mardi, 11 octobre 2016

La Grande-Bretagne après le Brexit : Labour, toujours Labour

La Première ministre conservatrice britannique, Theresa May, proclamant que "le Brexit veut dire le Brexit" (elle n'y était pas favorable, mais elle l'assume) a annoncé que le procesus de retrait du Royaume Uni (s'il est encore uni...) de l'Union Européenne sera enclenché au plus tard fin mars de l'année prochaine. Sans que ni l'Ecosse, ni l'Irlande du Nord, qui avaient voté contre le Brexit, ni le Pays de Galles, qui l'avait accepté de justesse, ne soient conviés à participer en tant que tels aux négociations avec l'UE. La Première Ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a néanmoins proclamé que l'"Ecosse était déterminée à rester dans l'Union Européenne". Ses interlocuteurs européens se sont bien gardés de prendre position sur cette volonté écossaise, à l'exception du Premier Ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui s'est opposé à ce que l'Ecosse soit partie prenante des négociations sur les modalités du "Brexit", puisque ce serait lui reconnaître au moins implicitement un droit à l'autodétermination que le même Rajoy nie à la Catalogne qui le revendique comme l'Ecosse... En attendant, c'est surtout à gauche qu'il y a du nouveau -et le nouveau, c'est le "vieux" Jeremy Corbyn, et sa volonté de refaire du Parti Travailliste un parti socialiste (social-démocrate, au plein sens historique du terme), et un parti de masse. Et il est en passe de réussir. Malgré le Brexit, ou grâce au Brexit, on ne sait. Mais à cause (entre autres) du Brexit, certainement.

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15:08 Publié dans Europe, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : corbyn, brexit, labour | |  Facebook | | | |

mardi, 04 octobre 2016

RIE III : Tu veux ou tu veux pas ?

 droite-gauche.jpgLe PS genevois entre le "oui mais" et le "non mais"
  
Demain, une Assemblée des délégués du PS genevois débattra du "volet genevois" de la réforme fédérale de l'imposition des entreprises (la fameuse "RIE III) votée par les deux Chambres du parlement suisse, contre laquelle un référendum a été lancé (notamment par le PS suisse) et a abouti, et sur laquelle on votera donc, l'année prochaine. La question, au plan genevois, est donc de savoir quelle position le PS va adopter à l'égard des propositions du gouvernement cantonal. Ces propositions consistant en la mise en oeuvre cantonale d'une réforme que le PS combat au niveau suisse, il serait logique qu'elles soient combattues aussi par le PS au niveau cantonal. Mais la logique n'est pas une mécanique, et des voix (de députés, de la Conseillère administrative Sandrine Salerno, responsable des finances de la Ville de Genève, notamment) se sont élevées au sein du PS genevois pour considérer qu'après tout, les propositions gouvernementales étaient acceptables, si le parlement s'y tenait et que la droite ne les dénaturait pas ni ne le amputait. Une sorte de "oui mais", auquel répond une sorte de "non mais", exprimant un refus du projet du Conseil d'Etat en même temps que la conviction que "de toute façon, il faudra en passer par une réduction des ressources fiscales" du canton et des communes. Le problème, c'est que tout ce débat sera tranché en votation populaire, quand il n'y a pas de "mais" qui tienne dans un vote référendaire, binaire, forcément binaire, et qu'à la question "tu veux ou tu veux pas",  il n'y a de réponse possible que "oui" ou "non", les fioritures, les précautions rhétoriques, comptant pour beurre de cuisine politique... Il va donc bien falloir prendre une position claire sur la RIE III, version genevoise.

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15:27 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

lundi, 14 mars 2016

Epurons en rond (et ron petit patapon)...

Cause toujours.jpgDe la discipline et de la cohérence politiques

Deux députés d'"Ensemble à Gauche" exclus des commissions du Grand Conseil pour avoir voté contre le mot d'ordre de leur groupe, une députée UDC exclue (en son  absence) de son groupe pour avoir été élue première Vice-présidente du Grand Conseil (elle en était déjà la deuxième vice-présidente) contre le candidat de son parti, trois conseillers municipaux socialistes menacés de sanctions pour avoir appelé à voter "Non" au projet de rénovation-extension du Musée d'Art et d'Histoire soutenu par le PS, une conseillère municipale d'"Ensemble à Gauche" se drapant d'un foulard pour marquer son opposition aux positions défendues par un conseiller municipal du même groupe : les parlements genevois ont au moins réussi un exercice, ces derniers jours : illustrer la difficulté de concilier la cohérence individuelle et la discipline collective. Et, au passage, de confirmer ce que l'on savait déjà : que si la discipline fait parait-il la force des armées, elle ne fait pas l'intelligence des organisations politiques. Et même pas toujours leur efficacité.

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15:14 Publié dans Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |