vendredi, 09 janvier 2015

Syriza au pouvoir le 25 janvier ? Mauvaise Grèce

Toute la gauche de la gauche en Europe (y compris les gauches des partis socialistes et sociaux-démocrates) a les yeux rivés sur la Grèce : le soleil de la renaissance politique d'un mouvement de masse porteur d'un projet de rupture avec le capitalisme va-t-il se lever sur l'Olympe ? L'émergence de Syriza en Grèce ou de Podemos en Espagne présage-t-elle de lendemains qui chantent l'« Internationale » en culbutant d'un même coup de pied au cul l'Union Européenne, la zone euro et le FMI ? Hellas, trois fois Hellas : D'une part, Syriza ne peut guère arriver au pouvoir que dans le cadre d'une coalition; d'autre part, elle ne propose plus ni que la Grèce sorte de l'Union Européenne, ni qu'elle sorte de la zone Euro. Enfin, le programme de Syriza est un vrai programme... social-démocrate de gauche...  Un succès de la « gauche de la gauche » grecque ne sera donc pas le séisme politique que feignent de conjurer les hiérarques européens et les gouvernants actuels de la Grèce.  Pour autant, il témoignera de l'essentiel : d'un refus de la résignation, et de la possibilité de dire ce refus autrement qu'en basculant à l'extrême-droite...

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lundi, 05 janvier 2015

2015, année politique... Des urnes et des burnes

2015 sera donc, nous annonce-t-on, une année « très politique » en nos contrées (et ailleurs). Forcément, on est d'accord, en mauvais lecteurs d'Aristote : politiques les années humaines le sont toutes, par nature humaine... Année politique, donc, et année d'élections, par conséquent. Mais seulement par conséquent : il n'y a pas que les élections, dans la vie politique. Alors, bien sûr que 2015 sera une année électorale, municipale et fédérale. Bien sûr qu'il va s'agir à Genève de maintenir et de renforcer les majorités de gauche en Ville et dans les villes, et en Suisse d'affaiblir la majorité de droite qui sévit au parlement et au gouvernement fédéraux. Mais les élections ne sont qu'une traduction -celle d'un rapport de forces sociales, qui, s'il aboutit dans les urnes, ne s'y construit pas. Parce qu'il se construit ailleurs, avant et autour. Et après. Au risque assumé (dans la honte) d'un machisme très ordinaire, on dira qu'avant et après les urnes, il y a les burnes. Celles qui sont supposées, métaphoriquement bien sûr, permettre d'accepter, voire de rechercher, le conflit, créateur de politique et dissolvant des connivences.

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lundi, 29 décembre 2014

MAIS QUE FAIT LA POLIS ?

On en a passé, des heures, avant noël, au Conseil Municipal et au Grand Conseil, à accoucher des budgets de la Ville et du Canton... A force, si on n'avait pas la conscience politique coulée dans les neurones et l'idéologie émulsionnée dans le sang, on en aurait presque oublié que si les parlements sont bien des lieux politiques, ils ne sont pas les seuls, qu'ils ne sont même que l'espace où se traduisent toutes les actions politiques menées ailleurs, et que ce qu'on y fait (et ce qu'on y dit, mais les parlements sont de ces lieux où "dire", c'est faire"...) ne remplace pas ce qu'on a à faire ailleurs.
Mais bon, c'est tout le même là que se prennent des décisions, et il n'est pas sans importance ni sans effet que les majorités qui font les votes, et les projets sur lesquels elles se prononcent, soient de gauche ou de droite.

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16:05 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : budgets publics, finances publiques, parlements | |  Facebook | | | |

lundi, 22 décembre 2014

Vote des budgets publics genevois : Comme ça, au moins, c'est clair...

