politique - Page 5

  • Votations et élections : Dans trois mois, on remet ça...

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    La Tour (Baudet), prend garde !

    Un clou chasse l'autre : les votes de dimanche dernier digérés, il nous faut déjà nous préparer à ceux du 17 juin prochain, avec un menu copieux : deux initiatives fédérales (une deuxième proposition d' «épargne-logement» émanant des milieux immobiliers et une initiative udéciste visant à soumettre les accords internationaux au vote populaire), une initiative cantonale de gauche (« Pour une véritable politique d'accueil de la Petite enfance ») et son contre-projet de droite, une loi cantonale réduisant le contrôle démocratique sur les institutions de droit public... et une élection complémentaire au Conseil d'Etat, histoire de trouver le remplaçant ou la remplaçante du très remplaçable Mark Muller. Et, pour la gauche, de prendre un acompte sur une majorité gouvernementale. Et, pour le PS, de récupérer un siège bêtement (et donc par sa faute) perdu il y a trois ans.

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  • Votations fédérales et cantonales : petit vent aigrelet

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    votation.jpgContrat social ? Non : contrôle social !

    Il y a des dimanches, comme ça, où on aimerait bien avoir été plus mauvais pronostiqueur et ne pas se retrouver au lever à prendre sans surprise connaissance de résultats électoraux trop attendus.  S'agissant des votations de ce week-end, on craignait le pire, et on avait de bonnes raisons pour cela, l'ambiance générale de rétraction politique et l'envie non moins générale de plus de contrôle social n'étant pas les moindres de ces raisons. Un petit vent aigrelet a donc soufflé sur les urnes, ce week-end (avec quelques rayons de soleil, tout de même, à Fribourg et en Vaud). Reste que hier, l'année Rousseau s'est moins célébrée par une refonte du contrat social que par la demande d'un contrôle social (scolaire) et politique (policier) accru...

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  • Lancement d'une initiative populaire pour un « revenu de base inconditionnel »

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    Utopique ou nécessaire ?
    Utopique ET nécessaire...


    Un comité d'initiative indépendant*, mais lié à l'association «  BIEN »* , qui soutient sa démarche, annonce le lancement, le 21 avril prochain (2 Floréal, jour du chêne...) d'une initiative populaire fédérale pour « un revenu de base inconditionnel ». Autrement dit, pour une « allocation universelle », un « revenu d'existence », un « revenu citoyen », bref : un revenu égalitaire, individuel, accordé à tout résident sans autre condition que sa résidence, et couvrant ses besoins essentiels : le logement, la nourriture, les soins, les déplacements. Ce revenu n'est pas un revenu de substitution à un revenu ou un salaire perdu. En revanche, il peut remplacer tous les revenus de substitution (assurance chômage, retraite, allocations familiales, allocations d'étude, rentes invalidité) qui lui sont inférieurs. Un projet utopique ? voire...

    * info@bien-ch.ch

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  • Que faire des initiatives populaires inapplicables ?

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    Mettre des bornes à la démocratie ?

    Par 21 voix contre 20, le Conseil des Etats a suivi, fin février, le Conseil National en proposant d'élargir les critères d'invalidation d'une initiative populaire, en y intégrant le possible non-respect par l'initiative des droits fondamentaux. Une modification de la Constitution étant nécessaire pour que cette proposition soit entérinée, c'est le peuple qui décidera d'accepter ou de refuser cette limitation de son droit souverain à voter sur tout et n'importe quoi, y compris sur des textes absurdes e/o inapplicables (l'interdiction des minarets ou l'expulsion des « criminels étrangers », par exemple). Actuellement, les textes d'initiatives n'ont à respecter que les règles impératives du droit international : le génocide, la torture, l'esclavage, sont prohibés. Mais cela ne va guère au-delà de ces évidences. Il s'agirait donc d'y ajouter quelques bornes à ne pas dépasser -comme l'interdiction de la peine de mort ou des mariages forcés, déjà posées dans la constitution fédérale et la convention européenne des droits de l'homme.

