Développement durable - Page 2

  • Changer le monde ou changer l'image des maîtres du monde ?

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    A propos de l'accord conclu à la "COP 21"
     "Vive la planète, vie l'humanité, vie la vie !", s'exaltait Laurent Fabius, au terme de la Conférence mondiale sur le climat, la fameuse COP 21 de Paris. Et François Hollande faisait écho à son ministre des Affaires étrangères : "l'Histoire arrive, l'Histoire est là". Certes, l'Histoire est là -mais elle est toujours là, l'Histoire. Quant au jugement qu'elle portera sur le "jour historique" de la signature de l'accord sur le climat, il devra tenir compte de la concrétisation (ou non) des bonnes intentions, des belles promesses et des grands objectifs contenus dans les 39 pages et les 29 articles du texte. On s'est donc mis d'accord sur la nécessité de plafonner le plus vite possible les émissions de gaz à effet de serre, de telle manière que le réchauffement global de la planète ne dépasse pas 2°, et si possible 1,5°. Mais le calendrier, les dates, les échéances sont dans le flou, et l'accord ne souffle mot des principaux responsables de la dégradation climatique à laquelle il entend mettre fin : l'utilisation des énergies fossiles, l'agriculture intensive, l'élevage industriel, le trafic aérien, le trafic maritime... "il est rare dans une vie d'avoir l'occasion de changer le monde", a ponctué François Hollande... l'a-t-on vraiment saisie, à Paris, en décembre, cette occasion de changer le monde, ou l'a-t-on ratée pour ne changer que l'image des maîtres du monde ?

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  • 20 mars, « Journée internationale sans viande » ...

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    animaux, alimentation, végétarisme, végétalisme, véganisme, Journée sans viandeRapport aux bêtes...

    Ainsi, il y a désormais, une « question animale » à laquelle réponse doit-être donnée. Une question posée par notre rapport paradoxal, foncièrement contradictoire, aux animaux (c'est-à-dire aux autres animaux que nous-mêmes, puisque nous avons péniblement fini par admettre que nous sommes des animaux...). « Le Temps » de la fin de l'année dernière titrait : « L'homme ne n'est jamais senti si proche des animaux, mais il les tue en masse » -et pas seulement pour les bouffer. Il se trouve cependant que les animaux dont nous nous sentons proche ne sont généralement pas les mêmes que ceux que nous massacrons, que les espèces de nos animaux de compagnie ne sont pas celles de notre alimentation (et de l'alimentation de nos chats et de nos chiens) et que si sensibles que nous soyons au bien-être des animaux que nous consommons et faisons consommer à nos animaux de compagnie, il n'est pas évident qu'une majorité d'entre nous accepteraient de payer leur bidoche et celle de Félix et Médor dix fois plus cher pour en finir avec les conditions abominables de « vie » et de mise à mort des animaux qu'implique la production industrielle de viande.

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  • Développement durable ou décroissance ?

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    Quelle réponse à un « schéma de consommation et de production non viable » ?

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  • « Ecopop » : Brouillard vert sur la xénophobie ordinaire, ou l'écologie à la mode bunker

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    propriété privée.jpgEcolo fondamentaliste encarté au PDC, Philippe Roch ne voit pas ce que l'initiative « Ecopop » qu'il soutient peut bien avoir de xénophobe. L'a-t-il lue avant de la soutenir au seul motif qu'elle « lance le débat sur la démographie » ? L'initiative ne s'en prend pas à la consommation individuelle des ressources (et des espaces) par la population résidente, ni au gaspillage de ces ressources et de ces espaces par les Suisses eux-mêmes -elle s'en prend à l'immigration; elle ne s'en prend pas au vieillissement de la population résidente (un vieillissement lui-même fauteur d'immigration) mais à la natalité dans les pays bénéficiaire de l'aide suisse au développement... Elle ne « lance pas le débat » sur la démographie, elle le rabaisse au niveau d'un seul et unique prédicat : la dégradation de l'environnement, le bétonnage, le gaspillage, « c'est la faute des autres ». La faute des immigrants, la faute des pauvres du Sud. Et on serait bien chez nous, entre nous seuls, sans ces importuns... Bref, de l'écologie à la mode bunker : « propriété privée, défense d'entrer, chien méchant »...