chasses.jpgIl aura fallu, au Grand Conseil comme au Conseil Municipal, deux jours pour accoucher d'un budget. Avec des majorités inverses pour des budgets politiquement contradictoires -mais au moins, c'est clair : le budget cantonal genevois 2015 est un budget de droite, voté par la droite, contre la gauche (ce ne fut pourtant pas faute, pour le PS et les Verts, de tout tenter, même l'illusoire, pour le rendre acceptable, sans y parvenir -« il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre...»), et le budget municipal genevois 2015 est un budget de gauche, voté par la gauche contre la droite (quoi qu'il en soit du retournement de veste du MCG, sentant le vent venir et soucieux, au parlement municipal comme au parlement cantonal, de se retrouver du bon côté du vote, histoire sans doute de disputer, et de ravir, au PDC le titre envié de roi de la girouette politique). Evaporé, le « centre », dissout, le « ni gauche, ni droite » d'un MCG franchisé par les affairistes. Une gauche, une droite. Ne reste plus qu'à rassembler la première contre la seconde, dans les parlements, et hors des parlements.

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15:54 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budgets publics | |  Facebook | | | |

mercredi, 17 décembre 2014

La « Charte des socialistes pour le progrès humain » : Un engagement ou un exorcisme ?

Les socialistes français ont adopté une nouvelle charte (la « Charte des socialistes pour le progrès humain ») pour rassembler les troupes après une succession de défaites électorales, rappeler ce qui constitue l'identité d'un parti socialiste après un « virage social-libéral » aux effets dissolvants, et  l'ancrer rhétoriquement à gauche après une série de décisions laissant planer un lourd doute sur la solidité de cet ancrage. « Ce n'est pas une révolution » programmatique, concède le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. En effet. Même pas une réforme, d'ailleurs. Un exorcisme, ou une piqûre de rappel, tout au plus, dans la fesse (gauche) d'un malade à qui il faut proclamer que « socialistes, nous sommes fiers de nos valeurs » parce qu'il doute de leur respect par ceux qui ont pour fonction de les incarner, et dont l'un (Manuel Valls) proposait au PS de changer de nom pour n'être plus qu'une sorte de rassemblement « de toutes les forces progressistes » -ce à quoi Michel Rocard avait répondu que « changer le nom du PS, c'est le couper de son histoire ». Ce qui suggère tout de même que de son histoire, il ne s'est pas encore coupé.

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mardi, 16 décembre 2014

Usagers et usagères, employées et employés ensemble pour défendre le service public

Cet après-midi, à 17 heures, au parc Saint-Jean (devant les syndicats patronaux), tous les syndicats genevois, appuyés par toute la gauche, appellent le personnel, les usagères et les usagers des services publics à manifester pour les défendre face à une majorité gouvernementale et parlementaire qui s'apprête (jeudi) à décider de coupes budgétaires massives dans l'éducation, la santé, le social, l'administration, en s'attaquant à la fois à la population la plus fragile du canton et aux employés de la fonction publique et parapublique. Cette manifestation accompagne une journée de débrayages dans tous les secteurs, non pour la défense de « privilèges » (qui ne sont que des droits qu'il s'agit d'accorder à tous les travailleurs du secteur privé, plutôt qu'en priver ceux du secteur public), mais pour la défense du seul secteur capable d'assurer à toutes et tous des prestations indispensables sans en exclure celles et ceux qui ne peuvent y accéder quand elles sont « proposées » (c'est-à-dire vendues) au « prix du marché »...
Manif.jpg

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06:42 Publié dans Genève, Politique, syndicats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonction publique, services publics | |  Facebook | | | |

lundi, 15 décembre 2014

Objectif de la droite municipale genevoise : exister. Au moins un peu.

Le 18 décembre, le parlement cantonal genevois se prononcera sur le budget de la République pour 2015. Quelques jours après que le parlement municipal se soit prononcé (ce soir ou cette nuit) sur le budget de la Commune, après les quinze heures de débat de samedi. On avouait lors du débat notre perplexité face à la vingtaine d'amendements déposés in extremis (la peur des réactions qu'ils pouvaient susciter s'ils étaient annoncés plus tôt étant médiocre conseillère) par la droite municipale, et dont, à premier examen, certains ne pouvaient être expliqués que par d'excessives libations la veille de leur dépôt (ou une solide gueule de bois au moment leur rédaction). Un examen un peu plus approfondi nous a cependant convaincu que tous ces amendements, mêmes les plus absurdes (avec une mention spéciale pour ceux pondus par le PLR) avaient une motivation commune : faire exister politiquement, et médiatiquement, ne fût-ce qu'un moment fugace, leurs auteurs... A n'importe quel prix..

