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  • Votations et élections : Dans trois mois, on remet ça...

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    La Tour (Baudet), prend garde !

    Un clou chasse l'autre : les votes de dimanche dernier digérés, il nous faut déjà nous préparer à ceux du 17 juin prochain, avec un menu copieux : deux initiatives fédérales (une deuxième proposition d' «épargne-logement» émanant des milieux immobiliers et une initiative udéciste visant à soumettre les accords internationaux au vote populaire), une initiative cantonale de gauche (« Pour une véritable politique d'accueil de la Petite enfance ») et son contre-projet de droite, une loi cantonale réduisant le contrôle démocratique sur les institutions de droit public... et une élection complémentaire au Conseil d'Etat, histoire de trouver le remplaçant ou la remplaçante du très remplaçable Mark Muller. Et, pour la gauche, de prendre un acompte sur une majorité gouvernementale. Et, pour le PS, de récupérer un siège bêtement (et donc par sa faute) perdu il y a trois ans.

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  • Succession de Mark Muller : Gominator candidat

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    Ze chaud meuste gohonne

    Bon, voilà, c'est fait, Mark Muller a démissionné du gouvernement genevois. C'est un peu dommage, on aurait bien aimé l'entendre traîner ses casseroles pendant encore un an et demi, mais on comprend que pour lui, pour son parti et pour ses collègues, cette petite musique pouvait avoir quelque chose de lassant. Quel choix lui restait-il, lâché par le PLR, le Conseil d'Etat et les media, à peine encore soutenu par la Chambre genevoise immobilière  comme le pendu par sa corde ? La démission de MàD Mark à peine annoncée, Gominator a annoncé sa candidature à sa succession. Pour restaurer la sécurité. Avec la même crédibilité, l'auteur de ces lignes pourrait présenter sa candidature pour restaurer les finances publiques... Qu'on en juge :

    www.youtube.com/watch?v=X_33KRtYZr8&feature=youtu.be

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  • Mouvement socialiste contre mouvement social ?

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    Refaire de la politique...


    En limitant ses pratiques, ses ambitions et ses stratégies à l'occupation de l'appareil d'Etat, le socialisme démocratique a littéralement perdu sa raison d'être et sa légitimité, et se retrouve face au mouvement social dans la position qui était il y a un siècle celle du radicalisme bourgeois face au mouvement ouvrier : raisonneur plus que raisonnable, prédicateur de soumission aux règles du capitalisme sous les masques du réalisme et de la patience, héritier ingrat des révolutions et requérant d'une base réduite à ne plus être qu'un électorat (pour ensuite ne plus ressembler qu'à une clientèle) une « confiance » ne portant plus sur la capacité à réformer, c'est-à-dire, tout de même, à transformer, la société, mais uniquement sur une compétence à la gérer.

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  • Elections espagnoles : une défaite méritée

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    L'opposition pour les uns, l'austérité pour tous

    La droite espagnole (et espagnoliste) du Parti Populaire (PP) a donc remporté, largement, les législatives, en obtenant son meilleur résultat depuis que des élections démocratiques lui sont imposées (elle n'avait en effet pas trop de soucis à se faire pendant les quarante années de franquisme...). Pour les socialistes du PSOE, la sanction est lourde, et sans doute méritée : quand les socialistes font une politique de droite, à quoi cela peut-il bien servir de voter pour les socialistes ? Mais ce n'est pas le PSOE qui va payer le plus lourd prix de sa défaite (lui va pouvoir se refaire une santé, une ligne et une cohérence dans l'opposition) : ce sont toutes les Espagnoles, et tous les Espagnols. Y compris la plupart de celles et ceux qui ont voté pour la droite : la cure d'opposition du PSOE lui sera moins dure, et bien plus profitable, que la cure d' « austérité » que la droite va imposer à l'Espagne.

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  • « Gauche de la gauche » : Savez-vous vous replanter dans les choux ?