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  • Un « parlement des musulmans de Suisse » pour « organiser l'islam de Suisse » ? Au nom de Dieu clément et député ?

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    Deux organisations musulmanes veulent donc « organiser l'islam de Suisse » grâce à un « parlement des musulmans », nous apprend la presse... Mais quel « islam de Suisse » ? Ou plutôt, lequel, des islams de Suisse Qu'il y ait des musulmans en Suisse (à peu près 400'000, dont à peu près la moitié sont Albanais d'Albanie, de Kosovë ou de Macédoine), l'UDC les agite assez comme épouvantails pour que nul désormais ne puisse les ignorer. Mais un islam de Suisse ? Les musulmans de Suisse sont sunnites, chiites, alévis, soufis, ismaïliens, distingués en outre par leurs origines nationales  : albanais, maghrébins, turcs, ont des rapports différents à l'islam, et des pratiques différentes de leur foi religieuse (quand encore il s'agit de foi, et non d'héritage culturel « laïcisé » en mode de vie). Bref, on voit mal ce qu'un « parlement des musulmans de Suisse » pourrait organiser d'un « islam de Suisse », sinon la prétention exorbitante de quelques organisations à parler au nom de tous et toutes les musulman-e-s d'Helvétie...

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  • Succession de Mark Muller : Gominator candidat

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    Ze chaud meuste gohonne

    Bon, voilà, c'est fait, Mark Muller a démissionné du gouvernement genevois. C'est un peu dommage, on aurait bien aimé l'entendre traîner ses casseroles pendant encore un an et demi, mais on comprend que pour lui, pour son parti et pour ses collègues, cette petite musique pouvait avoir quelque chose de lassant. Quel choix lui restait-il, lâché par le PLR, le Conseil d'Etat et les media, à peine encore soutenu par la Chambre genevoise immobilière  comme le pendu par sa corde ? La démission de MàD Mark à peine annoncée, Gominator a annoncé sa candidature à sa succession. Pour restaurer la sécurité. Avec la même crédibilité, l'auteur de ces lignes pourrait présenter sa candidature pour restaurer les finances publiques... Qu'on en juge :

    www.youtube.com/watch?v=X_33KRtYZr8&feature=youtu.be

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  • Et si la loi antimanifs était acceptée ?

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    Moins de manifs, plus de casse ?

    Un millier de personnes ont manifesté hier soir, de la poste du  Mont-Blanc à la Plaine de Plainpalais, pour... manifester, précisément, leur opposition au projet de loi pondu par la droite, et qui restreint dangereusement les possibilités d'organiser des manifestations sur la voie publique -sauf, évidemment, à les organiser en se contrefoutant de la loi. Une loi « anticasseurs » qui va encourager à la casse ?  il est vrai que d'entre ses innombrables dons, la droite genevoise a celui de pondre régulièrement des lois absurdes, allant à l'encontre de leurs objectifs proclamés. On risque fort, si le scrutin du 11 mars prochain en décide ainsi, d'ajouter à l'expérience navrante de la loi antimendicité celle d'une loi antimanifs aussi stupide que son aînée. Qu'importe le flacon légal pourvu qu'on ait l'ivresse sécuritaire...

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  • Le froid tue et les « Indignés » lèvent le camp ? Nous reste une exigence : la cohérence

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    A Genève, un homme retrouvé inanimé dans le camp des «Indignés» est décédé d'hypothermie. Ils étaient où, les «Indignés», pendant que leur hôte mourait de froid ?  Hier, ils ont annoncé leur décision de lever le camp. Ils ont justifié cette décision par le froid, les luttes avec les autorités (quelles luttes ? les autorités municipales les avaient autorisé à camper pendant encore au moins un mois) et les « personnes à problèmes ».  Bref, à Genève, on a des Indignés de beau temps et ne se frottant pas aux exclus. En levant leur camp, ils ont promis que leur mouvement allait continuer, mais sous une autre forme. Quelle autre forme ? Thé dansant ? Brunch ? Une question reste, pourtant : et si tout de même les « Indignés » nous disaient un peu plus que ce disait leur posture d'indignation complaisante ? S'ils nous disaient, par leur propre incohérence, une exigence de cohérence à laquelle nous devrions être nous mêmes requis ?