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14:52 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, budgets publics, ville de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 09 décembre 2014

Répartition des tâches entre les communes et le canton de Genève : Petit rappel de quelques principes...

Il y a deux semaines, le Conseil municipal de la Ville de Genève a renvoyé en commission un projet de règlement déposé par les Verts et "Ensemble à Gauche", concernant la capacité d'intervention du Conseil Municipal dans les "négociations" entre les communes et le canton sur la répartition des tâches et des compétences entre les unes et l'autre. On revient donc sur les propositions (admettons qu'elles vaillent la peine d'être considérées comme telles) faites dans ce cadre par le mirifique gouvernement genevois. On vous fera grâce d'en prendre prétexte pour vous gratifier d'un exposé sur le projet anarchiste de remplacement de l'Etat par la libre association des communes, pour nous en tenir à un rappel des principes constitutionnels et des lois qui en découlent.  Ce n'est pas que l'actuelle constitution  genevoise soit un modèle d'audace et d'imagination politiques, c'est simplement que c'est le texte sur lequel le gouvernement cantonal est supposé s'appuyer pour organiser la répartition des tâches et des ressources entre collectivités publiques -et en l’occurrence, entre communes et canton. Et que ce texte garantit "l'autonomie des communes", proclame le principe de "subsidiarité" et pose comme méthode celle de la concertation...

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16:52 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communes | |  Facebook | | | |

vendredi, 05 décembre 2014

Reconnaissances européennes de l'Etat palestinien : A quand un geste de la Suisse ?

A une très large majorité (toute la gauche), le Parlement français a adopté mardi une résolution socialiste (certes non contraignante) enjoignant au gouvernement de reconnaître officiellement l'Etat Palestinien. En octobre, le Parlement britannique avait déjà fait de même, et le gouvernement (social-démocrate) suédois avait même procédé à cette reconnaissance officielle, la Suède étant le premier pays d'Europe occidentale (et le 135ème au monde) à le faire. "Les conditions de la reconnaissance d'un Etat palestinien ne sont pas réunies, plaident les adversaires de cette reconnaissance. Ces conditions étaient-elles mieux réunies lors de la reconnaissance de l'Etat d'Israël, en 1948 ? Avait-on attendu "la paix" pour le reconnaître ? Contrôlait-il la totalité de son territoire ? Les Etats qui reconnurent alors Israël étaient alors bien moins sourcilleux sur les conditions de cette reconnaissance (il est vrai que nombreux étaient ceux qui avaient à faire oublier leur indifférence, voire leur complicité, à la Shoah) que certains aujourd'hui à l'égard de celle d'un Etat Palestinien. Cet Etat palestinien que  135 Etats reconnaissent aujourd'hui, comme la plupart d'entre eux reconnaissent aussi l'Etat d'Israël. La Suisse n'est pas de ces 135 Etats. Peut-elle différer encore longtemps de s'y adjoindre ?

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16:18 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : israël, palestine, sionisme | |  Facebook | | | |

mercredi, 03 décembre 2014

Transports publics genevois, fonction publique, budget du canton : SchwarzPeter in Genf

touche pas a mes TPG.JPGDemain, comme nul en Romandie ne peut l'ignorer, les Transports Publics Genevois devraient être en grève, malgré un début de commencement de négociation «  encourageant », selon les syndicats. « Qui pilote le droit de grève dans les services publics et aux TPG ? », s'interrogentla Communauté genevoise d'Action Syndicale et le Cartel Intersyndical des services publics. Réponse : personne. Les syndicats négocient, organisent la grève, exercent le droit de grève -mais leurs interlocuteurs,à commencer par le gouvernement,, jouent à propos de la grève comme à propos du financement du service public, au très vieux jeu du « SchwarzPeter », où il s'agit de se débarrasser le plus vite possible d'une carte (le « Pierre noir ») en la refilant au voisin. Le gouvernement renvoie les syndicats au Conseil d'administration des TPG, ou à leur direction qui les renvoie au Conseil d'administration, avec qui les syndicats négocient mais qui les renvoie quand il peut au parlement ou au gouvernement qui les renvoie au parlement qui les renvoie au gouvernement. Lequel est lui aussi, dans ce conflit comme dans d'autres, en grève. Mais depuis un an. Et sans aucun service minimum.
Demain jeudi, à 16 heures 30, devant l'Hôtel-de-Ville, à l'appel de tous les syndicats genevois, on se rassemblera pour soutenir la grève des TPG et les actions de défense du service public. Y'a urgence.

