lundi, 04 mai 2015

Référendum contre un crédit de 20 millions pour une nouvelle caserne : Payer pour une armée qu'on veut abolir ?

Le Groupe pour une Suisse sans armée a lancé un référendum contre la loi ouvrant un crédit d’ouvrage de 20 869 000 F pour la reconstruction d’un bâtiment de stationnement de troupes sur le site de Meyrin-Mategnin  « contribuant à la libération du site des Vernets pour la construction de logements ». La construction de logements étant certes conditionnée par la libération de l'espace occupé par la caserne des Vernets, mais nullement par la construction d'une nouvelle caserne à Meyrin (et de deux places d'armes à Aire-La-Ville). D'autant qu'il nous paraît pour le moins contestable que l'armée suisse ait besoin d'une caserne à Genève, et plus contestable encore que Genève ait besoin d'une caserne pour une armée que la majorité des citoyennes et citoyens actifs de cette République (et de celle du Jura) voulaient abolir, et que le PSS propose toujours d'abolir (« à terme »)... Alors, on fait quoi ? Ben, , cohérents comme nous le sommes, on signe et on fait signer le référendum*, pardi !

*On peut télécharger la feuille de signatures sur http://www.gssa.ch/wp/wp-content/uploads/Formulaire-Référendum-caserne-GSsA.pdf

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14:37 Publié dans Armée, défense nationale, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : caserne des vernets | |  Facebook | | | |

vendredi, 01 mai 2015

Comme d'hab' depuis cinquante ans : A d't'à l'heure, au cortège...

 

PS1er mai.jpg


Tout à l'heure, comme tous les 1er Mai (pardon : tous les 12 Floréal) depuis cinquante ans (pour ce qui, modestement, ne renvoie qu'à notre modeste histoire personnelle), on va défiler* avec les copains. Pas pour la «Fête du travail», ce machin pétainiste bidouillé pour concurrencer notre Premier Mai à nous, mais pour celle des travailleurs. Cette année à Genève, le mot d'ordre, c'est : « Nos emplois, nos salaires, nos retraites: unissons-nous ». Peu importe : c'est la mobilisation qui importe, pas son prétexte. « Nous voulons une Suisse juste, solidaire, sans discrimination et ouverte », proclame l'appel de l'Union Syndicale Suisse pour le 1er Mai. Et ça sonne tout de même un peu mieux, un peu plus fort, que le très défensif mot d'ordre genevois...

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06:14 Publié dans Politique, syndicats | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : premier mai, 1er mai | |  Facebook | | | |

mardi, 21 avril 2015

A propos d'un "ventre toujours fécond" : Permanences et séductions de l'extrême-droite

Des années trente nous reviennent aujourd'hui, relevait récemment le Maire de Genève, Sami Kanaan, "la tendance à stigmatiser entre eux les gens dans le besoin", à les dresser les uns contre les autres dans une concurrence à l'emploi, au logement, aux papiers. Pour l'extrême-droite, cette "tendance" est plus qu'une "tendance" : c'est le coeur de son discours et de ses pratiques, même quand elle euphémise le premier et fait porter la responsabilité. des secondes à quelques éléments "incontrôlés". Pour le reste, que le bouc-émissaire soit l'immigrant, le musulman (le chrétien fait le même usage pour les extrême-droites dans les pays musulmans), le frontalier ou le Rrom, le discours est le même, les pratiques aussi, et les tentations opportunistes d'une partie de la droite démocratique à l'égard de l'électorat de l'extrême-droite, les mêmes aussi. A Genève, dimanche dernier, un coup d'arrêt a été donné à la progression de cette nuisance -mais il n'a pas réduit ces tentations à néant, et quelques ambitions de s'asseoir dans un siège d'exécutif municipal se sont explicitement accompagnées d'appels du pied (droit) à cet électorat, qu'il est indispensable d'intégrer dans une putative "majorité de droite" (allant du PDC au MCG) si l'on veut contester à la gauche de pouvoir rester majoritaire... Bricolages arithmétiques, certes, mais à fort contenu politique : pour cette droite-là, comme l'argent, les votes n'ont pas d'odeur...

