Economie - Page 3

  • Bas salaires, inégalités salariales : La droite s'inquiète...

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    La droite s'inquiéte : non pas de la persistance de bas salaires et d'inégalités salariales exorbitantes dans ce pays... mais de la sympathie que suscitent les initiatives lancées pour y répondre -l'initiative 1:12 de la Jeunesse Socialiste, et l'initiative pour un salaire minimum, de l'Union Syndicale Suisse, qui devrait être soumise au peuple l'année prochaine et que le Conseil fédéral appelle, sans surprise, à refuser.  Et s'il affirme en partager l'objectif (lutter contre la pauvreté, faire en sorte que toute personne puisse vivre dignement de la rétribution de son travail), le gouvernement nous ressort l'argument patronal classique : un salaire minimum remettrait en question le partenariat social (alors qu'il ne ferait que le cadrer, et que l'initiative demande d'encourager la conclusion de conventions collectives prévoyant un salaire minimum) et la liberté contractuelle, perturberait le marché du travail (car le travail, bonnes gens, est une marchandise...).

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  • « Offshore Leaks » : Les crapauds, le nénuphar et le marécage

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    Deux millions et demi de pièces concernant 120'000 sociétés  « offshore », examinées par près de 90 journalistes d'une trentaines de media : cela s'appelle « Offshore Leaks » et c'est un chapelet de mines prêtes à exploser sous les pas des puissants de partout et de leurs commis d'à peu près toutes les places financières. Dont, évidemment, la Suisse, et en particulier Genève. Au moins 300 personnes et 70 sociétés suisses (dont une vingtaine de banques ayant ouvert des sociétés dans des paradis fiscaux et légaux) sont concernées. Et comme il ne s'agit là que du résultat de l'étude de documents issus de deux intermédiaires sur les centaines de crapauds actifs dans le marécage dont  «Offshore Leaks» n'est que le nénuphar, on imagine l'ampleur des pratiques d'évasion, de soustraction et de fraude fiscales, d'évasion de capitaux et de blanchiment d'argent douteux, que les sociétés  « offshore » recouvrent et permettent : par elles, de riches particuliers détiendraient au total une trentaine de milliers de milliards de dollars -l'équivalent du produit intérieur brut des USA et du Japon réunis...

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  • Après Minder, 1:12...

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    Un pour douze, douze pour un...

    badge 1-12.jpgAprès le Conseil National, le Conseil des Etats a, sans surprise, refusé (à trois contre un) l'initiative populaire « 1:12 » de la Jeunesse Socialiste, sans lui opposer de contre-projet. De son côté, le Conseil fédéral appelle, sans surprise, à refuser l'initiative syndicale pour l'instauration d'un salaire minimum légal. On aura donc, en septembre ou novembre prochain, un choix clair, en votation : accepter ou refuser la proposition que « le salaire le plus élevé versé par une entreprise ne (puisse) être plus de douze fois supérieur au salaire le plus bas versé par la même entreprise ». Et les sondages produits sur ces deux initiatives suggèrent qu'elles recueilleraient au moins la sympathie d'une majorité de l'opinion publique. D'où une certaine fébrilité à droite... Et quelques espoirs à gauche - mais qui ne se concrétiseront pas sans une forte mobilisation...

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  • Crise chypriote : La faillite d'un bordel...

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    En échange de 10 milliards d'euros d'« aide » européenne pour « sauver » l'Etat chypriote de la faillite (à supposer que le concept de faillite puisse être applicable à un Etat...), le gouvernement chypriote devait trouver sept milliards, par des privatisations (recette connue, et qui met à sac les services publics), mais surtout par une ponction sur les dépôts bancaires. L'Union européenne et le Fonds Monétaire International proposaient une ponction de 6,5 % sur les comptes bancaires de moins de 100'000 euros (ceux inférieurs à 20'000 euros étant exonérés), et de 9,9 % pour les comptes de 100'000 euros et plus. Et c'est le gouvernement chypriote qui a proposé de ponctionner aussi les comptes inférieurs à 20'000 euros. Bref, voir une partie de la gauche de la gauche prendre fait et cause pour l'Etat chypriote en le confondant avec le peuple chypriote, a quelque chose d'ironique : le « modèle chypriote », c'était l'exact inverse de tout ce que nous attendons des Etats dans lesquels nous sommes présents... Chypre s'étant vendue au plus riche, la faillite de l'Ile d'Aphrodite n'est peut-être que la faillite d'un bordel.