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lundi, 24 novembre 2014

Répartition des tâches entre communes et canton : Le bailli nous la baille belle


autonomie Ville.jpgLe Conseil Municipal de la Ville de Genève se réunit en séance extraordinaire aujourd'hui, sur convocation d'une vingtaine de ses membres (les groupes Ensemble à Gauche et Verts) pour débattre de la répartition des tâches entre communes et canton, et plus précisément d'un projet de "règlement municipal relatif à la répartition des tâches entre communes et Canton" présenté par le groupe "Ensemble à Gauche". Projet mal fichu, et à reprendre, mais débat légitime, et à tenir, car le sujet est à la fois d'importance et d'actualité. D'importance, puisque cette répartition détermine la capacité d'agir de la commune et borne le champ de son action (cela vaut pour toutes les communes, indépendamment de leurs majorités politiques et de leurs moyens financiers). Et sujet d'actualité, puisque le Conseil d'Etat a produit un avant-projet de "loi-cadre" qu'il fait mine de soumettre à consultation auprès des communes. Drôle de "consultation" : sans concertation ni négociation, réduite une "prise de température" par un questionnaire bâclé, scolaire et confus. A renvoyer à son expéditeur avec prière instante de faire correctement son boulot, en respectant la Constitution.

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15:49 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

vendredi, 21 novembre 2014

Au lendemain de la grève des Transports Publics Genevois : Gueule et langue de bois (de justice) à droite

 

TPG, grève

C'est fou ce que ça peut être révélateur, une grève réussie -et on ne parle pas là de la capacité des travailleurs et de leurs syndicats à l'organiser, et de la gauche à la soutenir, mais des réactions qu'elle suscite à droite. La « Tribune de Genève » de mardi annonçait le « chaos » -mais « chaos » il n'y eut point. Sinon dans la masse de déclarations à la mord-moi-le-tram qui ont salué la « grève à la française ». Toute déçue de ce que les syndicats opposés à la grève n'aient pas pour autant accepté de la casser, que la police ne soit pas intervenue contre les piquets et que le chaos annoncé ait fait défaut, la droite nous fait un gros caca nerveux : Pour le PLR, la grève est « scandaleuse et totalement anti-démocratique »... Antidémocratique, l'usage d'un droit constitutionnel  ?  C'est vrai que dans la constitution libérale de 1815, y'avait pas le droit de grève. Mais bon, deux cent ans et deux constitutions plus tard, faut vous y faire, les gars : la démocratie a progressé. Avec le droit de grève.

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mardi, 18 novembre 2014

PS français : Il va bien falloir choisir...

Levez-vous, orages nécessaires...

En France, le « virage » social-libéral désormais assumé par Hollande et Valls a réduit la base parlementaire et la base populaire de la présidence et du gouvernement en place à un tel (bas) niveau que seuls l'appel à la discipline de parti et le réflexe légitimiste des élus empêche encore l'éclatement du PS français. Et on dit bien l'éclatement, pas la dissolution : l 'éclatement entre un parti « démocratique » à l'italienne et un parti socialiste (ou social-démocrate, puisque quoique n'ayant jamais assumé cette filiation, le PS français a toujours été un parti social-démocrate, même quand il aimait jouer avec des références révolutionnaires). Un tel éclatement serait sans doute clarificateur du choix entre deux lignes que leurs tenant savent inconciliables, même s'ils se refusent à tirer les conclusions de cette certitude. Entre Hollande et Valls d'un côté, Montebourg, Veillon et Aubry de l'autre, il va pourtant bien falloir choisir. Avant ou après une défaite électorale ? Levez-vous, orages nécessaires !

