élections - Page 4

  • Le Conseil des Etats, bastion de la résistance à la droite : Kilukru ?

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    Bob et Liliane.jpg

    On ne va certes pas hurler d'euphorie, mais ça fait du bien par où ça passe (et les sanglots longs de la droite ajoutent encore à notre plaisir coupable) : la très nette réélection du "ticket" de gauche à Genève et du président du PSS à Fribourg, la première place de la socialiste dans le canton de Vaud (mais, hélas, suivie non pas de son colistier Vert, apparemment lâché par une partie de l'électorat socialiste, mais d'un candidat PLR que l'UDC ne concurrençait pas), les bouillons udécistes (et èmecégiste) dans les trois cantons romands, ont fait de ce deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats une sorte de correction des résultats d'il y a trois semaines, pour le Conseil national -une correction bienvenue, d'autant qu'hier, on était, dans notre calendrier à nous, le 18 Brumaire, et que ce n'était pas le jour idéal pour des succès de la gauche. Le Conseil des Etats, naguère honni de la gauche, devenu bastion de la résistance à la droite : Kilukru ?

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  • 2e tour de l'élection du Conseil des Etats : C'est pas le moment de mollir

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    Il va peut-être se passer quelque chose d'assez paradoxal, politiquement, après les deuxièmes tours de l'élection du Conseil des Etats : cette Chambre, naguère conspuée par la gauche (qui peinait à s'y installer, du fait du scrutin majoritaire -voire même parlementaire, dans certains cantons), va se transformer en bastion de résistance à la droite de la droite, l'UDC ayant aujourd'hui les mêmes difficultés à y faire élire ses candidats que le PS et les Verts il y a vingt ou trente ans. Le glissement à droite du Conseil National, on le sait, ne se produira pas, en tout cas pas dans les mêmes proportions, voire pas du tout, au Conseil des Etats. Du coup, on n'en réclame plus la suppression, la relégation en une Chambre de deuxième ordre, ou la transformation : non, on va pouvoir s'appuyer dessus pour freiner l'UDC et le PLR, majoritaires (de peu, et ensemble, mais majoritaires tout de même) au Conseil National. Mais en attendant que cette perspective se traduise dans les faits, il nous reste une chose à faire, si on ne l'a pas déjà faite : voter. A gauche, et seulement à gauche. A Genève, il vous reste deux jours pour envoyer votre bulletin par la poste. Et le dimanche matin pour le glisser vous-même dans l'urne. Et c'est pas le moment de mollir.

     

    conseil des etats

     

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  • Elections turques : la victoire du pompier pyromane

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    Des urnes pleines de peur

    Nos copains turcs (il est vrai qu'ils sont presque tous Kurdes) faisaient plus que grise mine, hier. Ils étaient abasourdis, comme assommés par le résultat des élections législatives anticipées convoquées fin août par le Président-Sultan Erdogan, tout seul, comme un grand -mais "si Dieu le veut" tout de même. Dieu, et lui : la constitution turque prévoit, en cas d'échec du principal parti à former un gouvernement, la transmission de cette tâche, au principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (social-démocrate et kémaliste), mais le Sultan n'a que faire de la constitution : il a donc décidé tout seul de dissoudre le parlement né des élections précédentes lors desquelles son parti n'avait pas obtenu de majorité absolue, et d'organiser de nouvelles élections avec, précisément, pour objectif d'obtenir cette majorité absolue. Et il l'a obtenue, alors que peu nombreux étaient les observateurs qui le prédisaient. Il l'a obtenue dans un climat de violence et de peur dénoncé par les observateurs internationaux, qui ont fait état de nombreuses attaques contre les candidates et les candidats, les partisans et les locaux du parti de gauche HDP, dont la base est majoritairement kurde. Qui veut la fin veut les moyens est aussi un proverbe ottoman. Le Président-Sultan, en tout cas, l'applique depuis 13 ans.    