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  • Initiative Minder : une bonne chose de faite, mais...

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    Minder, ou la nostalgie

    On a appelé à voter pour l'initiative Minder, on l'a votée, on a fêté sa victoire, on a savouré les commentaires (un tantinet excessifs, mais on mettra cet excès sur le compte de la surprise) des media internationaux -mais on sait bien que ce texte triomphalement ratifié par le peuple (plus précisément : les deux tiers de la moitié de la population disposant du droit de vote) n'est pas un texte anticapitalisme, mais un manifeste nostalgique pour le retour à un capitalisme patrimonial où les propriétaires des entreprises (c'est-à-dire les actionnaires, c'est-à-dire les propriétaires du capital) y détiennent le pouvoir -eux, et non des mercenaires achetés à prix d'or, salariés à prix d'argent et remerciés à prix de platine.

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  • Et hop ! Vasella ! Plus haut qu'Economie Suisse !

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    Prends l'oseille et tire-toi...

    En mai prochain, le président de Novartis, Daniel Vasella, quittera sa présidence. Douloureuse séparation, qui lui vaut un joli pot d'adieu : 72 millions de francs (12 millions par an pendant six ans), en échange de la promesse de ne pas travailler pour la concurrence. Il paraît que le pognon attend son heureux bénéficiaire sur un compte ouvert il y a déjà deux ans, en un temps où ne parlait encore pas beaucoup de l'initiative Minder contre les rémunérations abusives... mais tombant quinze jours avant le vote sur l'initiative, l'information a consterné les opposants de droite au texte de Minder.  D'autant que, contrairement à l'initiative, le contre-projet indirect lancé par la droite n'interdirait nullement le genre de cadeaux dont Vasella vient de bénéficier...

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  • L'humour d'Economiesuisse : enfumage patronal

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    Economiesuisse a de l'humour. ça ne nous avait pas frappé jusqu'à son engagement contre l'initiative Minder, mais là, ça nous aveugle : son directeur, Pascal Gentinetta, minimise l'impact de l'engagement de son organisation (patronale) dans la campagne sur l'initiative contre les rémunération abusives en déclarant qu'« une votation ne s'achète pas », alors qu'Economiesuisse balance huit millions dans sa campagne. Et le même Gentinetta assure, avec la même crédibilité, que si l'initiative est repoussée, le patronat ne soutiendra pas un référendum contre la loi qui fait office de contre-projet à l'initiative, et qu'il n'a acceptée que contraint par l'urgence de faire au moins semblant de lutter contre des « rémunérations abusives » qui suscitent une indignation presque générale.

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  • 3 mars : vote de l'Initiative contre les « salaires abusifs » : David Minder contre le Goliath patronal

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    La campagne sur l'initiative «  contre les salaires abusifs »  (on votera le 3 mars) est lancée : le patronat va mettre des millions (au moins cinq, sans doute huit, peut-être dix, et plus si danger...) pour la combattre. Thomas Minder, l'auteur de l'initiative, n'a pas ces moyens pour, comme il le veut, « faire entendre la voix du peuple contre les profiteurs». Face à la mobilisation de l'« élite des bonus », il ne peut compter que sur le soutien de la gauche et celui d'un comité de personnalités (comme l'ancien Procureur de la Confédération Paolo Bernasconi, l'ancien président du CICR Cornelio Sommaruga), et sur une campagne désargentée se faisant essentiellement sur internet (www.superbonus2013.ch) et par les réseaux sociaux. Face à Thomas Minder et ses quelques alliés, on va donc retrouver le patronat et la droite politique, et plus hypocritement, le Conseil Fédéral.

