mercredi, 04 avril 2012

1918, la Grève Générale en Suisse

Un souvenir... un exemple ?

En novembre 1918, pour la première, la dernière et donc la seule fois de son histoire, la Suisse connut une grève générale. proclamée par le « Comité d'Olten », qui réunissait le Parti socialiste et les syndicats. Elle avait été décidée parce qu'elle était perçue comme le seul moyen de faire plier le gouvernement et le patronat, de faire prendre par le premier, et accepter par le second, les mesures permettant une amélioration de la situation sociale, calamiteuse après quatre ans d'une guerre que la Suisse ne faisait pas mais que les Suisses subissaient (effets de la mobilisation des hommes sans compensation de la perte de salaire, de la raréfaction des échanges commerciaux avec l'étranger, absence de régulation de la distribution alimentaire etc...), mais également pour une réforme des institutions. La Grève de 1918 fut vaincue. Mais son cahier de revendication fut, lentement (Il y faudra  soixante ans) à peu près intégralement réalisé. Et si ce souvenir devenait aussi un exemple ?

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vendredi, 30 mars 2012

Question bête en période électorale : Mais qu'est-ce que je fous là ?

Simplificatrices des discours politiques jusqu'à souvent les réduire à des caricatures d'eux-mêmes, mais clarificatrices des choix stratégiques collectifs et des postures individuelles, les périodes électorales sont peu propices à l'expression de cette part d’ambiguïtés et de contradictions internes que toute position politique contient quand elle ne renonce pas à l'intelligence par souci d'efficacité. Il n'empêche que l'on peut s'y interroger en se posant à soi-même une question elle aussi fort simple  mais à laquelle aucune réponse simple ne peut être donnée :  « qu'est-ce que je fous là ? » Ce n'est pas une question de candidat(e), c'est une question de militant(e) : qu'est-ce qui me pousse à « faire de la politique », quand rien au fond ne m'y oblige, sinon mon propre choix ?

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jeudi, 01 mars 2012

Tiens, si on parlait d'autre chose que de nos affres politiciennes : Quelle actualité du marxisme ?


On ne s'interroge pas, dans nos troquets accoutumés, que sur la bouleversifiante actualité politique locale... Ainsi, entre la poire de la succession de Mark Muller et le fromage du mercredi scolaire, s'est--on demandé innocemment, histoire de parler d'autre chose, si le marxisme était encore d’une possible actualité... Il l’est, avons-nous répondu, nous qui ne sommes pas marxistes, puisque son objet (le capitalisme) l’est toujours. Marx est d’actualité, mais comme Machiavel, et pour les mêmes raisons instrumentales : l’un analyse le capitalisme, l’autre le pouvoir politique, et ni le capitalisme ni le pouvoir politique n’ont déserté le champ de l’analyse, ni celui de l’action politique.

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vendredi, 03 février 2012

Eloge du conflit

Vers de nouvelles pratiques politiques ?

C'est en dehors des institutions politiques traditionnelles (les parlements, les gouvernements) que pourra se faire, si on admet qu'elle doit se faire, la reconstruction d'un mouvement socialiste digne de ce nom et d'autant plus socialiste qu'il se situerait outre les balises de l'institutionnalité politique et se construirait sur des groupes sociaux étrangers à ces institutions. Cela ne signifie d'ailleurs pas qu'il faille les déserter, ces lieux institutionnels. Cela signifie en tout cas qu'il faut en user autrement : non comme les lieux d'un consensus, mais comme les lieux d'un conflit. Au cœur des nouvelles pratiques qui nous sont nécessaires, il y a donc le conflit, comme règle, comme moyen et comme mesure de l'action politique -le conflit sur les valeurs, sur le sens et sur les projets.

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jeudi, 02 février 2012

Le Congrès de l'Internationale Socialiste s'est-il tenu à Davos ?