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  • Deuxième tour de l'élection genevoise au Conseil des Etats : la gauche et les droites

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    Il n'y aura pas à Genève de choc frontal entre toute la gauche et toute la droite lors du deuxième tour de l'élection au Coneil des Etats. Pas d'affrontement "bloc contre bloc", mais un  affrontement "blocs contre blocs" : la gauche (PS, Verts, EàG) avec la socialiste Liliane Maury Pasquier et le Vert Robert Cramer, la droite (PDC, PLR) avec le radelibe Benoît Genecand, la droite de la droite (UDC, MCG) avec l'udéciste Yves Nydegger et le èmecégiste Eric Stauffer, chaque bloc contre les deux autres. Le MCG a échoué dans sa tentative de négocier son pouvoir de nuisance contre une reconnaissance de la nécessité pour le PLR de s'allier avec lui, l'UDC, plombée par un partenaire teigneux et revanchard, a échoué à se faire reconnaître comme un élément constitutif de la droite gouvernementale plutôt que comme son réservoir électoral en cas d'élection majoritaire, et le PLR a échoué dans sa pêche aux électeurs UDC et MCG. Seul le PDC (cantonal) se tire avec les honneurs (et sous les insultes du MCG) de ce maquignonnage burlesque, pour avoir refusé d'y prendre part (le PDC municipal, cependant, regardant courageusement ailleurs pendant que le président MCG du Conseil municipal de la Ville, élu grâce aux voix PDC, traitait le président du PDC cantonal de "traître" et de "petit ignare connaissant autant la stratégie politique que mon chien". Le pardon des offenses est sans doute une vertu chrétienne, mais poussé à ce niveau, il tient plutôt d'une pratique masochiste.

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  • "La droite revient"... Ah bon, elle était partie ?

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    "La droite revient", nous annonçait déjà samedi "Le Temps", en présentant cette annonce comme le "seul pronostic que l'on peut hasarder pour les élections fédérales". "La droite revient" : elle était donc partie ? cela, avouons-le. nous avait échappé. En fait, hier, on est un peu revenu en arrière, en 2007, lors du dernier triomphe de l'UDC (qui avait d'ailleurs précédé l'éviction de Blocher du Conseil fédéral). L'institut Sorono avait tenté, la semaine dernière, une prévision du résultat des élections non en pourcentage de suffrages mais en nombre de sièges. Exercice difficile puisqu'il fallait tenir compte des résultats en suffrages dans 23 cantons, pour deux élections différentes (l'une à la proportionnelle, l'autre à la majoritaire) dans chaque canton- or le résultat final est en gros celui que suggérait Sorono : un rapport de force changé au profit de l'aile la plus droitière du parlement, mais sans qu'elle obtienne la majorité absolue (paradoxalement, c'est le Conseil des Etats, naguère considéré comme un bastion de la droite, qui prive aujourd'hui le PLR et l'UDC de cette majorité absolue) sauf à détourner du droit chemin centriste une partie du PDC. Et à gauche, quoi de nouveau ? Le recul des Verts et, malgré la belle élection à Neuchâtel de Denis de la Reussille (qui devra siéger au sein du groupe socialiste, s'il ne veut pas faire tapisserie), la stagnation dans sa marge de la "gauche de la gauche" laissent le PS en position hégémonique -mais dans un camp à la surface électorale réduite. Le PS, qui d'autre à gauche ? Dans les urnes, plus grand monde... Reste la rue, d'où tout vient.

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  • Elections fédérales : Faire mentir les sondages !

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    votez!.jpgAvec quelques nuances, les derniers sondages pré-électoraux convergent : le parlement suisse, qui n'est déjà pas franchement de gauche, risque fort de l'être encore moins après les élections fédérales. "Risque fort" ne signifie cependant pas que le risque sera la réalité, mais seulement qu'il faut en tenir compte : les sondages ne sont pas des promesses de vote, mais seulement des indications de l'état d'esprit, de l'humeur, de l'électorat au moment où on le sonde. Ils ne prédisent rien, mais signale une tendance possible, ou probable : en l'occurrence, une progression de l'UDC et du PLR plus forte que la régression du PDC, des Verts libéraux et du PBD, et une progression du PS insuffisante à compenser le recul des Verts et la stagnation de la "gauche de la gauche". Bref, une droite qui progresse (sur le centre) et une gauche qui stagne. Et seule une mobilisation de l'électorat de gauche peut faire démentir ces sondages. La participation au vote, si on croit non plus les sondages mais les chiffres officiels à six jours de la clôture du scrutin, n'est pas fameuse : cela aussi peut s'inverser, car s'abstenir, c'est laisser les autres décider : même si la démocratie ne se réduit pas à des votes, il arrive que le "piège à cons" ne soit pas l'élection mais l'abstention...

