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  • Budget de la Ville de Genève : L'action sociale menacée comme la culture

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    La droite coagulée ne s'est pas attaquée qu'au seul budget culturel de la Ville de Genève, cette semaine,  si elle en a fait sa cible principale. S'attaquant à toutes les subventions, et toutes les lignes de fourniture, elle s'est aussi attaquée au budget de l'action sociale. Le CAPAS (collectif d'associations pour l'action sociale), qui regroupe 34 associations accordant à plus de 88'000 personnes des prestations de toute nature (de la distribution de seringues, la vaccination et les soins de santé primaire au repas et à la réinsertion professionnelle), sonne l'alarme : ces prestations sont en augmentation constante (comme le nombre de leurs bénéficiaires) depuis des années, sans que les subventions aient suivi. Mais maintenant, non seulement elles ne suivent plus l'augmentation des besoins, mais il faudrait qu'elles reculent ?  Qu'est-ce qui va en souffrir ? le soutien aux familles et aux adultes en situation précaire, les mesures d'insertion sociale et professionnelle, le soutien aux personnes atteintes dans leur santé psychique, le suivi des jeunes déscolarisés, l'intégration des migrants et des marginaux...

    budgets publics, Ville de Genève

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  • Débat budgétaire en Ville de Genève : la droite coagulée innove

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    On touche le fond...

    On se résignerait facilement à passer deux jours et une nuit et demie à éplucher un projet de budget municipal, comme il nous est déjà arrivé de le faire, si c'était pour qu'au bout du compte la Ville ait un budget équilibré (et même en l'occurrence bénéficiaire) qui maintienne à la fois ses prestations à la population et les droits des quelques milliers de ses employés. Or la droite  dilatée, qui avait en Ville de Genève entamé l'exercice budgétaire par refuser de s'y livrer, ne s'y est finalement résolue qu'en proposant des coupes n'importe où, sur n'importe quelle ligne, n'importe quelle subvention, n'importe quelle allocation. Pour donner un signe de son existence.
    Il y a, dans une démocratie, deux moyens de prendre la place d'un exécutif : gagner les élections, ou réussir un putsch. La révolution est exorbitante de ce choix : elle bouleverse le cadre même de la société, et de toutes ses institutions. La droite municipale genevoise a évidemment usé du premier moyen, mais depuis vingt ans, elle se casse les dents sur une élection au scrutin majoritaire que la gauche emporte régulièrement haut la main. Quant au putsch, la droite municipale n'en a pas la force (ce qui explique qu'elle soit régulière tentée de faire appel au canton pour museler la commune...). Elle s'est donc mise à la recherche d'un nouveau moyen, et l'a trouvé : la prise d'otage de la politique sociale et culturelle. Une  prise d'otage budgétaire comme consolation de l'impuissance politique : on touche le fond, là...

     

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  • La DEDD déforeste

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    Budget de la Ville de Genève : C'est reparti comme en  2011
     
    On a reçu notre ordre de marche : "Le Conseil municipal est convoqué en séances extraordinaires pour samedi 12 décembre 2015 à 8 h., 10h. 13h30, 16h15 et 20 heures et lundi 14 décembre 2015 à 17h et 20h30 et mardi 15 décembre 2015 à 0h, 2h. 4h., 6h. et 8h". Et tout ça pour voter (ou non) le budget 2016 de la Ville de Genève, à partir du rapport de la commission des finances chargée d'examiner le projet du Conseil administratif. A supposer que la commission des finances soit capable de produire un rapport que l'on puisse examiner. Il paraît que c'est le "grand moment" annuel du Conseil municipal. Expérience faite, c'est surtout le plus chiant. Mais on s'y résignerait, si c'était pour qu'au bout du compte la Ville ait un budget équilibré (voire, en l’occurrence, bénéficiaire) qui maintienne à la fois ses prestations à la population et les droits des quelques milliers de ses employés. Or la DEDD (la droite élargie, distendue et dilatée), qui avait entamé l'exercice budgétaire par refuser de s'y livrer, ne s'y est finalement résolue qu'en proposant des coupes n'importe où, sur n'importe quelle ligne, n'importe quelle subvention, n'importe quelle allocation. L'important, c'est de couper. De déforester, à la tronçonneuse. Pour donner un signe. Un signe de quoi ? De son existence, pardi... Elle nous avait déjà fait le coup en 2011, elle nous le refait cette année.  En 2011, elle avait reculé face à la mobilisation des victimes potentielles de son exercice de déforestation culturelle et sociale. Même exercice, même réponse. Mais sans doute avec un référendum en prime. Histoire de donner tout de même la parole aux victimes du massacre à la tronçonneuse.