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17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extrême-droite | |  Facebook | | | |

vendredi, 10 avril 2015

Création de l'Union des Villes Genevoises : Enfin !

commune.jpg"La nouvelle répartition des tâches entre le canton et les communes devra aboutir à l'élargissement des compétences communales et à la reconnaissance du statut de ville-centre de Genève", a averti la Conseillère administrative Sandrine Salerno, en présentant les comptes (bénéficiaires) de la Ville pour 2014. C'est peu de dire que l'intention du Conseil d'Etat n'est pas franchement à l'unission des souhaits de la ville-centre et de ceux des autres villes du canton, les six plus importantes d'entre elles (Genève, Vernier, Lancy, Meyrin, Carouge, Onex, rassemblant entre les six plus des deux tiers de la population de tout le canton) ayant créé, le 28 mars, leur propre association, l'Union des Villes Genevoises, non pas concurrente mais complémentaire de l'institutionnelle Association des communes genevoises dominée par les petites communes rurbaines. 
A la création de l'Union des Villes Genevoises, ses initiateurs avaient invité huit autres communes que les six qui, finalement, ont porté la nouvelle association sur les fonds baptismaux politiques, mais ces huit communes, toutes de moins de 15'000 habitants et toutes dirigées par des majorités de droite, ont décliné l'invitation, alors même que certaines voix (comme celle de la magistrate PLR de Chêne-Bougeries, Beatriz de Candolle) y avaient salué plutôt positivement l'initiative des villes. Car celle-ci s'adressait à toutes les communes répondant à des critères purement objectifs, indépendants des rapports de force politique, mais reposant sur la population (plus de 10'000 habitants) ou la densité (plus de 1500 habitants au kilomètre carré) déjà atteintes ou devant l'être à court terme, comme à Confignon ou Chêne-Bourg. Bref, ce qu'il s'agissait de créer n'était pas, et ce qui a été créé n'est pas, une "Union des Villes de Gauche", mais une "Union des Villes Genevoises". Enfin !

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16:30 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : communes, répartition des tâches, villes | |  Facebook | | | |

mercredi, 01 avril 2015

Elections départementales française : la gauche fait gagner la droite

front contre Front

101 Conseils généraux devenant Conseils départementaux (un par département sauf pour Paris et Lyon) ont été renouvelés (sauf en outre-mer), par une élection tenue dans 2054 cantons (deux fois moins qu'en 2013), chacun ayant deux représentants, obligatoirement un homme et une femme (présentés en binôme sur la même liste, ce qui a forcé les partis à présenter des candidates, alors que les femmes n'occupent que 13 % des sièges des actuels Conseils généraux). Pour les 4108 sièges disponibles dans les conseils départementaux, plus de 18'000 candidats se sont présentés.  Au premier tour (celui où l'on choisit, le deuxième tour étant celui de l'élimination...), la droite démocratique (UMP et alliés) était sortie en tête, devant le Front National et le PS, qui avait certes limité les dégâts mais ne pouvait guère se prévaloir que de cela. Dans environ 500 cantons, la gauche (au sens large) avait été éliminée au premier tour, et devait se résoudre à appeler soutenir les candidates et candidats de l'UMP ou d'une autre formation de droite, pour éviter l'élection d'un "binôme" frontiste. Dès lors, Naboléon a beau sauter (comme un cabri) sur tous les micros pour proclamer que l'"alternance est en marche et que rien ne pourra l'arrêter", ni elle, lui, le succès de sa formation (qu'il récupère à son profit exclusif) est dû en grande partie au "vote républicain" de la gauche, comme lors de la rééelection triomphale de Chirac devant Papy Le Pen... Ce fut donc front (républicain) contre Front (national). 
    

