mercredi, 14 décembre 2016

Prestations en baisse, tarifs en hausse, personnel à bout : Les TPG dans la nasse

transports publics.jpgLe nouvel horaire des Transports publics genevois vient d'entrer en vigueur. Et après une réduction de 4 % de leurs prestations depuis deux ans, c'est une nouvelle réduction de 0,5 % qui leur a été imposée par leur direction (et leur ministère de tutelle, le département des Transports), alors qu'elle annonçait en octobre qu'elle opérait une "relance" après ces deux ans de "baisse contrainte". Contrainte par qui ? Ben, par la direction, avec l'aval du Conseil d'administration de la Régie et du département de tutelle (celui de Lulu). Et c'est la même méthode, éminemment politique (politicienne, plutôt) qu'il y a deux ans qui est utilisée : à l'époque, il s'agissait de punir les ingrats citoyens qui avaient voté une baisse des tarifs. Aujourd'hui, il s'agit de les convaincre d'en accepter la hausse, décidée par le Grand Conseil, mais combattue par un référendum. La rancune, c'est pas beau. Le chantage, non plus. Et surtout, ni la réduction des prestations ni la hausse des tarifs ne donneront aux TPG les moyens d'assumer à la fois à leur mission de service public, et leur responsabilité d'employeur. Les TPG sont dans la nasse :  pendant que la direction dirige, que le Conseil d'administration conseille, que le ministre de tutelle enfume et que la majorité de droite du Grand Conseil refuse d'augmenter la subvention à la Régie, le personnel (les conducteurs, les mécaniciens) trinque. Et menace d'une nouvelle grève. Et cette menace là est légitime.

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mardi, 13 décembre 2016

Pannes informatiques, intellectuelles et politiques : Genève en panne de budget

ARAIGNEE.jpgLa majorité de droite dilatée du Conseil Municipal de la Ville de Genève a une ligne. Une ligne de quoi, on ne sait pas, mais une ligne. Pour la deuxième année consécutive (et cette fois avec l'apport d'Ensemble à Gauche et de cinq Verts pour compenser la défection du PDC), elle empêche la Ville d'avoir un budget à temps pour éviter les « douzièmes provisionnels » (le budget de l'année précédente découpé en tranches mensuelles tant qu'un budget annuel n'a pas été adopté). On en vient d'ailleurs à se demander pourquoi ces « douzièmes provisionnels » ne deviennent pas la procédure budgétaire par défaut. Et on se réjouit déjà des (d)ébats budgétaires de l'année prochaine et des deux années suivantes (puisque la « législature » est désormais quinquennale), et de ce que la droite dilatée et ses alliés d'occasion nous inventeront pour ne pas avoir à faire leur boulot... Donc samedi, une panne informatique perturbant les votes s'étant ajoutée à une panne intellectuelle les rendant sans objet, il s'ensuivit une panne politique privant la Ville de budget pour l'année prochaine. Du moins jusqu'à ce que la majorité de son  Conseil municipal, même dilatée jusqu'à feue l'"extrême-gauche", condescende, même difficilement, à faire le travail pour lequel elle a été élue. Mais restons optimistes : peut-être que d'ici janvier... ou en février... ou en mars... ou le 1er avril, un sursaut de conscience politique dotera la Ville d'un budget. Peut-être.  Mesuré est notre optimisme.

