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  • Election du Procureur Général : Cela s'appelle la démocratie...

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    Participation probabAerez !.jpgle à l'élection du procureur Général de Genève : 40 %

    A en juger par le taux de participation enregistré vendredi matin (72'050 votes enregistrés, 29,59% de participation), on peut attendre un taux final de 40 %. Ou, a contrario, de 60 % d'abstention. Une participation électorale de 40 %, c'est médiocre, mais on a vu pire (en fait, on voit régulièrement pire aux élections municipales). Et cela fera tout de même autour de 100'000 citoyennes et citoyens (les étrangers n'ont pas le droit de participer à cette élection, cantonale) qui auront pu, grâce à la candidature de Pierre Bayenet, choisir, pour les six années à venir, le « troisième personnage de la République ». Cela s'appelle la démocratie.
    Au fait, vous, vous avez voté ? Parce que sinon, il ne vous reste pour le faire que la bonne vieille méthode (la seule réellement compatible avec un usage réfléchi des instruments de la démocratie) qui consiste à vous lever dimanche matin pour vous rendre au local de vote de votre quartier, et glisser, avec vos petites mains, votre bulletin (la liste n° 6, par exemple) dans l'urne...

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  • Coup de mou à gauche

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    Faiblesse passagère ou débilité ?

    Notre paysage politique ne respire pas l'euphorie, et s’il fallait en un mot qualifier l’état de la gauche en Europe, et plus précisément encore l’état de ses partis et organisations politiques, ce serait du mot « débilité » dont nous ferions usage, en son strict sens : une faiblesse maladive. Certes, cette débilité des partis de gauche ne les frappe pas eux seuls et les partis politiques ne sont plus nulle part les lieux de l’inventivité sociale, -tout au plus pouvaient-ils encore être les réceptacles de la créativité sociale telle qu’elle s’exprimait –et s’exprime encore- ailleurs. Faut-il pour autant nous résigner, après nous êtres autoproclamés «gauche socialiste», à ce que le maximum du possible ici et maintenant n’atteigne pas le minimum du souhaitable ?

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  • Election du Procureur Général de Genève : On a déjà gagné !

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    élections, Procureur général, Bayenet, Jornot, PSOn aurait pu en militants disciplinés que nous sommes, s'en tenir à la non-position de notre parti : on ne soutient ni le candidat de droite, ni le candidat de gauche, on laisse la corpo décider,  les juges jauger et les procureurs se procurer. On a fait un autre choix: celui de prendre à la place de notre parti la responsabilité qu'il refusait d'assumer -celle de jouer pleinement le jeu d'une élection démocratique et d'un débat politique, entre la gauche et la droite, sur la justice, la prison, l'application du droit, les priorités de l'action pénale. Et on a déjà gagné sur ces trois tableaux. La candidature de Pierre Bayenet a imposé une élection démocratique, la campagne autour de cette candidature a imposé un débat politique, et cette candidature elle-même comme tout autre chose que ce que la corpo du Palais affectait d'y voir (une sorte d'opération kamimaze). « La sauce prend », titre « Le Courrier ». de samedi. Le quotidien truitier est peut-être un peu de parti pris, mais quoi qu'il en soit, en effet, « la sauce prend ».. On a même réussi à imposer une couleur : le « vert Bayenet ».... oui, bon, d'accord, là, on aurait pu s'abstenir.. Mais seulement là.

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  • Deuxième tour des Municipales françaises : Quelque part entre Trafalgar et la Berezina...

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    Le second tour des élections municipales n'a pas, pour la gauche en général et le PS en particulier, atténué les résultats du premier : bien plutôt les a-t-il confirmés, voire renforcés, à la faveur d'une abstention considérable (38 %) pour de telles élections dans un tel pays, et le résultat de ce dimamche tient à la fois d'un Trafalgar républicain et d'une Bérézina socialiste. et la gauche perd 150 villes, la plupart perdues par le PS. Le Front National prend notamment Béziers, l'UMP Toulouse et Limoges (à gauche depuis un siècle...), le Modem Pau. Et si le PS gagne Avignon, c'est sans doute moins par adhésion à sa liste que par peur de voir le Festival international de théâtre, et tout ce qu'il génère d'activité dans la ville des Papes, la quitter -électoralement, Olivier Py est plus efficace que François Hollande. Enfin, à Grenoble, une liste de gauche en bat une autre, et les Verts alliés au Parti de gauche supplantent les socialistes alliés aux communistes. Certes, le PS garde Paris, Lyon, Lille et Strasbourg, mais sur l'ensemble des municipalités soumises à un second tour, la gauche, toute la gauche, ne pèse plus de 42 % contre 49 % pour la droite démocratique, et 9 % pour le Front National.

