mercredi, 27 mai 2015

Bal politique masqué autour de la "Lex Zacharias" : Faux et usages de faux derches

Le 14 juin, à Genève, on votera sur un projet de modification de la loi sur les démolitions et transformations (LDTR), projet adopté par la droite du Grand Conseil à l'initiative du MCG (et en particulier de son sponsor, le député Zacharias), pour, sous prétexte de favoriser la transformation de bureaux en logements, permettre aux propriétaires fonciers n'arrivant ni à vendre ni à louer leurs bureaux de les fourguer en logements, le temps que le "marché" se reprenne et qu'ils puissent les retransformer en bureaux. Sans doute un peu inquiets du résultat possible du vote, les partisans de cette "lex Zacharias" tentent non seulement de la présenter pour ce qu'elle n'est pas (une loi "favorable au logement"), mais aussi de se présenter eux-mêmes pour le contraire de ce qu'ils sont : un fantomatique "Collectif pour des Logements à Loyers Abordables", une non moins fantomatique "Association Genevoise des Locataires Progressistes" (les majuscules sont d'origine...), sans oublier, première de la cordée des fantômes, cette sous-marque commune du MCG et de la Chambre Immobilière, "Pro Loc", logée par le député Zacharias, présidée par la "verte libérale" Sue Putallaz, et vouée à affaiblir l'Asloca.

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vendredi, 22 mai 2015

Projet de rénovation et d'extension du Musée d'Art et d'Histoire de Genève : Le référendum, pour provoquer au débat sur le fond...

escaliers MAH.jpgEn dix votes (six projets d'arrêtés, quatre amendements), le Conseil Municipal de la Ville de Genève a accepté, mercredi soir, le projet de rénovation et d'extension du Musée d'Art & d'Histoire. Les opposants (Verts, UDC, Ensemble à Gauche) ont annoncé le lancement d'un référendum qui, compte tenu de la multiplicité des motivations de leurs oppositions respectives (défense du patrimoine, coût de l'opération, déséquilibre du partenariat public-privé) n'aura aucune peine à aboutir. Le peuple votera donc. Et c'est une excellente chose, non seulement du point de vue démocratique, mais aussi de celui d'un vrai débat public sur l'enjeu culturel du projet. Un enjeu passé totalement au second plan d'un débat décevant, au terme duquel on aura même pu s'offrir le plaisir quelque peu pervers de voter en faveur d'un projet auquel on n'adhère pas, mais qui devait être accepté par le Conseil municipal pour qu'un référendum puisse être lancé (ce que d'ailleurs Sami Kanaan appelait de ses vœux), que le peuple se prononce et qu'un vrai débat s'engage sur ce grand absent des joutes parlementaires : le contenu culturel du projet, le rôle qu'on attend que joue le musée rénové et agrandi. Un référendum pour provoquer au débat sur le fond, ou du bon usage d'un droit politique...

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lundi, 09 mars 2015

Loi sur la police : victoire sans vainqueur, défaite sans vaincu

Ni Austerlitz. ni Waterloo : Borodino

Ni Austerlitz ni Waterloo, Borodino : une victoire sans vainqueur, une défaite sans vaincu, un résultat tiré à pile ou face -la loi genevoise sur la police est (provisoirement) acceptée avec 42 voix d'écart, soit à 50,02 % des suffrages. C'était le genre de votation où quel que soit le vote que l'on produisait, il était insatisfaisant, et quel que soit le résultat final, pour le moins ambigu, voire malsain. Une majorité de 42 voix sur 100'000 votants tient autant de la loterie que de la décision démocratique : 43 socialistes et verts votant « non » plutôt que blanc, ou 42 èmecégistes arrivant à se traîner au local de vote, et la loi sur la police aurait été refusée -elle n'a d'ailleurs, au final, pas obtenu de majorité si l'on tient compte des bulletins blancs, qu'on ne peut considérer ni comme une abstention, ni comme un soutien à la loi. Et le résultat est encore suspendu à un probable recours en annulation, après l'irrégularité de l'information donnée aux citoyens par le Conseil d'Etat : 42 voix de différence, cela peut tenir à quelques articles de loi annulés, mais publiés tout de même dans la brochure officielle...