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jeudi, 08 décembre 2016

Week-end prolongé du Conseil Municipal de Genève

droite-gauche.jpgAffres budgétaires rituelles

Samedi, dès 8 heures du matin et peut-être jusqu'à minuit, et si on y a pris goût (quand on aime on ne compte pas), encore lundi soir et jusqu'à mardi matin, le Conseil municipal de la Ville de Genève va s'attaquer à son exercice rituel favori : l'examen du projet de budget présenté par le Conseil administratif (et que la majorité de droite dilatée -MCG, UDC, PLR, PDC) a fait refuser (à une voix de majorité) par la Commission des Finances. On ne préjugera pas du résultat de cette nuit des petit couteaux suisses (avec tire-bouchon), et on ne sait pas si on en sortira avec un budget 2017 ou avec la reproduction du budget 2016 (il était bon, c'était le nôtre) découpé en tranches mensuelles. Ce qu'on sait déjà, c'est qu'incapable de proposer un budget alternatif à celui proposé par le Conseil administratif, la droite dilatée va essayer, en coupant n'importe quoi n'importe où dans le budget, de se donner au moins l'apparence d'exister, face à un Conseil administratif à 80 % de gauche, où elle ne réussit pas à faire élire un ou une deuxième représentant-e de ses partis, et où le seul représentant (PDC) de droite ne doit peut-être d'y être qu'au renoncement de la gauche à présenter cinq candidatures.

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mercredi, 07 décembre 2016

Ouverture des commerces genevois : L'année des quatre dimanches

consommation

Le 27 novembre dernier, à Genève, l'initiative syndicale s'opposant à l'élargissement des possibilités d'ouverture dominicale des commerces, a été refusée par les citoyens et yennes. L'initiative n'était soutenue que par la gauche, en sus des syndicats. Elle n'en a pas moins obtenu plus de 47 % des suffrages, en étant acceptée en Ville et dans les villes de la ceinture. Et si elle a été refusée, c'est que lui était opposé un contre-projet (qui, lui, a été accepté) limitant les possibilités d'ouverture dominicale des commerces à trois dimanches par an jusqu'à 17 heures (plus le 31 décembre, jour férié dans une République qui commémore ce jour là, non la fin de l'année, mais la Restauration de son Ancien Régime, en oubliant au passage de quoi il était fait et comment il fut restauré). Le contre-projet et l'initiative étaient tous deux une réponse à une  décision du Conseil fédéral, prise par ordonnance (et donc impossible à contrecarrer par un référendum) d'autoriser l'ouverture des commerces tous les dimanches de l'année dans les zones touristiques se situant à moins de 15 kilomètres à vol d'oiseau d'une frontière nationale -ce qui englobe tout le territoire genevois. Mais l'ordonnance fédérale laissant aux cantons la capacité de légiférer de manière plus restrictive qu'elle, c'est ce que Genève a fait, en posant comme condition à l'autorisation d'ouverture dominicale (ou fériée) quatre fois par an, l'application (et l'élargissement à tout le secteur) d'une convention collective de travail. L'année des quatre dimanches, en échange d'une  meilleure protection des travailleurs : le PLR et l'UDC s'y sont vainement opposés alors que le patronat du secteur l'acceptait. Les "partis de l'économie" ne sont pas tels qu'ils voudraient qu'on les considère

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vendredi, 02 décembre 2016

Tarifs des transports publics genevois : on va voter ("non")

tram2.jpgLe 23 septembre dernier, le Grand Conseil genevois avait voté une hausse des tarifs des transports publics genevois, faisant assumer par les usagers huit millions supplémentaires par an pour développer une offre que la même majorité, la direction des TPG et le Conseil d'Etat avaient préalablement réduite par refus d'augmenter la subvention cantonale à la régie publique.  Bref, le "développement de l'offre" qui est supposé justifier la hausse est en grande partie un simple rattrapage de sa réduction punitive passée. Le PS et Ensemble à Gauche avaient présenté au parlement cantonal une proposition de compromis, consistant à alléger la charge pour les usagers (sans la supprimer, mais en la faisant passer de huit à trois millions de francs par an), en échange d'une augmentation de cinq millions de francs de la subvention cantonale. Même le MCG avait soutenu cette proposition... mais pas les Verts... Et dans quelques années, une nouvelle hausse des tarifs sera proposée, justifiée par la mise en service du CEVA, mais consistant toujours à faire payer par les usagers la mise de l'offre au niveau de besoins croissants. Pendant quoi, les partisans de ces hausses continueront sans doute à se gargariser de beaux discours sur le développement des transports publics et de la mobilité douce. En attendant, un référendum a été lancé contre la dernière hausse décidée par le parlement, il a abouti, avec plus de 10'000 signatures. On votera donc, sans doute en mai 2017, pour dire ce qu'on pense d'un refus de donner aux TPG les moyens de leur développement en le finançant par le budget cantonal (voire les budgets municipaux) plutôt qu'en taxant les usagers, tout en invitant celles et ceux qui n'en usent pas encore à user des transports publics pour se déplacer en zone urbaine et péri-urbaine... comme si une augmentation des tarifs des transports publics allait les y inciter...