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  • Scoop : Le Portugal n'est pas la Grèce. Ni la Suisse...

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    Saudade...

    Une droite gouvernementale à moins de 40 % des suffrages, en recul de plus de dix points depuis les précédentes législatives) , un PS à 32 %, une gauche alternative à 10 %, des communistes et des Verts ensemble à 8 %, et au final une gauche majoritaire dans les urnes et au parlement : on signe tout de suite. Sauf que c'est le résultat des élections législatives de dimanche au Portugal,  pas celui des élections fédérales de dans deux semaines en Suisse (où la gauche pèse autour du tiers des suffrages et des sièges, et l'extrême-droite autant), et qu'on aurait préféré non seulement un PS plus à gauche (mais ça, on le préfère partout) et plus fort que la droite gouvernementale, mais surtout une gauche capable d'un peu plus d'unité que celle dont le défaut va permettre à la droite de rester au pouvoir en étant minoritaire, mais unie, contre des adversaires majoritaires s'ils étaient ensemble, mais tous minoritaires puisqu'ils sont divisés. Saudade...

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  • Election du Conseil des Etats : Liliane et Robert, qui d'autre ?

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    Le parlement fédéral qu'on va réélire dans deux semaines était, dans sa composition sortante, formé de 62 élues et élus de l'UDC (dont six Conseillers aux Etats) y compris 2 léghistes, un èmecégiste et un sans parti, 57 socialistes (dont onze ...), 44 démo-chrétiens et évangéliques (dont treize...), 41 libéraux-radicaux (dont onze...), 17 Verts (dont deux...), 14 Verts libéraux (dont deux...) et 17 bourgeois-démocratiques (dont une). Le PDC se retrouve devant le PLR grâce à sa forte représentation au Conseil des Etats, et le PS à seulement cinq sièges de  l'UDC pour la même raison.  A Genève, la gauche détient sept des treize sièges attribués au canton dans les deux Chambres du parlement fédéral -une majorité absolue qu'elle obtient en détenant depuis huit ans, à la grande fureur de la droite, les deux sièges genevois au Conseil des Etats  Son objectif est de les garder les sept.La droite, qui ne s'est jamais consolée de s'être fait virer du Sénat, veut y revenir, et récupérer un siège au Conseil national. Or elle ne peut y arriver que si nous l'y aidons, en gaspillant nos voix...


            

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  • Une affaire de couilles

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    heurtoir.jpgDe la sous-représentation des femmes au parlement fédéral

    On lit, dans la brochure officielle éditée par la Chancellerie fédérale et accompagnant accompagne les listes électorales, ce rappel : "les femmes sont sous-représentées" au Conseil national : dans la Chambre basse sortante, on comptait 61 femmes pour 139 hommes, alors que les femmes sont majoritaires (52 %) dans la population résidente, et cette sous-représentation ne va certainement pas se réduire après les élections de cette année.  Ce qui ne gène d'ailleurs pas les élus du segment le plus à droite du paysage politique, lesquels, comme Oskar Freysinger, se repaissent des vieilles âneries patriarcales sur le déclin de la politique lié à la féminisation du personnel politique, et sur le caractère naturellement, organiquement, définitivement masculin du combat politique -dont les femmes seraient naturellement, organiquement, définitivement incapables d'assumer les rites et les pratiques... Parce que chez ces gens-là, Monsieur, La politique, c'est une affaire de couilles. Et si on privilégiait plutôt la tête ?

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  • Campagnes électorales : qui paie, et combien ?

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    En campagne pour les élections fédérales, les partis ne sont pas tous logés à la même enseigne financière -et ne font pas tous preuve du même souci de transparence. L'écart entre les moyens dont disposent les trois grands partis de droite (UDC, PLR et PDC) et ceux dont doivent se contenter les partis de gauche (PS, Verts, groupes de la "gauche de la gauche") est effarant : les partis (de droite) les plus riches peuvent consacrer jusqu'à vingt fois plus d'argent à faire campagne que les partis (de gauche) les plus fauchés. Certes, on n'en est pas encore tout à fait dans la situation où les votes populaires sont totalement déterminés par les moyens dont disposent les partis (sans quoi la gauche ne réussirait jamais ni à gagner un référendum, ni à gagner une élection  -or elle y arrive tout de même...), mais on est déjà dans une situation où la liberté du choix démocratique est restreinte par l'inégalité des ressources consacrées à l'influencer.