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jeudi, 05 mars 2015

Projet de nouvelle loi cantonale genevoise sur la police : On vote quoi, sur quoi, pourquoi ?

rhinos.jpgDimanche soir, on aura voté à Genève sur un projet de nouvelle loi sur la police, attaqué en référendum par l'extrême-droite, la gauche de la gauche et les syndicats. Et on a beaucoup hésité avant de voter (parce que de toute façon, on vote : un droit aussi précieux ne s'abandonne pas) : « Oui » comme notre parti préféré (le seul à vrai dire qui nous supporte) nous le recommande ? « blanc » parce que franchement, entre une loi obsolète et une loi contestable, on a un peu de peine à choisir ? « non » parce qu'on ne nous demande plus de voter une loi mais de plébisciter le Maudet en chef ? Doit-on calibrer notre vote au degré d'exaspération provoquée par les conneries débitées par les uns et les autres, et voter nul ? On ne vous dira pas ce qu'on a voté. D'abord, parce que vous êtes assez grand-e-s pour vous débrouiller tout seuls (la preuve, vous nous lisez). Ensuite, pour pouvoir se prévaloir dimanche d'être dans le camp des vainqueurs quel que soit le résultat du vote. Après tout, on est en campagne électorale, c'est pas le moment de se fâcher avec les quelques électeurs (et -trices) qui nous restent (et qui en ont bien du mérite).

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mardi, 10 février 2015

Nouvelle loi cantonale genevoise sur la police : D'une votation à un plébiscite ?

Dans un bel exercice de cirage de pompes (cloutées), entamé par un vibrant «depuis l'arrivée de Pierre Maudet à la tête du Département de la sécurité (...) le taux de criminalité global a diminué à- Genève», « Tout l'immobilier » accorde deux pages, le 2 février, au Maudet en chef pour qu'il défende, sans contradicteur, la nouvelle loi cantonale sur la police approuvée par une majorité composite du parlement, et attaquée par deux référendums aux justifications contradictoires, l'un lancé par le MCG et l'autre lancé par «Ensemble à Gauche». Autrement dit, pour résumer : un référendum lancé par le parti de la police et un autre lancé par le parti des manifestants. On votera le 8 mars. Et nous qui étions plutôt enclins à voter « blanc », Pierre Maudet est en train de nous convaincre de voter « non », à force de réduire le vote à un plébiscite de sa personne, de sa politique et de celle de son compère du Parquet.

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lundi, 01 décembre 2014

Le peuple des contribuables lambdas sauve un privilège fiscal

Forfaitaire.jpgLa Suisse vote à droite ? Ah ben ça alors...

La gauche, dans ce pays, pèse entre un quart (quand elle est très malade) et un tiers (quand elle ne se porte pas trop mal) des suffrages. L'abolition des forfaits fiscaux a recueilli 40 % des suffrages. Elle a donc fait (sauf en Romandie) le plein des voix de gauche, et quelques voix de droite en plus. Dessiné ainsi, à gros traits, le résultat du vote de ce week-end n'a rien de surprenant (y compris le résultat d'Ecopop, qui recueille, toujours en gros, des suffrages équivalant au poids de la droite de la droite et de l'extrême-droite). Certes, les rapports électoraux ne sont pas si figés et une partie de la gauche (notamment en Romandie) a voté pour le maintien des forfaits fiscaux et une partie de la droite a voté pour leur abolition, mais sur cet objet en tout cas (on vous reparlera d'Ecopop), on est dans un rapport de force entre la droite et la gauche tout ce qu'il y a de plus médiocrement normal. La Suisse vote à droite ? Voui. Depuis la fin du XIXe siècle.

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mercredi, 26 novembre 2014

Forfaits fiscaux : pourquoi l'éthique n'a-t-elle rien à faire dans ce débat ? Parce que le fort fait taire...

Parce que le fort fait taire...