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    Nouvelle plantée de la « gauche de la gauche » genevoise (et suisse) aux élections : les mêmes causes qui l'ont éjectée du parlement cantonal il y a deux ans l'ont maintenue ce week-end hors du parlement fédéral (où l'unique siège, vaudois, de cette présumée « gauche de la gauche » a également été perdu). A Genève, en tout cas, ces causes sont si connues, si précisément identifiables, qu'on s'interroge sur leur permanence :  la division, les querelles de voisinage politique, les concurrences de jardinets électoraux, les calculs d'organisations et les réglements de compte personnels. Il y a du trouble obsessionnel compulsif, là-dedans. ça devrait se soigner, mais comment ? Continuez comme ça, camarades, et votre dilemme se réduira à l'alternative que le « vote utile » de ce week-end suggère : rejoindre le PS ou disparaître du champ politique visible...

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  • Les « primaires » socialistes françaises lancent Hollande contre Sarkozy : Le premier de trois pas

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    Trois pas, sinon rien

    Une participation importante (près de trois millions de Françaises et de Français), une « expérimentation démocratique » réussie (à la grande jalousie de la droite) un résultat clair (douze points d'écart), un appel général au «rassemblement pour battre Sarkozy» : les «primaires» socialistes ont été un premier pas, réussi -mais la marche n'est pas terminée. Le second pas, ce devra être l'élection de François Hollande et la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Et il y a encore un troisième pas à faire : celui d'un réel changement.

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  • Initiatives fiscales socialistes : Premières salves

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    Les deux initiatives fiscales socialistes (l'une pour abolir les forfaits fiscaux, l'autre pour supprimer les cadeaux fiscaux consentis aux multinationales) viennent tout juste d'être lancées que déjà s'abattent sur elles les clameurs outragées de la droite politique, des milieux patronaux et des porte-voix du secteur financier. Et ça ne fait que commencer. Parce qu'à droite, quand il y a un enjeu (et là, il y en a un...), il y a de l'argent. Tout l'argent qu'il faut : souvenez-vous de la campagne, l'année dernière,  contre l'initiative socialiste pour la justice fiscale... Nous ne sommes plus le 4 août 1789 : Quand on touche aux privilèges, les privilégiés se rebiffent, et mobilisent le ban, l'arrière banc, le banc de touche et le banc de nage de leurs relais politiques, tous usant de tous les moyens disponibles (attaques personnelles comprises, Sandrine Salerno en sait aujourd'hui quelque chose) pour combattre ce qui, à leurs yeux, relève de l’infamie : l'abolition des privilèges fiscaux...

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  • « Primaires » socialistes françaises : La gauche en choix...

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    Dimanche soir, il restera deux socialistes français à prétendre à la désignation comme candidat-e du parti à la présidence de la République, contre Nicolas Sarkozy : le premier tour des  « primaires » aura choisi d'entre les six candidates et candidats à la candidature, les deux (vraisemblablement, sauf grosse surprise, François Hollande et Martine Aubry) qui concourront pour être celui ou celle qui, l'année prochaine, portera les couleurs du PS au premier tour de la présidentielle, et devra rassembler la gauche au second tour (en ayant surmonté l'obstacle du premier, contre lequel s'était fracassé Lionel Jospin) . Mais si ces « primaires » sont peut-être un bon moyen, pour le PS, d'intéresser les Françaises et les Français à son choix, c'est en réduisant ce choix au point de le dépolitiser...

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  • Election partielle à la Cour des Comptes : Votez nul : vous n'avez pas le choix !

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    Election partielle à la Cour des Comptes : on joue à l'affrontement gauche-droite. Certes, l'unité de la droite autour de la candidature de l'udéciste Yves Nidegger imposait un retour de l'Alternative au réflexe unitaire qui, dans les élections majoritaires, lui a assuré jusqu'à présent un durable succès sur ses adversaires. Mais l'unité, cela ne se fait pas n'importe comment, sur n'importe quoi, pour n'importe qui, à n'importe quelles conditions, et en tenant chaque jour un discours contraire de celui tenu la veille. Or c'est précisément à ce piteux exercice que la gauche genevoise vient de se livrer, le chantage des uns, la pusillanimité des autres, les petits calculs des troisièmes s'étant conjugués pour presque faciliter l'élection, un mois avant les législatives fédérales, d'un udéciste à la recherche éperdue d'un mandat lucratif, contre celle d'un juge de gauche à la recherche d'un nouveau poste. Un choix exaltant. Non ?