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20:39 Publié dans Genève, Transports, votations | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : tpg | |  Facebook | | | |

mercredi, 30 novembre 2016

Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises: La charrue, les boeufs et le consensus

Une étrange agitation semble s'être emparée des partis politiques genevois (et du Conseil d'Etat, et même du Conseil administratif de la Ville), à propos du volet cantonal de la réforme des entreprises (RIE III), dans la version qu'en propose le Conseil d'Etat, alors même que le sort du cadre fédéral de cette réforme n'est pas encore scellé, puisqu'il ne sera que dans trois mois, le 12 février, en vote populaire après que le référendum lancé par la gauche ait (largement) abouti. Or si la réforme fédérale devait subir le sort que nous souhaitons lui réserver (un refus), la proposition de réforme cantonale faite par nos Magnifiques Seigneurs et Syndics ne reposerait plus sur rien -même pas sur du vent. Qu'importe : on négocie dans tous les coins. On parle même d'une "convention" qui lierait les partis "gouvernementaux genevois" (le PLR, le PDC, le MCG, les Verts et le PS) pendant une législature entière, et par laquelle ils s'engageraient à ne pas déposer de projets ayant des conséquences sur le budget, qu'il s'agisse de nouvelles dépenses, de nouvelles économies ou de modifications fiscales. Que vaudrait un tel engagement, dont seuls les partis gouvernementaux seraient signataires, et qui ne s'imposerait donc ni aux forces d'opposition (de droite ou de gauche), ni aux organisations sociales (patronales et syndicales, notamment), ni aux citoyens... ni même aux membres, militants, élus des partis signataires ? Rien. Du vent. Du même vent que celui sur lequel on tente de construire un consensus sur une réforme cantonale reposant sur une réforme fédérale dont on ne peut prédire le sort que le peuple lui réservera. On ne serait là pas en train de mettre une charrue (au soc douteux) avant les boeufs ?

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15:24 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

vendredi, 25 novembre 2016

La droite municipale genevoise refuse le budget de la Ville


Au prétexte de la RIE III

La majorité de droite dilatée de la commission des Finances du Conseil municipal de la Ville de Genève (on a notre dose de génitifs, là...) a donc refusé le projet de budget 2017 présenté par le Conseil administratif. Prétexte du refus : la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), qui va entraîner des pertes de ressources de plusieurs dizaines de millions de francs par année pour la Ville. L'ironie de la situation tient évidemment au fait que la droite qui refuse le projet de budget au nom des pertes fiscales provoquées par la réforme, soutient ladite réforme dans la version présentée par le Conseil d'Etat, appelle le Conseil municipal à la soutenir et même à soutenir la possibilité donnée aux communes d'adopter pendant cinq ans des budgets déficitaires, alors qu'elle (la droite dilatée municipale, donc)  exige en Ville un excédent budgétaire d'au moins 15 millions... Ce qui serait d'ailleurs facile à obtenir en augmentant d'un centime additionnel le taux de l'impôt communal...

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15:29 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

mardi, 22 novembre 2016

Union des Villes Genevoises : Que peste la droite rupestre !

