politique - Page 4

  • Initiative pour le référendum obligatoire sur les traités internationaux : Plus de votations ou plus de démocratie ?

    Imprimer

    Plus de votations ou plus de démocratie ?

    Le 17 juin, le bon peuple souverain et éclairé (puisque souverain) se prononcera sur une initiative populaire de l'« Action pour une Suisse indépendante et neutre », une courroie de transmission de l'UDC, visant à soumettre au référendum obligatoire et à la double approbation du peuple et des cantons tous les accords internationaux « importants », sans que les critères de cette « importance » soient précisés, et même en l'absence de toute opposition aux accords internationaux concernés. On peut déjà lancer des référendums contre les traités qui nous déplaisent -mais évidemment, faut se bouger le fion pour récolter des signatures, parfois dans le vent, la pluie et la froidure. Un truc à choper la crève. L'initiative de l'ASIN ne serait-elle qu'une revendication détournée du droit à la paresse ? Et plus sérieusement, plus de votations, est-ce forcément plus de démocratie ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 3 commentaires
  • Aujourd'hui, 26 Floréal, la France change de président

    Imprimer

    Changements...

    Tout à l'heure, François Hollande est arrivé  au palais de l'Elysée, a été reçu par Nicolas Sarkozy, qui a quitté ensuite le siège de la présidence. Hollande a été élevé au rang de Grand Maître de l'Ordre de la Légion d'Honneur, a reçu les honneurs militaires, puis devait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, remonter les Champs-Elysées en voiture, prononcer un éloge de Jules Ferry et de Marie Curie, rendre visite au Maire de Paris, Bertrand Delanoë, prendre un bain de foule, faire annoncer le nom de son (ou de sa) premier-e ministre et du ou de la secrétaire général-e de la présidence, puis s'envoler pour Berlin rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel. La France aura changé de président et de gouvernement. Pas d'institutions, ni, encore de politique.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : France 0 commentaire
  • Projet de nouvelle constitution genevoise : Tout ça pour ça ?

    Imprimer

    La troisième débat sur le projet de nouvelle constitution genevoise est terminé et l'Assemblée constituante lance une campagne d'information pour sensibiliser la population à ses travaux et à leur (glorieux) résultat en vue de la votation populaire du 14 octobre prochain. Six « soirées thématiques » sont donc prévues pour permettre aux constituants de rencontrer la population (au nom de qui ils ont pondu leur texte) et à la population d'apprendre leur existence et de rencontrer les constituants qu'elle a élus, ou, plus majoritairement, laissé élire. Les deux premières de ces soirées sont organisées à Genève : la première, hier soir, la seconde, le 23 mai, à la Maison de retraite du Petit-Saconnex. Vu la composition générationnelle de la Constituante, directement du producteur au consommateur.... Mais on n'ironisera pas plus, c'est pas notre genre, sur le choix du lieu. Ce genre d'ironie n'est d'ailleurs plus de notre âge.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 1 commentaire
  • La Ville de Genève doit-elle abandonner Télégenève (Naxoo) ?

    Imprimer


    Vendre ou ne pas vendre ? Et vendre à qui ?

    Le Conseil Municipal de la Ville de Genève doit se prononcer aujourd'hui sur le sort qu'il réservera à une proposition du Conseil administratif de vendre le paquet, majoritaire, d'actions détenues par la municipalité dans la sociétéTéléGenève, qui exploite le téléréseau local. Trois solutions s'offrent au Conseil : refuser d'entrer en matière sur cette proposition, la voter « sur le siège », sans la transmettre pour étude à une commission, ou au contraire entrer en matière pour la faire étudier en commission.  La troisième solution devrait s'imposer : les enjeux sont tels, si nombreux, si importants et si imbriqués qu'il paraît totalement illusoire de pouvoir en juger en quelques heures de séance plénière, sans examen plus approfondi, sans entendre ni le personnel et les syndicats, ni l'actionnaire minoritaire, ni les communes dont le téléréseau est allié avec celui de la Ville et que la vente de celui de la Ville fragiliserait face aux entreprises privées avides de les prendre ou de prendre leur place.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 0 commentaire
  • Présidentielles françaises : Une bonne chose de faite...