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  • 8ème conférence ministérielle de l'Ordre des Manipulateurs de Crises

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    L'Organisation mondiale du commerce (OMC) tient depuis hier, dans le camp retranché du Centre international de conférences à Genève, sa huitième conférence ministérielle. Pour en contester à la fois la légitimité et les présupposés, des représentants de mouvements sociaux du réseau « Notre monde n'est pas à vendre » ont eux aussi fait le déplacement, et, soutenus par des organisations locales (Le Forum Social Lémanique, ATTAC, le CADTM, les syndicats...), et tiendront une permanence (avec ateliers de débats) dès 11 heures 30 ce matin, sous tente. à l'angle de l'avenue de France et de Varembé. La Conférence de l'OMC se tient en pleine crise économique et sociale -une crise que non seulement les « recettes » de l'OMC ne parviennent pas à endiguer, mais qu'elles ont même largement, en étant appliquées, contribué à aggraver, sinon (quoique...) à provoquer... Et en tout cas, à utiliser.

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  • Plus de mille postes de travail supprimés par Novartis en Suisse : Casse sociale maximale pour profit maximum

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    Mardi dernier, 25 octobre, le groupe pharmaceutique Novartis publiait ses résultats du 3e trimestre 2011 : Un bénéfice net de 2,2 milliards de francs, en hausse de 7%. Au même moment, à Nyon,  le personnel local de Novartis, convoqué par la direction, apprenait la fermeture du site et la suppression de 320 postes de travail (sur 5 ans). A Bâle, ce sont 760 postes de travail qui vont disparaître. Plus de mille en Suisse, donc, sans compter les effets de ces suppressions sur les sous-traitants. Et un millier d'autres postes supprimés dans le reste du monde. 2,2 milliards de bénéfices en un trimestre, 2000 postes de travail en moins : on vous laisse faire le calcul de la rentabilité de la casse sociale... Et on vous invite à manifester à Bâle, samedi prochain :
    https://www.facebook.com/event.php?eid=179001552185829

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  • Il n'y a pas de réalité économique il n'y a que des conventions économiques

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    Il n'y a pas de réalité économique il n'y a que des conventions économiques, et il n'est qu'un moyen de se délivrer de la marchandise : la détruire -la détruire en tant que marchandise, c'est-à  -dire détruire sa valeur d'échange. Celui qui détruit la marchandise s'en rend maître, quand le désir de posséder une marchandise atteste de l'adhésion absolue de son sujet aux normes sociales de comportement. La gratuité, y compris sous la forme jubilatoire du gaspillage ou du don détruisent en revanche ce qui, dans la marchandise, contient la valeur de l'exploitation du temps de travail qui l'a produite. Reste sans doute ensuite, l'exploitation ainsi niée, le plus difficile : à  nier aussi l'aliénation...

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  • Pressurer les Grecs pour rembourser les banques

