lundi, 06 février 2012

Genève : Etouffer la liberté de manifestation ?

Une loi absurde et liberticide

Le 11 mars, les Genevoises et les Genevois se prononceront sur une loi  sur les manifestations pondue par une commission du Grand Conseil qui a refusé d'auditionner les associations et mouvements organisateurs de manifestations légales. La loi proposée par la droite et l'extrême-droite parlementaires durcit encore les conditions d'organisation de manifestations politiques sur la voie publique, alors que le dispositif existant permet déjà bien plus qu'il serait nécessaire dans une ville comme Genève, pour « maintenir l'ordre » :  depuis des mois, la police amende de tout petits rassemblements ne gênant personne et ne «rassemblant» parfois que trois à cinq participants sagement alignés sur un trottoir. A quoi pourrait bien servir un durcissement supplémentaire du dispositif anti-manifs, quand en huit ans, seules trois des 2745 manifestations tenues sur la voie publique ont posé problème ?

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lundi, 30 janvier 2012

Mercredi matin d'école : Une demande d'école ou de garderie ?

VignetteMercredi2.jpgLe vote du 11 mars prochain à Genève, sur l'introduction d'une demie-journée d'école en plus (le mercredi matin) est-il plié ? En tout cas, on ne peut pas dire que le débat fasse rage (les fins de réveillon au Moulin à Danse submergeraient-elles tout autre sujet ?), ni qu'il fasse grand cas d'argumentation pédagogique, et que l'opposition à la proposition du Conseil d'Etat et du parlement se fasse entendre avec beaucoup de vigueur. Il est vrai que les principaux intéressés, les écoliers n'ont pas le droit de vote, que les enseignants ne se mobilisent pas vraiment et que tout se passe comme si les parents d'élèves ne demandent qu'une chose de plus à l'école, c'est qu'elle soit aussi une garderie.

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jeudi, 26 janvier 2012

Vous avez aimé le stade de la Praille ? vous adorerez la patinoire du Trèfle !

Broutez du Trèfle !

Jouez hautbois, résonnez trompettes : le canton, la Ville de Genève  (apparemment, la Ville de Lancy compte pour beurre... c'est pourtant sur son sol qu'on va installer la baratte) et le Servette Hockey Club se sont mis d'accord pour construire une nouvelle patinoire, d'ici à on ne sait pas très bien quand (2015 ? 2018 ? 2020 ?) au « Trèfle-Blanc», près du Bachet de Pesay, et ne pas rénover outre mesure la quinquagénaire patinoire des Vernets, pour la rénovation de laquelle on a pourtant déjà claqué une vingtaine de millions de francs (dont une partie consacrée à l'amélioration du confort des fessiers des « VIP »). « L'abandon des Vernets est un bon projet », assure la « Tribune ». Aussi bon sans doute que celui, applaudi par la même «Tribune », du stade des Charmilles. Restent les questions qui fâchent : qui va payer ? Combien ? Et qui va exploiter le futur complexe sportif lancéen ? Marc Roger ? Bulat Chagaev ?

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lundi, 23 janvier 2012

Le projet de nouvelle constitution genevoise en deuxième lecture : Bricolages et rabotages

L'Assemblée Constituante genevoise « construit la future constitution », annonce la dernière livraison de la « Lettre de la Constituante ». C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon : en septembre dernier, l'entrée en matière sur l'avant-projet avait été acceptée, et l'assemblée a entamé ce mois la deuxième lecture du projet de nouvelle Constitution. Et elle l'a entamé par une polémique sur le statut de « déclarations interprétatives » dont des constituants souhaitent garnir le projet au prétexte de clarifier les intentions de ses auteurs (c'est-à-dire d'eux-mêmes). Le problème, c'est que ces déclarations, qui ne devraient avoir aucune valeur n'étant pas votées par le peuple, ni même sérieusement débattues par la Constituante, ont tout de même un poids et pourraient servir de référence au Tribunal fédéral pour jauger du respect ou non de telle ou telle disposition constitutionnelle. Bref, les bricolages continuent. Et le rabotage des belles intentions initiales, notamment en termes de droits démocratiques sociaux, aussi...