On se souvient que la création de l'Union des Villes Genevoises, non pas concurremment mais parallèlement à l'Association des Communes genevoises (qui regroupe les 45 communes du canton, de la plus petite à la plus grande, de la moins peuplée à la plus peuplée) avait donné des boutons à la droite (et aux droites municipales, à quelques exceptions près), qui y voyait une entreprise sournoise de la gauche pour affaiblit la vieille Association des communes genevoises, où la droite, précisément, et en particulier la droite des villages, est hégémonique. Certes, l'initiative de créer l'UVG avait été prise par des magistrates et magistrats de gauche, mais elle était ouverte (et l'est toujours) à toutes les magistrates et magistrats, de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs, membres des exécutifs municipaux y ayant adhéré. Les élus de droite des six exécutifs membres de l'Union y participent d'ailleurs activement, et si l'UVG ne rassemble que des exécutifs à majorité de gauche (ceux de Genève, Vernier, Lancy, Meyrin, Carouge et Onex), c'est que ceux à majorité de droite ont refusé d'y adhérer. Et c'est donc maintenant les droites municipales des villes qui demandent aux exécutifs municipaux de quitter l'Union des villes. Pour inciter les membres de ces exécutifs à créer à la place une Amicale des Conseiller-e-s Administratif-ves des Villes Genevoises ?

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lundi, 14 novembre 2016

L'Appel de Genève, ou le renouveau du droit international humanitaire

Sortir des tranchées battues

La plupart des conflits armés d'aujourd'hui impliquent des groupes armés autres que les forces militaires ou policières des Etats : ces "groupes armés non-étatiques" (dont certains sont toutefois liés à des Etats ou à des gouvernements, ou à des forces politiques gouvernementales, qui ne reconnaissent pas ce lien). Or ces acteurs non étatiques ne sont parties d'aucun traité international : le droit international, y compris le droit international humanitaire, est un droit des Etats, et les règles qu'il pose, ce sont les Etats qui les ont posées, sont supposés les respecter et peuvent être sanctionnés s'ils ne les respectent pas -à condition, bien entendu, qu'ils ne soient pas trop puissants pour être sanctionnés.  Les groupes armés peuvent-ils être tenus pour irresponsables de leurs actes, et libres de tout engagement international ? Ce n'est pas l'avis de l'Appel de Genève, qui s'est précisément créé, sortant des tranchées battues, pour que ces groupes admettent avoir à respecter des règles dont on exige le respect par les Etats -y compris les Etats qu'ils combattent. Car si la guerre n'est plus ce qu'elle était, ses conséquences et ses victimes sont toujours les mêmes : les civils, en général, et tout particulièrement les enfants et les femmes. Victimes des forces militaires et policières gouvernementales, mais aussi des groupes armés non étatiques. Reconnu par l'ONU pour son travail, l'Appel de Genève l'a également été par la Ville de Genève, et, tout récemment, par la Fondation pour Genève, qui accordé son prix 2016 à la Fondatrice de l'Appel, Elisabeth Decrey-Warner.

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22:50 Publié dans Droits de l'Homme, Genève, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : appel de genève, geneva call, elisabeth decrey-warner | |  Facebook | | | |

vendredi, 11 novembre 2016

Ouverture des commerces le dimanche et protection des travailleuses : Un deal défendable

On va voter à Genève, dans deux semaines, sur une initiative syndicale s'opposant à l'élargissement des possibilités d'ouverture dominicale des commerces. Cette initiative était d'abord une réponse à la décision du Conseil fédéral, prise par ordonnance et donc impossible à contrecarrer par un référendum, d'élargir ces possibilités à tous les dimanches dans les zones touristiques se situant à moins de 15 kilomètres à vol d'oiseau d'une frontière nationale -ce qui englobe tout le territoire genevois. Mais l'ordonnance fédérale laisse aux cantons la capacité de légiférer de manière plus restrictive qu'elle -ce que Genève s'apprête à faire, si l'initiative ou le contre-projet parlementaire passe le cap du vote populaire le 27 novembre prochain. Car contre-projet il y a : d'une réponse à une offensive patronale, on est passé à l'usage de l'initiative comme moyen de renforcer la protection des salariés de toute une branche, en posant comme exigence l'application (et l'élargissement à tout le secteur) d'une convention collective de travail. Cette exigence a été reprise dans le contre-projet à l'initiative (et elle explique l'opposition de la droite libérale à ce contre-projet) : le deal, c'est un peu plus d'ouverture des magasins le dimanche, en échange d'une convention élargie. Et ça se défend -on peut donc aussi voter "oui" au contre-projet... et même, si l'on privilégie la protection des travailleurs (surtout des travailleuses, en l’occurrence) , le privilégier en cas d'acceptation des deux textes.