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  • Genève : Etouffer la liberté de manifestation ?

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    Une loi absurde et liberticide

    Le 11 mars, les Genevoises et les Genevois se prononceront sur une loi  sur les manifestations pondue par une commission du Grand Conseil qui a refusé d'auditionner les associations et mouvements organisateurs de manifestations légales. La loi proposée par la droite et l'extrême-droite parlementaires durcit encore les conditions d'organisation de manifestations politiques sur la voie publique, alors que le dispositif existant permet déjà bien plus qu'il serait nécessaire dans une ville comme Genève, pour « maintenir l'ordre » :  depuis des mois, la police amende de tout petits rassemblements ne gênant personne et ne «rassemblant» parfois que trois à cinq participants sagement alignés sur un trottoir. A quoi pourrait bien servir un durcissement supplémentaire du dispositif anti-manifs, quand en huit ans, seules trois des 2745 manifestations tenues sur la voie publique ont posé problème ?

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  • Le projet de nouvelle constitution genevoise en deuxième lecture : Bricolages et rabotages

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    L'Assemblée Constituante genevoise « construit la future constitution », annonce la dernière livraison de la « Lettre de la Constituante ». C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon : en septembre dernier, l'entrée en matière sur l'avant-projet avait été acceptée, et l'assemblée a entamé ce mois la deuxième lecture du projet de nouvelle Constitution. Et elle l'a entamé par une polémique sur le statut de « déclarations interprétatives » dont des constituants souhaitent garnir le projet au prétexte de clarifier les intentions de ses auteurs (c'est-à-dire d'eux-mêmes). Le problème, c'est que ces déclarations, qui ne devraient avoir aucune valeur n'étant pas votées par le peuple, ni même sérieusement débattues par la Constituante, ont tout de même un poids et pourraient servir de référence au Tribunal fédéral pour jauger du respect ou non de telle ou telle disposition constitutionnelle. Bref, les bricolages continuent. Et le rabotage des belles intentions initiales, notamment en termes de droits démocratiques sociaux, aussi...

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  • Noch eine Genferei : Le parking vert

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    Conseil Municipal de la Ville de Genève, mercredi soir : on se lance dans une discussion sur une proposition du Conseil administratif, demandant un (modeste) crédit de 5,1 million de francs pour la réalisation, à l'essai, de la « piétonnisation » de 50 rues, pour concrétiser une initiative populaire municipale acceptée par le Conseil Municipal et qui demandait la réalisation de 200 rues piétonnes. Et que croyez qu'il advint de cette discussion ? Vous avez gagné : on a parlé de parkings. Pas de zones piétonnes, de parkings. Que l'initiative qu'il s'agissait de concrétiser ne demandait pas. Et à la proposition du Conseil administratif, une majorité composée de l'extrême-droite, de la droite traditionnelle, des Verts libéraux et des Verts tout court a collé, contre l'opposition de la gauche (PS et Ensemble à gauche) motion, résolution et amendements exigeant finalement une compensation de 80 % des places de parking automobile supprimées en surface, voire la réalisation d'un parking sous la zone piétonne.

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  • Genève by night : Piogre s'amuse...

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    Prenez un politicien un peu bas de plafond. Amenez-le à moitié bourré dans une boîte de nuit, un matin de réveillon, allez le faire pisser dans les toilettes du personnel, et laissez monter la sauce : ça se termine à coups de baffes entre deux simiens se prenant pour des mâles alphas. Et ça finit dans la presse comme si, au lieu que d'une banale chicorée entre deux machos, on se trouvait devant une affaire d'Etat. Et comme on est une petite ville avec des tas de petits cons qui savent ce qui s'est passé parce qu'ils l'ont entendu dire de quelqu'un qui l'avait entendu dire de quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui le savait, ça dégoise dans toutes les arrières salles, ça commente anonymement sur les blogs, un membre du PS appelle un canard pour charger une copine, un député vert geint sur l'« image de Genève » et le MCG vole au secours du teufeur...  bref, on se retrouve dans un truc bien crapoteux avec un tas de de batraciens coassant dans le marigot pour se faire bien voir et disant n'importe quoi, à n'importe qui, pour donner l'impression d'avoir quelque chose à dire.  On a rien de mieux à faire et à dire à Genève, en ce moment ? Ben non, apparemment pas...

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  • Le projet de loi cantonale sur la culture a été déposé : Une tutelle sans moyens ?

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    Le Conseil d'Etat a déposé devant le Grand Conseil le projet de loi cantonale sur la culture, issu (en partie) des travaux d'une commission d'experts indépendants (la CELAC), dont le projet de loi reprend une grande partie des suggestions : renforcement de l'implication du canton dans la politique culturelle (mais sans lui en donner les moyens financiers), redéfinition des compétences et des charges entre le canton, la Ville et les autres communes, concertation avec les milieux culturels, prévoyance sociale pour les artistes, « cantonalisation » de certaines (mais pas toutes : les plus prestigieuses politiquement) grandes institutions culturelles, création d'un Conseil de la Culture... De bonnes intentions à saluer, pour ce qu'elles valent. Mais aussi de gros dangers, à identifier, pour y échapper... A commencer par le danger d'une tutelle cantonale sans moyens, et d'autant plus pesante qu'elle sera sans contre-poids.

    Le cagibi et la villa de maître


    Si elle est acceptée, d'abord par le Grand Conseil, puis, éventuellement (en cas de référendum) par le peuple, la loi aujourd'hui proposée remplacera celle de 1996. Mais quelle loi sortira des cogitations parlementaires ? Celle qui leur est proposée, ou celle à laquelle elles la réduiront ? Les intentions des auteurs de la loi (la Commission d'experts, d'abord, le DIP, ensuite) sont excellentes -et nous avons assez souvent exprimé les nôtres pour nous contenter de relever que nombre d'entre elles sont contenues dans la projet. Mais cette loi cantonale, qui répond à une mobilisation des milieux culturels face à une tentative, en 2007, de désengager totalement le canton du champ culturel (hors l'école), porte en germe une calamité inverse de celle dont la menace avait précisément incité à la phosphorescence législative : au désengagement du canton pourrait ainsi succéder un désengagement de la Ville -mais, à la différence du premier, un désengagement imposé, non plus volontaire (ce qui n'atténuerait d'ailleurs en rien ses effets dévastateurs sur le tissu culturel local et régional). Un danger d'autant plus menaçant que si le projet de loi confie des compétences au canton, il ne lui en donne aucun moyen : il n'a ainsi même pas retenu la proposition de la commission d'experts de fixer à 2 % de son budget les ressources que le canton affecterait à la politique culturelle (même dans ce cas, d'ailleurs, l'effort financier hypothétique du canton n'atteindrait que les deux tiers de l'effort réel actuel de la Ville), et ne prévoit aucune clef de répartition des efforts financiers respectifs du canton, de la Ville et des communes.


    Certes, la question des moyens, financiers et humains, ne résume pas la réalité d'une politique culturelle. Mais sans moyens, cette politique n'est, au mieux, qu'un discours sur la culture, et au pire une tutelle sur le champ culturel. Qui veut, aujourd'hui, visualiser, symboliquement, l'extraordinaire disparité des moyens dont disposent, respectivement, la Ville et le canton de Genève pour mener une politique culturelle n'a qu'à se rendre successivement au Service cantonal de la culture et au Département municipal de la Culture : c'est passer d'un cagibi à une villa de maître. Mais aussi d'un budget de quelques dizaines de millions à un budget de plusieurs centaines de millions.