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  • Présidence du Conseil Municipal de la Ville : L'insoutenable prétention de proposer un choix...

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    Les conseillères et conseillers municipaux de la Ville de Genève choisiront cet après-midi leur présidente ou leur président. Choisiront, puisqu'ils auront le choix entre un candidat du MCG et une candidate du PS. Quoi de plus démocratique qu'un choix ? Il faut apparemment poser la question puisque dès qu'a été connue la décision du PS de présenter une candidate et de "contester" (ciel...) la candidature du MCG, s'est abattue sur le PS (et sa candidate) une averse de reproches indignés : quoi, vous osez remettre en cause le "tournus", l'"alternance", le "droit" du 1er vice-président à poser son séant sur le siège du président ? Vous osez nous contraindre à choisir ? Eh bien oui, on ose, sinon remettre en cause le "tournus", du moins remettre sa pratique actuelle, celle qui prive le parlement de tout choix. Nous avons l'insoutenable prétention d'offrir au Conseil Municipal un choix entre un candidat et une candidate à la présidence. Evidemment, la démocratie, ce serait plus simple avec des candidatures uniques, chaque parti à son tour, inlassablement. Une histoire cyclique à la grecque : on passerait ad aeternum d'un parti à un autre, sans jamais pouvoir se prononcer réellement ni sur ce parti, ni sur son candidat ou sa candidate. Le rêve, quoi. Dis Tonton, c'est où, la Corée du Nord ? A l'Hôtel-de-Ville, en face des canons... et ils servent à quoi, les canons ? A tirer sur les méchants qui veulent troubler les successions planifiées...

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  • Nouvelle « législature » municipale genevoise : D'abord résister au recul... Puis avancer...

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    communes, Ville de GenèveDemain, le « nouveau » Conseil Municipal de Genève entre en fonction. Avec une nouvelle présidence dont on vous touchera quelques mots demain, promis. Mais la polémique née de l'impudence démocratique de socialistes osant présenter à cette présidence une (excellente) candidate contre un candidat MCG, a un peu fait oublier à quoi était voué ce parlement municipal dans lequel on va siéger pendant cinq ans. Avec beaucoup de pain sur la planche : les enjeux de la «législature municipale» qui s'ouvre sont considérables pour toutes les communes : des projets très concrets menacent leur capacité à maintenir les prestations qu'elles assurent à leur population, voire (s'agissant de la Ville et des villes, dans les domaine de la culture, des loisirs et du sport, mais aussi de la sécurité) à la population de tout le canton, et à financer les investissements nécessaires à la concrétisation des droits sociaux ), à la qualité de vie et à l'offre culturelle. Ainsi, la « réforme » fiscale voulue par la droite, abolissant la répartition de l'impôt municipal entre commune de résidence et commune de travail pour ne garder que l'imposition sur le lieu de résidence, coûtera très cher (au moins 120 millions par an) à la Ville de Genève, et mettra en péril les prestations qu'elle assure à tout le canton. Notre premier combat politique sera de résister à ces entreprises funestes... Notre premier combat, non le seul : d'abord résister au recul, puis avancer.

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  • Elections Municipales genevoises, suite et fin : Quand la gauche gagne...