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18:13 Publié dans Commerce, Genève, syndicats, Travail, votations | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : consommation | |  Facebook | | | |

mardi, 08 novembre 2016

Proclamer nos villes "villes de refuge" : Plus qu'une rhétorique

geneve_cite_refuge.jpg



Un appel soutenu par 10'000 personnes a été remis le 20 juin à une représentante de la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga : il demande à la Suisse d'accueillir rapidement 50'000 réfugiés. "Les frontières ne doivent plus tuer", a proclamé la présidente du syndicat Unia, alors que, du même syndicat, Alessandro Pelizzari, à l'origine des pétitions, rappelait que la fermeture des frontières européennes avait pour conséquence des milliers de morts en mer et des dizaines de milliers de morts-vivants entassés sur terre dans des conditions inacceptables. "Nous ne serions pas ce que nous sommes devenus sans les gens venus de l'extérieur", a enfin résumé le rappeur Greis. Voila. C'est ce qui s'appelle être à contre-courant. Et c'est la preuve qu'on est vivants : le sens du courant, c'est bon pour les poissons morts. L'appel pour l'accueil de 50'000 réfugiés invite également les villes suisses à se proclamer "ville de refuge" pour accueillir concrètement les réfugiés. Et qu'est-ce qu'une ville-refuge ? A Genève, où une motion déposée au Conseil municipal demande que la Ville soit toujours ville de refuge", si on ne s'autosatisfait pas  de la nostalgie des temps héroïque du Refuge huguenot, ou d'une autoproclamation idéaliste, ce peut être l'accueil de réfugiés par des familles d'ici. Et cela se fait déjà. Et cela peut se faire plus.

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15:34 Publié dans Droits de l'Homme, Genève, Immigration | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : asile, refuge | |  Facebook | | | |

vendredi, 28 octobre 2016

Plaine, ma plaine, arbre, mon arbre...

plainpalais,plaine de plainpalais,arbresIrminsûl à Plainpalais

Bon, on va bien devoir en parler au moins une fois, vu que tout le monde en parle, de l'aménagement de la Plaine de Plainpalais, des arbres qui tombent, de ceux qu'on coupe, de ceux qui restent et de ceux qu'on va déplacer. C'est pas que le dossier nous passionne (d'accord, un conseiller municipal digne de ce titre prestigieux devrait en être passionné, mais on n'est peut-être pas, après tout, un conseiller municipal digne de ce titre prestigieux), c'est que si on n'en cause pas, on va croire qu'on s'en fout. Au fait, oui, on s'en fout. Mais bon, un petit sacrifice rhétorique s'impose. Donc, la Plaine et ses arbres. Sur fond de choeurs de l'Armée Rouge (ben oui, quoi : www.youtube.com/watch?v=YtqYo831Brk)... Ou de culte de la "grande ou puissante colonne" paléosaxonne. L'Arbre sacré Irminsûl, pour les intimes...