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vendredi, 20 janvier 2012

Le Conseil fédéral reporte sa décision sur la traversée du petit lac : O rage, O désespoir ? Bof...

Le financement fédéral de la traversée routière de la rade ou du petit-lac de Genève est donc renvoyé à une deuxième phase d'études, d'ici 2014, à la grande déploration de ses partisans qui attendaient de Maman Helvetia qu'elle prenne ce projet plus au sérieux qu'il le mérite. Humiliation suprême : la Confédération accepte de financer le contournement autoroutier du Locle, de La Chaux-de-Fonds et de Morges, dans le même temps où elle se donne un délai supplémentaire pour se prononcer sur le fétiche auroutier de la droite genevoise. « Cela démontre que ce projet (celui de la traversée de la rade ou du petit-lac) n'est pas prioritaire pour Berne », s'indigne le directeur de la Chambre de Commerce. C'est assez bien vu. Et ça tombe bien : pour des tas de gens à Genève (dont nous, modestement), ce truc n'a rien, mais alors vraiment rien, de prioritaire.

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jeudi, 19 janvier 2012

Noch eine Genferei : Le parking vert

Conseil Municipal de la Ville de Genève, mercredi soir : on se lance dans une discussion sur une proposition du Conseil administratif, demandant un (modeste) crédit de 5,1 million de francs pour la réalisation, à l'essai, de la « piétonnisation » de 50 rues, pour concrétiser une initiative populaire municipale acceptée par le Conseil Municipal et qui demandait la réalisation de 200 rues piétonnes. Et que croyez qu'il advint de cette discussion ? Vous avez gagné : on a parlé de parkings. Pas de zones piétonnes, de parkings. Que l'initiative qu'il s'agissait de concrétiser ne demandait pas. Et à la proposition du Conseil administratif, une majorité composée de l'extrême-droite, de la droite traditionnelle, des Verts libéraux et des Verts tout court a collé, contre l'opposition de la gauche (PS et Ensemble à gauche) motion, résolution et amendements exigeant finalement une compensation de 80 % des places de parking automobile supprimées en surface, voire la réalisation d'un parking sous la zone piétonne.

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lundi, 16 janvier 2012

Genève by night : Piogre s'amuse...

Prenez un politicien un peu bas de plafond. Amenez-le à moitié bourré dans une boîte de nuit, un matin de réveillon, allez le faire pisser dans les toilettes du personnel, et laissez monter la sauce : ça se termine à coups de baffes entre deux simiens se prenant pour des mâles alphas. Et ça finit dans la presse comme si, au lieu que d'une banale chicorée entre deux machos, on se trouvait devant une affaire d'Etat. Et comme on est une petite ville avec des tas de petits cons qui savent ce qui s'est passé parce qu'ils l'ont entendu dire de quelqu'un qui l'avait entendu dire de quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui le savait, ça dégoise dans toutes les arrières salles, ça commente anonymement sur les blogs, un membre du PS appelle un canard pour charger une copine, un député vert geint sur l'« image de Genève » et le MCG vole au secours du teufeur...  bref, on se retrouve dans un truc bien crapoteux avec un tas de de batraciens coassant dans le marigot pour se faire bien voir et disant n'importe quoi, à n'importe qui, pour donner l'impression d'avoir quelque chose à dire.  On a rien de mieux à faire et à dire à Genève, en ce moment ? Ben non, apparemment pas...

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vendredi, 13 janvier 2012

Le projet de loi cantonale sur la culture a été déposé : Une tutelle sans moyens ?

