mardi, 16 décembre 2014

Usagers et usagères, employées et employés ensemble pour défendre le service public

Cet après-midi, à 17 heures, au parc Saint-Jean (devant les syndicats patronaux), tous les syndicats genevois, appuyés par toute la gauche, appellent le personnel, les usagères et les usagers des services publics à manifester pour les défendre face à une majorité gouvernementale et parlementaire qui s'apprête (jeudi) à décider de coupes budgétaires massives dans l'éducation, la santé, le social, l'administration, en s'attaquant à la fois à la population la plus fragile du canton et aux employés de la fonction publique et parapublique. Cette manifestation accompagne une journée de débrayages dans tous les secteurs, non pour la défense de « privilèges » (qui ne sont que des droits qu'il s'agit d'accorder à tous les travailleurs du secteur privé, plutôt qu'en priver ceux du secteur public), mais pour la défense du seul secteur capable d'assurer à toutes et tous des prestations indispensables sans en exclure celles et ceux qui ne peuvent y accéder quand elles sont « proposées » (c'est-à-dire vendues) au « prix du marché »...
Manif.jpg

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jeudi, 04 décembre 2014

Grève (ou pas) des Transports Publics Genevois : Efficace, en plus d'être légitime...

TPG, grève

Un accord*a été trouvé entre les syndicats des TPG et les employés de la régie d'une part, le Conseil d'administration et la direction d'autre part : La grève annoncée des Transports Publics Genevois pour aujourd'hui n'aura pas lieu -les employés en ont décidé cette nuit). La grève de la semaine dernière et la menace de grève de cette semaine ont été couronnées de succès, après des négociations provoquées par la grève elle-même -et c'est sans doute ce que ceux qui depuis dix jours accablent les syndicats et les employés des TPG d'injures et de menaces vont le moins bien digérer : la grève, en plus d'être légitime, c'est efficace. Quand c'est bien organisé, et que ça intervient à temps, c'est-à-dire avant que les décisions combattues soient prises, pas après, quand c'est trop tard, comme à la Boillat ou à Merck Serono... La grève des TPG était préventive ? oui. Et elle a prévenu. Et même si rien n'est encore joué (la question, éminemment politique, des moyens à allouer aux TPG pour compenser la baisse des tarifs décidés par le peuple, moyens que les majorités parlementaires et gouvernementales refusent de leur allouer), la grève et la menace de grève sont porteuses d'enseignements -à commencer par celui-ci : un rapport de force, ça se construit avant la confrontation, pas après, quand on a déjà perdu et qu'on ne peut plus négocier que le prix de la défaite et le nombre des victimes. 
Cet après-midi, à 16 heures 30, devant l'Hôtel-de-Ville,
à l'appel de tous les syndicats genevois, on se rassemblera pour soutenir toutes les actions de défense du service public et de leur personnel. 
   
* L’accord prévoit l’absence de licenciement pour la période 2015-2018, le maintien des mécanismes salariaux statutaires, le maintien des effectifs pour 2015 sur la base de l’effectif en vigueur au 31 décembre 2014. Pour les autres années du contrat de prestations, l’évolution des effectifs sera discutée chaque année. L’entreprise et les syndicats s’engagent à analyser l’offre, les temps de parcours et les horaires de conduite avec pour objectif une adaptation dès avril 2015. L’entreprise s’engage aussi à intervenir auprès de la caisse de pension pour que les retraités bénéficient pour les deux prochaines années de 700 fr. en guise de remerciement pour les services accomplis. Pour 2017, l’entreprise s’engage à mettre en place un fonds de solidarité.
De leur côté, les syndicats s’engagent à négocier un service minimum dès janvier 2015.
 