    Imprimer

    Quelle majorité pour Hollande ?

    François Hollande a été élu à la présidence de la France par 52 % des suffrages : 52 %, c'est à la fois beaucoup et peu. C'est beaucoup, car la France reste, politiquement, majoritairement à droite (elle ne passe à gauche que lorsque la droite fait preuve d'une particulière incompétence, et ce fut le cas, et la gauche d'une forte unité, ce qui fut aussi le cas). Et c'est peu, en tout cas pas assez, pour garantir l'application d'un véritable programme de gauche. La majorité qu'à réunie François Hollande est une majorité composite : Il y a, évidemment, d'abord, et pour l'essentiel (45 des 52 % qu'il a réunis), les votes du « peuple de gauche ». Mais il y a aussi les voix de celles et ceux qui ont suivi François Bayrou dans son appel à voter pour le candidat de la gauche, et les voix de celles et ceux qui auraient voté pour n'importe qui, voire n'importe quoi, pour que « Sarko, dégage ! ». Tout cela fait une majorité électorale, pas encore une majorité politique.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : France 1 commentaire
  • Présidentielle française : Entre deux fronts...

    Imprimer

    Tirer la chasse... et après ?

    François Bayrou annonce qu'il votera pour François Hollande, ou plutôt contre Nicolas Sarkozy. Même s'il n'appelle personne à faire comme lui et ne donne que son choix personnel, ce choix, ajouté à celui de Marine Le Pen de voter blanc, favorise indubitablement le candidat socialiste. François Hollande n'est certes pas encore élu, mais rassembler de Mélenchon à Bayrou, contre la drague par Sarkozy de l'électorat du Front National, dans un « Front Républicain » façon « tripartite » des premiers gouvernements PC-SFIO-MRP de l'après guerre, c'est déjà une sorte de performance (même si Jacques Chirac avait fait encore mieux en 2002 en rassemblant de Sarkozy aux anars...). De toute façon, lundi, la France aura élu un nouveau président. Même si Sarkozy devait contre toute attente refaire son retard. Parce que le Sarko cuvée 2012 n'est plus le Sarko cuvée 2007 : il est pire. Dimanche, sauf énorme surprise, les Français auront tiré la chasse sur Sarkozy... mais au fond de la cuvette, le Front National sera toujours là...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : France 1 commentaire
  • L'autre enjeu du 17 juin : l'organisation des institutions publiques

    Imprimer

    Gouvernance, vous avez dit gouvernance ?

    Le 17 juin prochain, à Genève, on ne votera pas seulement pour choisir qui (Anne, donc) occupera le siège laissé vacant au Conseil d'Etat après la démission de Mark Muller, on votera aussi sur une loi modifiant considérablement le mode de « gouvernance » (puisque c'est comme cela que l'on dit désormais en notre contemporaine langue de bois politique) des conseils d'administration et conseils de fondation des établissements publics autonomes. On votera, parce que les syndicats et les partis de gauche ont lancé et fait aboutir un référendum contre une loi qui réduit le peu de contrôle démocratique existant sur ces institutions. Et on votera « non ».

    Lire la suite

  • Le 1er Mai, qu'en faire ?

    Imprimer

    Fête du Travail ou des travailleurs et des travailleuses ?

    Que célèbrera-t-on, un peu partout, mardi prochain, 1er mai ? A Paris, chacun aura son Premier Mai à lui (ou à elle). Fête de Jeanne d'Arc pour le Front National et Marine Le Pen; Fête du Travail, le vrai, le sien, celui qu'il veut à tout prix garder, pour Nicolas Sarkozy; Fête des Travailleurs pour la gauche et les syndicats. Et à Genève, une semaine après le plus gros licenciement collectif de l'histoire locale (la fermeture de Serono par la multinationale allemande Merck, la suppression de 1250 postes de travail, le licenciement pur et simple de plusieurs centaines de salariées et de salariés), que fera-t-on de cette journée ? A Paris, , les syndicats et la gauche veulent, selon le mot de Mélenchon, faire du 1er Mai « un moment stupéfiant d'unité et de puissance ». Mais pour célébrer quoi, ce « moment d'unité et de puissance » ? Pas « le travail », comme le voudrait Sarkozy, mais celles et ceux qui y sont contraints...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Solidarité 0 commentaire
  • Présidentielle française : rien n'est encore joué...