 

Le Conseil d'Etat a déposé devant le Grand Conseil le projet de loi cantonale sur la culture, issu (en partie) des travaux d'une commission d'experts indépendants (la CELAC), dont le projet de loi reprend une grande partie des suggestions : renforcement de l'implication du canton dans la politique culturelle (mais sans lui en donner les moyens financiers), redéfinition des compétences et des charges entre le canton, la Ville et les autres communes, concertation avec les milieux culturels, prévoyance sociale pour les artistes, « cantonalisation » de certaines (mais pas toutes : les plus prestigieuses politiquement) grandes institutions culturelles, création d'un Conseil de la Culture... De bonnes intentions à saluer, pour ce qu'elles valent. Mais aussi de gros dangers, à identifier, pour y échapper... A commencer par le danger d'une tutelle cantonale sans moyens, et d'autant plus pesante qu'elle sera sans contre-poids.

Le cagibi et la villa de maître


Si elle est acceptée, d'abord par le Grand Conseil, puis, éventuellement (en cas de référendum) par le peuple, la loi aujourd'hui proposée remplacera celle de 1996. Mais quelle loi sortira des cogitations parlementaires ? Celle qui leur est proposée, ou celle à laquelle elles la réduiront ? Les intentions des auteurs de la loi (la Commission d'experts, d'abord, le DIP, ensuite) sont excellentes -et nous avons assez souvent exprimé les nôtres pour nous contenter de relever que nombre d'entre elles sont contenues dans la projet. Mais cette loi cantonale, qui répond à une mobilisation des milieux culturels face à une tentative, en 2007, de désengager totalement le canton du champ culturel (hors l'école), porte en germe une calamité inverse de celle dont la menace avait précisément incité à la phosphorescence législative : au désengagement du canton pourrait ainsi succéder un désengagement de la Ville -mais, à la différence du premier, un désengagement imposé, non plus volontaire (ce qui n'atténuerait d'ailleurs en rien ses effets dévastateurs sur le tissu culturel local et régional). Un danger d'autant plus menaçant que si le projet de loi confie des compétences au canton, il ne lui en donne aucun moyen : il n'a ainsi même pas retenu la proposition de la commission d'experts de fixer à 2 % de son budget les ressources que le canton affecterait à la politique culturelle (même dans ce cas, d'ailleurs, l'effort financier hypothétique du canton n'atteindrait que les deux tiers de l'effort réel actuel de la Ville), et ne prévoit aucune clef de répartition des efforts financiers respectifs du canton, de la Ville et des communes.


Certes, la question des moyens, financiers et humains, ne résume pas la réalité d'une politique culturelle. Mais sans moyens, cette politique n'est, au mieux, qu'un discours sur la culture, et au pire une tutelle sur le champ culturel. Qui veut, aujourd'hui, visualiser, symboliquement, l'extraordinaire disparité des moyens dont disposent, respectivement, la Ville et le canton de Genève pour mener une politique culturelle n'a qu'à se rendre successivement au Service cantonal de la culture et au Département municipal de la Culture : c'est passer d'un cagibi à une villa de maître. Mais aussi d'un budget de quelques dizaines de millions à un budget de plusieurs centaines de millions.

L'histoire et la situation de Genève ont fait de la Ville, berceau de la République (au point d'avoir été pendant 250 ans la République à elle toute seule) et commune-centre d'une région qui se définit autour d'elle et par elle, l'actrice principale, voire la metteuse en scène, de la politique culturelle régionale. Elle y met le plus de moyens financiers et humains, elle dispose pour cela du meilleur réseau, du plus fort appareil administratif et du plus grand réservoir de compétences. En fait, de toutes les grandes institutions culturelles, seule l'école lui échappe. Cette situation ne peut être simplement inversée, mais elle peut, et elle doit, être corrigée. Et le mode de cette correction, c'est le partenariat, le partage, le «faire ensemble», pas la Régence (quoique, les petits soupers...) ou la tutelle. Surtout si la Régence est sans moyen et la tutelle sans ressource. Parce qu'alors, on se retrouverait dans le pire des paysage politico-culturels : celui du parasitisme autoritaire de la politique culturelle par une tripotée de petits chefs disposant d'un pouvoir sans responsabilité matérielle, et surtout sans contre-pouvoir : précisément ce que les milieux culturels voulaient éviter en 2007...

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jeudi, 12 janvier 2012

Ecole le mercredi matin : rePourquoi ? reParce que ! (il faut !)

Vignettemercredi7.jpgIl y avait sans doute de meilleures manières de célébrer l'« Année Rousseau » que proposer d'envoyer Emile à l'école une demie-journée de plus. Pour la votation populaire cantonale du 11 mars prochain, le mot d'ordre du parti socialiste sera donc le « Oui » au « mercredi scolaire ».  L'enjeu n'a d'ailleurs pas mobilisé les militant-e-s socialistes (la proposition de Charles Beer et du Comité directeur a été approuvée par vingt voix et combattue par six),  pas même les enseignants socialistes (aucun préavis n'a été donné par la commission « Enseignement » du parti), et l'assemblée générale n'a été précédée d'aucun réel débat interne. A la question « pourquoi l'école le mercredi matin ? », la réponse n'a donc pas changé : « parce que ! ». Elle a seulement été complétée d'un « il faut ! » tout aussi péremptoire. Et donc tout aussi convaincant.

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vendredi, 06 janvier 2012

Transports Publics Genevois : Vive le Facteur Cheval !

Après  la première semaine, calamiteuse, de mise en service de leur nouveau réseau, les Transports Publics Genevois avaient fait leur autocritique, par cet euphémisme : « Nous n'avons pas été à la hauteur »... Certes, mais que dire alors des « politiques », toutes instances confondues (y compris le Conseil d'administration de l'entreprise), qui se sont contentés de suivre les conseils malavisés de technocrates plus soucieux du bien être de l'entreprise que de celui des usagers ? Il convient donc, aujourd'hui, de proposer un réel changement, qui soit à la fois compatible avec les critères du développement durable et les besoins de la population genevoise.  C'est ce changement que nous hennissons par la proposition qui sera déposée au Conseil Municipal de la Ville, de rétablir dans les rues de Genève des trams à traction hippomobile. Le nouveau réseau ne paraît-il pas déjà dessiné par le Facteur Cheval ?

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mercredi, 04 janvier 2012

Mercredi matin scolaire : Pourquoi ? Parce que !

« Acceptez-vous la loi modifiant la loi sur l'instruction publique (Horaire scolaire) (C 1 10 - 10744), du 26 mai 2011 ? » : c'est l'une des sept questions, cantonales et fédérales,  qui seront posées à Genève aux citoyennes et citoyens dans deux mois, le 11 mars. Le référendum contre la réintroduction de l'école le mercredi matin à l'école primaire a été lancé par la Société Pédagogique Genevoise, qui dénonce une réforme « bricolée » et bien plus quantitative que qualitative. Pour les enseignants, qui n'ont de toute façon pas congé le mercredi (ils y travaillent à leurs cours où y remplissent des tâches administratives dont la charge est de plus en plus envahissante), cette réforme ne représente sans doute pas une charge de travail supplémentaire : ils continueront à travailler 40 heures par semaine 47 semaines par année. Pour les écoliers, en revanche, on aimerait bien qu'on nous convainque qu'elle se justifie, et qu'on ne se contente pas, quand on demande « pourquoi l'école le mercredi matin » , de nous répondre « parce que »  !

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mercredi, 28 décembre 2011

« Gouvernance » des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie

Réduction de la représentation des représentants du parlement dans les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques, comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la représentation du personnel, restriction de la représentation des communes, ignorance de la représentation des usagers, publication seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants, instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la communication des représentants des associations et organisations avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il tient la notion même de «  service public »...
http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article307

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jeudi, 22 décembre 2011

Nouveau réseau TPG : C.Q.F.D.