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mercredi, 03 décembre 2014

Transports publics genevois, fonction publique, budget du canton : SchwarzPeter in Genf

touche pas a mes TPG.JPGDemain, comme nul en Romandie ne peut l'ignorer, les Transports Publics Genevois devraient être en grève, malgré un début de commencement de négociation «  encourageant », selon les syndicats. « Qui pilote le droit de grève dans les services publics et aux TPG ? », s'interrogentla Communauté genevoise d'Action Syndicale et le Cartel Intersyndical des services publics. Réponse : personne. Les syndicats négocient, organisent la grève, exercent le droit de grève -mais leurs interlocuteurs,à commencer par le gouvernement,, jouent à propos de la grève comme à propos du financement du service public, au très vieux jeu du « SchwarzPeter », où il s'agit de se débarrasser le plus vite possible d'une carte (le « Pierre noir ») en la refilant au voisin. Le gouvernement renvoie les syndicats au Conseil d'administration des TPG, ou à leur direction qui les renvoie au Conseil d'administration, avec qui les syndicats négocient mais qui les renvoie quand il peut au parlement ou au gouvernement qui les renvoie au parlement qui les renvoie au gouvernement. Lequel est lui aussi, dans ce conflit comme dans d'autres, en grève. Mais depuis un an. Et sans aucun service minimum.
Demain jeudi, à 16 heures 30, devant l'Hôtel-de-Ville, à l'appel de tous les syndicats genevois, on se rassemblera pour soutenir la grève des TPG et les actions de défense du service public. Y'a urgence.

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jeudi, 27 novembre 2014

Manifestation de soutien aux employés des TPG : Secouer les plumes et l’édredon...


 Une semaine après la grève des TPG, le Conseil d'administration de la régie s'est déclaré résolu à « préserver les prestations » et « éviter les licenciements ». Le syndicat SEV avait annoncé que la grève de la semaine dernière serait suivie d'une « action plus importante » si ses revendications n'étaient pas prises en compte. Le Conseil d'administration l'a entendu -mais ce n'est pas lui qui décide, c'est le Grand Conseil, qui doit voter la semaine prochaine le contrat de prestations passé entre l'Etat et les TPG. Or c'est précisément ce contrat de prestation qui implique, faute d'une augmentation de la subvention publique, baisses de prestations et licenciements. Le combat des employés continue donc -et à la nécessité de le soutenir s'ajoute désormais celle de convaincre le Conseil d'administration de la régie de ne pas reculer face au Conseil d'Etat et à la majorité du parlement. Tout à l'heure, y'a eu manif de soutien aux employés des TPG, dont la grève a fort opportunément secoué quelque peu les plumes (et l’édredon avec) dans lesquelles s'endormaient paisiblement les majorités politiques qui voudraient nous gouverner.

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mercredi, 19 novembre 2014

Transports Publics Genevois : Une grève contre une prise d'otage

 

TPG, transports publics

Aujourd'hui, à l'appel du syndicat SEV, les employés des TPG se mettent en grève. Pas seulement pour défendre leurs conditions et leurs postes de travail, les unes dégradées et les autres menacés : ils se mettent aussi en grève pour défendre leur entreprise, leur service public (et le service qu'il rend au public). Et même pour défendre le respect de la volonté populaire, et s'opposer à son détournement. Par deux fois, les Genevois-es ont ratifié dans les urnes l'initiative de l'AVIVO pour une baisse des tarifs. Faute de pouvoir les faire revoter une troisième fois, ou désespérant de les faire changer d'avis, les majorités du gouvernement, du parlement et du Conseil d'administration des TPG ont choisi de les punir en réduisant les prestations de la régie et en supprimant des postes de travail. Pour la droite locale, la grève des TPG est une « prise d'otage ». Et son refus, pour punir les Genevois d'avoir « mal voté », d'accorder aux TPG les moyens d'assurer son service public, c'est quoi, sinon précisément une double prise d'otage des usagers et des salariés de l'entreprise ? 
Tout à l'heure, à midi et demi au dépôt des TPG (Bachet de Pesay), se tiendra à l'appel de toute la gauche un rassemblement de solidarité avec les grévistes et de dénonciation des coupes dans les prestations et les effectifs des transports publics.

