendable

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    On va voter à Genève, dans deux semaines, sur une initiative syndicale s'opposant à l'élargissement des possibilités d'ouverture dominicale des commerces. Cette initiative était d'abord une réponse à la décision du Conseil fédéral, prise par ordonnance et donc impossible à contrecarrer par un référendum, d'élargir ces possibilités à tous les dimanches dans les zones touristiques se situant à moins de 15 kilomètres à vol d'oiseau d'une frontière nationale -ce qui englobe tout le territoire genevois. Mais l'ordonnance fédérale laisse aux cantons la capacité de légiférer de manière plus restrictive qu'elle -ce que Genève s'apprête à faire, si l'initiative ou le contre-projet parlementaire passe le cap du vote populaire le 27 novembre prochain. Car contre-projet il y a : d'une réponse à une offensive patronale, on est passé à l'usage de l'initiative comme moyen de renforcer la protection des salariés de toute une branche, en posant comme exigence l'application (et l'élargissement à tout le secteur) d'une convention collective de travail. Cette exigence a été reprise dans le contre-projet à l'initiative (et elle explique l'opposition de la droite libérale à ce contre-projet) : le deal, c'est un peu plus d'ouverture des magasins le dimanche, en échange d'une convention élargie. Et ça se défend -on peut donc aussi voter "oui" au contre-projet... et même, si l'on privilégie la protection des travailleurs (surtout des travailleuses, en l’occurrence) , le privilégier en cas d'acceptation des deux textes.

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  • Consommer 7 jours sur 7, pourquoi ?

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    supermarche.jpegOuverture dominicale des magasins : on vote (contre) à Genève
     
    Le 27 novembre, on votera à Genève sur une initiative populaire interdisant toute ouverture dominicale des magasins (sinon celles déjà autorisées dans les gares, les aéroports, les stations-service ou dans les zones dites touristiques), initiative à laquelle est opposé un contre-projet autorisant une ouverture trois dimanches jusqu'à 17 heures, avec l'obligation de respecter une convention collective, étendue à l'ensemble du secteur (si la convention est résiliée, l'autorisation d'ouverture dominicale tombe). Le contre-projet autorise également, et sans autre restriction que celle, minimale, du respect des usages professionnels, l'ouverture des magasins le 31 décembre (jour férié à Genève). Ce compromis, négocié entre le Conseil d'Etat et les syndicats, et amendé par le PS et le MCG, la droite n'en voulait pas : pour elle, il allait trop loin en direction des exigences syndicales (et s'éloigne donc trop des exigences patronales). Ici, on soutient l'initiative et on ne refuse pas un compromis qui forcerait au respect d'une convention collective. Mais surtout, on persiste à se poser la question : à quel besoin, et même à quelle utilité, répondrait une ouverture dominicale plus fréquente des magasins ? A une irrépressible pulsion consumériste ?

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  • Parce que la Suisse est ce qu'elle est...

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    Initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires : Parce que la Suisse est ce qu'elle est...
     
    L'initiative de la Jeunesse Socialiste contre la spéculation sur les denrées alimentaires, soutenue par toute la gauche, ainsi que par des organisations agricoles, syndicales (comme l'USS), environnementales, d'entraide et de solidarité internationale, exige que les denrées alimentaires soient exclues des opérations spéculatives effectuées en Suisse (mais elle autorise le recours à des instruments financiers par des producteurs ou des négociants cherchant à se prémunir des aléas du marché), et que la Suisse s'engage à lutter contre la spéculation alimentaire au niveau mondial. Une exigence prétentieuse ? La Suisse n'est pas n'importe quel pays, dans le jeu financier international : elle est, dans le commerce des matières premières alimentaires, une plate-forme importante, et le lieu d'installation d'acteurs importants de ce commerce. C'est précisément parce que la Suisse est ce qu'elle est que l'initiative socialiste y est importante...