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21:26 Publié dans élections, France, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : départementales, ps | |  Facebook | | | |

mardi, 31 mars 2015

Toilettes historiques à la turque

"Réverbères de la mémoire" et Centenaire du génocide arménien
       
Il y a deux semaines, au Grand Conseil, on a eu droit, à propos de l'édification dans un parc de la Ville de Genève d'un mémorial du génocide arménien, dont on commémorera le centième anniversaire le 24 avril prochain. à une véritable concours d'applaventrissements successifs : Le Conseil fédéral s'est couché devant le gouvernement turc, le Conseil d'Etat genevois devant le Conseil fédéral et le Grand Conseil devant le Conseil d'Etat. Une motion du PDC, soutenue par la gauche, demandait au Conseil d'Etat de favoriser (au lieu que d'entraver, comme il le fait actuellement) l'édification de ce mémorial. A une voix de majorité (et avec trois abstentions dont on se demande ce qu'elles peuvent bien signifier sur une question pareille), cette motion  a été refusée par le PLR, l'UDC et le MCG. Avec des arguments du genre "la Suisse doit respecter la neutralité sur le territoire de l'ONU" (François Longchamp, courageux conseiller d'Etat PLR) -or le mémorial devait être installé sur un parc de la Ville de Genève, hors du "territoire de l'ONU... Pour le soucieux député PLR Patrick Saudan, le mémorial serait "contreproductif" à la reprise du dialogue entre l'Arménie et la Turquie, pour l’œcuménique député UDC Michel Amaudruz, il ne faut pas "discriminer les souffrances" et pour le carrément faux derche Conseiller d'Etat Longchamp, il faut trouver "une solution cette année encore pour pouvoir commémorer le centenaire du génocide", alors qu'il a tout fait pour empêcher qu'une telle solution se trouve et que cette commémoration soit la plus "consensuelle" possible. Qu'est-ce que cela veut dire, au juste, un "consensus" sur un génocide, avec ceux qui le nient ?

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17:03 Publié dans Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arménie, génocide arménien, turquie | |  Facebook | | | |

vendredi, 27 mars 2015

Croissance des inégalités en Suisse ? On demande réponse politique...

En 2013, la Suisse accueillait 330'000 millionnaires en fortune, soit plus en nombres absolus que l'Italie, le Canada ou l'Australie, et incomparablement plus en proportion de la population que les six pays qui comptent plus de millionnaires qu'elle (les USA, le Japon, l'Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne et la France). 18 % des contribuables de la ville de Zurich et 5,7 % de ceux de la ville de Genève sont millionnaires. Qui dit mieux ? Monaco... Abritant un habitant de la planète sur mille, la Suisse accueille un milliardaire sur 30, et sur 100'000 habitants, elle en compte 54 dont la fortune nette dépasse 29 millions de francs... Mais une fois tenu compte des impôts, des taxes, des loyers et des cotisations sociales, le revenu de la majorité des ménages n'a pratiquement pas augmenté depuis douze ans, alors que celui de la minorité la plus riche a explosé. La croissance des inégalités sociales est donc, qu'on l'admette ou pas, une réalité dans ce pays. Reste à savoir quelle réponse on lui donne. Et même si on lui en donne.

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21:48 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : inégalités | |  Facebook | | | |

lundi, 23 mars 2015

1er tour des élections départementales françaises : coups de mou

gluant.jpgMolle victoire et moindre défaite

Une droite démocratique (centre compris) autour de 37,5 % des suffrages (dont un peu moins de 30 % pour l'UMP de Sarkozy), une gauche (au sens large) autour de 36 % (dont un peu plus de 20 % pour le PS), une extrême-droite  autour de 24,5 % : tel est (selon des résultats pas encore définitifs) le rapport des forces électorales en France au soir du premier tour des Départementales. La droite démocratique devance la gauche, mais n'est majoritaire que si on lui adjoint l'extrême-droite, le Front National n'atteint pas son objectif de sortir en tête (alors que c'est lui qui présentait le plus de candidats dans le plus grand nombre de  cantons) et le PS fait un moins mauvais (mais mauvais tout de même) résultat qu'annoncé : « les candidats de la majorité ont réalisé des scores honorables », a estimé Manuel Valls -étranges définitions des mots « majorité » et « honorable », s'agissant d'une «majorité» qui ne rassemble plus qu'un tiers des suffrages, et d'un parti au pouvoir qui n'en rassemble plus qu'un cinquième. En face, même résultat mitigé : la victoire de la droite est molle comme est molle la défaite d'une gauche minoritaire mais où le PS ne subit pas la « déroute » annoncée.