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  • Grèce : la victoire désenchantée de Syriza

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    Tsipras, par défaut 

    On les avait enterrés un peu vite sous les pelletées d'"austérité" du mémorandum européen, Alexis Tsipras, et son parti avec lui... or ce sont eux (lui, surtout) qui viennent de gagner largement les élections législatives anticipées, avec une marge qu'aucun sondage n'avait prévue. Et c'est leur troisième victoire électorale, après celles des législatives de janvier et du référendum de juillet. Il y avait pourtant de la résignation et du désenchantement dans la campagne électorale. De la résignation à un "vote utile" pour Syriza, un vote par défaut d'un autre choix pour éviter le retour de la droite au pouvoir ("la restauration de l'ordre ancien", dénonçait Tsipras) et du partage du pouvoir entre la "Nouvelle Démocratie" et le Pasok, la première étant aussi nouvelle que le second est socialiste, et du désenchantement à l'égard  de Syriza, même si Alexis Tsipras est l'homme politique le plus respecté par les citoyennes et les citoyens. Ces élections se jouaient entre Syriza et la "Nouvelle Démocratie", les petits partis ne pouvant au mieux (comme celui des "Grecs Indépendants") que jouer un rôle d'appoint à l'un ou l'autre des deux grands, pour lui permettre d'obtenir une majorité parlementaire : le PASOK (socialiste d'étiquette, clanique de réalité) est toujours moribond, l'"Unité Populaire" issue de la gauche de Syriza n'a pas eu le temps de rassembler plus qu'une petite minorité des déçus de la gauche gouvernementale, le Potami (centriste europhile) est sans implantation populaire, les communistes sont fossilisés dans leur sectarisme et les néonazis d'"Aube Dorée" (qui restent tout de même la troisième force politique du pays) sont infréquentables... Dès lors, le choix était simple : Tsipras, qui d'autre ?

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  • Election de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste britannique : Fin (enfin) du blairisme ?

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    Corbyn, Blair, Labour, Grande-Bretagne

     

    Au risque, parfaitement assumé, d'une déperdition électorale, et convaincus qu'il vaut mieux, pour exister politiquement, affirmer ce qu'on est au risque de perdre, que de se perdre soi-même pour ne pas effrayer le "centre", les membres et les sympathisants du Parti Travailliste britannique ont élu triomphalement (au premier tour, avec près de 60 % des suffrages, quarante points devant son plus proche concurrent) Jeremy Corbyn, représentant emblématique de l'aile gauche du parti à leur tête. Toute la "gauche de la gauche" européenne a chaleureusement salué la victoire du "gauchiste" britannique... en oubliant opportunément que ce n'est pas en créant un  nouveau parti, ou en rassemblant dans une coalition fragile, forcément fragile, les morceaux épars d'une "gauche radicale" toujours plus prompte à la division qu'à l'unité, que Jeremy Corbyn et ses partisans ont renforcé cette fameuse "alternative de gauche à la social-démocratie"... mais en prenant la tête de la social-démocratie, au nom de ce qu'elle était et avait renoncé à être pour se liquéfier dans le "social-libéralisme" à la Tony Blair.

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  • Elections fédérales : un peu plus de gauche ou encore plus de droite ?

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    votez!.jpgLe poids des votes

    La maison « CauseS touSjours« » ne reculant devant aucun cadeau, elle vous livre un scoop :  au soir des élections fédérales de cet automne, la Suisse n'aura pas basculé à gauche. Ni d'ailleurs à droite, puisqu'elle y est déjà. Mais elle peut y être encore un peu plus, à droite, ou un peu moins. Un  peu plus si l'UDC et le PLR atteignent leur objectif commun d'être majoritaires à eux deux au parlement et au Conseil fédéral, un peu moins si le PS progresse, et que les Verts d'une part, le PDC d'autre part, restent à peu près stables. Tout cela tient à moins d'une dizaine de sièges au parlement et à un seul siège au gouvernement. Et on aurait tort de sous-estimer cet enjeu, si modeste qu'il paraisse.

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  • Elections britanniques : la gauche au nord du mur, la droite au sud...