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  • Il y a trente ans, le 10 Mai de Mitterrand : Tonton, et après ?

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    On n'avait pas encore trente ans, et cela faisait presque vingt-cinq ans que la droite gouvernait la France, à l'abri de la haute stature, puis de l'ombre, d'un général qui fut maurrassien avant que de cesser de l'être en devenant l'homme d'un refus. Que fêtions-nous, ici aussi, à Genève, comme si cette victoire était aussi la nôtre ? La victoire de Mitterrand (qui fut maurrassien aussi) ou la défaite de Giscard ? On aurait préféré Mendès, ce fut Mitterrand, élu de toute la gauche (il n'aurait pas battu Giscard sans les voix des électeurs communistes -malgré la direction du parti, la victoire du candidat socialiste sonnant les premiers coups du glas des obsèques du grand PCF des années cinquante et soixante -il est vrai cependant que le sonneur de cloches avait été convoqué en mai 1968...). Il y a trente ans, la victoire de Mitterrand. Il y a 140 ans, la défaite de la Commune :  héritiers de l'une et de l'autre mais n'accordant aucune légitimité aux institutions politiques au-delà des municipalités, nous choisissons notre héritage : mai 1871 plutôt que mai 1981.

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  • Elections municipales en Ville de Genève : petits chantages entre amis de l'Alternative

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    Et si on arrêtait les conneries ?

    Or donc, les Verts (de la Ville et du canton) ont fait savoir que si les socialistes (de la Ville) ne faisaient pas ce qu'eux, les Verts (de la Ville et du canton), avaient décidé que les socialistes (de la Ville) devaient faire, c'est-à-dire abandonner l'un de leurs sièges à la Municipalité de Genève, eux, les Verts (de la Ville et du canton), feraient Sonderbund avec « Ensemble à gauche » contre les socialistes (de la Ville). Comme si « Ensemble à Gauche » n'avait pas mieux à faire : essayer de rattraper le terrain perdu depuis quatre ans en Ville et dans le canton, par exemple. On ose espérer qu'un tel ultimatum, légèrement présomptueux et ne reposant sur aucune autre base politique que celle d'un jeu de chaises musicales, trouvera au PS l'écho, ricanant, qu'il mérite.

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  • Cinquante sections du PSS demandent de revenir sur le programme du parti

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    Trop à gauche, vraiment, le PSS ?

    Une cinquantaine de sections (alémaniques) du Parti Socialiste Suisse, ayant en travers de la gorge la révision du programme du parti adoptée, et radicalisée, lors du dernier congrès de Lausanne, demandent que le parti rouvre la discussion sur le programme. En tête de liste des choix sur lesquels la droite du PSS souhaite revenir : le soutien au principe de l'abolition de l'armée, le soutien au principe de l'adhésion à l'Union Européenne, l'affirmation de la volonté de  « dépasser le capitalisme » et de ne pas se contenter de le gérer et de le socialiser... Et tous en choeur de pleurnicher sur un  « virage à gauche » du PSS qui, s'il correspond à nos souhaits, est encore loin d'être une réalité.

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  • Equité fiscale : Mobilisation générale de la droite contre l'initiative socialiste

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    Alarmée par un premier sondage qui signalait une potentielle majorité populaire en faveur de l'initiative socialiste pour des « impôts équitables », la droite politique et patronale a sorti les gros moyens pour la combattre -ce qui tranche assez spectaculairement avec sa pusillanimité face à l'initiative udéciste pour le renvoi des « criminels étrangers », qu'elle est aussi supposée combattre, mais qu'elle prend bien garde d'affronter ouvertement, n'ayant rien à gagner ni à préserver à un tel affrontement. Annonces « pleine page » dans les plus grands quotidiens du pays, multiplication des encarts publicitaires dans tous les journaux possibles et imaginables, ratissage des media par les porte-paroles politiques du pouvoir financier, le lavage de cerveaux citoyens produit un premier effet attendu : un nouveau sondage fait passer  le oui à l'initiative socialiste de 58 à 46 %, grâce à la remise au pas des sympathisants de droite -mais un nouveau Roestigraben se dessine, puisque les Romands semblent refuser l'initiative UDC et accepter celle du PS, à l'inverse des Alémaniques.