Montagne magique

« Une » de la « Tribune de Genève » : Le Forum de Davos milite « pour un dépassement du capitalisme »... Un capitalisme qui, de toute façon, comme nous l'explique sur une pleine page du «Temps» le président du Conseil d'administration de Nestlé, « est un modèle théorique qui n'existe pas en réalité ».  C'est cela, voui. Et Brabeck est un mythe, Nestlé un mirage et Davos fut cette année un congrès de l'Internationale Socialiste, avec beaucoup d'éloges du modèle social-démocrate, après des décennies de prédications libérales. Les crises sont passées par là, les pontes de l'économie et de la politique redécouvrent les vertus de la relance keynésienne, les utilités des déficits budgétaires quand ils financent cette relance, l'utilité de l'Etat, pas seulement comme banquier des banquiers, assureur des assureurs, bateau de sauvetage des entreprises, mais surtout comme régulateur des soubresauts économiques et sociaux. Une régulation qui peut passer par la répression des mouvements de protestation que les politiques d'austérité provoquent, mais surtout une régulation qui peut permettre de se passer de cette répression en prévenant ces mouvements.

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vendredi, 27 janvier 2012

Mouvement socialiste et classe moyenne : changer de base...

Construit-on l'instrument politique de changement d'un système social
sur ceux qui auraient à y perdre ? La social-démocratie, après avoir été
(contre ses intentions initiales, bien plus ambitieuses) l'instrument de
l'accession des ouvriers à la normalité sociale ? médiane ?,
c'est-à-dire aux codes sociaux de la petite-bourgeoisie, s'est trouvée
naturellement basée sur cette ? classe moyenne ? qu'elle a contribué à
élargir à une partie de l'ancienne classe ouvrière, et qui a désormais
quelque chose à perdre à un changement social profond : la critique du
salariat n'a rien d'enthousiasmant pour qui a un salaire suffisant;
celle de l'Etat n'a guère d'urgence pour qui vit du salaire que l'Etat
lui verse et tire son statut social de sa place dans la hiérarchie de la
fonction publique ou de son mandat politique; la critique de la
propriété privée du sol ne mobilise guère les propriétaires de leur
logement ou d'une résidence secondaire; l'appel à une politique des
transports restrictive de l'usage de l'automobile a peu d'écho positif
chez les automobilistes, et à la dénonciation de l'emprise des zones
résidentielles et des zones villas, leurs habitants ne sont guère
sensibles.

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mercredi, 18 janvier 2012

Politique professionnelle et professionnels de la politique : Vive l'amateurisme !

Que la politique soit devenue (ou redevenue ?) un « marché » et son exercice le fait de « professionnels » n'aboutit pas seulement à la dépossession des citoyens des possibilités de contrôle et de décision dont ils disposaient (ou dont on veut croire qu'ils disposaient) dans les quelques modèles (inaboutis, pourtant) de démocratie directe « rousseauiste » (dont par ailleurs les femmes et les étrangers restaient exclus, comme de la démocratie athénienne, qui s'accommodait au surplus fort bien de l'esclavage), mais aussi à creuser plus encore le fossé qui sépare « ceux qui en ont » (du pouvoir) de ceux qui en sont dépourvus, sinon sur plus dominés encore qu'eux-mêmes. Rompre avec la politique professionnelle (ou plutôt la politique des professionnels de la politique) devrait donc être l'un des premiers engagements à prendre -et à être tenu- par la gauche : au nom d'un amateurisme politique qui est la condition même d'une réelle démocratie.

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mardi, 10 janvier 2012

Mouvement socialiste contre mouvement social ?


Refaire de la politique...


En limitant ses pratiques, ses ambitions et ses stratégies à l'occupation de l'appareil d'Etat, le socialisme démocratique a littéralement perdu sa raison d'être et sa légitimité, et se retrouve face au mouvement social dans la position qui était il y a un siècle celle du radicalisme bourgeois face au mouvement ouvrier : raisonneur plus que raisonnable, prédicateur de soumission aux règles du capitalisme sous les masques du réalisme et de la patience, héritier ingrat des révolutions et requérant d'une base réduite à ne plus être qu'un électorat (pour ensuite ne plus ressembler qu'à une clientèle) une « confiance » ne portant plus sur la capacité à réformer, c'est-à-dire, tout de même, à transformer, la société, mais uniquement sur une compétence à la gérer.