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  • Elections municipales françaises : La coup-de-pied-au-cul-thérapie

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    gauche, PS, Front national, électionsCe que le droit, la pédagogie, les bons conseils des spécialistes et l'air du temps proscrivent désormais d'appliquer aux enfants est toujours en usage politique : le baffe, la fessée, la correction -bref, la coup-de-pied-au-cul-thérapie. Dimanche dernier, c'est au PS que cette thérapie a été appliquée par les électrices et les électeurs français, appelés aux urnes (mais les désertant dans une proportion inhabituelle) pour renouveler leurs conseils municipaux (qui élisent les maires). Et l'instrument de la thérapie, ce fut le vote pour le Front National, qui pour la première fois peut se maintenir dans 229 villes au second tour en ayant obtenu plus de 10 % des suffrages, en arrivant en tête dans nombre d'entre elles, devant le PS (ou l'UMP, droite dite "républicaine", mais qui refuse le "pacte républicain" de désistement au profit du candidat le mieux placé pour battre le FN). Dans les villes de plus de 10'000 habitants, la droite recueille 46 % des suffrages, l'extrême-droite 9 %, la gauche 41 % (avec le Front de Gauche) et l'extrême-gauche 1,3 %. Motif de la sanction infligée au PS (et du cadeau fait au FN ? Exprimer le plus clairement possible un désaveu (pour user d'un euphémisme) du gouvernement et du président socialistes. En votant. faute d'alternative, pour l'extrême-droite ? Oui, même en se bouchant le nez.

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  • Election du Procureur Général de Genève : Le choix du débat ou le choix du Palais ?

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    Suisse-Geneve-Palais-Justice-1-10.jpgLa campagne unitaire (on insiste sur le  « unitaire »...) de la gauche (on insiste sur le  « de la gauche » ...) pour la candidature de Pierre Bayenet au poste de Procureur Général de la Parvulissime République a été lancée hier matin. Nous en sommes, en partant de quelques évidences que nous sommes fort marris de devoir rappeler: Le poste de Procureur Général est soumis à élection populaire, donc à un  choix démocratique, pas à une cooptation corporatiste.  En avril prochain, ce choix démocratique se fera entre un candidat de gauche défendant un programme de gauche et un candidat de droite défendant un programme de droite -il s'agira donc d'un choix politique. Au moment d'un choix politique, le rôle d'un parti politique est d'y prendre position, et lors d'une élection qui matérialise ce choix politique, le rôle d'un parti politique de gauche est de soutenir le candidat de gauche. Le PS s'y est refusé, on le fait à sa place en faisant le choix du débat contre celui du Palais.

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  • Aux marche du Palais (bis) : Saynette socialiste

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    Aerez !.jpgLa corpo et le demos

    Posons le décor : une salle de réunion pleine. Au fond, en rangs serrés, la corpo. Devant, en rangs presque aussi serrés, le démos. La corpo, un peu plus nombreuse que le demos, va gagner un vote : le PS ne soutiendra pas le candidat de la gauche à l'élection du Procureur Général de Genève. C'était après plusieurs jours d'affrontements entre détenus, et entre détenus et gardiens, à Champ-Dollon. On en était à 35 blessés. Et la corpo chantait les louanges de celui qui, ayant rempli la prison au triple de sa capacité, niait toute responsabilité dans ses soubresauts, et déclarait qu'il n'allait pas se « renier » et « remettre des détenus dans la rue », lors même que la moitié des détenus de Champ-Dollon n'ont rien, ou plus rien, à y faire.

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  • Le PS et la candidature de Pierre Bayenet : Ni à gauche, ni à droite : au Palais !