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  • Pièges mortels au Bangladesh : Solidarité avec les ouvrières du textile

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    Le Bangladesh est après la Chine le deuxième pays producteur de textiles : quatre millions de personnes (dont trois millions et demi de femmes)  y produisent dans 4500 usines ce qu'on va retrouver dans les grands et petits magasins de nos pays. Et ce travail est effectué dans des conditions désastreuses, pour un salaire inférieur au minimum vital : les ouvrières du textile travaillent au moins treize heures par jour, n'ont droit à aucune vacances, vivent dans des bidonvilles sans accès à l'eau potable. Et leur lieu de travail peut être un piège mortel :  Il y a un an, le 24 avril 2013, le Rana Plaza s'effondrait à Dhaka, au Bangladesh. Plus de 1100 ouvrières (surtout) et ouvriers qui travaillaient dans cet immeuble transformé en usine textile ont été ensevelis sous des décombres. Les patrons, les autorités savaient l'immeuble dégradé, lézardé de fissures, mais couturières et couturiers avaient tout de même été contraints, sous menace de licenciement, de se rendre à leur poste de travail. Cinq mois avant, 112 ouvriers avaient déjà été tués dans l'incendie d'une usine textile dont les portes étaient fermée.

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  • Pérou : Eldorado des uns, calvaire des autres...

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    L'or contre la vie

    Depuis une dizaine d'années, le Pérou base sa politique économique sur l'exportation des matières premières. Non plus le bon vieux guano des aventures de Tintin, mais, entre autres, sur le cuivre et l'or. Economiquement, ça fait du bien à la balance du commerce extérieure et au PNB. Socialement et écologiquement, c'est une calamité. Il y a un an, à Espinar, trois paysans avaient été tués, et des dizaines d'autres blessés et/ou arrêtés dans la répression d'une manifestation contre la pollution générée par une mine de suivre exploitée par le groupe Xstrata. Aujourd'hui, c'est dans la province septentrionale de Cajamarca qu'un conflit a éclaté entre la population et le gouvernement allié aux multinationales (en l'ocurrence, l'étasunienne Newmont Mining), au sujet de l'extension des mines d'or. C'est loin, le Pérou. Mais où croyez-vous que l'or que l'on y extrait est raffiné et négocié ? Gagné : chez nous ! C'est vrai, quoi, on allait tout de même pas se contenter de blanchir l'argent sale, il fallait bien aussi pouvoir blanchir l'or pas propre...

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  • Vote du 3 mars sur l'aménagement du territoire : A la hauteur de l'enjeu ?

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    Le 3 mars, on votera sur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, contre-projet indirect à une initiative populaire « pour la protection du paysage » imposant aux cantons un moratoire de vingt ans des zones à bâtir. Si la révision de la loi, combattue par un référendum lancé par l'organisation patronale des PME (l'Union Suisse des Arts & métiers)  passe, l'initiative sera retirée. Si elle est refusée, l'initiative sera soumise au peuple. Le Conseil fédéral, la majorité du parlement (dont la gauche), les villes, la majorité des communes et la quasi totalité des cantons (le Valais faisant bande à part), l'Asloca, soutiennent la nouvelle loi. Mais est-elle à la hauteur de l'enjeu ?

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  • Vingt ans après le « Sommet de la Terre » : Sauver la Terre ou les Terriens ?