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mardi, 11 novembre 2014

Catalogne : Simulacre de référendum ou référendum sur le référendum ?

catalunya.jpgIllégal ? Légitime !

Dimanche, en Catalogne, lors de ce que ses adversaires considéraient comme un « simulacre de référendum » et qui s'avère avoir été une sorte de « référendum sur le référendum », les votants ont massivement répondu « oui » aux questions « La Catalogne doit-elle être un Etat ? » et  « cet Etat doit-il être indépendant ? » (de l'Espagne). La consultation catalane succède à une consultation écossaise portant sur la même revendication indépendantiste, mais légitimée, elle, par le gouvernement britannique -qui y risquait pourtant gros, et sentit passer le vent du boulet.. Récusée par le gouvernement central et la Cour constitutionnelle espagnols, maintenue sous une forme ambiguë (sans portée juridique, mais avec une lourde portée politique) la consultation catalane n'était peut-être pas légale, mais elle était légitime, Une légitimité confirmée par la participation de deux millions de personnes, sans lesquelles ce « référendum sur le référendum »  n'aurait été qu'une mise en scène.

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lundi, 10 novembre 2014

OPA arnaqueuse sur l'écologie : Ecopop, ou la catatonie environnementale

dev_durable.jpgC'est-y pas plus clair comme ça ? Dans la « Tribune de Genève » du 6 novembre, c'était l'avocat d'extrême-droite Pascal Junod qui était commis à la défense de l'initiative « Ecopop » et à l'attaque des écolos qui ne la soutiennent pas. Il semble bien pourtant que certains prennent encore ce projet xénophobe pour un manifeste de la décroissance... Or de quoi nous parle Ecopop, non dans son exposé apologétique (et apodictique), mais dans le texte soumis au vote populaire ? De population ? oui, mais de population immigrante. De planning familial ? Oui, mais de familial ailleurs, et le plus loin possible. Et en Suisse, et au comportement des Suisses (de souche, de résidence ou d'importation), quels changements propose-t-elle ? Aucun. Ecopop ne dit rien de l'aménagement du territoire, rien de la politique des transports, rien de la consommation intérieure, rien de la production et de la consommation d'énergie : hors de son obsession démographique, Ecopop est catatonique.          

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jeudi, 06 novembre 2014

Transports publics et mobilité douce : entre plébiscite populaire et sabotage parlementaire

19.jpgIl n'était ni un sondage, ni une enquête scientifique, le questionnaire à Lulu, mais c'est une gentille petite claque que les réponses qui y ont été données adressent aux mauvaises odeurs, au TCS, à l'ACS, à Feu Vert et au MCG -pour une fois vert, mais de rage... Questionnés en septembre sur la «  mobilité », Plus de 12'000 Genevois-ses y ont répondu et plébiscitent transports publics et mobilité douce. Il ne reste plus qu'à traduire ça en actes politiques, qu'aucun sondage ne remplacera jamais, et en choix clairs, qui devront bien s'éloigner du mantra constitutionnel sur la fumeuse « liberté de choix du mode de transport ». Oui, notre optimisme est parfois déconcertant... D'autant qu'au moment où on apprenait que les réponses au questionnaire de la Direction des Transports soutenaient une priorité aux transports publics, on apprenait aussi que la Commission des Transports du Grand Conseil soutenait un «  contrat de prestation » des Transports Publics Genevois réduisant leurs prestations et leurs places de travail au lieu de les renforcer, cela pour se venger de l'adoption réitérée de l'initiative populaire imposant une baisse des tarifs des TPG, et la faire payer aux usagers (et au personnel) plutôt que s'en servir pour renforcer l'attractivité des transports publics...

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mercredi, 05 novembre 2014

Retrouver l'inspiration d'un renouveau de l'internationalisme ? L'an prochain à Zimmerwald...