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mercredi, 29 octobre 2014

A propos du travail : De Bill Gates à Charles Darwin ?

Liberté-travail.jpgLes dernières « Rencontres internationales de Genève » ont débattu de la notion de « travail », de la réalité qu'elle recouvre aujourd'hui -mais aussi de son histoire, et de l'évolution du travail humain. Or la réduction progressive, dans nos pays, de l'emprise du salariat traditionnel, l'individualisation des statuts, le développement de la sous-traitance et de la fausse indépendance, le travail « libre » qu'on fait semblant de promouvoir, toutes évolutions que permettent les changements technologiques, qui rendent possible, sinon acceptable, le démantèlement des appareils de protection sociale construit tout au long du XXe siècle, et ne renvoient pas à une avancée, mais à un possible formidable retour en arrière, vers le XIXe siècle, vers le capitalisme sauvage. Du monde de Bill Gates à celui de Charles Darwin, le chemin du retour est peut-être plus court qu'on croit.

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mardi, 23 septembre 2014

Israël : répression antisyndicale au prétexte de la « sécurité » : « Simple, propre et sournois »

« Simple, propre et sournois » : c'est ainsi que le syndicat de travailleurs palestiniens des territoires occupés, WAC-MAAN (www.wac-maan.org.il/en/about), décrit la méthode utilisée par un patron israélien pour licencier un travailleur qui avait eu le front de vouloir créer un syndicat dans son entreprise. Une méthode simple : le patron l'a dénoncé comme un « risque pour la sécurité » d'Israël. Ce qui a entraîné la révocation de son permis de travail, et son licenciement de facto. Il ne nous semble pas avoir beaucoup entendu la grande centrale syndicale israélienne, la Histadrut, membre de la Confédération syndicale internationale (et, auparavant, de la CISL social-démocrate), dénoncer ces pratiques. Mais peut-être ses protestations nous ont-elles échappé...

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14:36 Publié dans syndicats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, wac-maan, solifonds | |  Facebook | | | |

samedi, 21 juin 2014

Algérie, Egypte : syndicats réprimés, printemps étouffés

Pourquoi le soulèvement des peuples d'Afrique du nord n'a-t-il réellement pu aboutir à un véritable changement de régime qu'en Tunisie, et pas en Egypte, ni en Algérie, ni même en Libye ou il n'a abouti qu'à remplacer une démence par une autre ? Peut-être parce qu'il fut porté en Tunisie par un mouvement syndical émancipé de la tutelle du parti-Etat. Mais en Algérie et en Egypte, les mouvements sociaux, étouffés ou réprimés, n'ont pas disparu, ni la volonté des travailleurs de construire un syndicalisme d'opposition, indépendant de l'Etat et, en Algérie, d'un ex-syndicat unique voué à la fonction de « courroie de transmission » du régime et de ses clans. Pour aider les mouvements syndicaux autonomes égyptiens et algériens à s'organiser, se coordonner et se renforcer, le SOLIFONDS (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers monde) a lancé un appel au soutien : répondez-y...

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mardi, 20 mai 2014

Il n'y aura pas de salaire minimum légal en Suisse : Retour à la case « aide sociale »

La défaite est lourde, et sans îlot régional de résistance (à part les Pâquis) : même à gauche, l'initiative syndicale pour un salaire minimum n'aura pas fait le plein des voix (un tiers des électrices et des électeurs de gauche ont voté contre un texte soutenu par toute la gauche). Il n'y aura donc pas en Suisse de salaire minimum légal, et les « travailleurs pauvres » devront continuer à requérir une aide sociale pour boucler leurs fins ou leurs milieux de mois. Et les contribuables qui ont voté « non » au salaire minimum légal continueront à se substituer aux patrons pour que les salariés sous-payés puissent subvenir à leurs besoins.