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    L'Union européenne et le FMI ont donc décidé de « Sauver la Grèce » par un prêt de 110 milliards, et les dirigeants européens de « sauver l'Euro » par un « mécanisme de soutien »... accompagné d'un durcissement du « pacte de stabilité » qui encadre les budgets publics des Etats centraux, et de l'engagement de « faire des économies »  (on vous laisse deviner sur le dos de qui) et de « réduire les déficits » publics creusés par les soutiens publics aux banques (les mêmes que celles qui ont « prêté » des milliards à la Grèce, à des taux usuraires). Après avoir pressuré les Grecs,  ce sont tous les Européens, y compris ceux dont l'Etat ne fait pas partie de la « zone Euro », comme les Britanniques, ni même de l'Union Européenne, comme les Suisses, dont on va faire les poches comme on s'apprête à faire celles des Grecs en augmentant leur temps de travail, en réduisant leurs salaires, en reportant l'âge de leur retraite et en réduisant les dépenses sociales. Pour complaire à l'orthodoxie libérale, évidemment, mais aussi, et l'argument nous est servi à satiété depuis des mois, pour « rassurer les marchés ». Exercice de psychothérapie qui, compte tenu du comportement des acteurs des dits « marchés », s'apparente à peu près à celui qui consiste à raisonner un schizophrène. « Les marchés », d'ailleurs, cela n'existe pas. « Les marchés », ce sont des hommes et des acteurs économiques qui spéculent, à la hausse ou à la baisse, avec de l'argent qui ne leur appartient pas, sur n'importe quoi, en l'occurrence sur une monnaie, en prenant pour « argent comptant » (l'expression s'impose ici par son absurdité même) des rumeurs qu'ils alimentent eux-mêmes.

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  • On ne fera pas sauter la banque

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    UBS : Pas de décharge pour Ospel...
    On ne fera pas sauter la banque

    L'Assemblée générale des actionnaires de l'UBS a  refusé de voter la  « décharge » des dirigeants de la banque (Ospel et compagnie) pour 2007 ? franchement, la direction de l'UBS peut s'en payer le luxe, ça lui en touchera une sans bouger l'autre, ça ne concerne que des gens qui ont démissionné ou ont été démissionnés de leur poste (la « décharge » a été accordée pour 2008 et 2009) . En 2009, Oswald Grübel, directeur général d'UBS, a gagné 16 millions de francs, 57 % de plus que son prédécesseur de 2007.  L'écart salarial entre son revenu et le plus bas des revenus des employés de la banque s'est accru de 753 %, Grübel touche 327 fois ce que touche le salarié du bas de l'échelle et s'est mis un million et demi dans les fouilles en un jour (celui de l'assemblée des actionnaires) grâce à la hausse du cours de l'action UBS, l'écart moyen entre la rémunération des membres de la direction d'UBS (9,4 millions par an en moyenne) et les salariés les plus mal payés de la banque a augmenté de 270 % en un an mais « les actionnaires d'UBS ont changé l'Histoire », proclament lune palanquée de commentateurs et de politiciens porte-valises des banques... « changé l'Histoire » avec un grand  « H », pas moins... avec le feuilleton bancaire, cela fait déjà trois ans qu'on nous prend pour des cons, on peut donc continuer en nous faisant chanter  « Debout, les damnés actionnaires, debout, les forçats de la Bourse » ...

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  • La récession : qu'en faire ?

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    C'est officiel : on est en crise…

    C'est officiel : au cas où vous ne l'auriez pas remarqué : la Suisse est en récession, à peu près en même temps que les pays de la zone euro (où le recul du PIB a été de 2,5 % en un trimestre, de 4,6 % en un an). Selon les derniers chiffres du Secrétariat d'Etat à l'Economie (Seco), publiés le 2 juin, le produit intérieur brut réel de l'Helvétie a reculé de 0,8 % en trois mois (de janvier à mars 2009) par rapport au trimestre précédent, où il avait reculé de 0,6 % par rapport au trimestre précédent, qui avait été marqué par un recul de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Et comme le label "récession" n'est accordé à ses heureux bénéficiaires qu'après trois croissances trimestrielles négatives consécutives, ça y'est, c'est bon, on est en récession. Le recul du PIB constaté au premier trimestre 2009 est même le plus important depuis 1992, et le recul annuel (du premier trimestre 2008 au premier trimestre 2009) le plus important depuis trente-trois ans, c'est-à-dire depuis la grande crise pétrolière du milieu des années septante.

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  • Abolition des forfaits fiscaux : Encore un effort...