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    ville de genève

    Au terme des élections municipales genevoises, on ne va pas bouder notre plaisir : En Ville de Genève, nos quatre candidates et candidats sont réélus, et sortent en tête, devant le candidat (sortant) de l'Entente (qui, déjà, n'avait dû son siège qu'au renoncement des partis de gauche à le lui contester, de sorte que si on avait cette fois présenté cinq candidates et candidats, on les aurait sans doute fait passer les cinq). De plus, dans toutes les villes où la gauche était présente, majoritairement ou non, dans les exécutifs, elle y a au minimum maintenu ses positions, et elle entre dans des exécutifs dont elle essayait depuis vingt, trente ou quarante ans de forcer (démocratiquement) la porte : à Bernex, au Grand Saconnex, à Versoix. Enfin, griotte sur le gâteau, le MCG est dans les choux à Onex (où Gominator perd son siège), dans les cardons à Lancy (où son luminescent président se traîne loin derrière les candidats de gauche) et dans les grobets à Carouge (où son candidat n'obtient pas même 1000 suffrages). Et vous voudriez qu'on cache notre joie ? Ben non : quand la gauche s'unit, elle gagne... A-t-on jamais écrit ici autre chose ?

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  • Election de la Municipalité de Genève : désolés, on est rassemblés...

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    Le PS a fait dimanche en Ville de Genève son meilleur résultat depuis plus d'un demi-siècle (depuis 1963, très exactement, où, "effet Chavanne" aidant, il avait obtenu 25 % des suffrages et 21 sièges), mais la légère euphorie que cela peut susciter ne doit pas nous empêcher de passer à autre chose. Au "rassemblement des forces de gauche" -bref, à la liste commune de l'Alternative pour la Municipalité de Genève. Avec les quatre magistrats sortants. La "Tribune de Genève" et "Le Temps" avaient entendu que "dans les rangs socialiste, on susurre préférer travailler avec un libéral-radical plutôt qu'avec le franc-tireur Pagani, complètement imprévisible et a-collégial" ? ça devait pas "susurrer" assez clairement, alors, parce que c'est à l'unanimité que l'Assemblée générale du PS de la Ville a décidé de confirmer une position déjà prise depuis six mois, celle de la liste commune avec les Verts et "Ensemble à Gauche". Et donc avec Pagani... Désolés, on est unis.

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  • Elections Municipales genevoises : et d'un tour de passé. Ouf !

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    gauche,ville de genève,municipalesEt alors ? Et oualà !

    On ne s'était risqué à aucun pronostic sur le résultat du premier tour des Municipales genevoises : avec deux tiers d'abstentionnistes en Ville et dans les grandes communes, toute prévision tient de la prédiction cartomancienne... L'enjeu de ce premier tour des élections, en Ville de Genève, était d'abord de savoir si la gauche allait ou non regagner une majorité au Conseil Municipal : là encore, quand chaque siège gagné ou perdu l'est pour quelques bulletins et que la majorité se joue à un, deux ou trois sièges, une élection avec 35 % de participation se joue quasiment à pile ou face. Pile la gauche, face la droite... Aujourd'hui, c'est face : malgré la progression du PS, la gauche perd deux sièges du fait du recul des Verts et d'« Ensemble à Gauche », et la droite devient réellement majoritaire. Maintenant, place au deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux : dans le système genevois, ce sont eux, en réalité, qui détiennent l'essentiel du pouvoir local...

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  • Objectif de la droite municipale genevoise : exister. Au moins un peu.

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    Le 18 décembre, le parlement cantonal genevois se prononcera sur le budget de la République pour 2015. Quelques jours après que le parlement municipal se soit prononcé (ce soir ou cette nuit) sur le budget de la Commune, après les quinze heures de débat de samedi. On avouait lors du débat notre perplexité face à la vingtaine d'amendements déposés in extremis (la peur des réactions qu'ils pouvaient susciter s'ils étaient annoncés plus tôt étant médiocre conseillère) par la droite municipale, et dont, à premier examen, certains ne pouvaient être expliqués que par d'excessives libations la veille de leur dépôt (ou une solide gueule de bois au moment leur rédaction). Un examen un peu plus approfondi nous a cependant convaincu que tous ces amendements, mêmes les plus absurdes (avec une mention spéciale pour ceux pondus par le PLR) avaient une motivation commune : faire exister politiquement, et médiatiquement, ne fût-ce qu'un moment fugace, leurs auteurs... A n'importe quel prix..