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vendredi, 20 mars 2015

Ecoles genevoises : Et si on essayait de ne pas se tromper d'adversaire ?

Candolle, quel dol ?

Le Département de l'Instruction publique genevois a annoncé plusieurs mesures pour «désengorger» l'école post-obligatoire, et d'entre ces mesures, deux soulèvent une virulents opposition, dans la rue, sur les réseaux sociaux et dans les établissements concernés : l'affectation des bâtiments de l'actuel Collège de Candolle à une Ecole de Culture Générale, etde l'actuel Cycle d'Orientation de la Seymaz à un collège. Et puis, surtout, on a quelque peine à expliquer l'oubli général en lequel les opposants aux décisions du DIP tiennent les véritables raisons de la « crise des locaux scolaires » à Genève. Parce qu'enfin, qui vote (ou plutôt ne vote pas) les crédits nécessaires à la constructions de nouveaux bâtiments scolaires, ou même à l'entretien des bâtiments existants ? Anne Emery Torracinta toute seule ? son département ? Non : le Grand Conseil. C'est-à-dire sa majorité politique. Et si on s'en prenait plutôt à cette majorité, de ses décisions, plutôt qu'à celle qui doit « faire avec» (ce qui « ne » pose de problème politique fondamental « que » celui, récurrent, paralysant et inassumé, de la participation minoritaire de socialistes à des gouvernements de droite...) ?

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16:06 Publié dans école, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

mercredi, 18 mars 2015

A propos d'une campagne électorale de soue : Onex, commune zéro quoi ?

onex_004.jpgPour s'en aller congresser socialistement à Bernex, samedi, on a pris le tram. Le tram, comme il y a cinquante ans, prend la route de Chancy et forcément, quand on prend la route de Chancy pour aller à Bernex, on passe par Onex, puisque la route de Chancy coupe Onex en deux. Et puis là, à l'entrée de la commune, on a vu le premier panneau (suivi d'une portée d'autres, vu que les parasites ça se reproduit en masse) « Onex, commune zéro frontalier ». Signé MCG. On a cherché la douane, le barrage de miliciens, le contrôle des passeports,.. y'en avait pas. Le MCG fait dans la demie-mesure : il brait, mais c'est tout. Encore heureux, notez bien : on n'avait pas d'Ausweis et on aurait dû prouver qu'on était quasiment de la souche du coin, celle de la croisée juste avant la Mairie. Le tram ne s'est donc pas arrêté au panneau, et le conducteur n'a pas fait descendre les passagers pour prendre un autre tram à la sortie de la commune Mais il aurait dû, vu qu'il était frontalier, le conducteur, et qu'il n'avait donc pas le droit de traverser Onex.

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15:55 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : onex, mcg, frontaliers | |  Facebook | | | |

lundi, 16 mars 2015

ça veut dire quoi, « militer » ?

Mais qu'est-ce qu'on fait là, à vous demander de voter pour nous ?

élections, socialisme, PSSi on est dans un parti et pas dans un autre, c'est évidemment parce qu'on en soutient le programme, ce n'est pas forcément parce qu'on s'en contente. C'est en tout cas, pour l'auteur de ces lignes, qu'il ne voit pas dans quel autre parti il pourrait être -ni quel autre parti pourrait le supporter, que celui où il s'est retrouvé, et pas par hasard mais par choix : le choix d'un parti qui ne confond pas militant et militaire, mobilisation et conscription, engagement et encasernement -« militantisme », ça vous a en effet un petit côté désagréablement militaire... d'ailleurs, la racine des mots « militantisme » et «militaire» est la même. Or nous ne sommes pas soldats d'une armée mais militants d'un parti politique. Avec un vieux fonds antimilitariste, en plus. Et si la discipline fait paraît-il la force des armées, elle ne fait certainement pas leur intelligence. Et moins encore celle d'un parti politique. Alors, ça veut dire quoi, « militer » ?