Comme dans toutes les campagnes de propagande (le terme en soi n'étant pas péjoratif, la propagande étant l'action de « propager » une foi, un projet, un programme, une prise de position) précédant un vote dont l'enjeu est fiscal et consiste en la remise en cause (ou l'invention) d'un privilège, la campagne des partisans des forfaits fiscaux a essentiellement consisté à agiter des peurs (celle du départ en masse des « forfaitaires » et de leur pognon, celle d'une abolition de toutes les déductions fiscales, celle d'une augmentation des impôts payés par la fumeuse « classe moyenne »...). Toutefois quelque justification plus sincère que les autres de la nécessité de maintenir de ce privilège exclusif des «  riches étrangers », nous a tout de même été proposée, comme réfutation de l'argument éthique des partisans de l'initiative : ce privilège est immoral et contradictoire du principe de l'égalité devant l'impôt. Réponse : « oui, et alors ? Pourquoi devrions-nous être plus moraux que les autres ? et qu'est-ce que la morale ou l'éthique ont à voir là-dedans ? Il ne s'agit que d'argent, et l'argent n'a pas d'odeur ». Et le riche est fort. Et le fort fait taire (les scrupules).

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vendredi, 14 novembre 2014

Mobilisons-nous contre la haine des riches : Forfaitaires, debout ! Résistons !

Manifdedroite1.jpg

 

Un drame se joue, une angoisse se noue, mais vous en rendez-vous seulement compte? Ce drame, c'est le nôtre, à nous, bénéficiaires des « forfaits fiscaux », nous, résidents étrangers qui ne payons d'impôt que sur nos dépenses et pas sur nos revenus ou notre fortune. Cette angoisse, c'est la nôtre, celle de perdre ce statut, en butte à la jalousie mesquine de la gauche suisse. Déjà qu'on ne savait même pas qu'il y avait une, de gauche, dans ce pays... si on nous l'avait dit, qu'il y avait une gauche, en Suisse, vous croyez vraiment qu'on serait venu se planter ici en faisant semblant de ne pas travailler, de ne pas gérer nos comptes en banques, nos affaires, nos entreprises ? Une gauche, en Suisse... ah ça, on est vraiment  tombé des nues...

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mardi, 04 novembre 2014

Bidouiller les chiffres pour sauver les privilèges fiscaux : La louche des Tartuffes et la soupe des forfaits

Hier, les Argentiers cantonaux romands n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller pour estimer la perte fiscale qu'ils font mine de prévoir en cas d'abolition des forfaits fiscaux : un milliard de francs. Et d'autres chiffres servis avec les mêmes mines d'enterrement (de la prospérité) sont évoqués par les partisans de cette « imposition sur la dépense » : 22'000 emplois menacés, 3 milliards de dépenses annuelles remis en cause, 470 millions de  mécénat et de sponsoring perdus...  Les comités Théodule (dont un pathétique « Sauvons Genève de la misère ») qui à Genève appellent à sauver ce privilège fiscal argumentent avec le même souci de la crédibilité des chiffres : en les balançant à la louche, en les arrondissant au milliard supérieur, sans donner plus que les conseillers d'Etat de sources crédibles à l'appui de leurs estimations. Et puis, même s'ils avaient raison, même si leurs chiffres étaient crédibles et leurs alarmes fondées, à qui la faute ? Qui a fait perdre à Genève, depuis des années, plus de rentrées fiscales en distribuant des cadeaux aux multinationales (et ce n'est pas fini) et aux grosses fortunes que tout ce que rapportent l'ensemble des « forfaits fiscaux »  ? Qui, sinon ces Tartuffes menant campagne à la louche contre l'équité fiscale ?

«  Si on supprime les forfaits fiscaux, on ferme les remontées mécaniques »