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  • Vote du budget de la Ville de Genève : L'art d’accommoder les restes

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    On s'étaient préparés à trois jours de débats, on a bouclé l'exercice en six heures : le projet de budget présenté par le Conseil administratif de Genève a été adopté par 42 voix (la gauche et trois indépendants, issus de l'UDC, du PLR et du MCG) contre 37 (la droite et l'extrême-droite). L'addition du PDC, du PLR, de l'UDC et du MCG n'a pas suffi à faire accepter les propositions délirantes (suppression de fait du service de l'« Agenda 21 », réduction de moitié du budget des Unités d'action communautaire, exigences d'audits superfétatoires) de cette droite qui se croyait majoritaire parce que 41 personnes élues il y a deux ans et demi en étaient issues... Las ! L'Alternative est toujours majoritaire, même si elle ne l'est plus que relativement, et le Conseil Municipal n'a pas basculé. D'où grosse colère des porte-paroles de cette droite dont « l'élargissement » s'est trouvé rétréci par son incapacité à garder auprès d'elle une partie de ses élus. Des traîtres, pour le MCG. Des imposteurs pour le PLR et le PDC. Mais qui les a fait élire ?  qui les a exclus, ou déçus ? La gauche n'a eu, pour transformer sa majorité relative en majorité absolue, qu'exercer un très vieil art : celui d’accommoder les restes.

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  • Budget de la Ville de Genève : La droite en bloc. Et en vrac.

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    Samedi, toute la journée (et, si on n'a pas fini notre boulot, encore lundi toute la journée, et toute la nuit de lundi à mardi, parce que quand on aime on ne compte pas son temps -ni ses jetons de présence), le Conseil Municipal de la Ville de Genève se penchera, avec sa coutumière sagacité, sur le budget de la commune. Un budget d'un peu plus de 1,1 milliard de francs. Et un projet de budget équilibré (et même légèrement bonifié), mais dont la droite municipale ne veut pas, parce qu'il est présenté par une Municipalité de gauche. La droite municipale (PDC, PLR, UDC, MCG, en bloc et en vrac)  y propose donc des coupes. A la tête du client. Pour faire 20 millions d'économies sur un budget qui n'en a pas besoin puisqu'il est équilibré. Prix de l'opération : des suppressions de services, d'emplois, de prestations à la population. Pour le seul motif qu'il faut montrer que la droite municipale existe. Faut croire qu'elle en a besoin, de montrer qu'elle existe.

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  • Coupes budgétaires (même dans un budget équilibré...) : Mobilisations !

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    A La Chaux de Fonds, samedi, 600 manifestants, rassemblés pour dénoncer les mesures d'« austérité »  adoptées par le gouvernement (de gauche) pour équilibrer le budget, ont conspué le président (socialiste) du Conseil d'Etat. A Genève, la droite municipale a fait proposer par la commission des finances des mesures qui ne sont même pas d'«austérité », mais de pur élagage, sans même l'explication, ou l'alibi, d'un déficit budgétaire à effacer, puisque le budget attaqué était équilibré. Lundi prochain, 25 novembre, à 16 heures devant l'Hôtel-de-Ville, un rassemblement  devrait se tenir à l'appel, de la gauche, des syndicats, de la commission du personnel de la Ville et des associations visées par les coupes budgétaires proposées par la droite en Ville de Genève, pour lui dire son fait, à la droite municipale. Et c'est une bonne date pour cela, le 25 novembre  : dans le calendrier républicain, c'est le 5 Frimaire, jour du cochon.... celui qui ne veut pas se laisser saigner...

    Au parlement municipal, dans la rue... et dans les urnes ?