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    Le PS a déposé au Grand Conseil un projet de loi visant à l'abolition, d'ici 2012, des " forfaits fiscaux ". Les " forfaits fiscaux ", c'est ce système conçu à l'origine pour les riches inactifs étrangers s'installant à demeure en Suisse pour n'y rien faire qu'y traîner leur ennui (et y dépenser un peu de leur fortune), et qui aujourd'hui est appliqué à 640 personnes en ne rapportant que 66 millions au canton. Une paille dans la meule des rentrées fiscales, mais une poutre dans le principe de l'égalité devant l'impôt. Les bénéficiaires de cet arrangement sont imposés sur leurs dépenses visibles, et non sur leurs revenus ou sur leur fortune : c'est une imposition à la tête du client, à la taille de sa bagnole et à la surface de sa pelouse. Un système parfaitement inéquitable, qui permet à ceux qui en bénéficient de ne payer qu'une part ridicule de l'impôt qu'ils devraient payer s'ils étaient imposés normalement, comme ceux qui, Suisses ou étrangers, ont une condition  financière comparable et paient les impôts communs.

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  • Qui paiera la relance ?

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    Une vaste mobilisation européenne en faveur d'un " new deal social " est programmée ce 16 mai. A Genève*, la gauche et les syndicats organisent une manifestation* proclamant que " nous ne paierons pas leur crise "; il eût certes mieux valu promettre que " leur crise, on va la leur faire payer ", mais on ne va pas chipoter : toute mobilisation des victimes d'une crise est bonne à soutenir -tant qu'elle n'est pas dirigée contre d'autres victimes (les immigrants, par exemple). A l'appui de la manifestation genevoise, un " programme du mouvement social " élaboré par les syndicats est présenté, alors que de son coté, le Conseil d'Etat genevois a annoncé un " plan de relance " d'un milliard, fait de mesures dont la plupart étaient déjà connues et répondent à d'autres motifs qu'une réponse à la récession. Le tiers du coût de ce plan correspond d'ailleurs à des baisses d'impôts, et donc à des pertes de ressources pour le canton. Une mobilisation générale a été décrétée, mais contre les effets de la crise, et encore : pas tous. Reste le plus périlleux : s'attaquer aux causes.

    * SAMEDI 16 MAI, GENEVE : "NOUS NE PAIERONS PAS LEUR CRISE"
    Manifestation dans le cadre d'une mobilisation syndicale européenne
    14 heures, Place des XXII-Cantons

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  • Plan-plan de relance

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    La crise économique sera " plus aiguë et plus longue que prévu ", a sombrement annoncé le directeur du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), Jean-Daniel Gerber. Le SECO annonce une baisse du produit intérieur brut plus importante qu'estimé en 2009 et 2010, et donc, avec un décalage dans le temps, une hausse du chômage également plus importante que prévu. Ces prévisions ne semblent guère ébranler les certitudes immobiles de la majorité politique de ce pays, à l'image de l'ancien Conseiller fédéral Villiger, promu président de l'Union de Banques Suisses, qui affirme " en tant qu'ancien Conseiller fédéral et libéral convaincu " vouloir redresser la banque sans nouvelle aide de l'Etat. Il a beau jeu de faire le fierot, Gaspard : l'Etat a déjà casqué six milliards pour une augmentation de capital de l'UBS et 70 milliards pour le rachat par la Banque Nationale d'actifs pourris.

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  • Bernard Madoff : Ce type mérite le Prix Nobel d'économie

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    Une escroquerie à 50 milliards de dollars :
    Bernard Madoff : Ce type mérite le Prix Nobel d'économie

    Gouru de Wall Street (et collatéralement de la banque privée genevoise), star mondiale de la " gestion alternative " (les fameux " hedge funds " que David Hiler veut attirer à Genève), ancien président du Nasdaq (la bourse des nouvelles technologies), Bernard Madoff était en réalité un fidèle praticien du jeu de l'avion, de la " cavalerie " et du " schéma de Ponzi ", toutes méthodes qui consistent à pomper un maximum de pognon en promettant un maximum d'intérêts, et à payer les intérêts du pognon qu'on a pompé hier avec le pognon qu'on vient de pomper aujourd'hui -jusqu'à ce que le jeu s'arrête faute de nouveaux gogos à plumer. Bref, un remarquable résumé du fonctionnement de tout le système financier actuel : une machine qui ne tourne que sur la base de promesses aléatoires basées sur des ressources épuisables et des profits virtuels. Pour l'avoir mis en évidence, Madoff mérite le Prix Nobel d'économie. Et ses victimes, nos ricanements.