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  • Lutter contre la spéculation sur les denrées alimentaires : Première nécessité oblige

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    Dans le menu de goinfres qui nous est proposé pour les votations fédérales, cantonales, municipales du 28 février prochain (14 objets à Genève, par exemple : on vous laisse calculer vous-mêmes le nombre de combinaisons possibles à partir des trois mots d'ordre possible pour chacun d'entre eux -oui, non, blanc...), il y en a un qu'on aurait tort d'oublier : l'initiative socialiste (plus précisément : de la Jeunesse Socialiste) contre la spéculation sur les denrées alimentaires. Elle propose l'interdiction à tout agent financier privé ou public d'investir sur le marché des matières premières et des denrées agricoles et mandate la Confédération pour qu'elle s'engage à lutter contre une spéculation sur des biens qui, plus que tout autres, méritent d'être qualifiés de bien de "première nécessité" (celle de la survie).

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  • La Ville de Genève, "zone hors Tisa"

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    Stop Tisa.jpgMercredi, le Conseil Municipal de la Ville a voté une résolution proposée par les partis de gauche (et soutenue... par le MCG et l'UDC...) proclamant Genève "zone hors Tisa", exigeant la transparence sur les négociations de l'accord TISA (Accord sur le commerce des services), s'opposant à toute obligation de privatiser les biens et les services publics et enjoignant le Conseil administratif (qui accepte de le faire : "les services publics ne sont pas des biens comme les autres" et doivent être défendus contre la volonté d'en faire des marchandises, a résumé la Conseillère administrative Sandrine Salerno) d'intervenir auprès du Conseil. fédéral pour l'inciter à ne pas engager la Suisse dans la voie dessinée par TISA. La Ville de Genève rejoint ainsi les communes romandes qui se sont déjà déclarées "hors TISA", comme, à Genève, celles de Carouge, Meinier, Puplinge et Plan-les-Ouates, et dans le canton de Vaud celles de Lausanne et Renens. En face, le PDC a estimé qu'en adoptant cette résolution, le Conseil Municipal "outrepassait les compétences communales", et le PLR a cru y voir une "alliance entre l'UDC et les socialistes pour fermer les frontières"... Mauvaise foi ou myopie ? Les deux, mon colonel...

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  • Après la victoire des saucisses à Lüscher : On s'est fait shoper...

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    Le peuple a tranché, comme on dit : on pourra donc s'acheter des saucisses dans les « shops » des autoroutes entre une et cinq heures du matin. Voilà, voilà... Sauf que ce vote idiot ne fait qu'en précéder d'autres que nous devront tâcher de rendre moins idiots. Parce que quoi qu'en disent, faussement modestes, les partisans de la modification de la loi sur le travail acceptée dimanche dernier par 56 % des votants, leur succès d'étape les regonfle pour la suite. Et la suite ce sont plusieurs propositions déjà acceptées par le parlement : ouverture des commerces de détail dans tout le pays de 6 heures du matin à 8 heures du soir, ouvertures dominicales partout, et travail de nuit, le dimanche et les jours fériés pour les vendeuses et les vendeurs. Un vrai projet de société tel que les aiment ceux pour qui acheter n'importe quoi, n'importe où, à n'importe quelle heure est un droit fondamental face auquel les droits des travailleurs et, surtout, des travailleuses ne sont que des accessoires gênants.

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  • Prolongations des heures d'ouverture des bistrots : Oui... euh, non... oh et puis merde...

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    Ainsi, on devrait se mobiliser contre le refus des demandes faites par des bistrots de prolonger leurs heures d'ouverture de minuit à deux heures. On s'est beaucoup mobilisés auparavant pour refuser de prolonger les heures d'ouverture des magasins. Va-t-on récolter pendant la journée des signatures contre la prolongation des heures d'ouverture des uns, et pendant la soirée des signatures pour la prolongation des heures d'ouverture des autres ? Dénoncer le discours consumériste à midi, et le proclamer à minuit ? On nous avait déjà fait le coup avec le Moa, on nous le refait avec les 28 bistrots : il en irait de la vie même de la ville.
    Ne tient-elle vraiment qu'à cela ?

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  • Samedi 26 novembre, « journée sans achat » : Parce qu'une vie ne s'achète pas...