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lundi, 09 mars 2015

Loi sur la police : victoire sans vainqueur, défaite sans vaincu

Ni Austerlitz. ni Waterloo : Borodino

Ni Austerlitz ni Waterloo, Borodino : une victoire sans vainqueur, une défaite sans vaincu, un résultat tiré à pile ou face -la loi genevoise sur la police est (provisoirement) acceptée avec 42 voix d'écart, soit à 50,02 % des suffrages. C'était le genre de votation où quel que soit le vote que l'on produisait, il était insatisfaisant, et quel que soit le résultat final, pour le moins ambigu, voire malsain. Une majorité de 42 voix sur 100'000 votants tient autant de la loterie que de la décision démocratique : 43 socialistes et verts votant « non » plutôt que blanc, ou 42 èmecégistes arrivant à se traîner au local de vote, et la loi sur la police aurait été refusée -elle n'a d'ailleurs, au final, pas obtenu de majorité si l'on tient compte des bulletins blancs, qu'on ne peut considérer ni comme une abstention, ni comme un soutien à la loi. Et le résultat est encore suspendu à un probable recours en annulation, après l'irrégularité de l'information donnée aux citoyens par le Conseil d'Etat : 42 voix de différence, cela peut tenir à quelques articles de loi annulés, mais publiés tout de même dans la brochure officielle...

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16:40 Publié dans Genève, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : police, loi sur la police | |  Facebook | | | |

vendredi, 06 mars 2015

C'est encore loin, l'égalité ? Tais-toi, et marche (demain à Berne)...

Un "Manifeste du 7 mars", signé par une centaine de femmes de toutes tendances politiques et de toutes insertions professionnelles, de Micheline Calmy-Rey à la présidente des "Business Professional Women" de Suisse en passant par la chanteuse Sina, la présidente du gouvernement bernois Barbara Egger-Jenzer et la présidente de l'Ubnion suisse des paysannes Christine Bühler, proclame "Egalité salariale, plus que jamais" et appelle, comme la Communauté genevoise d'action syndicale et la Marche mondiale des femmes, à la manifestation nationale de samedi, à Berne* avec comme mot d'ordre "Pas de nouveau pacte contre les femmes". 
    

 

* SAMEDI 7 MARS, BERNE : Manifestation nationale des femmes, 13 heures 30, Schützenmatte
NON à la retraite à 65 ans. OUI à l'égalité salariale
Train spécial gratuit au départ de Genève (10 heures 39), Nyon (10:53), Lausanne (11.15), Fribourg (midi)

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15:24 Publié dans Femmes, Politique, Suisse, Travail | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

jeudi, 05 mars 2015

Projet de nouvelle loi cantonale genevoise sur la police : On vote quoi, sur quoi, pourquoi ?

rhinos.jpgDimanche soir, on aura voté à Genève sur un projet de nouvelle loi sur la police, attaqué en référendum par l'extrême-droite, la gauche de la gauche et les syndicats. Et on a beaucoup hésité avant de voter (parce que de toute façon, on vote : un droit aussi précieux ne s'abandonne pas) : « Oui » comme notre parti préféré (le seul à vrai dire qui nous supporte) nous le recommande ? « blanc » parce que franchement, entre une loi obsolète et une loi contestable, on a un peu de peine à choisir ? « non » parce qu'on ne nous demande plus de voter une loi mais de plébisciter le Maudet en chef ? Doit-on calibrer notre vote au degré d'exaspération provoquée par les conneries débitées par les uns et les autres, et voter nul ? On ne vous dira pas ce qu'on a voté. D'abord, parce que vous êtes assez grand-e-s pour vous débrouiller tout seuls (la preuve, vous nous lisez). Ensuite, pour pouvoir se prévaloir dimanche d'être dans le camp des vainqueurs quel que soit le résultat du vote. Après tout, on est en campagne électorale, c'est pas le moment de se fâcher avec les quelques électeurs (et -trices) qui nous restent (et qui en ont bien du mérite).