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jeudi, 08 décembre 2011

Faire de la politique, mais comment ? Par « tous les moyens, même légaux »


Et si nous prenons le temps, entre deux marques sur nos agendas politiques, de nous demander à quoi servent, et ce qui légitime, les instruments, les organisations et les partis politiques, dont nous nous dotons ou dont nous usons pour « faire de la politique » ?
Le groupe politique est d’abord, s'il veut être autre chose qu'un office de placement, l’ensemble des désirs individuels d'action politique ; il n'est ni une famille, ni un groupe thérapeutique, ni une paroisse. Il n'est qu'un instrument, entre les mains de celles et ceux qui le constituent ; il n’a ni ne doit avoir sur eux aucune prise dont ils ne pourraient se déprendre. Le parti n’est pas au-dessus de ses militants, mais en-dessous de celles et ceux qui le constituent.
Il faut prendre l’organisation comme l’on prend un outil et pouvoir s’en déprendre comme l’on se dévêt. La prendre pour la part de légitimité qu’elle peut contenir et pour l’utilité qu’elle offre. La prendre sans s’en vouloir les chefs, ni accepter d’en être les instruments.
Pour nous, en somme, il n’est rien au-dessus de nous. Nous n'avons pas à faire cadeau de notre liberté à qui ne sauraient en faire meilleur usage que nous-mêmes.

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mardi, 22 novembre 2011

Elections espagnoles : une défaite méritée

L'opposition pour les uns, l'austérité pour tous

La droite espagnole (et espagnoliste) du Parti Populaire (PP) a donc remporté, largement, les législatives, en obtenant son meilleur résultat depuis que des élections démocratiques lui sont imposées (elle n'avait en effet pas trop de soucis à se faire pendant les quarante années de franquisme...). Pour les socialistes du PSOE, la sanction est lourde, et sans doute méritée : quand les socialistes font une politique de droite, à quoi cela peut-il bien servir de voter pour les socialistes ? Mais ce n'est pas le PSOE qui va payer le plus lourd prix de sa défaite (lui va pouvoir se refaire une santé, une ligne et une cohérence dans l'opposition) : ce sont toutes les Espagnoles, et tous les Espagnols. Y compris la plupart de celles et ceux qui ont voté pour la droite : la cure d'opposition du PSOE lui sera moins dure, et bien plus profitable, que la cure d' « austérité » que la droite va imposer à l'Espagne.

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lundi, 14 novembre 2011

Démission de Berlusconi : Les marchés m'ont tuer...

Un présumé socialiste grec acquis aux politiques libérales et un présumé libéral italien acquis à ses propres monopoles renvoyés en une semaine de leurs chefferies gouvernementales : joli tableau de chasse européenne. Qui a fait tomber Berlu ? Le peuple italien ? les  « Indignés » italiens ? La gauche italienne ? Non :  « les marchés ». Et les alliés de Berlu au gouvernement. Et quelques chefs d'Etat et de gouvernement européens, à commencer par Merkel et Sarkozy. Et la Banque centrale européenne, et le Fonds monétaire international. Berlusconi n'a pas été renversé par la mobilisation, en Italie, d'un mouvement populaire : il a été lourdé par la droite et la finance italiennes et européennes, une semaine après que Papandreou ait subi le même sort. Congédiés l'un et l'autre comme des domestiques surpris à faucher les petites cuillères. On est dans Labiche, pas dans Machiavel.

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mardi, 01 novembre 2011

D'une élection l'autre : au tour du Conseil fédéral


La concordance des canards


Alain Berset, Pierre-Yves Maillard, Stéphane Rossini, Marina Carobbio : tous quatre sont candidate et candidats à la succession de Micheline Calmy-Rey pour le deuxième siège socialiste au sein du gouvernement fédéral. Un siège qui n'est plus contesté par la droite, mais dont la ou le titulaire sera désigné par un parlement fédéral à large majorité de droite. « Avec Alain Berset et (Simonetta) Sommaruga, le PS restera brave, ennuyeux et bien adapté. Ce ne sera pas très bon pour lui », ronchonne dans son coin du « Temps »  un hôtelier haut-valaisan. Le ronchon ronchonne à raison -mais en choisissant la concordance contre la coalition, le PS a aussi accepté d'en payer le prix : sa neutralisation. Quitte à avoir des socialistes au Conseil fédéral (on préférerait qu'il n'y en ait point, mais enfin, le parti, lui, préfère qu'il y en ait), on choisirait plutôt Maillard et Carobbio que Berset et Sommaruga -mais notre modeste avis est d'un modeste poids : ce sera Berset et Sommaruga.