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    Demain, dernier samedi de novembre (on nous pardonnera cette concession à la normalité grégorienne), nous célébrerons, comme chaque année depuis bientôt vingt ans, la « journée sans achat ». Nous la célébrerons chacun à notre manière, cette journée de résistance au consumérisme, lancée pour s'interroger «collectivement et pacifiquement» sur le sens de notre soumission volontaire aux injonctions de la société de consommation, et sur les conséquences de cette soumission: épuisement des ressources naturelles, accroissement des pollutions industrielles, perte du lien social, omniprésence de la publicité. Et surtout, oubli de cette évidence ontologique : une vie ne s'achète pas.

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  • Prolongation des heures d'ouverture des magasins : Non, c'est non ! Faut vous le dire combien de fois ?

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    Dimanche, pour la deuxième fois à Genève, et la vingt-troisième fois en Suisse depuis 1996, le peuple des consommateurs a dit clairement (à 56,2 % des suffrages) qu'il n'avait pas besoin qu'on lui ouvre une heure de plus la Migros ou la Coop du coin ou le centre commercial d'un peu plus loin, et que les dizaines de magasins déjà ouverts jusqu'à 22 heures, minuit, ou 24 heures sur 24, lui suffisent. Mais ce vote, aussi clair et net que le refus au plan fédéral de l'initiative fiscale socialiste, le patronat du secteur de la grande distribution, ses porte-voix politiques (le député Jeannerat, notamment), son journal (la «Tribune de Genève») et son ministre, Pierre-François Unger, refusent d'en tenir compte. Et Unger d'annoncer qu'il va se repointer devant le Conseil d'Etat avec une nouvelle proposition de trois dimanches d'ouverture des magasins. Le vote n'était pas clair ? Faut recommencer ? Atteindre les 75 % de « non » pour que ces braves gens comprennent qu'ils devraient se la coincer ? « Non », c'est « non », c'est pas « p'têt ben qu'oui » !

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  • Samedi, Journée sans achat : ne plus acheter, pour ne plus se vendre

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    Elle n'est organisée qu'une fois par an, quand elle mériterait de l'être au moins une fois tous les deux jours : la Journée sans achat, demain samedi, tiendra stand à Genève, place du Molard (de 10 à 17 heures), à la veille d'un scrutin qui verra le bon peuple des consommateurs, dont font d'ailleurs partie les travailleuses et les travailleurs des grands magasins, se prononcer sur le projet du patronat de ce secteur, et de ses chefs de rayons politiques, de prolonger les heures d'ouverture de leurs souks, sous les prétextes les plus divers et, pour certains, les plus fantaisistes. La coïncidence de la votation et de la Journée sans achats est fortuite, mais ce hasard objectif est heureux  -il permet de poser publiquement la question qui fâche, au moment où la frénésie consumériste de la fin de l'année expose ses premiers symptômes : la qualité d'une vie se mesure-t-elle à la quantité des biens qu'on la passe à accumuler, ou à la qualité des liens qu'on se donne le temps de tisser, hors de toute incitation marchande ?

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  • Extension des heures d'ouverture des (grands) magasins : Inutile, exploiteuse, gaspilleuse

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    Le 28 novembre prochain, le sort de la loi sur les heures d'ouverture des magasins (LHOM) sera scellé : la gauche et les syndicats ont lancé et fait aboutir un référendum contre les modifications apportées à la loi par le patronat et ses commis-voyageurs politiques, modifications devant permettre une extension des heures d'ouverture des magasins. Disons plutôt, clairement, des grands magasins et des centres commerciaux. Le patronat affirme que cette extension est  « vitale » pour le secteur  et qu'elle répond à « un besoin exprimé par la population ». Foutaise : les commerces genevois peuvent déjà ouvrir 67 heures et demie six jours sur sept par semaine, et les épiceries, les dépanneurs et les marchés ouverts le dimanche suffisent amplement pour le reste du temps. Bref : la  « libéralisation » des heures d'ouverture des  magasins n'a pas d'autre sens que celui de permettre aux plus gros d'entre eux de surexploiter leur personnel.

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