Après une bonne semaine de merdier, la première semaine de mise en service de leur nouveau réseau,  les Transports Publics Genevois font leur autocritique : « Nous n'avons pas été à la hauteur », la nuisance des «points noirs»  (Rive, le pont du Mont-Blanc, les Rues Basses) a été sous-évaluée... Ils sont parfaits, les TPG, dans le rôle du bouc émissaire. Certes, ce sont eux qui ont la charge de faire fonctionner leur réseau. Et ce sont eux aussi qui imposent à leurs conducteurs des temps de travail excessifs, des contrôles tâtillons et des cadences malsaines. Mais ce sont les « politiques », y compris une bonne partie de ceux qui peuplent le Conseil d'administration de l'entreprise, qui persistent à noyer ce réseau dans la circulation automobile, et à refuser de faire place, toute la place, contre la bagnole, aux transports publics en ville. Et ce sont leurs prédécesseurs, il y a deux générations, qui se sont acharnés à démanteler le réseau des trams, laissant aux « décideurs »  du XXIe siècle le soin de le reconstituer, tant bien que mal, et sans leur donner les moyens de l'extirper du magma automobile...

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mardi, 20 décembre 2011

Généralisation de la vidéosurveillance : Dis bonjour à la 1358ème caméra...

Selon un rapport du Département de la sécurité, de la police et de l'environnement, pas moins de 1358 caméras filment les Genevoises et les Genevois (et les visiteurs de Genève), dans la rue, les véhicules des TPG, les parkings, à l'aéroport, à l'hôpital, à l'école, dans les musées, la prison, l'Hôtel de police etc... -bref, un peu partout. 169 de ces caméras filment la rue. 366 caméras surveillent le domaine public dans les communes, dont 215 en Ville de Genève... et 69 pour le seul Grand Saconnex, et 33 pour Cologny. « Il est difficile de se faire une idée sur l'utilité réelle des caméras », reconnaît le président MCG de la commission judiciaire du Grand Conseil, car on manque de statistiques comparatives de la délinquance dans les lieux surveillés par caméra et dans les autres. On ne manque pas, en revanche, de propositions d'augmenter le nombre de ces machins dont on ne sait pas précisément à quoi ils servent, sinon à arrondir le chiffre d'affaire de ceux qui les vendent.

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lundi, 19 décembre 2011

Et la « Grande Genève » naquit

La « région franco-valdo-genevoise », c'est du passé...

La Chambre genevoise de Commerce et d'Industrie, la Banque cantonale genevoise et le canton de Genève ont eu, ensemble (il fallait bien qu'elles et il se mettent ensemble pour en accoucher) une idée géniale : ne plus parler de «région franco-valdo-genevoise »  mais de « Grand Genève» pour désigner l'ensemble formé du canton de Genève, du district de Nyon et de la partie des départements de Haute-Savoie et de l'Ain dont le développement est déterminé par Genève. « Grand Genève », donc, pour la région. Même si, comme la plupart des noms de villes, Genève est un nom propre féminin. Devra-t-on désormais parler de « moyenne Genève » pour désigner le canton, et de « petite Genève » pour désigner la Ville ?

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mercredi, 14 décembre 2011

Budget de la Ville de Genève : Le sapin et les boules

On voulait un budget, on a un budget. Pas enthousiasmant, mais tout de même : un budget. Les Verts voulaient un budget équilibré, ils ont un budget équilibré. La droite bourgeoise ne voulait pas accorder de budget à la Municipalité de gauche, elle a échoué à l'en priver. La droite plébéienne se voulait le pivot du Conseil Municipal, l'alliée indispensable aux uns ou aux autres, elle a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose et a été battue avec la droite bourgeoise. Sauf quand les Verts ont rejoint celle-ci, et ce fut souvent. Et au bilan final, quoi ? Quelque chose qui ressemble au budget dont nous avons accouché après un jour et-demi et une nuit de discussions : zéro déficit, zéro bénéfice. Une résistance  «globalement victorieuse» aux offensives de la droite, mais une résistance, seulement une résistance. Pas de quoi festoyer, donc, mais une petite satisfaction : à dix jours de noël, c'est la gauche qui a le sapin, et la droite qui a les boules...