    A l'exception de Bâle, qui n'a pas de municipalité, et de Genève, dont la Municipalité a présenté un projet de budget équilibré (et même bénéficiaire, d'un poil, mais suffisamment gratteur, le poil, pour déchaîner les pulsions épilatrices), toutes les « grandes villes » de Suisse prévoient des déficits budgétaires pour 2014 : Lausanne prévoit un déficit de 31,4 millions, Zurich de 231,6 millions, Berne de 1,7 million, Winterthur de 1,3 million (malgré une hausse de l'impôt municipal), Saint-Gall de 5,2 millions... En 2014, la majorité des villes suisses, grandes, moyennes ou petites présenteront des budgets déficitaires. Et toujours pour les mêmes raisons : le report de charges cantonales sur les communes, la réduction ou le plafonnement des ressources fiscales à force de cadeaux faits (et projetés, telle l'abaissement à 15 % de l'imposition cantonale des bénéfices des entreprises) aux hauts revenus, grosses fortunes et entreprises multinationales, et l’accroissement des charges, en particulier dans le domaine de l'action et de la solidarité sociales.
    Les centres urbains dépensent entre 1000 et 2000 francs de plus par habitant que les communes périphériques. Et pas parce qu'ils ont envie de dépenser, ou qu'ils sont saisis d'une pulsion somptuaire irrépressible : parce que dans leur champ de compétence politiques, deux domaines sont « surinflationnistes » : la culture et la solidarité sociale.-les villes concentrent en effet les institutions culturelles publiques, et les populations les plus fragiles : personnes âgées, chômeurs, clandestins, marginaux, personnes sans domicile fixe... La raison des déficits des villes, elle est là : pas dans une « mauvaise gestion », mais dans un surcroît de charges que les cantons et la Confédération sont bien aises de reporter sur les communes et, d'entre elles, celles qui ont la «surface» financière et démographiquie suffisante pour qu'on les suppose capables d'absorber ces charges. Et de fait, elles sont parfaitement capables d'absorber des déficits, c'est-à-dire de les réduire pour peu qu'on leur en laisse le temps et les moyens.

    Des « grandes villes » suisses, Genève est donc la seule municipalité à avoir réussi à présenter un projet de budget équilibré, sans hausses d'impôts ni réduction de prestations. La droite municipale, qui n'avait cessé de couiner pendant des mois qu'elle refuserait tout budget déficitaire s'est ainsi retrouvée devant un projet de budget qu'elle n'avait plus aucune raison de refuser. Plus aucune, ou presque. Plus aucune, sauf une : l'urgent besoin de faire savoir qu'elle existe. Et qu'elle arrive, si elle s'unit du PDC au MCG à être majoritaire en commission. Alors, pour se sentir exister et faire sentir au bon peuple qu'elle existe, elle propose n'importe quoi, sans tenir aucun compte des besoins, ni même des logiques budgétaires : suppression des Unités d’action communautaire (UAC) et de l’« Agenda 21 »  (le service mettant en oeuvre la politique municipale de cohésion sociale, de développement durable et de lutte contre les discriminations). A quoi s'ajouteraient des réductions dans toutes les lignes budgétaires finançant le fonctionnement même des services publics et de l'administration municipales. Tout cela sans aucune raison raisonnable, pas même pour dégager un excédent de recettes utilisables.
    Contre un budget municipal qui ressemblerait à celui que la droitunie genevoise propose, une mobilisation s'impose. Elle passera par le travail que la gauche fera au Conseil Municipal, mais elle devra aussi s'appuyer sur une mobilisation dans la population et dans les services publics menacés de perdre des moyens (matériels et humains) indispensables à leur action, quand ils ne sont pas menacés de suppression pure et simple. Et puis, finalement, si ce travail et cette mobilisation ne suffisent pas, on en appellera « au peuple », puisqu'on en a la possibilité (en effet, si un référendum est exclu par l'art. 78 de la constitution contre le budget communal pris dans son ensemble, il est possible « contre les dispositions budgétaires qui introduisent une recette ou une dépense nouvelle ou qui modifient le taux d'un impôt ou le montant d'une dépense de l'exercice précédent ». Et on serait précisément dans ce cas là...

    Au parlement municipal, dans la rue et, éventuellement, dans les urnes, c'est donc un vrai débat qui s'annonce, sur ce que signifie un budget public, et un vrai choix politique qui sanctionnera ce vrai débat. Car il faut bien le dire clairement : mieux vaut pas de budget du tout qu'un budget aussi foireux que celui que nous propose l'attelage de la droite et de l'extrême-droite municipales genevoises.