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    Mémoires d'Hadrien

    Un parti travailliste qui souffre, non sans qu'il y ait quelque justice à l'en faire souffrir, des années de dérives blairistes et de son alignement sur les conservateurs lors du référendum écossais, et un parti conservateur qui triomphe, mais dont la base électorale se concentre de plus en plus dans une partie congrue de la Grande-Bretagne, laissant l'Ecosse, le Pays de Galles, le nord ouvrier et la plupart des grandes villes à l'opposition travailliste ou "séparatiste" écossaise ou galloise : Le Mur d'Hadrien est un mur politique -la gauche au nord du mur (le parti national écossais est le plus à gauche des grands partis en lice), la droite au sud du mur (et même au sud du sud). Et les travaillistes ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes de leur défaite, et de la victoire, non pas conjointe, ni partagée, mais parallèle, de leurs adversaires conservateurs et de leurs concurrents écossais : ils n'ont pas convaincu de leur capacité d'être redevenus une alternative de gauche aux premiers, et ils paient leur opposition aux seconds lors du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, gagné par Londres grâce au Labour. Résultat : le grand vainqueur des élections est le Parti National Ecossais, le Premier ministre conservateur est reconduit dans ses fonctions sans majorité populaire et les chefs des trois partis défaits, les travaillistes, les libéraux et les europhobes, ont rendu leur tablier, chargé de trop de vestes...

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  • Elections Municipales genevoises, suite et fin : Quand la gauche gagne...

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    ville de genève

    Au terme des élections municipales genevoises, on ne va pas bouder notre plaisir : En Ville de Genève, nos quatre candidates et candidats sont réélus, et sortent en tête, devant le candidat (sortant) de l'Entente (qui, déjà, n'avait dû son siège qu'au renoncement des partis de gauche à le lui contester, de sorte que si on avait cette fois présenté cinq candidates et candidats, on les aurait sans doute fait passer les cinq). De plus, dans toutes les villes où la gauche était présente, majoritairement ou non, dans les exécutifs, elle y a au minimum maintenu ses positions, et elle entre dans des exécutifs dont elle essayait depuis vingt, trente ou quarante ans de forcer (démocratiquement) la porte : à Bernex, au Grand Saconnex, à Versoix. Enfin, griotte sur le gâteau, le MCG est dans les choux à Onex (où Gominator perd son siège), dans les cardons à Lancy (où son luminescent président se traîne loin derrière les candidats de gauche) et dans les grobets à Carouge (où son candidat n'obtient pas même 1000 suffrages). Et vous voudriez qu'on cache notre joie ? Ben non : quand la gauche s'unit, elle gagne... A-t-on jamais écrit ici autre chose ?

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  • Elections municipales : promesses en solde, alliances en force et marges en toc

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    Condensé de postures...

    Ces derniers jours de la campagne électorale pour les exécutifs des principales communes genevoises (sauf Vernier, qui y a pourvu dès le premier tour) ont condensé, épuré les postures politiques des droites locales (il va de soi que les postures de la gauche sont d'une clarté si aveuglante qu'il serait superfétatoire d'y ajouter quelque lumière que ce soit). A Onex, toutes les électrices et tous les électeurs ont reçu une lettre désespérée du Conseiller administratif sortant et craignant fort d'être sorti, Eric Stauffer, les suppliant de voter pour lui et leur faisant sept promesses qu'il serait bien en peine de tenir si d'aventure quiconque y prêtait la moindre foi -et si lui-même avait la moindre intention de les tenir. En Ville de Genève, c'est l'Entente PLR-PDC qui s'illustre par la quête désespérée de failles suffisantes dans l'Alternative (qui la devance de dix points au score du premier tour), pour pouvoir espérer combler un retard qui ne pourrait l'être que si un quart de tout l'électorat de gauche se mettait, unanimement, à biffer l'un ou l'autre (mais seulement celui-là ou celle-là) de ses candidat-e-s, sans qu'aucune électrice et aucun électeur de droite ne l'ajoute sur sa liste...

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  • Conseils municipaux genevois : les enseignements d'un rapport de forces

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    Une seule composante nous manque, et...