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    Bayenet, Jornot, élection, PSPar 34 voix contre 29 (et quatre abstentions), l'Assemblée générale du PS genevois a donc décidé hier soir de ne pas soutenir le candidat de gauche, Pierre Bayenet, contre le candidat de droite, Olivier Jornot, au poste de Procureur Général de Genève. Le débat fut long, vif, très politique (malgré plusieurs interventions tentant de le réduire à un examen des compétences personnelles de deux candidats en lice), et marqué par une forte mobilisation des magistrats socialistes du pouvoir judiciaire. L'aile gauche du Palais, en quelque sorte (il est vrai qu'on y est vite, à l'aile gauche, au Palais Jornot...).  Que cette Assemblée Générale arrivait un peu comme la grêle après les vendanges nous arrangeait. Parce que toute une série de questions avaient déjà obtenu réponse dans les faits, et que le PS n'avait donc plus ni à se les poser, ni à y répondre. D'autant que si le parti ne soutient pas officiellement Pierre Bayenet, une liste socialiste le soutenant a tout de même été déposée. On plaide coupables.

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  • Election à Genève : Un parti de gauche peut-il ne pas soutenir une candidature de gauche ? Un dilemme socialiste...

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    andycapp.jpgDilemme socialiste au menu jeudi soir : l'Assemblée générale du PS se prononcera sur le soutien (ou non) du parti à la candidature de Pierre Bayenet (ou à celle d'Olivier Jornot ?) au poste de Procureur Général... Pierre Bayenet a déjà le soutien des syndicats (la CGAS) et des Juristes Progressistes. Il est présenté par six listes : celle de son comité de soutien, celle d'Ensemble à gauche, la nôtre (celle de la Gauche Socialiste et de la jeunesse Socialiste), une liste déposées par la gauche des Verts, une liste de syndicalistes et une liste proche de l'Avivo. En face, Olivier Jornot est présenté sur cinq listes : une liste du PLR (son parti), une liste du PDC, une liste de l'Entente et deux listes «attrape-tout » -ni le MCG, ni l'UDC, qui appellent à voter pour lui, n'ont déposé de listes. Dilemme socialiste donc : un parti de gauche peut-il ne pas soutenir une candidature de gauche ?

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  • Election du Procureur Général de Genève : C'est parti ! Bayenet au canon !

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    élection, Procureur Général, Bayenet, Jornot, PSIl y aura donc le 13 avril une élection ouverte pour le poste de Procureur Général de la Parvulissime République, avec une candidature de gauche, celle de Pierre Bayenet, et une candidature de droite, celle d'Olivier Jornot. Six listes portent le nom de Pierre Bayenet dont, outre celle d'Ensemble à Gauche qui a initié sa candidature, une liste socialiste une liste verte et une liste syndicale.  Alors bien sûr, la liste socialiste ne sera pas une liste officielle du PS puisque le parti ne prendra position, le 27 février prochain, que trois semaines après l'ultime délai de dépôt des listes, mais la liste « Gauche Socialiste - Jeunesse Socialiste » est tout de même une liste déposée par des socialistes pour que les électrices et teurs socialistes puissent voter pour un candidat de gauche en utilisant une liste socialiste. Ce qui nous fait un usage fort répétitif du qualificatif « socialiste » dans une seule phrase, mais il y a des enjeux où il est utile d'asséner lourdement des évidences.

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  • Tiers d'Etat et Tiers Etat

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    Victoire électorale de l'extrême-droite : une Genferei ?

    Genève a donc élu son parlement. Enfin, quand on dit « Genève »... avec 60 % d'abstention, disons que dans une République dont la moitié des habitant-e-s n'ont pas le droite de vote, une minorité de celles et ceux qui l'ont a expédié au parlement trois « blocs » de force à peu près égale (un tiers des sièges chacun) : la gauche (en y incluant les Verts), la droite démocratique, l'extrême-droite. L'élection des Etats généraux accouche d'un tiers d'Etat, dans l'abstention du Tiers Etat. Qui gagne ? La droite d'opposition. Moins parce qu'elle est la droite qu'elle est d'opposition. Qui perd, lourdement ? deux partis gouvernementaux (le PLR et les Verts). Qui stagne ? le PS et le PDC. Qui perd-gagne ? la «gauche de la gauche», qui revient au Grand Conseil, mais en perdant presque le tiers (encore un tiers...) de son électorat. Ce résultat, et la nouvelle configuration du partement cantonal font ressembler, politiquement, la République occidentale au canton méridional : Genève a élu « alla ticinese », avec un MCG jouant le rôle de la Lega.

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  • Anniversaires socialistes et syndicaux : 1888, 1918, et maintenant ?