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15:55 Publié dans Genève, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plainpalais, plaine de plainpalais, arbres | |  Facebook | | | |

vendredi, 21 octobre 2016

Affres budgétaires et phynancières genevoises : Beautés de la langue de bois

 Interrogé par le mensuel "Affaires Publiques", le ministre genevois des Phynances, Serge dal Busco, décrit en ces termes la situation financière genevoises : "Du côté des revenus, il est très difficile de dégager de nouveaux moyens" (il a en effet été plus facile de priver le canton d'un milliard de recettes annuelles en faisait se succéder 13 réductions d'impôts en quinze ans), "les projets que nous présentons pour tirer profit de certaines niches fiscales spécifiques se heurtent à de très fortes résistances politiques" (là, un traducteur est demandé), et comme il va falloir d'une part investir et que d'autre part "nous allons devoir assumer, à court terme, un manque à gagner fiscal temporaire lié à la réforme de l'imposition des entreprises" (on appréciera le "à court terme" et le "temporaire"...), "nous devons agir sur la part des dépenses publiques sur lesquelles le Conseil d'Etat et le Grand Conseil ont la main. Réduire les dépenses sans nuire aux prestations, avec notamment des gains d'efficience, voilà l'enjeu". Nous voilà pleinement rassurés et précisément informés. Rien de tel qu'une bonne dose de langue de bois pour donner l'impression qu'on dit quelque chose, quand ce qu'on dit ne dit rien de ce qui est, et moins que rien de ce qui sera.

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14:23 Publié dans Economie, Fiscalité, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : budgets publics, rie iii | |  Facebook | | | |

jeudi, 20 octobre 2016

Consommer 7 jours sur 7, pourquoi ?

supermarche.jpegOuverture dominicale des magasins : on vote (contre) à Genève
 
Le 27 novembre, on votera à Genève sur une initiative populaire interdisant toute ouverture dominicale des magasins (sinon celles déjà autorisées dans les gares, les aéroports, les stations-service ou dans les zones dites touristiques), initiative à laquelle est opposé un contre-projet autorisant une ouverture trois dimanches jusqu'à 17 heures, avec l'obligation de respecter une convention collective, étendue à l'ensemble du secteur (si la convention est résiliée, l'autorisation d'ouverture dominicale tombe). Le contre-projet autorise également, et sans autre restriction que celle, minimale, du respect des usages professionnels, l'ouverture des magasins le 31 décembre (jour férié à Genève). Ce compromis, négocié entre le Conseil d'Etat et les syndicats, et amendé par le PS et le MCG, la droite n'en voulait pas : pour elle, il allait trop loin en direction des exigences syndicales (et s'éloigne donc trop des exigences patronales). Ici, on soutient l'initiative et on ne refuse pas un compromis qui forcerait au respect d'une convention collective. Mais surtout, on persiste à se poser la question : à quel besoin, et même à quelle utilité, répondrait une ouverture dominicale plus fréquente des magasins ? A une irrépressible pulsion consumériste ?

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20:11 Publié dans Commerce, Economie, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

jeudi, 13 octobre 2016

Laïcité : ce n'est qu'un débat, continuons le confus ?

Chaire_Saint-Pierre,_Genève.jpgNous voilà donc, à Genève, avec trois projets de loi sur la laïcité (réduite aux rapports entre l'Etat et les religions), histoire (pour leurs auteurs) de préciser le prédicat constitutionnel "L'Etat est laïc" (suivi, sans crainte de la contradiction, par le mandat d'"entretenir des rapports avec les communautés religieuses", érigeant donc celles-ci en détentrices d'un statut particulier, distinct des "communautés" culturelles ou philosophiques non religieuses). Le premier projet, qui se veut consensuel, a été déposé par le Conseil d'Etat, et les deux autres par chacun des segments de la coalition "Ensemble à Gauche" -le premier par le PRG et La Gauche, renvoyant l'expression des convictions religieuses à l'espace privé,  le second par solidaritéS, proposant l'irréligion de l'Etat et le renvoi des églises, organisations et mouvements religieux au droit commun des associations. La création d'un Conseil oécuménique des laïcités s'impose. D'autant que, récupérée par des forces politiques qui sont des plus éloignées de ce que la laïcité signifie (historiquement et présentement), c'est-à-dire l'égalité, le pluralisme, le primat politique de la raison sur l'instinct et de la société sur la tribu, la laïcité est devenue otage d'assez pitoyables exhibitions, et d'assez pitoyables bateleurs. Reprenons donc le débat, à ses prémices, comme une sorte d'alphabétisation...