    Les élections municipales genevoises ont renouvelé les parlements et vont renouveler les exécutifs de 45 communes qui ensemble forment le canton de Genève, mais qui ensemble ne regroupent que la moitié de la population de la Genève réelle (la fameuse « grande Genève »), moins du quart de sa superficie et à peine plus s'un cinquième de l'ensemble de ses communes. Peut-être est-ce là, aussi, l'une des explications possibles de la faible participation électorale : l'impression que l'on pourvoit à la représentation dans des instances politiques administrant un espace légal totalement insuffisdant à rendre compte de l'espace réel. C'est pourtant cet espace politique local, celui des communes, qui constitue la trame de cet espace politique réel, celui de 200 communes genevoises, vaudoises et françaises. Cela posé, revenons sur ces élections, sur le rapport de force qu'elles signalent entre la gauche (toute la gauche) et la droite (toute la droite) -et sur ce dont ce rapport de force est le symptôme : celui d'une absence... Une seule composante (de la gauche) vous manque, et tout est déséquilibré...

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  • Election de la Municipalité de Genève : désolés, on est rassemblés...

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    Le PS a fait dimanche en Ville de Genève son meilleur résultat depuis plus d'un demi-siècle (depuis 1963, très exactement, où, "effet Chavanne" aidant, il avait obtenu 25 % des suffrages et 21 sièges), mais la légère euphorie que cela peut susciter ne doit pas nous empêcher de passer à autre chose. Au "rassemblement des forces de gauche" -bref, à la liste commune de l'Alternative pour la Municipalité de Genève. Avec les quatre magistrats sortants. La "Tribune de Genève" et "Le Temps" avaient entendu que "dans les rangs socialiste, on susurre préférer travailler avec un libéral-radical plutôt qu'avec le franc-tireur Pagani, complètement imprévisible et a-collégial" ? ça devait pas "susurrer" assez clairement, alors, parce que c'est à l'unanimité que l'Assemblée générale du PS de la Ville a décidé de confirmer une position déjà prise depuis six mois, celle de la liste commune avec les Verts et "Ensemble à Gauche". Et donc avec Pagani... Désolés, on est unis.

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  • Elections Municipales genevoises : et d'un tour de passé. Ouf !

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    gauche,ville de genève,municipalesEt alors ? Et oualà !

    On ne s'était risqué à aucun pronostic sur le résultat du premier tour des Municipales genevoises : avec deux tiers d'abstentionnistes en Ville et dans les grandes communes, toute prévision tient de la prédiction cartomancienne... L'enjeu de ce premier tour des élections, en Ville de Genève, était d'abord de savoir si la gauche allait ou non regagner une majorité au Conseil Municipal : là encore, quand chaque siège gagné ou perdu l'est pour quelques bulletins et que la majorité se joue à un, deux ou trois sièges, une élection avec 35 % de participation se joue quasiment à pile ou face. Pile la gauche, face la droite... Aujourd'hui, c'est face : malgré la progression du PS, la gauche perd deux sièges du fait du recul des Verts et d'« Ensemble à Gauche », et la droite devient réellement majoritaire. Maintenant, place au deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux : dans le système genevois, ce sont eux, en réalité, qui détiennent l'essentiel du pouvoir local...

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  • Elections départementales française : la gauche fait gagner la droite

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    front contre Front

    101 Conseils généraux devenant Conseils départementaux (un par département sauf pour Paris et Lyon) ont été renouvelés (sauf en outre-mer), par une élection tenue dans 2054 cantons (deux fois moins qu'en 2013), chacun ayant deux représentants, obligatoirement un homme et une femme (présentés en binôme sur la même liste, ce qui a forcé les partis à présenter des candidates, alors que les femmes n'occupent que 13 % des sièges des actuels Conseils généraux). Pour les 4108 sièges disponibles dans les conseils départementaux, plus de 18'000 candidats se sont présentés.  Au premier tour (celui où l'on choisit, le deuxième tour étant celui de l'élimination...), la droite démocratique (UMP et alliés) était sortie en tête, devant le Front National et le PS, qui avait certes limité les dégâts mais ne pouvait guère se prévaloir que de cela. Dans environ 500 cantons, la gauche (au sens large) avait été éliminée au premier tour, et devait se résoudre à appeler soutenir les candidates et candidats de l'UMP ou d'une autre formation de droite, pour éviter l'élection d'un "binôme" frontiste. Dès lors, Naboléon a beau sauter (comme un cabri) sur tous les micros pour proclamer que l'"alternance est en marche et que rien ne pourra l'arrêter", ni elle, lui, le succès de sa formation (qu'il récupère à son profit exclusif) est dû en grande partie au "vote républicain" de la gauche, comme lors de la rééelection triomphale de Chirac devant Papy Le Pen... Ce fut donc front (républicain) contre Front (national). 
        

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