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  • Projet de budget 2014 de la Ville de Genève (suite, et certainement pas fin)

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    On a oublié, vendredi, dans nos vitupérations contre les âneries budgétaires de la droite municipale, que celle-ci ne proposait pas seulement de supprimer le service "Agenda 21" et de virer une trentaine de travailleurs sociaux, mais aussi de couper dans toutes les "lignes 31" finançant le fonctionnement même de l'administration municipale. Or dans le seul domaine de la culture et du sport, ces coupes provoqueraient de gros dégâts : dans l'organisation des manifestations culturelles (Fête de la Musique, Nuit des Musées, Musiques en été, etc) et sportives (Urban Geneva, Jeux de Genève, VTT Trial, etc.), dans l'animation dans les bibliothèques municipales et leurs possibilités d'acquisition, dans la capacité d'entretien du matériel sportif courant, dans les possibilités d'expositions temporaires dans les musées etc... Mais bon, hein, tout ça, c'est de la culture (et un peu de sport), et on sait bien que la culture, c'est un truc de gauche... acheter des livres pour les bibliothèques, pis quoi encore ? Apprendre à lire ? Pis après, les gens, ils vont lire des trucs même pas écrits par des gens de chez nous ? ou des naturalisés genre Haldas ?

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  • Budget culturel de la Ville de Genève : Au boulot. Sérieusement ?

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    ville de genève,budgetLes commissions du Conseil municipal de la Ville de Genève  examinent en ce moment les projets de budgets qui les concernent. La Commission des arts et de la culture examine donc le budget culturel . Compte tenu de l'importance de ce budget (près de 300 millions de francs), due à l'importance de la Ville de Genève dans la politique culturelle de toute la région (elle en est depuis un siècle et demi  le premier acteur public, le premier contributeur et le premier soutien), et compte tenu aussi de notre optimisme foncier (même tempéré par l'expérience et le souvenir de débats passés où la droite municipale s'était attaquée à la hache aux dépenses culturelles, et n'avait été repoussée que grâce à la mobilisation des milieux culturels et la résistance des élus de gauche), on attendra avec confiance (si, si...) des élues et élus municipaux, même de droite, qu'ils fassent leur boulot avec tout le sérieux qui s'impose, et la capacité de ne pas réduire le travail politique à un exercice d'alignement de lignes budgétaires les unes sur les autres.

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  • Budget 2014 de la Ville de Genève : du droit à la paresse à la paresse de la droite

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    Et voilà, comme chaque année à l'automne, on pose et se pose les questions : c'est quoi, un projet de budget ? ça sert à quoi, un Conseil municipal ? Et les posant, ces questions, on prétend y répondre : un projet de budget, ce n'est pas encore un budget, et un Conseil municipal, ça sert précisément à passer d'un projet de budget à un budget. Encore faut-il, évidemment, que ce Conseil municipal accepte de faire ce travail, C'est-à-dire de servir à ce à quoi il est supposé être voué. Et pas seulement à encaisser des jetons de présence. Haute ambition, excessive même, apparemment, pour une moitié (droite) du parlement de la Ville, laquelle, semblant découvrir (enfin) les vertus de la réduction du temps de travail -mais seulement de celui des conseillers municipaux- et la beauté du droit à la paresse -mais seulement à son propre usage (du droit à la paresse à la paresse de la droite ou de Lafargue à la fatigue, en somme), s'apprête à refuser d'étudier le projet de budget proposé par le Conseil administratif. Faire son boulot entre les vacances d'été et celles d'automne, c'est vrai que c'est dur.
    http://www.youtube.com/watch?v=XCWIXIEizKM

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  • Exclusion du maire de Genève du Conseil d'Administration des Transports Publics Genevois : Faire voter une résolution, c'est bien. Continuer à la défendre ensuite, c'est encore mieux...

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    Baclée de pesée au Bachet de Pesay

    accidentCGTE.jpgLe 20 novembre, le Conseil Municipal de la Ville de Genève acceptait un projet de résolution considérant que « La Ville de Genève doit être représentée au Conseil d'administration des Transports Publics Genevois » et répondant au vote en catimini par le Grand Conseil d'une modification de la loi sur les TPG, destinée explicitement à exclure du Conseil d'Administration de la Régie le Conseiller administratif Rémy Pagani, en charge de l'Aménagement -et donc... des aménagements connexes au réseau TPG en Ville de Genève. En revanche, le représentant de l'Association des communes genevoises, par définition magistrat communal, a bénéficié de la mansuétude du Grand Conseil et continuera de siéger au sein du conseil d'administration des TPG. On suppose qu'in petto, les députés ayant voté l'exclusion du Conseiller administratif Rémy Pagani rêvent de voir les communes genevoises représentées aux TPG par un magistrat issu de la plus petite possible d'entre elles, de préférence même pas desservie par les TPG. Céligny serait la candidate idéale... Tout, plutôt que la Ville ?