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    « La cause principale de la dégradation continue de l'environnement mondial est un schéma de consommation et de production non viable, notamment dans les pays industrialisés, qui est extrêmement préoccupant dans la mesure où il aggrave la pauvreté et les déséquilibres » : ainsi s'exprimait en 1992 la déclaration finale du « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro. Deux conventions sur les changements climatiques et la diversité, plus un plan de « développement durable » (l'« Agenda 21 »), suivirent, mais vingt ans plus tard on n'est toujours pas sorti du « schéma de consommation et de production non viable », et le «développement durable» prôné à Rio apparaît pour ce qu'il est : une tentative de sauvegarder l'essentiel de ce « schéma », d'en pérenniser les « lois » fondamentales -à commencer par celle du profit, et celle de la propriété privée des moyens de production. La planète y survivra, mais quel prix paieront ses habitants humains ?

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  • Retour d'Afrique : Décalages horaires politiques

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    « L'histoire nous surprend là où nous sommes nés », écrivait Régis Debray -du temps où il était de gauche. Elle nous a surpris dans l'une des villes les plus riches de l'un des pays les plus riches du monde. Elle nous surprend aujourd'hui au retour du Burkina Faso, où nous étions partis en délégation des communes genevoises et de la Fédération genevoise de coopération, nous rendre compte sur place de la réalité des projets que soutiennent nos communes. et cette surprise pèse d'un sacré poids : celui de la comparaison entre deux situations extrêmes -la nôtre et celle d'un des trois ou quatre pays les plus pauvres de la planète. Mais toute mauvaise conscience mise à part, et toute posture contrite abandonnée, que faire de cette surprise, et de ce décalage horaire politique ?

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  • Un enjeu plus urgent que nos jeux

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    Avec une demie-douzaine d'autres conseillères et conseillers municipaux de quatre communes genevoises, nous partons dimanche, pour une semaine, au Burkina Faso, invités par la Fédération Genevoise de Coopération (organisation faîtière regroupant une cinquantaine d'associations actives dans la coopération au développement) à venir « voir sur place »  à quoi (tri des déchets, scolarisation des enfants handicapés, gestion de la faune, sécurité alimentaire...) sont utilisés les fonds accordés par nos municipalités à la coopération au développement, et avec qui se fait cette coopération.  On vous tiendra au courant (notamment sur www.secretariatfgc.blogspot.com). Et, avouons-le : entre les vautours planant sur les Bastions, l'appel de la droite à réduire le droit de manifester et les petits arrangements de l'«affaire Muller », on n'est pas trop mécontents de changer un peu d'air, et de réalités -pour des réalités pour lourdes que les nôtres, et des enjeux plus urgents que nos jeux.

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  • Population mondiale : Sept milliards d'humains, et alors ?

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    Nous sommes donc, nous annonce l'ONU, sept milliards d'humaines et d'humains sur terre. Sept milliards d'humains, et alors ? Nous produirions assez de nourriture pour en nourrir deux fois plus, si les ressources alimentaires étaient équitablement réparties, et si nous n'étions pas dans un monde où les uns bouffent trop quand les autres crèvent de faim. Mais sept milliards d'humaines et d'humains sur terre, il semble que cela en panique une partie -celle, apparemment, qui vit le mieux ou le moins mal. Parce que cette part de l'humanité est celle dont la croissance démographique est la plus faible, et qu'elle se sent menacée par l'autre part, plus jeune, plus pauvre... et plus prolifique. A qui on ne dit plus de se serrer la ceinture, mais de fermer sa braguette.

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  • Jeûnes genevois et fédéral : qu'en reste-t-il ?

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    Allez les Jeûnes !