Les chiffres donnés par les partisans des forfaits fiscaux sont donc bidouillés à la varlope, pour faire joli (on  se reportera pour avoir une idée de ce bidouillage à l'article du Temps d'hier : «  Des chiffres discutables à l'appui des forfaits »). Et encore : même revus à la baisse, ces chiffres se basent tous sur une double hypothèse absurde : celle d'abord du départ massif de Suisse, en cohorte, de tous les bénéficiaires de forfaits fiscaux, et celle ensuite de leur non-remplacement par des contribuables «  normaux », quoique riches -mais de ce genre, honorable, de riches contribuables qui, à l'instar de Metin  Arditi, ne voient pas pourquoi ils devraient bénéficier d'un privilège fiscal en sus de tous ceux liés, déjà, à leur richesse. En réalité, dans les cinq cantons où ils ont été abolis, les caisses publiques n'ont pas subi de perte, et si une partie des bénéficiaires de ce cadeau ont effectivement quitté les cantons qui ont renoncé à leur offrir, d'autres sont restés et ont été soumis à l'impôt « normal », plus élevé, et plus nourrissnt des collectivités. A Bâle-Ville, à Bâle-Campagne, à Zurich, dans les Rhodes extérieures d'Appenzell et à Schaffhouse, les finances publiques ne se portent pas plus mal après la suppression de «l'imposition sur la dépense» qu'avant. Si une majorité (mais pas la totalité) des « forfaitaires » de Bâle-campagne sont partis, la majorité de ceux de Bâle-Ville et de Zurich (et d'Appenzell) sont restés..

22'000 emplois menacés, 3 milliards de dépenses annuelles remis en cause, 470 millions de  mécénat et de sponsoring perdus... d'où sortent les chiffres brandis comme des épouvantails (à pigeons) par les partisans des forfaits fiscaux ? essentiellement d'une « enquête » bidon opérée en 2009 par un lobby partisan des « forfaits fiscaux » sur 126 contribuables en bénéficiant. Un échantillon sans aucune représentativité, et une estimation fondée de la plus grossière des manières : en multipliant la moyenne des chiffres donnés par ces 126 personnes par le nombre total des bénéficiaires des forfaits fiscaux. On se croirait au dépouillement des élections nord-coréennes -mais non, on est dans une campagne de votation en  Suisse...
Il est vrai qu'en certains cantons, certaines communes (dont celles qui financent la campagne en faveur des forfaits fiscaux et la manifestation organisée à Berne par leurs partisans), la Suisse tient de la république bananière (l'expression renvoie à ces Etats d'Amérique du Sud totalement dépendants d'une seule activité, d'une seule ressource, d'un seul contributeur : United Fruit dans le Guatemala narré par Asturias, par exemple...) : Ainsi, Crans Montana à elle seule comptait plus du tiers (500) de tous les forfaits fiscaux (1389) du Valais en 2013, et son budget en est totalement dépendant : « Si on supprime les forfaits fiscaux, on ferme les remontées mécaniques », résume le Maire de Lens... Et à Genève, selon le ministre des Finances cantonal, on passerait d'un « équilibre très fragile» à une situation au bord de la rupture... Mais qui est responsable de cette situation ? Ceux qui pratiquent la «duoculture» du cadeau fiscal et du tourisme (comme en Valais) ou de la finance (comme à Genève), ou ceux qui, comme les initiants de La Gauche et du PS genevois, proposent le 30 novembre un autre développement et défendent l'équité fiscale?

Le Conseiller d'Etat Serge dal Busco se lamente de l'«hostilité anti-riches» qu'il voit monter ? Il ferait mieux de se demander vraiment pourquoi elle monte, et si les défenseurs des privilèges n'en sont pas un tantinet responsables...

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mardi, 30 septembre 2014

NON (alémanique) à la caisse publique d'assurance-maladie : Un refus de la liberté de choix...

Une majorité de votantes et tants alémaniques ont donc fait échec à la création d'une caisse-maladie fédérale publique et refusé d'ouvrir la seule concurrence et la seule « liberté de choix » qui vaillent : celles entre les 61 caisses privées auxquelles chacun est actuellement obligé de s'affilier, et la caisse publique fédérale qui ne sera pas créée. Reste évidemment la voie évoquée de création de caisses publiques cantonales (ou d'une caisse publique intercantonale) dans les cantons ayant accepté l'initiative : le Jura, Neuchâtel, Genève et Vaud. Sans exclure, évoquée par Pierre-Yves Maillard  «  une initiative qui interdise aux assureurs de payer les partis politiques et les élus aux Chambres », et « nettoie le parlement du lobbysme obscène » de caisses maladie qui prospèrent sous le parapluie de l'Etat, tout en dénonçant « l'étatisme » de ceux qui les critiquent. 