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lundi, 19 mai 2014

L'achat des Gripen restera un mirage...

crash.jpgHier, une rafale de refus a transformé l'achat des Gripen en mirage : le vote des Suissesses et des Suisses est clair, c'est « non » à l'achat des 22 avions de combat suédois pour l'armée de l'air helvétique. C'est d'ailleurs la seule bonne nouvelle (avec tout de même l'acceptation à Genève de l'initiative de l'AVIVO donnant au peuple le pouvoir de se prononcer sur les tarifs des transports publics) de cette journée de votations. Cet avion de combat aura donc au moins eu une utilité : celle d'un lot de consolation politique pour la gauche. Mais d'entre les « nouvelles menaces » auxquelles notre beau pays devrait parer, n'y aurait-il pas désormais pour l'armée la démocratie directe ?

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14:20 Publié dans Armée, défense nationale, Politique, syndicats, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gripen, avions de combat | |  Facebook | | | |

vendredi, 16 mai 2014

Mouvement socialiste et mouvement syndical : Questions d'identité...

Mercredi soir, à Genève, des syndicalistes et des socialistes s'interrogeaient gravement dans un débat sur le thème des liens entre le parti et les syndicats, sur la nature de ces liens, la situation des uns et des autres (du parti et des syndicats). Avec, en filigrane, cette question : comment reconstituer une conscience et une identité de classe ? Une question posée surtout à l'organisation politique, menacée de se muer en une sorte de mouvement « attrape-tout » priorisant les enjeux sociétaux sur les enjeux économiques, élargissant la défense des travailleurs à celle de ces 99 % de la population dont les « indignés » nord-américains se veulent les hérauts. 99 %, c'est-à-dire tout le monde, sauf les plus puissants, les plus riches, l'oligarchie politico-économique ultra-minoritaire des « maîtres du monde » (les quelques maîtresses qui s'y retrouvent n'altérant guère la masculinité de la tribu). 99 %, presque tout le monde -autant dire aucun groupe, aucune classe, aucune strate en particulier.

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mardi, 13 mai 2014

Dernier coup de collier pour le salaire minimum...

salaires, salaire minimumPays riche, salaires de pauvre

C'est entendu, vérifiable, de notoriété universelle : la Suisse est un pays riche. Plus riche que presque tous les autres. Au moins du point de vue matériel. Un pays riche dont on nous assure qu'il n'a pas les moyens de garantir un salaire minimum à toutes celles et ceux qui y travaillent. On a dit tout et n'importe quoi du salaire minimum, dans les rangs de ses adversaires. Tout et son contraire : qu'il allait niveler les salaire par le bas et en même temps hausser l'échelle des salaires (en haussant ses barreaux inférieurs), qu'il nourrirait le chômage tout en accroissant l'immigration de travailleurs. La seule chose qu'on n'a pas dite, c'est que les salaires de pauvres versés à un-e salarié-e sur dix de ce pays riche arrangent finalement ceux qui décident dans ce pays -et qui décident que la responsabilité d'assurer un revenu suffisant pour vivre soit transférée du patronat à la collectivité publique, et du salariat à l'aide sociale.

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mercredi, 07 mai 2014

Initiative sur le salaire minimum : L'équité plutôt que la charité

Les derniers sondages d'intentions de vote sur l'initiative syndicale pour un salaire minimum légal n'augurent guère de son acceptation, et alors ? Combien de temps a-t-il fallu pour instaurer l'AVS ? Pour concrétiser (et encore : pas totalement...) le cahier de revendications de la Grève Générale de 1918 ? Combien de fois a-t-il fallu voter pour que finalement le peuple des mâles accepte d'accorder les droits politiques aux femmes ?  Tout ce qui, le 18 mai, dépassera l'étiage actuel de la gauche (30 % des suffrages) sera bon à prendre, chaque canton qui dira « oui » à l'initiative sera un engagement à poursuivre le combat au plan cantonal. On pourra prendre la droite et le patonat aux mots de leur éloge du « partenariat social » contre le salaire minimum légal et de leur dénonciation de l'« assistanat social généralisé ». Parce que le choix, finalement, est simple :  l'équité  par le salaire minimum, ou l'assistance sociale pour les bas salaires.