    Merci, Bernard...
    Il était tellement célèbre, et célébré, Madoff, que la banque privée genevoise a été séduite. L'Union Bancaire Privée serait exposée à hauteur de 800 millions de francs dans la chute de l'avion Madoff. Bénédict Hentsch en serait pour 56 millions, un vingtième de sa masse sous gestion. Mirabaud serait lui aussi exposé. Faut-il ajouter que ces brillants gestionnaires n'ont jamais été avares de leurs bons conseils ? Et qu'il ne fallait pas les titiller longtemps pour qu'ils lâchent tout le mépris en lequel ils pouvaient tenir les " politiques " osant critiquer, ou pire si mésentente, dénoncer les " lois de l'économie " ? Comme on fait les meilleures soupes dans les vieilles marmites, Madoff avait touillé la sienne dans la soupière de Carlo Ponzi, qui date des années vingt. Un brouet mitonné par l' " effet boule de neige ". Un truc intenable à long terme, mais juteux dans l'immédiat, et qui gonfle une jolie bulle spéculative jusqu'à la faire éclater à la figure des investisseurs. investisseurs sur lesquels on ne versera pas une goutte de larme de crocodile : ces vautours se sont seulement trompés de charogne. Quant à Madoff, il a le mérite d'avoir révélé, après d'autres, mais mieux que d'autres, sur quoi se fonde tout le système financier actuel : l'illusion, la rapacité, l'appât du gain rapide pour soi, au prix de la ruine des autres.


    Adhérez au groupe créé sur Facebook "Pour le Prix Nobel d'économie Bernard Madoff" : cet homme le mérite :

    <http://www.facebook.com/p.php?i=1162984031&k=43E2Y3VXP3VM5AB1XE53XV> 

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  • Objection de croissance

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    Samedi 29 novembre : " Journée sans achat "

    C'est le moment : la crise financière, la récession qu'elle pourrait provoquer, et même les milliers de milliards balancés dans les banques privées pour les sauver du naufrage, et sauver avec elles l'ensemble du système parasitaire (mais qu'on se refuse à réformer réellement, et donc profondément) pourraient, et devraient, susciter un changement des comportements individuels et collectifs de consommation. " Pourraient ", en réduisant les ressources consacrées à la consommation; " devraient ", en modifiant les modes et les critères de celle-ci. La " Journée sans achat " du 29 novembre est l'occasion, à quelques semaines des frénésies mercantiles de la fin d'année grégorienne, de s'interroger non seulement sur le sens de ces rites, mais aussi sur nos comportements le reste de l'année. Et sur ce qui provoque ces comportements : ni des besoins, ni même des désirs -mais des réflexes. De toute façon, rien ne ressemble plus à un chien de Pavlov que le consommateur occidental moyen.