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    Samedi dernier, le Parti Socialiste Suisse célébrait ses 125 ans. Et dans cinq ans, on célébrera le centenaire de la Grève Générale de 1918, la première et la seule que la Suisse ait connue. Cette grève, historique, lancée par l'Union Syndicale Suisse et le Parti Socialiste Suisse regroupés dans le « Comité d'Olten », fut aussi fondatrice de la Suisse moderne que la révolution radicale, septante ans auparavant. Pour autant, les mérites passés ne fondent pas une légitimité politique présente -et on le voit bien avec le PLR. La question qu'il convient de se poser aujourd'hui est donc : quel « cahier de revendications », avec quels moyens pour le mettre en œuvre, peut tenir le rôle que tint celui de la Grève Générale de 1918 ?

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  • Une vielle ambition de gauche : La liberté et l'égalité, en tension

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    Dans un bref entretien au « Temps » d'hier, le sociologue Philippe Corcuff invite la gauche, dont il est (pour le moins) à sortir de l'ornière de la dénonciation quasi pavlovienne du libéralisme (néo ou paléo, peu importe...) pour inventer un modèle de société capable de se tenir entre les valeurs en tension, de liberté et d'égalité, sans que l'une restreigne l'autre, afin de « permettre l'autonomie tout en assurant une égalité des droits ». Vieille ambition, qui est précisément celle qui définit une gauche se différenciant à la fois des droites (la droite libérale, qui ne prône que la liberté -et encore : celle des acteurs économiques avant tout, et la droite autoritaire, qui ne prône que l'ordre), de la gauche « centraliste et technocratique » -et à plus forte raison de la gauche autoritaire. Mais en l'état où elle est présentement, la gauche est-elle capable de relever ce défi ?

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  • « Bouclier fiscal » : L'Inique et sa Propriété

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    bouclier fiscal.jpgQue faire, en bons (quoique critiques) lecteurs de Max Stirner, de l'Inique et de sa propriété ? Au XXIe siècle, la place d'un bouclier est au musée. Et donc, celle du bouclier fiscal instauré à Genève pour protéger les hauts revenus et grosses fortunes de la progression de l'impôt direct, est au musée des iniquités fiscales, puisque la propriété de cette iniquité est de soustraire les contribuables les plus aisés à l'application du principe « chacun doit contribuer selon ses moyens ». Début juin, le PS genevois lancera une initiative populaire pour la suppression de ce « bouclier fiscal » protégeant les nantis de leur douloureuse participation équitable au financement des collectivités publiques. Et une semaine plus tard, à Zurich, on votera sur la proposition d'« impôt des bonzes » -un prélèvement de 1 % sur les fortunes de plus de deux millions. La fiscalité redevient donc, et c'est une bonne nouvelle, un enjeu politique prioritaire.

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  • De quoi Cahuzac est-il le nom ?

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    Un ministre français du budget (et donc des impôts) carbonisé pour fraude fiscale, un ancien président de la République française inculpé pour abus de faiblesse, une Infante d'Espagne inculpée pour complicité dans les tripatouillages financiers de son mari, un ancien Président du Conseil italien traînant un stock de casseroles à rendre jaloux un quincailler : le « tous pourris ! » populiste a encore de beaux jours devant lui... Car de quoi Cahuzac est-il le nom ? Ce nom est un nom de famille, le nom d'une caste : celle qui peuple les allées du pouvoir ou aspire à les peupler, celle s'y prépare ou s'y vautre. La double ironie de l'« affaire Cahuzac » réside certes dans la chute d'un ministre « socialiste » qui voulait se faire passer pour le champion de la lutte contre la fraude fiscale et la pratiquait lui-même, mais aussi dans le fait que Cahuzac est tombé à la suite d'une enquête effectuée en Suisse, sur requête française. Et que si le secret bancaire était resté ce qu'il était, et ce que veulent réinstaurer l'UDC et ses alliés de droite, Cahuzac aurait pu continuer à se pavaner et à mentir comme un arracheur de dents...

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  • Election au Conseil d'Etat genevois : Pas encore d'alliance à gauche, mais...

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    roses en carré.jpgLa décision du congrès socialiste confirme qu'il n'y aura pas d'alliance de «  toute la gauche » genevoise au premier tour de l'élection du Conseil d'Etat, s'il y a déjà une volonté des socialistes de tout faire pour remporter cette élection, et celle du Grand Conseil. L'« alliance de toute la gauche » n'aurait en effet de sens que si elle rassemblait les trois partenaires de l'« Alternative », et non seulement les socialistes et les Verts, ce qui n'en ferait qu'une alliance de la « gauche gouvernementale » se contraignant  par ce « gouvernementalisme » à assumer le bilan calamiteux d'un gouvernement dans lequel elle était minoritaire. Or la « gauche de la gauche » a déjà refusé cette alliance de premier tour, avec les PS et les Verts, sa survie ne tenant qu'à sa distinction d'avec ses deux partenaires potentiels -et en particulier d'avec le PS, dont presque rien ne la distingue plus (du moins lorsque le PS se comporte en parti socialiste) sinon des habitudes rhétoriques et de vieilles haines recuites dans une vieille sauce sectaire.