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  • Un nouveau Kulturkampf ? Prolos dupés, bobos dépassés

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    Ainsi, selon une étude portant sur les élections fédérales 2007, la Suisse se retrouverait plongée dans un nouveau « Kulturkampf » opposant les tenants du repli et ceux de l'ouverture, un conflit identitaire dont l'UDC et les Verts auraient jusqu'à présent tiré profit et qui ferait passer au second plan les thèmes liés à la politique sociale, et permettrait à un parti (l'UDC) dont la ligne politique est celle du démantèlement de l'Etat social, ou de ce qui en tient lieu en Suisse, de rafler les votes de celles et ceux qui ont le plus à perdre à ce démantèlement, pendant que la gauche se renforce auprès d'un électorat de « classes moyennes » et « supérieures » à haut niveau de formation, c'est-à-dire d'une base sociale et électorale qui était auparavant celle de la droite... et qui n'a pas grand intérêt à voir se réaliser les programmes économiques et sociaux de gauche, si elle adhère à ce qui, éthiquement, culturellement, fonde ces programmes.

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  • Congrès du Parti socialiste suisse : Aussi loin qu'il était possible

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    Le congrès du PSS est donc allé aussi loin qu'il était possible à ce parti d'aller, tel qu'il est, aujourd'hui. Pas aussi loin, évidemment, qu'on aurait pu le souhaiter ici -mais ce serait vraisemblablement aller trop loin que vouloir transformer sur le champ le PSS en un équivalent suisse de la FAI espagnole de 1936... En un temps où ni la position, ni la posture de parti gouvernemental ne sied ni ne sert à un parti socialiste, le congrès du PSS n'est peut-être pas non plus allé aussi loin qu'il aurait fallu (il n'a pas claqué la porte du Conseil fédéral), mais finalement, il est tout de même allé assez loin pour qu'il puisse encore être fait, politiquement, quelque chose avec le premier parti de la gauche de ce pays. Quelque chose qui ne se résume pas à « gagner les élections » fédérales de 2011 (et quelques élections locales avant). Quelque chose qui ressemble à un projet politique de gauche. Quelque chose qui ressemble à une alternative au glissement progressif de ce pays dans la marne udéciste.

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  • Les socialistes dans l'opposition ? Le congrès du PSS tranchera. Une fois de plus.

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    La Jeunesse socialiste et la gauche du parti ont mis à l'ordre du jour du congrès du PSS, ce week-end, la question récurrente de la participation des socialistes au gouvernement fédéral, en proposant de soumettre à des conditions politiques dont chacun comprendra qu'elles ne sont de loin pas réunies et qu'elles ne le seront pas avant longtemps : pas de privatisations de services publics, plus de durcissement de la politique d'asile, plus de cadeaux fiscaux aux riches, plus de centrales nucléaires et plus de réductions des prestations sociales. La « Tribune » d'hier nous annonce donc que le PS (suisse) est  « tenté d'entrer dans l'opposition »... Ouais...quelque chose nous dit que le grand parti de la gauche suisse saura, une fois de plus, résister héroïquement à cette tentation...

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  • Les socialistes dans l'opposition ? Le congrès du PSS tranchera. Une fois de plus.

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    La Jeunesse socialiste et la gauche du parti ont mis à l'ordre du jour du congrès du PSS, ce week-end, la question récurrente de la participation des socialistes au gouvernement fédéral, en proposant de soumettre à des conditions politiques dont chacun comprendra qu'elles ne sont de loin pas réunies et qu'elles ne le seront pas avant longtemps : pas de privatisations de services publics, plus de durcissement de la politique d'asile, plus de cadeaux fiscaux aux riches, plus de centrales nucléaires et plus de réductions des prestations sociales. La « Tribune » d'hier nous annonce donc que le PS (suisse) est  « tenté d'entrer dans l'opposition »... Ouais...quelque chose nous dit que le grand parti de la gauche suisse saura, une fois de plus, résister héroïquement à cette tentation...