    Demain, à Genève, c'est jour officiel de Jeûne. Et dans dix jours, dans le reste de la Suisse, c'est jour officiel de Jeûne.  Est-ce à Genève en hommage aux victimes du massacre de la Saint-Barthélémy, ou d'un massacre précédent à Lyon en 1567, ou d'une épidémie de peste que l'on est supposé jeûner ? Et en Suisse, est-ce toujours pour «  consolider la paix religieuse » que perdure le Jeûne fédéral  institué par la Diète (un Jeûne institué par une Diète, il y a de la logique là-dedans...) en 1832 ? Soyons franc : tout le monde se fout de savoir pourquoi ces journées de jeûne, que plus personne ne respecte en tant que telles, ont été instaurées. On ne jeûne plus les jours de Jeûne, mais on devrait s'y remettre, pour les raisons qu'on veut. Ou sans raison. Parce qu'un jour sans goinfrerie ne pourrait que nous faire du bien, de quoi que l'on se goinfre le reste de l'année.

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  • Cherpines-Charottons : Des cardons, du logement, quoi d'autre ?

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    Le référendum contre le déclassement du secteur des Cherpines, à Plan-les-Ouates, est lancé, à l'initiative de la coopèrative des Jardins des Charrotons. Face au projet du Conseil d'Etat (ou de Mark Muller tout seul, on ne sait pas trop), les référendaires affirment vouloir défendre l'agriculture de proximité (les terres de la Plaine de l'Aire sont, paraît-il, excellentes), contestent l'impact du projet sur la crise du logement et refusent un déclassement voté alors qu'on attend toujours que se concrétisent des projets déjà acceptés  (Communaux d'Ambilly, Vergers, Chapelle). Le projet voté par le Grand Conseil souffre d'une densification insuffisante (l'espace à déclasser pourrait, même en préservant les terres agricoles, accueillir plus de logements que le projet en prévoit), et envisage de gaspiller deux hectares et demi pour un centre sportif (agrémenté de l'inévitable « event center » et du non moins inévitable parking) dont le destin pourrait bien être celui du funeste stade de la Praille. Le référendum s'appuie sur une ébauche de contreprojet préservant la zone agricole tout en permettant la construction de 2500 logements. Les socialistes, qui ont posé au parlement des conditions (dont la densification, en faveur de logements sociaux) à leur soutien au projet, se prononceront lundi soir sur le référendum, prise de position qui quelle qu'elle soit, ne devrait préjuger nullement de leur mot d'ordre final, lorsque le référendum aura abouti : il faudra bien, à ce moment là, sortir de la confortable ambiguité en laquelle nous nous sommes lovés comme des cardons dans la bonne terre de la Plaine de l'Aire.

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  • Après Copenhague, Cochabamba. Et Eyjafjöll.

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    « Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète »

    Le président bolivien Evo Morales a ouvert mardi, à Cochabamba la « Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère» en dénonçant la responsabilité historique du capitalisme dans la dégradation de l'environnement. Passons sur la référence chamanique à la «Terre Mère » et retenons de la conférence de Cochabamba, non cette invocation « new age », mais la volonté de répondre, par une sorte d'« appel à la base » au fiasco de celle, en décembre dernier, de Copenhague sur le climat. « Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète » , affirme le président bolivien -qui l'avait déjà dit, en d'autres termes, à Copenhague. Mais à Copenhague, Morales parlait à des sourds volontaires. A Cochabamba, il entend parler aux mouvements sociaux et aux peuples. On change de registre, on hausse l'ambition : on ne cherche plus  à « écologiser »  le capitalisme,  on s'organise pour mettre fin à un modèle de développement fondé sur la mercantilisation de tout, l'exclusion de tous ceux qui n'ont pas les moyens d'accéder au marché global, le pillage des ressources non renouvelables et la destruction de tous les écosystèmes, sans exception. La conférence bolivienne s'est ouverte en pleine éruption islandaise. A la dénonciation politique exprimée par Morales, il fallait une démonstration par l'exemple de l'absurdité du système économique : notre camarade Eyjafjallajokull l'a donnée en clouant au sol la quasi-totalité de l'aviation civile européenne.

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  • Programme socialiste et « développement durable »

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    Camarades, encore un effort pour être écosocialistes...