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lundi, 12 décembre 2011

Pétition pour l'abrogation de la loi sur la mendicité : En finir avec la criminalisation de la misère !

À Genève, depuis le 2008, la mendicité est interdite et traitée en infraction pénale, après que le Grand Conseil ait édicté une loi permettant à la police d'amender les mendiants. Les amender de quoi ? de solliciter la générosité d'autrui...Une société se disant respectueuse des droits fondamentaux (ne serait-que celui à la dignité, protégée par l'article 7 de la Constitution fédérale) punit donc une personne uniquement parce qu'elle est pauvre et demande l'aumône. De plus, les amendes infligées aux mendiants étant convertibles en peines de prison, ils peuvent être mis en détention pour avoir osé tendre la main ! Et chaque jour (ou plutôt chaque nuit) qu'ils passent en prison coûte un demi-millier de francs à la collectivité qui les encriste pour quelques francs mendiés... Une pétition est lancée pour en finir avec cette imbécilité : Signez-la ! www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil

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vendredi, 09 décembre 2011

A budgets continus

Equilibre municipal, déficit cantonal ?

Les députés membres de la commission des finances du Grand Conseil genevois font un « travail de singes » pour amender le projet de budget du Conseil d'Etat, groume l'UDC Eric Bertinat sur son blog. Du moins font-ils leur travail... ce même travail que les conseillers municipaux membres de la commission des finances du Conseil municipal, dont précisément Eric Bertinat, ont refusé de faire. Ou se sont révélés incapables de faire. Chronique de la vie des bêtes politiques : peut-on être singe à mi-temps et paresseux le reste du temps ? En tout cas, à l'heure où nous écrivons, on s'achemine plutôt en Ville vers un budget équilibré voté par la gauche et pour la canton vers un budget déficitaire voté par la droite. Paradoxal ? Si on prend au sérieux les discours de la droite, oui. Mais qui les prend au sérieux, les discours de la droite ? Même pas elle...

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04:43 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, budgets | |  Facebook | | | |

mardi, 06 décembre 2011

« Gouvernance » des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie

Réduction de la représentation des représentants du parlement dans les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques, comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la représentation du personnel, restriction de la représentation des communes, ignorance de la représentation des usagers, publication seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants, instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la communication des représentants des associations et organisations avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il tient la notion même de «  service public »...

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lundi, 05 décembre 2011

Une étude sur les inégalités à Genève : Les pauvres d'une ville riche

Le premier rapport du Centre d'analyse territoriale des inégalités (CATI) de l'Université de Genève semble enfoncer des portes ouvertes : la Ville de Genève, mais surtout les grandes communes de la couronne urbaine, abritent la plus forte population socialement et matériellement précarisée. Les « poches de précarité« » sont repérées, à partir de six indicateurs (le revenu, le chômage, les subsides sociaux, les écoliers d'origine modeste...) à Vernier, Onex, Chêne-Bourg, Carouge, Meyrin, Versoix, Lancy, Thônex, au Grand Saconnex et en Ville de Genève, mais avec une grande différence : certaines de ces communes sont beaucoup profondément et gravement touchées, parce que la mixité sociale y est bien moins assurée, que la Ville de Genève. L'étude du CATI fournit un état de situation, à un moment donné, sur un espace donné. Elle ne fournit pas de réponses à cette situation : cela, c'est le rôle des politiques. Et leur tâche, petit rappel utile en temps d'affres budgétaires, c'est de s'en donner les moyens.

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