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  • Enjeux sociaux et enjeux sociétaux : Qu'est-ce qu'une « gauche populaire » ?

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    Une vingtaine d'élus socialiste français ont dévoilé le 20 février un « Manifeste de la Gauche populaire » prônant la «reconquête» des « catégories populaires et moyennes », en privilégiant désormais les enjeux économiques et sociaux sur les enjeux « sociétaux » et la reconstitution d'une base sociale et électorale populaire cohérente plutôt que l'addition des jeunes, des milieux culturellement émancipés, des femmes et des minorités ethniques, sur des thèmes liés aux modes de vie. La «Gauche Populaire» observe que la « droitisation » de la France, ces dernières années, se mesure à l'enracinement du Front National « dans les territoires périurbains et ruraux » et considère que la gauche se doit de mener ces prochaines années une politique qui soit le « levier d'une reconquête durable et robuste (...) de sa base sociologique naturelle ». Bref, de bonnes questions et des constats justes, mais pour quelles réponses ?

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  • Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : Quatre, sinon quoi ?

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    Le Comité directeur du PS genevois a donc pris la position qu'on souhaitait qu'il prenne : il propose au congrès du parti, le 9 mars prochain, de présenter au premier tour de l'élection du Conseil d'Etat les quatre candidat-e-s à la candidature qui se sont annoncé-e-s : Sandrine Salerno, Thierry Apotheloz, Anne Emery Torracinta et Roger Deneys. Une belle brochette tout ce qu'il y a de plus paritaire (et toc !) : deux magistrats, deux députés; deux hommes, deux femmes; deux citadins, deux périphériques (non, c'est pas péjoratif, lâche ce cardon, Roger...). A la gauche de la gauche, on n'est pas mécontents de cette proposition, mais chez les Verts, ça groume. Parce qu'on voudrait bien, de ce côté là, une liste unique au premier tour déjà, histoire d'assurer au second tour l'élection de leurs deux candidats à eux.

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  • Parité des genres, limitation des mandats et de leur cumul : Du bon usage des entraves statutaires

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    Que circule le sang neuf !

    Lundi soir, l'Assemblée générale du PS de la Ville de Genève a «toiletté» les statuts du parti municipal. En abolissant, notamment, l'obligation de la parité des genres sur les listes électorales pour le Conseil administratif. La proposition ne pouvait être suspectée de machisme, puisqu'elle émanait, entre autres, de féministes, soucieuses de permettre la présentation, un jour, de deux femmes au lieu que le parti se contraigne à présenter forcément un homme dès que l'on présente plusieurs candidatures. Peu importe, au fond : l'exigence de parité ou les quotas n'ont pas seulement pour fonction d'assurer une «représentation équitable des deux sexes dans les organes», comme le disent avec une poésie quasiment strauss-kahnienne quelques statuts socialistes, mais aussi d'assurer un renouvellement des représentations socialistes. De faire circuler du sang neuf, en somme.

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  • Elections cantonales genevoises : Ouverture des jeux (de chaises musicales)

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    chaises musicales.jpgLes élections cantonales genevoises, c'est pour cet automne. Le jeu des chaises musicales (disons : des sièges musicaux) pour l'élection du Conseil d'Etat, c'est déjà maintenant. Et les incertitudes sur les alliances, c'est depuis quelques mois. Bref, on s'affaire à droite et à gauche (il y a longtemps qu'il n'y a plus de « centre », à supposer que cet improbable espace ait jamais été autre chose que le moyeu d'une girouette). On soupèse, on calcule, on jauge, on lance des avertissements sans frais. On fait de la politique comme on fait ses comptes. Au risque d'oublier ce qui justifie qu'on en fasse : avoir un projet politique, et pas seulement un plan de carrière. Et au risque aussi, pour les Verts et le PS, qui ont soutenu (pas nous, pas nous...) le projet de nouvelle constitution, d'oublier ce qu'il permet alors qu'Ensemble à gauche, qui l'a combattu, en tiendrait compte...

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