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16:18 Publié dans Politique, Santé, médecine, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : assurance maladie, caisse maladie | |  Facebook | | | |

lundi, 29 septembre 2014

Traversées routières de la rade ou du lac : Le tunnel UDC n'enfumera plus le pont PLR

traversée de la radeAvec deux tiers des voix exprimées contre leur initiative, l'UDC, le MCG et le TCS se sont bien pris une baffe assez sonore, et assez méritée, tant leur campagne frisait, et parfois défonçait, le mur du ridicule. Mais on en est presque à la regretter, cette lourde défaite :  L'initiative UDC pour une traversée tunnelière de la rade ne se serait sans doute jamais concrétisée, mais plus profondément que le tunnel qu'elle proposait, c'est le projet du PLR, du PDC et du gouvernement d'une traversée pontonnière du Petit Lac qu'elle aurait englouti.  C'est donc contre ce projet qu'il va falloir commencer à s'organiser, puisque la droite fait mine de considérer le rejet du tunnel comme un soutien au pont, alors que les deux furent naguère refusés en votation populaire.  Amnésie, quand tu nous tient...

 

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jeudi, 25 septembre 2014

Traversées routières de la rade et du lac, coûteux gadgets vintage

On a beau avoir un faible pour le calendrier républicain, il nous faut nous résigner à cette l'évidence que le grégorien s'est imposé. Et que nous sommes donc au XXIe siècle. Alors, quand est soumis au vote du bon peuple un projet de traversée de la rade, mais aussi une initiative de traversée du lac, répondant l'un et l'autre aux besoins du siècle passé en paralysans un peu plus la circulation dans la ville du siècle présent, on se dit que leurs auteurs devraient éviter de faire de l'obsolescence une vertu politique. Si elles devaient être acceptées par le peuple (mais on est prêt à parier, et à y contribuer, que même en ce cas elles ne seront jamais réalisées), les traversées routières de la rade et du lac auront au moins un siècle de retard sur la réalité d'une agglomération qui entourera complètement le Léman et nécessitera bien plus que le coûteux gadget vintage d'une traversée de la rade ou du lac de Genève.

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vendredi, 23 mai 2014

Tarifs des Transports publics genevois : Bis repetita placent

Dimanche dernier, pour la deuxième fois, le corps électoral genevois (puisqu'on ne dit plus le « Conseil Général », ce qui est fort dommage, ne serait-ce que pour la symbolique d'une appellation qui faisait du peuple, non un agglomérat de votants mais une instance de la République) a approuvé l'initiative de l'Avivo sur les tarifs des Transports Publics Genevois. Sous des prétextes parfaitement futiles, le premier vote du 3 mars 2013 avait été annulé, et le peuple amené à se prononcer à nouveau. Il l'a fait, en douchant les espoirs de ceux qui attendaient qu'il se désavouât lui-même : l'initiative déjà adoptée à 56 % en 2013 a été réadoptée à 54 % en 2014.  « Les Genevois sont insatisfaits du rapport qualité-prix » des TPG, a résumé le Conseiller d'Etat Luc Barthassat après le vote de dimanche dernier : fallait-il vraiment le leur faire dire deux fois pour que les TPG et le Conseil d'Etat le comprenne, et comprenne également que ceux qui ont refusé une hausse des tarifs refuseront également une baisse des prestations ?

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jeudi, 22 mai 2014

Les Genevois refusent de payer pour des parkings en France : Pingrerie et déni de réalité...

 

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Le 9 février dernier, Genève votait pour la libre circulation, contre le contingentement des immigrants. Et trois mois après, Genève votait contre une modeste participation à l'installation, côté français de la frontière, de parkings-relais destinés à soulager la voirie genevoise du trafic automobile frontalier. Incohérent, le vote du 18 mai ? Evidemment. Stupide ? Aussi. Mais surtout, inquiétant. Non par ses conséquences concrètes, mais par ce qu'il signifie de déni de réalité : Non, Genève n'est pas à l'extrémité occidentale de la Suisse, mais en son centre. Et Genève n'a de frontières avec la France. Et Genève n'est pas un canton urbain, mais un canton rural de montagne. Et les emplois existants et créés à Genève peuvent tous être occupés par une population active résidente qui trouve dans le canton tous les logements nécessaires.