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mardi, 03 mars 2015

Y'a bon immigrants européens, y'a pas bon immigrants africains : quand le Nomes s'emmêle dans les contingents

Une proposition de plus pour réparer les dégâts du 9 février 2014 vient de tomber. On avait déjà l'initiative populaire Rasa, qui veut biffer l'article constitutionnel accepté avec l'initiative de l'UDC contre l'« immigration de masse », une initiative parlementaire PDC/PBD qui veut ancrer les «bilatérales» dans la constitution, plus les probables référendums, de droite ou de gauche suivant le cas, contre la loi d'application de l'article constitutionnel, plus un éventuel référendum contre l'extension de la « libre » circulation à la Croatie, on a maintenant la proposition du « Nouveau Mouvement européen suisse », le Nomes, qui veut amender l'article constitutionnel udéciste en y ajoutant la réserve des relations entre la Suisse et l'Union Européenne, de manière à soustraire (comme c'est déjà le cas) les ressortissants des 28 Etats membres de l'Union au contingentement de l'immigration. Commentaire de l'udéciste genevois Nidegger : «c'est plus crétin que tout ce qui s'est dit jusqu'à maintenant». Et pour une fois, on est d'accord avec lui. Non seulement c'est crétin, mais en plus et pour le même prix, celui d'une « insulte à l'intelligence », c'est hypocrite et ethnocentriste : en résumé : Y'a bon immigrants européens, y'a pas bon immigrants africains.

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Y'a bon immigrants européens, y'a pas bon immigrants africains : quand le Nomes s'emmêle dans les contingents

Une proposition de plus pour réparer les dégâts du 9 février 2014 vient de tomber. On avait déjà l'initiative populaire Rasa, qui veut biffer l'article constitutionnel accepté avec l'initiative de l'UDC contre l'« immigration de masse », une initiative parlementaire PDC/PBD qui veut ancrer les «bilatérales» dans la constitution, plus les probables référendums, de droite ou de gauche suivant le cas, contre la loi d'application de l'article constitutionnel, plus un éventuel référendum contre l'extension de la « libre » circulation à la Croatie, on a maintenant la proposition du « Nouveau Mouvement européen suisse », le Nomes, qui veut amender l'article constitutionnel udéciste en y ajoutant la réserve des relations entre la Suisse et l'Union Européenne, de manière à soustraire (comme c'est déjà le cas) les ressortissants des 28 Etats membres de l'Union au contingentement de l'immigration. Commentaire de l'udéciste genevois Nidegger : «c'est plus crétin que tout ce qui s'est dit jusqu'à maintenant». Et pour une fois, on est d'accord avec lui. Non seulement c'est crétin, mais en plus et pour le même prix, celui d'une « insulte à l'intelligence », c'est hypocrite et ethnocentriste : en résumé : Y'a bon immigrants européens, y'a pas bon immigrants africains.

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vendredi, 27 février 2015

Initiative socialiste contre les allégements fiscaux accordés aux multinationales : La parole sera au peuple...

Avant-hier soir, le PS genevois a décidé, en assemblée générale, de ne pas retirer son initiative populaire « Pas de cadeaux aux multinationales - pour la suppression des allégements fiscaux », lancée en septembre 2011 et qui avait abouti avec plus de 13'000 signatures. La majorité de droite du Grand Conseil avait tenté de l'annuler, le Tribunal fédéral l'a validée, à l'exception d'une disposition transitoire qui avait le défaut d'être rétroactive en proposant non seulement la fin des allègements fiscaux pouvant être accordée aux entreprises multinationales, mais aussi l'annulation de ceux déjà accordés. Reposant sur de solides principes de gauche et parfaitement cohérente des autres propositions socialistes en matière de fiscalité, l'initiative sera donc (mais quand ?) soumise au vote populaire, que le Conseil d'Etat et le Grand Conseil lui opposent ou non un contre-projet. Parole sera donc donnée au peuple.