    L'histoire et la situation de Genève ont fait de la Ville, berceau de la République (au point d'avoir été pendant 250 ans la République à elle toute seule) et commune-centre d'une région qui se définit autour d'elle et par elle, l'actrice principale, voire la metteuse en scène, de la politique culturelle régionale. Elle y met le plus de moyens financiers et humains, elle dispose pour cela du meilleur réseau, du plus fort appareil administratif et du plus grand réservoir de compétences. En fait, de toutes les grandes institutions culturelles, seule l'école lui échappe. Cette situation ne peut être simplement inversée, mais elle peut, et elle doit, être corrigée. Et le mode de cette correction, c'est le partenariat, le partage, le «faire ensemble», pas la Régence (quoique, les petits soupers...) ou la tutelle. Surtout si la Régence est sans moyen et la tutelle sans ressource. Parce qu'alors, on se retrouverait dans le pire des paysage politico-culturels : celui du parasitisme autoritaire de la politique culturelle par une tripotée de petits chefs disposant d'un pouvoir sans responsabilité matérielle, et surtout sans contre-pouvoir : précisément ce que les milieux culturels voulaient éviter en 2007...

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  • Caisse maladie unique : on re-votera. Sur un projet tronqué.

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    Prudence, prudence...

    L'initiative populaire fédérale pour l'instauration d'une caisse maladie unique (la deuxième initiative du genre) a abouti, avec plus de 120'000 signatures récoltées en onze mois, et elle sera déposée au printemps prochain. En 2007, le peuple et les cantons avaient refusé, très nettement, une première initiative pour l'instauration d'une caisse unique, qui avait succombé à la campagne du lobby des assureurs et à la crainte (irraisonnée) que les primes qu'elle prévoyait de fixer en fonction du revenu n'explosent pour les « classes moyennes ». Du coup, les auteurs de la deuxième initiative ont renoncé à reprendre cette proposition de primes en fonction du revenu. Proposition fondamentalement légitime, socialement juste, mais pas franchement dans l'air, très droitier, du temps. D'où la prudence de leur texte. Et son insuffisance : celle d'un premier pas...

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  • « Gouvernance » des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie

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    Réduction de la représentation des représentants du parlement dans les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques, comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la représentation du personnel, restriction de la représentation des communes, ignorance de la représentation des usagers, publication seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants, instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la communication des représentants des associations et organisations avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il tient la notion même de «  service public »...
    http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article307

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  • Quand tout le monde (ou presque) est pacifiste...

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    Si vis pacem...


    En janvier prochain, le Groupe pour une Suisse sans armée déposera son initiative populaire pour l'abolition de la conscription (mais pas, ou plus, celle de l'armée). C'est l'occasion de nous interroger sur ce que signifie, aujourd'hui, le pacifisme. Car si tout le monde, à quelques fous furieux près, veut la paix, ou dit la vouloir, nombreux sont ceux qui s'abritent derrière le vieux sophisme latin : si tu veux la paix, prépare la guerre. De quelle paix parle-t-on ? La paix des cimetières, celle imposée par le vainqueur, le conquérant ou le colonisateur, n'est pas celle que construit la justice sociale. Le socialisme est pacifiste. Mais il l'est, ou veut l'être, en construisant la possibilité de la paix sur la justice, l'égalité, les libertés, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Or ces principes, sauf à se contenter de leur proclamation rhétorique, se conquièrent et se concrétisent dans des combats d'où la violence n'a jamais été absente et où les socialistes n'ont pas, et c'est un euphémisme, toujours été du bon côté : c'est un gouvernement dominé par les socialistes qui a engagé la France dans la Guerre d'Algérie et couvert la torture.