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mardi, 20 mai 2014

Il n'y aura pas de salaire minimum légal en Suisse : Retour à la case « aide sociale »

La défaite est lourde, et sans îlot régional de résistance (à part les Pâquis) : même à gauche, l'initiative syndicale pour un salaire minimum n'aura pas fait le plein des voix (un tiers des électrices et des électeurs de gauche ont voté contre un texte soutenu par toute la gauche). Il n'y aura donc pas en Suisse de salaire minimum légal, et les « travailleurs pauvres » devront continuer à requérir une aide sociale pour boucler leurs fins ou leurs milieux de mois. Et les contribuables qui ont voté « non » au salaire minimum légal continueront à se substituer aux patrons pour que les salariés sous-payés puissent subvenir à leurs besoins.

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lundi, 19 mai 2014

L'achat des Gripen restera un mirage...

crash.jpgHier, une rafale de refus a transformé l'achat des Gripen en mirage : le vote des Suissesses et des Suisses est clair, c'est « non » à l'achat des 22 avions de combat suédois pour l'armée de l'air helvétique. C'est d'ailleurs la seule bonne nouvelle (avec tout de même l'acceptation à Genève de l'initiative de l'AVIVO donnant au peuple le pouvoir de se prononcer sur les tarifs des transports publics) de cette journée de votations. Cet avion de combat aura donc au moins eu une utilité : celle d'un lot de consolation politique pour la gauche. Mais d'entre les « nouvelles menaces » auxquelles notre beau pays devrait parer, n'y aurait-il pas désormais pour l'armée la démocratie directe ?

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14:20 Publié dans Armée, défense nationale, Politique, syndicats, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gripen, avions de combat | |  Facebook | | | |

mardi, 13 mai 2014

Dernier coup de collier pour le salaire minimum...

salaires, salaire minimumPays riche, salaires de pauvre

C'est entendu, vérifiable, de notoriété universelle : la Suisse est un pays riche. Plus riche que presque tous les autres. Au moins du point de vue matériel. Un pays riche dont on nous assure qu'il n'a pas les moyens de garantir un salaire minimum à toutes celles et ceux qui y travaillent. On a dit tout et n'importe quoi du salaire minimum, dans les rangs de ses adversaires. Tout et son contraire : qu'il allait niveler les salaire par le bas et en même temps hausser l'échelle des salaires (en haussant ses barreaux inférieurs), qu'il nourrirait le chômage tout en accroissant l'immigration de travailleurs. La seule chose qu'on n'a pas dite, c'est que les salaires de pauvres versés à un-e salarié-e sur dix de ce pays riche arrangent finalement ceux qui décident dans ce pays -et qui décident que la responsabilité d'assurer un revenu suffisant pour vivre soit transférée du patronat à la collectivité publique, et du salariat à l'aide sociale.

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16:54 Publié dans Economie, syndicats, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaires, salaire minimum | |  Facebook | | | |

lundi, 12 mai 2014

Initiative de la « Marche Blanche » : Exorciser la pédophilie ou la combattre ?

Dans nos sociétés de l'entant-roi, la pédophilie est le mal absolu, le crime de lèse-majesté, et le consensus semble général sur la nécessité de « protéger la société des pédophiles ». Comme si c'était la société qu'il fallait en protéger et pas les enfants. La « société » s'en est toujours fort bien accommodée de la pédophilie, tant qu'elle ne se voyait pas, ne se dénonçait pas : la pédophilie à l'intérieur du cercle familial, dans le champ des églises ou des pratiques sportives, « la société » ne mettait pas beaucoup d'acharnement à la combattre. Alors, on se rabat, comme l'initiative de la « Marche Blanche » soumise au vote dimanche, sur les actes pédophiles commis dans un cadre professionnel. Une initiative qui « joue aux apprentis sorciers », estime l'ancien juge fédéral Claude Rouiller. Aux apprentis sorciers, ou aux exorcistes ?

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16:57 Publié dans Justice, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : pédophilie, initiative, marche blanche | |  Facebook | | | |