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22:10 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : multinationales, ps | |  Facebook | | | |

mercredi, 25 février 2015

Octroi de la nationalité suisse par naturalisation : assouplie pour les uns, durcie pour les autres

Un projet de naturalisation facilitée pour les jeunes étrangers de la troisième génération, nés en Suisse de parents et de grand-parents nés en Suisse ou y étant, ou ayant été, titulaires d'un droit de séjour, va être soumis au Parlement fédéral avec un avis favorable de la Commission parlementaire des institutions politiques et du Conseil fédéral. Le projet avait été déposé en 2010 par la socialiste vaudoise Ada Marra, et il consiste en une règlementation uniforme, dans tout le pays,  des procédures de naturalisation des étrangers de la troisième génération. Il ne s'agit pas d'instaurer pour eux un « droit du sol » (on n'en est même pas à proposer un « droit du sang » un peu moins obsessionnel pour les étrangers de la deuxième génération, nés en Suisse de parents étrangers), mais seulement, pour la seule troisième génération, une procédure plus rapide et moins suspicieuse, qu'on n'envisage d'assouplir pour eux qu'après l'avoir durcie pour les autres. Savez.-vous qu'on obtenait plus vite l'équivalent de la nationalité (la « bourgeoisie ») au XVIIe siècle qu'n l'obtient aujourd'hui ? Parole de descendant d'immigrants installés à Berne au XVIe siècle et « embourgeoisés » après deux générations quand il en faut, 500 ans plus tard, souvent  trois pour, peut-être, être suissisés..

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17:12 Publié dans Genève, Immigration, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

lundi, 23 février 2015

Dernières nouvelles du front français : passer en force ou en intelligence ?

Pour sauver la « loi Macron », du nom du frétillant ministre social-libéral chargé par François Hollande et Manuel Valls de déréglementer l'économie française, et pour mettre au pas les « frondeurs » socialistes (qui, eux, se désignent comme des «résistants»), le gouvernement français a usé de l'arme parlementaire lourde : l'article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans débat ni vote parlementaire, en engageant la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale, méthode vilipendée par le PS... quand il est dans l'opposition.  Ce 19 février, le 49.3 a donc pour la première fois été utilisé afin de faire taire l'opposition interne à la majorité.  La droite à qui au fond la « Loi Macron » convient, y a mécaniquement répliqué par une motion de censure qui n'a obtenu que les voix de l'UMP, du « centre », des deux députés du Front National et de la majorité des élus du « Front de Gauche », les « frondeurs » du PS  ayant pour ce moment (« merci pour ce moment » leur a sans doute dit Hollande...) posé leurs frondes. Manuel Valls a donc réussi à passer en force, mais son gouvernement est plus affaibli et la gauche plus divisée après le vote de la loi qu'avant, la politique requerrant en effet d'autres talents que ceux d'un sergent-major. Pas que de la force : un peu d'intelligence, aussi. L'épreuve de la première a été faite, on attend le test de la seconde.

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vendredi, 20 février 2015

Elections municipales genevoises : cette fois, c'est vraiment parti (de gauche) !

Pour de bon

Comme on vous a déjà annoncé au moins trois fois que les élections municipales genevoises, c'était parti, vous ne nous tiendrez pas rigueur de vous l'annoncer une quatrième fois. Parce que cette fois, c'est la bonne : c'est vraiment parti. Pour tout le monde : pour la gauche, pour la droite, pour chaque parti, pour chaque candidat-e. Les listes sont bouclées, rebouclées, vérifiées, enregistrées, les affiches commencent à apparaître, les appels au vote à se succéder... Reste à convaincre notre Souverain, le peuple, ce bon roi fainéant, de faire l'effort de voter. Parce que si accessoires, si périphériques, si subsidiaires qu'elles paraissent (à tort), les élections municipales ne sont pas insignifiantes -surtout en ce moment, où les grandes communes urbaines, à commencer (mais sans s'en contenter) par la Ville de Genève, sont le seul contrepoids institutionnel à un canton politiquement dominé par la droite (et son extrême), dans un rapport de force qui n'a jamais été au parlement cantonal aussi défavorable à la gauche qu'il l'est aujourd'hui. Il y a certes bien d'autres raisons de ne pas se désintéresser des élections municipales, et on se fera un plaisir de vous les donner, mais celle-là, celle du contrepoids, celle du rapport de force, celle de la résistance, nous paraît, hic et nunc, la plus déterminante. Pour de bon.

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14:44 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : élections municipales | |  Facebook | | | |