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mardi, 22 avril 2014

Le salaire minimum ? Un dispositif très "normal"... ailleurs

L'exception suisse, une forme d'autisme ?

L'opposition quasi forcenée du patronat et de la droite suisse à l'instauration d'un salaire minimum a quelque chose d'incompréhensible -et même de quasi pathologique. La Suisse serait donc si exceptionnelle qu'un dispositif aussi courant, normal ailleurs (en particulier en Europe, où 21 des 28 pays de l'Union Européenne le pratiquent), et défendu depuis très longtemps par l'Organisation Internationale du Travail (où patronat et gouvernements sont institutionnellement représentés et pèsent ensemble deux fois plus que les syndicats) relèverait en Helvétie d'un coupable exotisme, ou d'un étatisme forcené...  Or s'il semble que seul l'exemple français* obsède les opposants à l'initiative syndicale le proposant en Suisse, des Etats réputés beaucoup pl.us "libéraux" que la Gaule jacobine le connaissent aussi, souvent depuis plus longtemps, vont l'augmenter, ou vont l'introduire :Aux Etats-Unis, Barak Obama veut relever le salaire minimum; en Grande Bretagne, le ministre du budget a exprimé la même intention; en Allemagne, Angela Merkel a annoncé son intention de l'introduire... L'exception suisse ne serait-elle qu'une forme d'autisme ?

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mardi, 15 avril 2014

Pièges mortels au Bangladesh : Solidarité avec les ouvrières du textile

Le Bangladesh est après la Chine le deuxième pays producteur de textiles : quatre millions de personnes (dont trois millions et demi de femmes)  y produisent dans 4500 usines ce qu'on va retrouver dans les grands et petits magasins de nos pays. Et ce travail est effectué dans des conditions désastreuses, pour un salaire inférieur au minimum vital : les ouvrières du textile travaillent au moins treize heures par jour, n'ont droit à aucune vacances, vivent dans des bidonvilles sans accès à l'eau potable. Et leur lieu de travail peut être un piège mortel :  Il y a un an, le 24 avril 2013, le Rana Plaza s'effondrait à Dhaka, au Bangladesh. Plus de 1100 ouvrières (surtout) et ouvriers qui travaillaient dans cet immeuble transformé en usine textile ont été ensevelis sous des décombres. Les patrons, les autorités savaient l'immeuble dégradé, lézardé de fissures, mais couturières et couturiers avaient tout de même été contraints, sous menace de licenciement, de se rendre à leur poste de travail. Cinq mois avant, 112 ouvriers avaient déjà été tués dans l'incendie d'une usine textile dont les portes étaient fermée.

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mercredi, 05 mars 2014

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes : Genre d'inégalité, inégalité de genre

Le 8 mars, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Et en Suisse, deux mois plus tard, on votera sur une initiative pour l'instauration d'un salaire minimum dont les salariéEs seront les première bénéficiaires, parce qu'elles sont les premières victimes des bas salaires. Dans notre prospère pays, en effet, où environ 330'000 employé-e-s gagnent moins de 22 francs de l'heure, 70% de ces travailleurs pauvres sont des travailleuses. Et l'écart entre les salaires médians des femmes et celui des hommes au plan national est de 18,4% (chiffres 2010). Au détriment des femmes, 18 ans ans après l'adoption de la loi fédérale sur l'égalité, qui interdit toute forme de discrimination basée sur le sexe. Au moment où un pseudo-débat sur une pseudo « théorie du genre » fait rage en France, il n'est pas inutile de rappeler que c'est cela, le « genre » : non pas la différenciation des sexes, mais celle des rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes. Des rôles construits. Et discriminants.