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  • Statuts du PS genevois : Evolution d'octobre

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    Ce soir, les membres du PSG sont conviés à se prononcer en Assemblée Générale sur une proposition de révision des statuts du parti. Ils ne sont pas conviés à faire la révolution d'octobre (d'autant que la Révolution d'Octobre a eu lieu en novembre), tout au plus l'évolution. Au menu de l'assemblée,  trois propositions, logiquement liées : la réduction de moitié du nombre de membres du Comité directeur (dont les membres seraient désormais tous élus par l'Assemblée générale), la suppression du Bureau du Comité directeur et la création d'une Assemblée des délégués avec une représentation directe des sections. Pourquoi réduire de moitié le nombre de membres du Comité directeur ? D'abord, parce qu'un organe de 35 membres ne peut pas fonctionner réellement comme une direction politique (pour autant qu'on ressente le besoin d'en avoir une), surtout quand de ces 35 membres seule la moitié participe régulièrement aux séances; ensuite parce que la représentativité démocratique d'une instance dont la moitié des membres sont des membres de droit est douteuse. Pourquoi supprimer le Bureau du Comité directeur ? Parce que si le CD est redimensionné, on n'a plus besoin d'un Bureau ( le Comité directeur actuel étant à la fois trop gros et trop lent pour être « fonctionnel », son Bureau finit par prendre des décisions qui ne sont pas de sa compétence) Pourquoi, enfin, créer une Assemblée des Délégués ? Pour assurer la représentation directe de toutes les sections dans une instance décisionnaire et pas seulement dans une coordination « informative », et pour faire de l'Assemblée Générale ce qu'elle est supposée être : le « pouvoir suprême » du parti, en la « libérant » de tâches formelles pour la consacrer pleinement aux choix politiques.

    Remise en marche


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    Le Parti socialiste genevois, aujourd'hui, c'est deux partis en un : un parti cantonal, un parti municipal (celui de la Ville), aux structures quasiment identiques, aux moyens tout à  fait comparables -mais le seul des deux qui fonctionne, c'est le parti municipal. Tant mieux pour nous, qui en sommes. Mais nous sommes aussi de l'autre, celui qui rame. La faiblesse du parti socialiste cantonal laisse au parti municipal occuper un espace qu'il a les moyens d'occuper -et qu'il se sent, légitimement, obligé d'occuper, pour ne pas laisser un terrain politique vacant de discours et de projets socialistes, quand la Ville et les grandes communes forment le seul espace politique qui puisse faire contrepoids à  tous ceux que la droite contrôle. Nous avons, pour le moins, à  défendre, et pour le mieux à renforcer, cet espace qui se retrouve être,  « objectivement », un espace de résistance, face à  quarante communes, un Grand Conseil, un Conseil d'Etat, une Constituante, un Parlement fédéral et un Conseil fédéral de droite... Or cet enjeu, le PS cantonal est incapable de relever. Certes, on ne change pas un parti en changeant ses statuts, en modifiant sa structure interne. Mais en opérant un tel changement, on peut le faire mieux fonctionner, voire, dans le cas du PS genevois, simplement le faire fonctionner, le rendre capable de prendre des initiatives plutôt que courir après celles des autres, de faire l'agenda politique au lieu de subir celui de ses adversaires, d'agir et de réagir rapidement au lieu de mettre deux semaines à  faire ce qui pourrait être fait en deux heures. Les défauts de structures et de fonctionnement du PSG (et donc de ses statuts) ne sont pas la cause de ses défaites, mais ils sont la cause de son incapacité à  les surmonter. Il s'agit donc de remettre en état de fonctionner un parti qui fonctionne mal. Un parti dont la majorité des sections ignore les enjeux cantonaux, où la majorité des membres de la direction ne participent pas aux réunions de la direction, où une instance administrative devient une instance politique par défaut de l'instance politique, un tel parti est incapable de faire correctement le travail qu'on est en droit d'attendre de lui. Le PS n'aura pas avant longtemps l'occasion de remédier à ces défauts et à  cette incapacité. Il peut cependant se refuser à  se voir tel qu'il est, refuser de se changer, accepter de se réduire progressivement à  un comité électoral à la base de plus en plus restreinte, mais il faudrait qu'il le dise clairement, ce  « laissez-moi crever » qui libérerait les forces qui lui restent. Les propositions qui sont faites à  son assemblée générale visent, à redonner au PSG une capacité d'initiative politique. On peut évidemment y préférer la gestion des plans de carrière politiques individuels, mais là encore, il conviendrait de le dire clairement  :  « je préfère un parti politique subclaquant à un parti gênant, parce qu'agissant en parti politique et pas en office de placement ».