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  • La Suisse a un nouveau gouvernement... le même que l'ancien...

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    Nous avons reçu (comme tous les membres du PS), sous le coup de midi, un gentil petit mot d'Alain Berset qui se conclut par « je te remercie d'ores et déjà pour le suivi critique que tu ne manqueras pas d'accorder à l'exercice de mon futur mandat ». Où l'on constate avec plaisir qu'il sait déjà sur qui, et pour quoi, il peut compter,  notre nouveau ministre. En attendant, on relèvera que le commentaire le plus pertinent, le plus judicieux, que nous ayons entendu sur son élection (et celle de l'ensemble du gouvernement) est venu d'une partisane d'Alain Berset, attendant sans angoisse excessive son élection : « ce qui devait se passer s'est passé »...  Mektoub ! On saluera donc avec d'autant plus d'admiration les efforts considérables, faits par la télé et la radio de service public pour tenter d'intéresser le bon peuple à ce qui se tramait en son nom.

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  • Budget de la Ville de Genève : Le sapin et les boules

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    On voulait un budget, on a un budget. Pas enthousiasmant, mais tout de même : un budget. Les Verts voulaient un budget équilibré, ils ont un budget équilibré. La droite bourgeoise ne voulait pas accorder de budget à la Municipalité de gauche, elle a échoué à l'en priver. La droite plébéienne se voulait le pivot du Conseil Municipal, l'alliée indispensable aux uns ou aux autres, elle a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose et a été battue avec la droite bourgeoise. Sauf quand les Verts ont rejoint celle-ci, et ce fut souvent. Et au bilan final, quoi ? Quelque chose qui ressemble au budget dont nous avons accouché après un jour et-demi et une nuit de discussions : zéro déficit, zéro bénéfice. Une résistance  «globalement victorieuse» aux offensives de la droite, mais une résistance, seulement une résistance. Pas de quoi festoyer, donc, mais une petite satisfaction : à dix jours de noël, c'est la gauche qui a le sapin, et la droite qui a les boules...

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  • A budgets continus

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    Equilibre municipal, déficit cantonal ?

    Les députés membres de la commission des finances du Grand Conseil genevois font un « travail de singes » pour amender le projet de budget du Conseil d'Etat, groume l'UDC Eric Bertinat sur son blog. Du moins font-ils leur travail... ce même travail que les conseillers municipaux membres de la commission des finances du Conseil municipal, dont précisément Eric Bertinat, ont refusé de faire. Ou se sont révélés incapables de faire. Chronique de la vie des bêtes politiques : peut-on être singe à mi-temps et paresseux le reste du temps ? En tout cas, à l'heure où nous écrivons, on s'achemine plutôt en Ville vers un budget équilibré voté par la gauche et pour la canton vers un budget déficitaire voté par la droite. Paradoxal ? Si on prend au sérieux les discours de la droite, oui. Mais qui les prend au sérieux, les discours de la droite ? Même pas elle...

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  • Financement des partis et des campagnes politiques en Suisse : Surtout, ne rien entendre...

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    Le Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO, une commission du Conseil de l'Europe), a rendu public vendredi dernier un rapport sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales en Suisse. Le rapport du Greco reproche à la Suisse l'"opacité" et l'absence de règles en matière de financement des partis et des campagnes politiques, et suggère que cette absence de règles n'est pas étrangère à l'exposition de la politique en Suisse au risque de corruption privée ou par des agents publics étrangers, en raison de son importance économique et financière (on vient d'ailleurs d'en faire l'expérience avec l'agitation des vendeurs d'avions de combat autour du renouvellement de la flotte aérienne militaire suisse). Mais les recommandations du Greco semblent, encore, tomber dans les trompes d'Eustache des pires sourds : ceux qui ne veulent pas entendre. parce qu'ils n'ont pas intérêt à changer un système qui les choie.

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