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jeudi, 27 octobre 2011

Démocratie, élections : Quoi de neuf ? Rousseau !

Petite pause dans les commentaires d'actualité pour essayer de prendre sur elle (et sur eux) un peu de hauteur -ce qui, si nous y parvenons, ne pourrait, admettons-le, ne nous faire que du bien. Ainsi, nous aurions, dimanche dernier, en désignant nos représentant-e-s au parlement fédéral, participé à déléguer à des représentants la « volonté générale » du peuple souverain sont nous sommes supposés faire partie (quoique la moitié de celles et ceux qui étaient invité-e-s à le faire s'en soient abstenus, ce qui n'est après tout qu'une carte blanche laissée à qui veut la prendre) ? Mais cette « volonté générale » est-elle déléguable ? Et en élisant, n'est-ce pas d'une part de ma propre volonté, et de ma souveraineté, que j'abandonne ? Ouvrons donc un peu de l'année Rousseau, avec un peu d'avance...

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mardi, 25 octobre 2011

« Gauche de la gauche » : Savez-vous vous replanter dans les choux ?

Nouvelle plantée de la « gauche de la gauche » genevoise (et suisse) aux élections : les mêmes causes qui l'ont éjectée du parlement cantonal il y a deux ans l'ont maintenue ce week-end hors du parlement fédéral (où l'unique siège, vaudois, de cette présumée « gauche de la gauche » a également été perdu). A Genève, en tout cas, ces causes sont si connues, si précisément identifiables, qu'on s'interroge sur leur permanence :  la division, les querelles de voisinage politique, les concurrences de jardinets électoraux, les calculs d'organisations et les réglements de compte personnels. Il y a du trouble obsessionnel compulsif, là-dedans. ça devrait se soigner, mais comment ? Continuez comme ça, camarades, et votre dilemme se réduira à l'alternative que le « vote utile » de ce week-end suggère : rejoindre le PS ou disparaître du champ politique visible...

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vendredi, 30 septembre 2011

Financement des campagnes politiques : Un pas de sénateur vers la transparence ?

Au début de la semaine, le Conseil des Etats a voté le principe de la publication des dons les plus importants faits pour financer les campagnes lors des votations fédérales. Il n'a cependant pas poussé son audace plus loin : les élections ne sont pas concernées par ce début de commencement, même pas de transparence, mais de translucidité, qui doit encore être confirmé par le Conseil National. Le PDC, à l'origine de la proposition, s'est d'ailleurs défendu de vouloir plafonner les dons, et s'est contenté de demander la publication de ceux supérieurs à 10'000 francs (le prix d'une demie-page de pub couleur dans un grand quotidien). Et seulement jusqu'au jour du scrutin : après, les dons pourront continuer à arriver dans l'opacité. C'est un pas vers la transparence, sans doute. Mais un tout petit pas. Très hésitant. Un pas de sénateur.

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jeudi, 29 septembre 2011

Elections fédérales : Quand la droite joue à se faire peur

Un spectre hantait naguère quelques venelles de la Vieille-Ville genevoise : celui d’une victoire de la gauche aux élections. Un récent placard publicitaire du PLR tente bien de le ranimer (si la gauche avait le pouvoir, nous disent les radelibes, "l'initiative populaire et le référendum n'existeraient plus, le franc suisse serait mort et la crise de la dette que connaissent nos pays voisins serait notre réalité"... mais las ! le spectre n’est qu'un ectoplasme de bonne composition, la droite joue à se faire peur, sans y croire elle-même, et le comble de l'audace du plus à gauche des programmes proposés ne consiste guère qu'à reprendre le flambeau de l'Etat social des mains des socialistes d’antan. Le Grand Soir n'est pas à l'ordre du jour, ni le petit matin du départ des Boat People colognotes chassés de leurs villas par les agents du fisc ou les pelleteuses d'un improbable projet de logements sociaux. Les cendres de Léon Nicole reposent toujours à Plainpalais, Lucien Tronchet ne hante plus que les archives du Collège du Travail, et feue l'extrême-gauche n'a plus guère d'extrême que son extrême gaucherie.