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14:24 Publié dans Genève, religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité | |  Facebook | | | |

samedi, 08 octobre 2016

La Teuf de Piogre

Encore un enjeu mobilisateur dans la Parvulissime République
 
On en a, des enjeux mobilisateur, dans la parvulissime république : ses fêtes, par exemple, les Fêtes de Genève -oh pardon : le Geneva Lake Festival... -on aurait préféré la Teuf de Piogre, mais on nous a pas demandé notre avis, on ne pantoufle pas à Genève Tourisme. Donc, une initiative populaire a été lancée pour changer le concept des Fêtes de Genève. Le dépoussiérer. Lui donner un peu plus de sens qu'en peut avoir le bastringue mercantile en quoi elles se réduisent. En faire des fêtes, des vraies, en somme. Doutent de rien, les initiants. Même pas du sens de la fête des Genevois en général, et de leurs zautorités en particulier. Parce que quand la capitale mondiale du monde mondial fait la fête, elle veut que ça lui rapporte. Et que ça dure. Et que les touristes friqués (les autres, on s'en fout) en aient pour leur argent -ou plutôt, la petite part de leur argent qu'ils vont laisser dans les caisses indigènes. On n'est pas dans le potlatch amérindien, ou la Fête des Fous, on est dans l'investissement.

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00:08 Publié dans De tout un peu, Genève, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fêtes de genève | |  Facebook | | | |

mercredi, 05 octobre 2016

Nouvelle répartition des tâches entre le canton et les communes à Genève : Qui va "fabriquer du politique" ?

labyrinthe.jpgAprès l'action sociale (la loi répartissant les tâches entre les cantons et les communes dans ce domaine a été promulguée le 11 mai), après la politique culturelle, et avec le même manque d'ambition que dans ces deux champs d'action, le Conseil d'Etat genevois a engagé la réforme de la répartition des tâches entre le canton et les communes dans le domaine des transports et de la mobilité. Et là encore, on est dans le bricolage. "La montagne est en train d'accoucher d'une marmotte" et "rien n'est pensé pour fabriquer du politique à l'échelon communal", déplore le président de l'Association des communes genevoise, Thierry Apothéloz. A moins, ajouterons-nous, que tout ne soit au contraire pensé pour qu'on ne "fabrique pas du politique" au niveau des communes, que cette "fabrication" reste l'apanage du canton, que les communes ne soient toujours que des échelons d'exécution, constamment sous surveillance. Surtout les communes urbaines, surtout les villes (elles sont une douzaine dans le canton). "Nous avons fait une série de propositions, celles d'importance sont restées lettre morte", précise Apothéloz, qui ajoute : "Dès que nous proposons des compétences supplémentaires (pour les communes), le canton est pour le moins réticent". CQFD.

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15:23 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : commune, ville de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 04 octobre 2016

RIE III : Tu veux ou tu veux pas ?

 droite-gauche.jpgLe PS genevois entre le "oui mais" et le "non mais"
  