    Imprimer

    Il court, il court, le Sarko... après le FN...

    François Hollande en tête, Nicolas Sarkozy premier président de la République a être battu au premier tour, le Front National à son plus haut niveau alors que la droite recule, la gauche qui avance malgré le score en demi-teinte du Front de gauche, le « centre » atomisé : le premier tour des présidentielles françaises rend certes optimiste pour le second tour, mais n'en présage en rien. Les intentions de vote au second tour donnent toujours l'avantage, avec huit point d'avance, à Hollande sur Sarkozy, mais rien n'est joué -et on s'attend à ce que Sarkozy fasse tout ce qu'il peut pour attirer à lui les électrices et les électeurs de Le Pen sans repousser celles et ceux de Bayrou... Dans son dernier numéro d'avant le premier tour, «Le Monde» titrait : « Nicolas Sarkozy, l'homme qui courait après les voix du FN ». Ces voix lui ont échappé, mais il va continuer pendant quinze jours à leur courir après.

    Lire la suite

  • Présidentielles françaises et réveil de la gauche : De quoi Méluche est-il le nom ?

    Imprimer

    « Il y a les experts, il y a les penseurs, et puis il y a le peuple. Le peuple inattendu. C'est-à-dire des voix et des pensées que personne, ou rien, ne laissait présager », écrit Michel Butel, en couverture du deuxième numéro du désormais indispensable mensuel «L'Impossible». Inattendue, en effet, la foule qui se presse aux meetings de campagne du candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle française. Inattendu, le succès probable, en tout cas possible, de la candidature de Mélenchon (autour des 15 % d'intentions de vote, et devant Le Pen dans plusieurs des derniers sondages à peu près sérieux qui ont été publiés). Inattendue, surtout, et bienfaisante, cette renaissance, enfin, de l'« envie de politique » à la faveur de la campagne de Mélenchon.

    Lire la suite

  • Revenu de base : Soyez réalistes. Comme en 1918...

    Imprimer

    L'idée d'un revenu de base, est irréaliste, s'entend-on déjà dire, alors que l'initiative le proposant vient d'être lancée et qu'on peut désormais la signer. Et c'est vrai, elle est irréaliste, cette idée. Aussi irréaliste que celles lancées en 1918, dans le cahier de revendications de la Grève Générale, d'une assurance-vieillesse ou du droit de vote et d'éligibilité des femmes. Aussi irréaliste. Mais pas plus. D'ailleurs, même dans le terne avant-projet de nouvelle constitution genevoise, au titre des Droits fondamentaux, à l'article 40, on reconnaît le « droit à un niveau de vie suffisant » et à la « couverture des besoins vitaux »...

    Lire la suite

  • Parti socialiste suisse et politique de l'immigration : Dis Tonton, c'est quoi, « Etre de gauche » ?

    Imprimer

    La direction du Parti socialiste suisse lance un débat interne sur la politique d'immigration, à partir d'un « papier de position » (disponible sur www.pssuisse.ch/migration)  sur lequel les partis cantonaux, puis les sections, et enfin le congrès, en septembre, devront se prononcer. Et la simple annonce de ce débat interne a suscité un débat public. Que le PS suisse mène un débat sur l'immigration dessine en effet un enjeu important. Raison de plus pour que ce débat n'aboutisse pas à des prises de positions qui caresseraient les xénophobes dans le sens du poil. Parce que le PSS s'y perdrait, sans rien gagner de ce qu'il convoite : le retour d'un électorat populaire perdu... car « être de gauche », ce n'est pas, ou ce ne devrait pas être, une posture autoproclamatoire, mais une cohérence entre des principes et des propositions...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Immigration 0 commentaire
  • Payer des délinquants étrangers pour qu'ils rentrent chez eux ?