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  • Budget de la Ville de Genève : Le poids (légitime) de la culture

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    En adoptant samedi, à un pas de course de fond plutôt que celui du marathon habituel, le budget de la Ville de Genève, le Conseil municipal a adopté le budget culturel de la Commune. C'est-à-dire le plus important de ses budgets spécifiques, et le plus important budget culturel de la région. Et peut-être même (mais on n'a pas vérifié avec toute la rigueur scientifique qu'on nous connaît) le plus important de toutes les municipalités de Suisse. Un acte politique déterminant, donc. Mais un acte politique contraint par la responsabilité que la répartition des tâches régnant à Genève impose à la commune (elle pourrait certes s'y soustraire, mais ce serait, de sa part, parfaitement irresponsable, dans tous les sens du terme) et par les limites posées par la doxa politique régnante : celle de l'équilibre budgétaire et de la modestie des ambitions. Limites qui, très concrètement, empêchent la politique culturelle genevoise de se déployer comme elle devrait.

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  • La Ville de Genève a un budget. Elle.

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    A l'ombre des élections en bourgeons...

    Contrairement au canton, la Ville de Genève dispose (c'était attendu) d'un budget pour 2013, et pour la première fois depuis quatre ans, le budget de la Commune a été adopté en une journée. Le projet de budget, adopté à l'unanimité par la commission des finances, qui avait amendé le projet initial du Conseil administratif, a été repris par celui-ci. Il présente un excédent symbolique de 7000 francs. C'est ce projet qui a été ratifié par le Conseil Municipal samedi, contre les groupes de l'Entente (PDC et PLR) et moyennant l'abstention du groupe «Ensemble à Gauche». Mais l'ombre des élections cantonales de 2013 (pas encore en fleurs, mais déjà en bourgeons) a plané sur le débat budgétaire municipal, ou plutôt sur ce qu'en a rendu possible, et ce fut assez réduit, la procédure utilisée pour permettre aux conseillères et conseillers municipaux d'en finir en un jour avec leur pensum annuel.

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  • Election partielle au Conseil administratif de la Ville : le non-choix du PS

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    Dilemme le maudit...

    Hier soir, les socialistes de la Ville étaient conviés à préciser (elle en avait besoin) leur position sur l'élection partielle à la Municipalité de Genève. Le PS allait-il choisir ? choisir de ne pas choisir ? choisir de ne pas choisir tout en choisissant quand même un peu ? Ne pas choisir tout en faisant mine de choisir ? Finalement, c'est cette dernière solution, piteuse, qui s'est imposée. Sous la forme d'un vigoureux défonçage de porte ouverte : les socialistes appellent à ne pas voter pour le candidat de l'UDC et du MCG. Aller plus loin que ce « Tout sauf Bertinat », c'était aller trop loin. Choisir, c'est douloureux.

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  • Budget municipal : Faire notre boulot... avec ou sans la droite

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    Premier débat budgétaire au Conseil Municipal de la Ville de Genève, mardi soir, lors du débat d'entrée en matière sur le projet de budget présenté par l'exécutif communal.  Enfin, « débat » il faut le dire vite et se contenter de peu : parlons plutôt d'une succession, pendant deux heures, de déclarations générales, d'expression d'états d'âmes, de frustrations des uns, de satisfaction obligée chez les autres. Un exercice un peu vain, dont le terme était évident : le renvoi en commission du projet, pour examen attentif, ligne par ligne, et pour amendements multiples et variés, avant le marathon budgétaire de décembre. Et cela, c'est le travail du Conseil Municipal, pas celui du Conseil administratif. Et on le fera, ce boulot...


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