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  • « Nouveau » Conseil fédéral : La journée des dupes

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    La répartition des ministères au sein du Conseil fédéral ayant déjà fait couler beaucoup d'encre, on nous pardonnera d'y ajouter notre petit ru. Or donc, les trois partis de «centre-droit», le PDC, PRD et le PBD se sont entendus pour se goinfrer les quatre ministères les plus importants (en termes de budgets et d'impact économique) : ils ont confié l'un des quatre à la dissidente UDC, histoire de sécuriser son siège, et ont laissé au PS ce qu'ils (et le PS avec eux) considèrent, d'ailleurs à tort, comme des miettes. Contre sa volonté et celle de son parti, Simonetta Sommaruga dirigera un département qui mène une politique que le PS combat et qu'elle aussi est supposée combattre. Doris Leuthard reprend, sous les applaudissements du lobby pro-nucléaire, le département que tenait Moritz Leuenberger. Eveline Widmer-Schlumpf passe aux Finances, qu'auraient pu, mais que n'a pas voulu, reprendre Micheline Calmy-Rey, Johann Schneider-Ammann, l'homme du patronat, reprend l'Economie (là, on est dans la continuité), Didier Burklhalter garde, couleur miraille,  l'Intérieur et Ueli Maurer continuera de ronger son frein et l'armée à la Défense. Bref : pour notre 500e numéro, le Conseil fédéral nous a offert une « journée des dupes » (les dupes étant le PS et l'UDC) qui vaudrait bien, si la tradition ne s'en était perdue, qu'on y réponde par une mazarinade, et surtout que le PS y réponde autrement qu'en pleurant sur la concordance perdue ou, comme Simonette, sur la « solution consensuelle » qu'on aurait pu, ou du, adopter pour ne fâcher personne.

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  • La Constituante propose des « districts communaux » : Et une connerie de plus, une !

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    La Constituante genevoise a adopté une proposition socialiste de bricoler la structure territoriale du canton en créant des « districts communaux ». La proposition a fait consensus, ce qui ne saurait étonner, s'agissant d'un gadget technocratique qui viderait les communes de toute substance politique au profit d'un échelon « supérieur » dont la pertinence est pour le moins douteuse.  Mais ce genre de propositions convient parfaitement au genre de Constituante dont Genève s'est affublée, et à laquelle ne pouvait que plaire la lubie socialiste de créer quatre ou huit districts regroupant les communes en les vidant de toute légitimité démocratique et en les transformant en relais serviles de l'Etat vers la population -une population qui ne pourrait plus élire ni conseils municipaux (supprimés), ni maire, adjoints et conseillers administratifs (nommés d'en haut par les districts). « Les acteurs institutionnels seraient alors plus homogènes », croit pouvoir écrire le groupe socialiste à la Constituante, tout fier d'être à l'origine de cette sombre connerie. Plus homogènes, sans aucun doute : tous bien gentils, bien équarris, bien dressés, bien rangés, avec des communes dont plus aucune autorité ne serait élue et des « districts »  ne convenant qu'au confort du canton. Un paysage institutionnel symétrique, sans rien qui dépasse ou qui dérange. Un rêve de technocrate, un cauchemar de démocrate. S'il nous manquait une raison pour, le moment venu, faire campagne contre le projet de nouvelle constitution genevoise, les constituants socialistes viennent de nous en donner une.

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