 

socialisme, internationalisme, Zimmerwald

La Jeunesse Socialiste suisse réfléchit à une commémoration du centenaire de la conférence de Zimmerwald, qui avait réuni en septembre 1915, dans la campagne bernoise, à l'inititiative de socialistes suisses et italiens, des représentants de la gauche socialiste européenne, opposée aux « unions sacrées » passées dans les Etats en guerre entre les partis socialistes et sociaux-démocrates, les partis de droite, les gouvernements et les armées au nom de la « défense nationale », deux ans après que le congrès de Bâle de l'Internationale ait solennellement proclamé que si la guerre éclatait en Europe, les partis socialistes et les syndicats y répondraient par une grève générale à l'échelle du continent. On conviendra donc que pour trouver en 2015 l'inspiration nécessaires à un renouveau de l'internationalisme et de la lutte contre les nationalismes, le centenaire de Zimmerwald vaut mieux que le demi-millénaire de Marignan...

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mardi, 04 novembre 2014

Bidouiller les chiffres pour sauver les privilèges fiscaux : La louche des Tartuffes et la soupe des forfaits

Hier, les Argentiers cantonaux romands n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller pour estimer la perte fiscale qu'ils font mine de prévoir en cas d'abolition des forfaits fiscaux : un milliard de francs. Et d'autres chiffres servis avec les mêmes mines d'enterrement (de la prospérité) sont évoqués par les partisans de cette « imposition sur la dépense » : 22'000 emplois menacés, 3 milliards de dépenses annuelles remis en cause, 470 millions de  mécénat et de sponsoring perdus...  Les comités Théodule (dont un pathétique « Sauvons Genève de la misère ») qui à Genève appellent à sauver ce privilège fiscal argumentent avec le même souci de la crédibilité des chiffres : en les balançant à la louche, en les arrondissant au milliard supérieur, sans donner plus que les conseillers d'Etat de sources crédibles à l'appui de leurs estimations. Et puis, même s'ils avaient raison, même si leurs chiffres étaient crédibles et leurs alarmes fondées, à qui la faute ? Qui a fait perdre à Genève, depuis des années, plus de rentrées fiscales en distribuant des cadeaux aux multinationales (et ce n'est pas fini) et aux grosses fortunes que tout ce que rapportent l'ensemble des « forfaits fiscaux »  ? Qui, sinon ces Tartuffes menant campagne à la louche contre l'équité fiscale ?

«  Si on supprime les forfaits fiscaux, on ferme les remontées mécaniques »

Les chiffres donnés par les partisans des forfaits fiscaux sont donc bidouillés à la varlope, pour faire joli (on  se reportera pour avoir une idée de ce bidouillage à l'article du Temps d'hier : «  Des chiffres discutables à l'appui des forfaits »). Et encore : même revus à la baisse, ces chiffres se basent tous sur une double hypothèse absurde : celle d'abord du départ massif de Suisse, en cohorte, de tous les bénéficiaires de forfaits fiscaux, et celle ensuite de leur non-remplacement par des contribuables «  normaux », quoique riches -mais de ce genre, honorable, de riches contribuables qui, à l'instar de Metin  Arditi, ne voient pas pourquoi ils devraient bénéficier d'un privilège fiscal en sus de tous ceux liés, déjà, à leur richesse. En réalité, dans les cinq cantons où ils ont été abolis, les caisses publiques n'ont pas subi de perte, et si une partie des bénéficiaires de ce cadeau ont effectivement quitté les cantons qui ont renoncé à leur offrir, d'autres sont restés et ont été soumis à l'impôt « normal », plus élevé, et plus nourrissnt des collectivités. A Bâle-Ville, à Bâle-Campagne, à Zurich, dans les Rhodes extérieures d'Appenzell et à Schaffhouse, les finances publiques ne se portent pas plus mal après la suppression de «l'imposition sur la dépense» qu'avant. Si une majorité (mais pas la totalité) des « forfaitaires » de Bâle-campagne sont partis, la majorité de ceux de Bâle-Ville et de Zurich (et d'Appenzell) sont restés..