    Imprimer

    L'idée pas idiote d'Isabel Rochat

    La cheffe du Département qu'on persistera ici à le dénommer  « de justice et police », Isabel Rochat, a proposé et commencé de mettre en oeuvre un  « projet pilote » consistant, pour le résumer, à payer les délinquants récidivistes étrangers inexpulsables (parce que ressortissants de pays comme l'Algérie, avec lesquels la Suisse n'a pas passé d'accords de « réadmission »), pour qu'ils acceptent de rentrer volontairement chez eux et y suivre une formation professionnelle. Cette proposition a fait jaser et hoqueter, à gauche, mais surtout à droite et à l'extrême-droite. Et pourtant, elle est la meilleure, ou la moins idiote, qui ait été faite depuis longtemps pour tenter de répondre à une délinquance importée à laquelle les rodomontades populistes n'ont pu, ne peuvent et ne pourront jamais répondre autrement que comme une connerie répond à une autre connerie...

    Lire la suite

  • Tombée du futur et retrouvée dans les caves du père Glozu, une lettre anonyme et sans date...

    Imprimer

    Ma très chère,

    Je n’étais plus revenu à Genève depuis longtemps ; tu sais ce qui m’en avait tenu éloigné... je ne m’étais pas exilé, mais ce qui me requérait ailleurs avait singulièrement plus de force que ce qui m’y aurait retenu. Genève est ma ville, mais j’ai toujours la même impression d’étrangeté à m’entendre dire « ma ville ». Genève n’appartient à personne, et surtout pas à qui croit en détenir les clefs et croit pouvoir parler en son nom. Elle appartient à ceux qui l’habitent, d’où qu’ils viennent, à ceux qui la font vivante, quels qu’ils soient. Et à ceux qui la rêvent, où qu’ils soient.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 1 commentaire
  • Après une clarification ambigüe à la droite de Piogre

    Imprimer

    Ce sera elle ou ça...

    Boudée par l'Entente de la droite démocratique, l'UDC genevoise a donc conclu avec le MCG un accord électoral (qu'elle avait auparavant proposé au PLR) couvrant toutes les échéances électorales des deux ans à venir. Dès lors, le 17 juin, trois blocs se confronteront : l'Alternative (les Verts, le PS, Ensemble à gauche) , l'Entente (PLR et PDC) et la droite de la droite, mi-populiste mi-conservatrice (MCG et UDC). Mais si cette recomposition est clarificatrice, elle l'est de manière ambigüe, et elle ne bouleverse pas (encore) le paysage politique : les forces qui étaient à droite (y compris celle se prétendait  « ni de gauche, ni de droite »)  y sont toujours, celles qui étaient à gauche y restent, celles qui hésitent entre la droite et la gauche doivent choisir leur camp. Et la gauche mobiliser le sien sans le disperser. Parce que le 17 juin prochain, ce sera elle ou lui. Ou ça. Ce devra donc être elle.

    Lire la suite

  • Politique culturelle : Quand deux légitimités se confrontent

    Imprimer

    Tentant d'expliquer pourquoi la fonction de Conseiller d'Etat n'est plus ce qu'elle était, le président du Conseil d'Etat genevois, Pierre-François Unger observait dans « Le Temps »  que « nombre de décisions sont transférées à Berne sans que les moyens de les appliquer nous soient toujours octroyés. Ceux qui décident ne paient plus, et réciproquement ». Il avait raison, Unger. Mais ce qu'il décrivait, c'est exactement ce que de mauvais esprits accusent le Conseil d'Etat genevois de tenter avec son projet de loi sur la culture : s'arroger le pouvoir de décider en faisant supporter à d'autres le coût de ces décisions... Car à Genève, dans le champ de la politique culturelle, deux légitimités se confrontent : celle de la loi et celle du terrain. La légitimité de la loi, c'est celle du canton. La légitimité du terrain, c'est celle de la Ville, des villes, des communes -celle des moyens et des actions entreprises. La vieille distinction de l'Etat et de la Commune, de celui qui gouverne les gens et de celle qui administre les choses...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 0 commentaire
  • Candidature socialiste à l'élection partielle du gouvernement genevois : Choisir les villes