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lundi, 19 septembre 2011

Elections fédérales : c'est (enfin) parti !

Et si on passait aux choses sérieuses ?

Election partielle à la Cour des Comptes : bon, ça, c'est fait, et tout le monde est content du résultat, ou peut faire semblant de l'être : solidaritéS a réussi à recaser Roy Bean, Nidegger a fait son tour de piste (et un meilleur résultat que prévu), Segond s'est fait (ou refait) bien voir à gauche, Stauffer peut se targuer d'avoir fait élire Devaud (vu l'écart réduit entre les deux candidats) et nous, on a nos 500 bulletins nuls (en plus de 1200 bulletins blancs, les nuls et les blancs correspondant à la moitié de l'écart entre Roy Bean et Moon. Une élection sans battus, que demandait le peuple ? Ben, rien, il s'en foutait, le peuple... Alors maintenant, on peut passer aux choses un peu plus sérieuses ? Les élections fédérales, par exemple ?

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mercredi, 14 septembre 2011

Liberté de manifestation : On votera sur nos muselières

Le 9 juin, la droite genevoise, toute unie, du PDC au MCG en passant par le PLR et l'UDC, les supposés « centristes » du PDC et de l'ex-parti radical n'étant pas forcément les moins délirants, a imposé au Grand Conseil un durcissement de la loi de 2008 sur les manifestations -une loi déjà fort criticable, bureaucratique, suspicieuse et autoritaire, mais fixant encore un cadre supportable à la liberté de manifester. En modifiant la loi pour y introduire des dispositions qui rendent pratiquement impossible l'exercice de cette liberté, dans le cadre légal et par des organisations légale, sauf à prendre des risques judiciaires et financiers considérables. Les partis de gauche et les syndicats ont lancé, en pleines vacances, un référendum, et l'ont fait aboutir. On votera donc sur nos muselières.

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vendredi, 09 septembre 2011

Succession Calmy-Rey : tant qu'à faire... Daniel Devaud au Conseil fédéral !

Après neuf ans passés à la tête du ministère des Affaires étrangères, et deux présidences de la Confédération (elle termine la deuxième), Micheline Calmy-Rey a annoncé mercredi sa démission, pour la fin de l'année. On aura eu ainsi tout un jour de Jeûne Genevois pour faire le deuil de notre ministre préférée -celle qui énervait le plus nos adversaires. En faire le deuil comme ministre, pour la retrouver comme camarade, puisqu'il est si difficile, et sans doute impossible, d'être complètement les deux à la fois ( « Il implique contradiction que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela par la raison toute simple qu'il est le gouvernement », disait Proudhon...). Ce deuil fait, il convient, comme toute le petit monde politique, de passer aux choses sérieuses : la succession. Et nous avons un candidat ! Forcément. Un juge. Forcément.

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mardi, 06 septembre 2011

A propos de la commémoration du 11 septembre 2001

Permanence du terrorisme

Dans cinq jours se célébrera, sans doute à grand renfort d'hyperboles compassionnelles, le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Et on fera comme si le terrorisme était né ce jour là. Comme si les djihadistes l'avaient inventé. Comme s'il n'était pas l'une des plus vieilles méthodes d'action politique. Comme s'il n'était pas aussi l'une des plus vieilles méthodes des pouvoirs d'Etat. Comme si, enfin, à nos franges, à nos marges, au-delà des limites que nous pûmes nous fixer, mais dans notre «  mouvance » tout de même, et sans que puissions jurer ne pas avoir été tenté de les suivre, quelques uns ou quelques unes de nos camarades n'avaient pas, eux et elles aussi, fait ce choix-là : le vieux choix de Netchaïev, celui de s'autoriser à tuer pour changer le monde.

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