22'000 emplois menacés, 3 milliards de dépenses annuelles remis en cause, 470 millions de  mécénat et de sponsoring perdus... d'où sortent les chiffres brandis comme des épouvantails (à pigeons) par les partisans des forfaits fiscaux ? essentiellement d'une « enquête » bidon opérée en 2009 par un lobby partisan des « forfaits fiscaux » sur 126 contribuables en bénéficiant. Un échantillon sans aucune représentativité, et une estimation fondée de la plus grossière des manières : en multipliant la moyenne des chiffres donnés par ces 126 personnes par le nombre total des bénéficiaires des forfaits fiscaux. On se croirait au dépouillement des élections nord-coréennes -mais non, on est dans une campagne de votation en  Suisse...
Il est vrai qu'en certains cantons, certaines communes (dont celles qui financent la campagne en faveur des forfaits fiscaux et la manifestation organisée à Berne par leurs partisans), la Suisse tient de la république bananière (l'expression renvoie à ces Etats d'Amérique du Sud totalement dépendants d'une seule activité, d'une seule ressource, d'un seul contributeur : United Fruit dans le Guatemala narré par Asturias, par exemple...) : Ainsi, Crans Montana à elle seule comptait plus du tiers (500) de tous les forfaits fiscaux (1389) du Valais en 2013, et son budget en est totalement dépendant : « Si on supprime les forfaits fiscaux, on ferme les remontées mécaniques », résume le Maire de Lens... Et à Genève, selon le ministre des Finances cantonal, on passerait d'un « équilibre très fragile» à une situation au bord de la rupture... Mais qui est responsable de cette situation ? Ceux qui pratiquent la «duoculture» du cadeau fiscal et du tourisme (comme en Valais) ou de la finance (comme à Genève), ou ceux qui, comme les initiants de La Gauche et du PS genevois, proposent le 30 novembre un autre développement et défendent l'équité fiscale?

Le Conseiller d'Etat Serge dal Busco se lamente de l'«hostilité anti-riches» qu'il voit monter ? Il ferait mieux de se demander vraiment pourquoi elle monte, et si les défenseurs des privilèges n'en sont pas un tantinet responsables...

15:25 Publié dans Economie, Fiscalité, Politique, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forfaits fiscaux | |  Facebook | | | |

lundi, 03 novembre 2014

Déclinisme, décadentisme et catastrophisme au menu : Déprime time

Il y a comme cela, régulièrement, des bouquins dont on cause tellement dans tous les media possibles qu'on a l'impression de les avoir déjà lus alors même qu'on n'en a pas tourné la première page, et qu'on n'en a même pas envie. Ce buzz nous avait dissuadés de décoder le Da Vinci, d'aller au-delà de la première nuance de Grey, de célébrer un autre Dicker que Jacques ou de nous abîmer dans les règlements de compte adultérins de Valérie Valérie Trierweiler, il nous dissuade aujourd'hui de prendre, ou de perdre, pour lire Eric Zemmour la plus petite part du temps que nous consacrons à relire Dostoïevski. Pourtant, il faudrait peut-être que nous nous résignions à ce sacrifice, puisqu'on nous serine que le succès du pavé de Zemmour, « Le Suicide français », est « révélateur ». Reste à savoir de quoi... d'un temps de déprime politique, en tout cas, mais encore ?

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13:27 Publié dans Politique, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : déclinisme, zemmour | |  Facebook | | | |

vendredi, 31 octobre 2014

Répartition des tâches entre Genève... et Genève : Musclor fait de la gonflette

Musclor.jpgLe gouvernement genevois est pressé : il a princièrement laissé un délai d'un mois aux 45 communes du canton, et à leur association pour « apporter leurs commentaires » sur un avant-projet de « loi-cadre fixant les principes de la répartition des charges entre communes et canton » ou « émettre d'autres propositions » que celles qu'il fait (http://ge.ch/communes-canton/consultation-communes). Le Conseil d'Etat veut déposer son projet de loi avant la fin de l'année, et les lois concernant les propositions spécifiques en 2015. Et il menace, si les communes ne lui répondent pas dans le délai qu'il a fixé, d'avancer sans elles. Il a pourtant jusqu'en 2018 pour le faire -mais non : il a le feu aux « doublons », et il veut brusquer les choses, au point de rendre publiques ses propositions alors qu'il avait convenu avec les communes de ne pas le faire avant qu'elles aient pu se prononcer. Que fait un gouvernement sans projet et sans imagination pour se donner l'apparence d'en avoir ? Il fait le chef, il donne des ordres et fixe des délais. Musclor montre ses muscles -mais on voit surtout la gonflette.

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