    Dans le projet de programme du PSS, on trouve ceci :  « L'objectif du Parti socialiste est le suivant : assurer une qualité de vie optimale à un maximum de personnes à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières. La voie qui y mène, c'est le développement durable. Au 21e siècle, c'est le seul principe défendable en matière d'action politique, sociale et économique ». Le « seul principe défendable », vraiment, ou plutôt le seul principe a priori acceptable par l'opinion publique ? Si acceptable a priori qu'il est devenu une sorte d'invocation rituelle, de laquelle plus aucun programme politique ne pourrait se priver...  Pour le PSS, au-delà de l'invocation, il s'agirait de donner une « priorité à la perspective à long terme et non à l'action à court terme », de promouvoir une « logique sociale, écologique et économique et non pas la logique d'entreprise capitaliste », de  mettre l'économie financière « au service de l'économie réelle au lieu de mettre l'économie réelle au service - à haut risque - de l'économie monétaire et du capital financier », d'aménager la croissance économique « de telle sorte que nous consommions moins de ressources au lieu d'en consommer toujours davantage, au détriment des plus pauvres et des générations futures »,  de « faire primer la force du droit sur le droit du plus fort », de « placer la démocratie politique au-dessus des prétentions de celles et ceux qui veulent soumettre toujours plus de domaines de la vie au régime du marché »... Tout cela est fort bien et fort juste. Mais peut-être encore insuffisant pour donner un réel contenu politique, socialiste, au « développement durable ».

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  • Vers l'emploi vert...

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    Le Parti socialiste suisse lance une initiative populaire fédérale, soutenue par les Verts et les syndicats, pour « de nouveaux emplois grâce aux énergies renouvelables », titre malencontreusement résumé en anglo-zurichois par un très ridicule « Cleantech » qui renvoie plus à une marque de détergent qu'à un projet politique. L'initiative vaut mieux que cette navrante trouvaille publicitaire : elle vise à libérer la Suisse de sa dépendance à l'égard des énergies non-renouvelables, et à créer des emplois dans le secteur des énergies alternatives en y soutenant l'innovation et l'investissement privé et public. Les énergies alternatives et les technologies dites « propres » (encore qu'il il faudrait y regarder d'un peu plus près pour être sûrs qu'elles méritent ce label: comment, avec quoi, où et dans quelles conditions produit-on les panneaux solaires, par exemple ?), sont en effet, comme l'écrit le présidnt du PSS Christian Levrat, « synonymes d'emplois pour le futur », à condition que les investissements suivent et qu'une véritable volonté politique de les promouvoir se traduise en actes (en en lois incitatives, du moins tant qu'on a encore besoins de lois). De là à croire que « les technologies propres nous sortiront » de la crise « où l'industrie financière nous a jetés », il y a sans doute un pas qu'on ne franchira qu'avec beaucoup d'ingénuité...

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  • Réchauffement de la planète et eau de boudin diplomatique

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    De COPSenague à FLOPenague

    A Copenhague, on a commencé par cogner sur les altermondialistes, et on a fini par pisser dans un violon. Et le prochain sommet du même genre, sortant du même tonneau, aboutira sans doute au même résultat, pour les mêmes raisons : aucun des principaux acteurs de ce genre de raouts n'a la moindre envie de remettre en cause les fondements mêmes de son économie , qu'elle soit qualifiée de " développée " ou " émergentes " Copenhague est un fiasco ? Les plus importants des 120 Etats qui y participaient feront mines de s'en désoler, mais ce fiasco les arrange, et arrange surtout les puissances économiques dont la plupart d'entre eux ne sont que les commis. Le " Yes we can ! " d'Obama trouve là ses limites : celles que lui mettent les plus grandes entreprises américaines, dont celles, notamment dans le secteur automobile, qui ont été sauvées par les caisses publiques à coups de centaines de milliards de dollars. Les Etats-Unis n'en font pas assez pour réduire leurs émissions, la Chine ne veut pas être contrôlée, l'Europe donne des leçons qu'elle ne s'applique pas à elle-même, Moritz se rend à Copenhague en train, mais en revient en avion, tout est pour le pire dans le meilleur des mondes réchauffés possible, mais " l'économie " et la consommation sont sauves.