Demain, une Assemblée des délégués du PS genevois débattra du "volet genevois" de la réforme fédérale de l'imposition des entreprises (la fameuse "RIE III) votée par les deux Chambres du parlement suisse, contre laquelle un référendum a été lancé (notamment par le PS suisse) et a abouti, et sur laquelle on votera donc, l'année prochaine. La question, au plan genevois, est donc de savoir quelle position le PS va adopter à l'égard des propositions du gouvernement cantonal. Ces propositions consistant en la mise en oeuvre cantonale d'une réforme que le PS combat au niveau suisse, il serait logique qu'elles soient combattues aussi par le PS au niveau cantonal. Mais la logique n'est pas une mécanique, et des voix (de députés, de la Conseillère administrative Sandrine Salerno, responsable des finances de la Ville de Genève, notamment) se sont élevées au sein du PS genevois pour considérer qu'après tout, les propositions gouvernementales étaient acceptables, si le parlement s'y tenait et que la droite ne les dénaturait pas ni ne le amputait. Une sorte de "oui mais", auquel répond une sorte de "non mais", exprimant un refus du projet du Conseil d'Etat en même temps que la conviction que "de toute façon, il faudra en passer par une réduction des ressources fiscales" du canton et des communes. Le problème, c'est que tout ce débat sera tranché en votation populaire, quand il n'y a pas de "mais" qui tienne dans un vote référendaire, binaire, forcément binaire, et qu'à la question "tu veux ou tu veux pas",  il n'y a de réponse possible que "oui" ou "non", les fioritures, les précautions rhétoriques, comptant pour beurre de cuisine politique... Il va donc bien falloir prendre une position claire sur la RIE III, version genevoise.

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15:27 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

jeudi, 29 septembre 2016

150ème anniversaire du premier congrès de l'Internationale

Naissance (et renaissance ?) de l'internationalisme

1er Congrès AIT.JPG

 

Il y a 150 ans naissait à Genève le mouvement ouvrier international :  du 3 au 8septembre 1866 s'est tenu aux Eaux-.Vives, à la Brasserie Treiber, le premier Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs, fondée deux ans plus tôt. La "Première Internationale". Ou l'Internationale tout court et tout simplement -les suivantes, la Deuxième (social-démocrate), la Troisième (communiste), les Quatrièmes (marxistes révolutionnaires -trotskystes, quoi) n'étant au fond que des surgeons, ou des héritières (et des héritières ingrates et traîtresses) de cette Première, unique en son genre et en ses ambitions, et en tout cas fondatrice. Sa naissance sera commémorée ce soir jeudi, à l'Université Ouvrière, (place des Grottes) à 18 heures 30. On commémorera, donc*. Plus discrètement qu'en 1866, pour le centenaire. On commémorera et on se souviendra. Et si on s'inspirait ?

JEUDI 29 SEPTEMBRE, GENEVE
*Quel internationalisme ouvrier pour le XXIe siècle ? Commémoration du Premier Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs (1ère Internationale), avec Marc Vuilleumier, Marianne Enckell, Bernard Thibault, Julia Gousseva
Université Ouvrière, place des Grottes, 18 heures 30

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vendredi, 16 septembre 2016

"TOUCHEZ PAS AU PLAZA" : le projet culturel

 
Vignette Plaza.jpgDu Plaza au Barrio (del Cine)


On a déjà à plusieurs reprises soutenu ici le mouvement ("Touchez pas au Plaza" : https://www.facebook.com/groups/1447065642251760/)  qui s'est créé pour sauver la salle de cinéma "Le Plaza" de la démolition projetée par son propriétaire. Il y a à cette volonté de maintenir cette salle, la plus belle de Genève, des motivations patrimoniales. Mais il y a aussi une volonté culturelle. Le choix de maintenir ou non la salle du Plaza renvoie en effet à un critère d'utilité publique : l'utilité publique du projet des propriétaires l'emporte-t-elle sur celle du projet des défenseurs de la salle, comme lieu culturel ouvert au public ? la motivation du propriétaire est financière, et son critère est celui de la rentabilité : il considère que la salle n'est pas rentable, que la rentabilité des autres éléments de l'ensemble "Mont-Blanc Centre" ne doit pas être prise en compte pour compenser la non rentabilité de la salle de cinéma, seul élément déclassé (pour des motifs financiers) de l'ensemble créé par l'architecte Saugey, et qu'il a donc lui, le propriétaire, un droit fondamental à se débarrasser de la salle, alors que nous considérons, nous, qu'il y a une utilité publique évidente à la maintenir en tant que lieu culturel plutôt qu'en un centre commercial de plus.

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14:17 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : plaza, patrimoine, cinéma, saugey | |  Facebook | | | |