    Imprimer

    Si les socialistes étaient joueurs, et joueurs de poker, ils pourraient samedi se rengorger bruyamment : leurs candidat-e-s à la candidature pour l'élection partielle du Conseil d'Etat dessinent un joli carré d'as. Mais les socialistes ne sont pas joueurs -c'est là le moindre de leur défaut (il suffit pour s'en convaincre de voir la tête qu'ils tirent, et d'entendre les commentaires qu'ils font, lorsque l'un-e d'eux s'offre le petit plaisir d'une proposition ou d'ne intervention décalée dans un parlement). Bref, les socialistes genevois ont le choix. Et c'est difficile, un choix. Surtout entre quatre bonnes cartes. Il lui faut un critère, à ce choix. Alors on leur en propose un : les villes.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 8 commentaires
  • Que faire d'une borne ? la passer...

    Imprimer

    « Pourquoi des élus dépassent les bornes ? », s'interrogeait, apparemment angoissée, mais néanmoins toute frétillante, la « Tribune de Genève » de mercredi dernier, à propos des dernières péripéties parlementaires genevoises. Pourquoi des élus (le masculin n'est pas innocent) dépassent-ils les bornes ? D'abord parce que les bornes, s'agissant des débats parlementaires, ce sont les élus eux-mêmes qui les posent, et qu'ils en font donc ce qu'ils veulent -celles et ceux qui les ont élus étant seuls légitimés à les sanctionner. Ensuite parce que les bornes sont faites pour être dépassées (elles ne sont pas des murs). Enfin, parce que les parlements ne sont pas seulement des lieux de décision, mais aussi des lieux de joutes...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 2 commentaires
  • Campagne présidentielle française : De la mélenchonine contre la mélancolie

    Imprimer

    Le jour anniversaire de la proclamation (en 1871) de la Commune de Paris, le 18 mars, le Front de Gauche a rassemblé à Paris, avant-hier, de la Nation (voilà pour l'appel à l'unité) à la Bastille (voilà pour le rappel révolutionnaire) une centaine de milliers de personnes, pour soutenir son candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui y a vu « un signal à l'Europe de l'austérité : son volcan français s'est réveillé ».  Et c'est une bonne nouvelle, même si l'assassinat glacial et glaçant de trois enfants et d'un enseignant dans une école juive de Toulouse, hier, a « gelé » la campagne électorale, à l'avant-dernier jour de l'hiver. Demain, c'est le printemps. Le premier jour du mois de Germinal. Et la mobilisation autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, même si elle inquiète, mais à injuste titre, le PS, qu'elle met devant ses responsabilités et la nécessité d'un véritable programme de changement,  est bien annonciatrice d'un printemps politique.

    Lire la suite

  • Financement des partis politiques : Valises udécistes et opacité helvétique

    Imprimer


    On en apprend de belles, dites donc : Le parti de la Suisse profonde utilise pour se financer les méthodes des caciques africains, celles d'Omar Bongo et de Félix Houphouët-Boigny... En tout cas, c'est ce que nous révèlent les quotidiens zurichois NZZ et Tages Anzeiger : au moins un million et demi de francs en argent liquide ont abouti dans les caisses de l'UDC pour financer la campagne électorale de 2007, en plus du financement personnel que Blocher a admis avoir accordé à son propre parti alors qu'il était Conseiller fédéral. Ils ont l'air fins, les udécistes, à utiliser des méthodes de républiques bananières -mais du coup, on comprend mieux pourquoi l'UDC freine des quatre fers toute évolution vers la transparence du financement des partis politiques, alors que la Suisse est, en la matière, championne européenne de l'opacité...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 0 commentaire