 

Manif 8 mars.jpg


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lundi, 24 février 2014

Salaire minimum : on votera le 18 mai, et toute la droite défend le dumping salarial

La campagne syndicale pour l'initiative en faveur d'un salaire minimum légal de 22 francs de l'heure (ou 4000 francs par mois) a été lancée. On votera le 18 mai. Et toute la droite s'est déjà mise en ordre de bataille, pour défendre le dumping salarial.

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vendredi, 21 février 2014

Kazakhstan : solidarité avec le mouvement ouvrier réprimé

Massacre à Janaozen

2011, Kazakhstan : dans la ville pétrolière de Janaozen, une grande grève est réprimée dans le sang. Des milliers d'ouvriers du pétrole avaient cessé le travail pour exiger une hausse des salaires, de meilleures conditions de travail et le respect des libertés syndicales -y compris celle de créer des syndicats indépendants. Après sept mois de grève, en décembre 2011, la police a écrasé le mouvement : au moins 16 manifestants ont été tués et 84 blessés, des centaines de personnes ont été arrêtées,  37 détenus ont été inculpées de provocation de « troubles sociaux » et de «déstabilisation de la situation régionale», sept ont été condamnés à de lourdes peines de prison et sont toujours incarcérés. Une campagne internationale est lancée pour leur libération et pour le soutien au mouvement ouvrier kazakh.
Participez-y : SOLIFONDS www.solifonds.ch Compte postal 80-7761.7

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jeudi, 06 février 2014

« Responsabilité solidaire » : le test genevois

Dumping salarial : la loi va-t-elle être appliquée ? et comment ?

En décembre 2013, le parlement fédéral voté le principe d'une «responsabilité solidaire» des employeurs principaux avec leurs sous-traitants (et les sous-traitants de ces sous-traitants -et ainsi de suite)  dans le secteur de la construction. La loi concrétisant ce principe est entrée en vigueur en juillet, mais si les syndicats ont salué une « avancée », ils en ont constaté les insuffisances : le principe de la « responsabilité solidaire » ne s'appliquera qu'au secteur de la construction,  la possibilité même de la sous-traitance (et de la sous-traitance en cascade) n'est pas limitée, l'employeur principal n'est tenu qu'à un « devoir de diligence » et n'encourt, s'il prouve qu'il a rempli ce devoir, aucune sanction en cas de dumping salarial de l'un de ses sous-traitants, et on ne pourra s'en prendre à lui que si on a auparavant épuisé toutes les démarches auprès de ses sous-traitants. Ce qui fait de  la « responsabilité solidaire »  une responsabilité limitée, et exceptionnellement solidaire. Mais pour la première fois, la loi pourrait être appliquée. A Genève...

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mardi, 17 décembre 2013

Dumping salarial : les beaux discours des gouvernants

Cause toujours...

« La sous-enchère salariale n'est pas une fatalité », avait déclaré la Conseillère d'Etat Isabel Rochat (qui n'était pas non plus une fatalité), en commentant les résultat d'une enquête menée pour le compte de son département par le professeur José Ramirez, de la Haute Ecole de Gestion. L'enquête aboutissait à la conclusion que l'importance de la main d'oeuvre frontalière dans un secteur n'a aucune influence sur l'importance de la sous-enchère salariale. Et que ce sont les contrôles par l'Etat et les « partenaires sociaux » qui font reculer ce dumping, là où ses contrôles sont effectifs. Or le canton ne dispose que de 17 inspecteurs et inspectrices du travail, soit un-e pour 17'000 postes de travail à surveiller. Il en faudrait au moins deux fois plus. Ce que demande une initiative syndicale, combattue par le patronat... et le Conseil, d'Etat. Ce qui n'empêche pas le tout nouveau ministre genevois de l'Economie, Pierre Maudet, de rouler les mécaniques dans « Le Matin Dimanche » : « je vais traquer le dumping salarial, le traquer et le punir enfin » ! Cause toujours...

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