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  • De l'huile de palme dans les rouages des banques suisses

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    Quand l'UBS et le Crédit Suisse financent la destruction de la forêt tropicale

    En Indonésie, de grandes compagnies financées notamment, comme la " Golden Agri Ressources+ ", par l'UBS et le Crédit Suisse, s'approprient les terres et déboisent, détruisant les écosystèmes locaux (qui participent du poumon de la planète) et les espaces de vie des populations indigènes. L'organisation indonésienne Walhi s'y oppose, et soutient le mouvement d'occupation des terres communales volées à Sumatra par les industriels de l'huile de palme. A son tour, Walhi a obtenu le soutien du SOLIFONDS, le fonds de solidarité avec les luttes de libération sociale dans le tiers-monde, commun aux syndicats, à l'OSEO et au PS. Le Solifonds a donc besoin de notre propre soutien pour pouvoir soutenir Walhi : vos contributions sont attendues... Elles ne contrebalanceront pas matériellement les masses financières injectées par la Suisse dans ses banques, et qui leur permettent de financer les ravageurs de la forêt indonésienne, mais elles y répondront au moins comme il convient : par le soutien à celles et ceux qui, en Indonésie, s'y opposent.

    SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, CH-8031 Zurich
    mail@solifonds.ch
    www.solifonds.ch
    Compte postal 80-7761-7

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  • En finir avec le développement du râble

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    Plans de relance ou décroissance ?

    Le 16 mai prochain, dans toute l'Europe, les syndicats et les partis de gauche manifesteront pour un " new deal social ". Les grandes organisations mondiales de protection de l'environnement militent quant à elles pour un " new deal vert " destiné à revitaliser l'économie mondiale et relancer l'emploi en accélérant la lutte contre le changement climatique, la dégradation environnementale et la pauvreté. " Sociale " ou " verte ", une relance fondée sur les fameux principes du " développement durable " nécessiterait au minimum un investissement d'un pour cent du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit environ 750 milliards de dollars (bien moins que les masses financières gigantesques englouties depuis des mois dans le sauvetage du système financier mondial), à investir dans les économies d'énergie, les énergies renouvelables, les transports collectifs, l'accès à eau douce, l'infrastructure écologique et l'agriculture " durable ". Mais il s'agit bien d'une " relance ", et non d'un changement. On fait repartir une machine, on ne renonce pas à celle tombée en panne.

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  • Ecoquartiers ou boboghettos ?

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    Vers le développement durable de la ségrégation sociale

    Qui n'a pas son projet d' " écoquartier " ? L'implantation d'un " écoquartier " sur le site d'Artamis (en 2011, 2012 ou 2013, quand le site aura été décontaminé de toutes les saloperies laissées par les Services Industriels qui l'occupaient avant les milieux alternatifs) est pratiquement acquise, a annoncé Rémy Pagani; les radicaux ont eux aussi leur projet d' " écoquartier ", à la pointe de la Jonction. Quant aux Verts, trois de leurs députés ont déposé et fait accepter une motion pour en installer un à la Concorde, à Châtelaine, après que la Fondation Emile-Dupont pour des habitations bon marché ait décidé de démolir et de reconstruire une vingtaine d'immeubles du quartier des Ouches. La liste n'est ni exhaustive, ni close. Les écoquartiers sont conçus pour qu'on y privilégie des principes de " développement durable " (énergies renouvelables, toitures végétalisées, récupération des eaux de pluie, potagers etc…), qu'il n'y a cependant aucune raison de réserver à l'usage de quartiers expérimentaux, et qui mériteraient d'être appliqués dans toute la ville. Sauf à n'avoir aucun sens.

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