    Cresco quia absurdum…

    Il faudrait aujourd'hui, déjà, trois planètes supplémentaires pour produire les ressources naturelles et stocker les déchets de la généralisation du niveau et du mode de vie moyens des Suisses à l'ensemble de la population du globe. Et si c'était le niveau et le mode de vie moyens des habitants des USA que l'on généralisait, ce seraient six planètes supplémentaires qu'il nous faudrait. Il se trouve en effet que si la " croissance " se voudrait continue à l'infini, le monde, lui, est contenu et fini. Or toute l'organisation économique et sociale de ce monde tourne autour du mythe de la croissance continue, et de l'objectif d'une croissance quantitative du produit intérieur brut, c'est-à-dire de la production, de la consommation et du gaspillage. Or, qu'est-ce que la " croissance " telle que la mesure le produit intérieur brut ? C'est, au sens littéral de l'expression, " n'importe quoi " : une amélioration du niveau de vie provoquant une dégradation de la qualité de vie; une augmentation des dépenses utiles autant que le coût d'une catastrophe naturelle ou humaine (une bonne guerre, ça peut vous relancer le PIB). Comme le rappelait Spinoza, on ne peut concevoir quoi que ce soit d'illimité (la " croissance ", par exemple…) dans un monde limité. Et notre monde est limité. Limité, et inégalitaire : un cinquième de la population mondiale consomme et gaspille plus des quatre cinquièmes des ressources du monde. Nous sommes de ce cinquième du monde, gras à lard érigeant autour de nos sociétés transformées en centres commerciaux de dérisoires barrières contre les quatre autres cinquièmes en priant qu'elles les retiendront, alors qu'elles ne font que nous y enfermer. Mais avec le Père Noël.

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  • Sauvetage de l'UBS : Non à l'acharnement thérapeutique !

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    On chipote sur le financement des assurances sociales, mais au chevet des grandes banques, les états d'âme budgétaires se dissipent comme brume au soleil : Six milliards de francs vont directement sortir des caisses fédérales et être injectés dans l'UBS sous forme d'un prêt à 12,5 % remboursable en 30 mois (si l'UBS peut le rembourser), et 54 milliards de francs sont empruntés (à intérêt) par la Banque Nationale à la Réserve fédérale américaine, pour être balancés dans un fonds spécial (basé… aux îles Caïman) reprenant les actifs pourris de l'UBS. L'impact sur les bénéfices de la BNS et donc sa redistribution aux cantons et à la Confédération est " difficilement prévisible " nous disent des " experts " devenus beaucoup plus prudents qu'il y a quelques semaines, lorsqu'ils paradaient du haut de leur immarcescible compétence…

    Banque sous perfusion ou suicide assisté

    Le " plan de sauvetage " de l'UBS par la Confédération, avalisé au nom de la " sauvegarde des intérêts du pays " (confondus avec ceux de la banque), ne sera pas soumis aux Chambres fédérales, puisque le Conseil fédéral a choisi, comme en temps de guerre et de pleins pouvoirs, de légiférer par ordonnance. C'est dire si la pilule est amère (en plus d'être d'une efficacité douteuse). La gauche voulait que le parlement se prononce, la droite ne lui fera pas ce cadeau politique, qui menacerait le cadeau financier. " On fait au niveau suisse ce que Genève et Berne ont fait pour leurs banques cantonales ", pontifie Jean-Pierre Ghelfi, président de la Banque cantonale neuchâteloise. Peut-être, mais les banques cantonales genevoise et bernoise étaient des banques publiques -pas l'UBS, banque privée qui ne s'est jamais privé de donner des leçons de libéralisme. Et a d'ailleurs été très libérale dans la distribution de primes de départ à ses anciens responsables. On débloque donc (le terme s'impose) soixante milliards pour sauver l'UBS de la banqueroute, sans rien exiger (ou presque) en échange. La droite applaudit, tout libéralisme rentré. Le PSS a annoncé un plan " alternatif " à celui monté par le Conseil fédéral. Pour le PS, si l'Etat investit massivement (et aventureusement, puisqu'il s'agit de racheter des titres pourris) dans l'UBS, il doit pouvoir exercer un véritable contrôle sur la banque, et pouvoir plafonner les salaires mirobolants de ses dirigeants On est bien contents qu'il y ait un plan " alternatif ". Mais on se demande tout de même si la véritable alternative ne consisterait à appeler au chevet du système financier international, et de l'UBS, non pas les banques centrales, mais Exit et Dignitas.

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