• Deux fois deux candidatures à la présidence du PS suisse

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    mots socialistes.jpgLes sociaux et les sociétaux ?

    A trois semaines de la date limite pour déposer les candidatures à la présidence du Parti socialiste suisse pour succéder à Christian Levrat, deux duos paritaires se présentent à sa co-présidence : Mattea Meyer et Cedric Wermuth, Priska Seiler Graf et Mathias Reynard. Toutes et tous siègent au Conseil national.
    Pour Carlo Sommaruga, "Mathias incerne l'énergie du renouveau en Suisse romande". La présidente du PS vaudois soutient également la paire "complémentaire et combattive" Seiler Graf-Reynard. Un duo qui considère que "l'enjeu majeur pour les socialistes n'est pas de réinventer leur programme ni de changer leurs principes". Au fond, tous critères d'images oubliés, la paire Meyer-Wermuth ne dit pas autre chose, si elle le dit différemment : "il faut un renouveau à gauche pour un projet d'avenir. Pour une idée progressiste qui crée à nouveau de l'espoir" (avouons qu'on ne s'attendait pas à ce qu'une candidate et un candidat à la présidence du principal parti de la gauche suisse, deuxième parti national, se présentent comme porteurs d'un "immobilisme à droite pour un projet  réactionnaire qui crée de la désespérance"). Cette mise en concurrence de deux "tickets" révèle-t-elle un conflit de ligne ? Pas vraiment. Peut-être le duo alémanique a-t-il un profil, une image, "plus à gauche" (les deux sont issus de la JS -mais Reynard aussi), cependant il ne s'agit sans doute là que d'une image, et Reynard. lui aussi profilé sur la gauche du parti, se dit "très proche des positions de Mattea Meyer et Cedric Wermuth". On n'a donc pas affaire à un combat gauche-droite au sein du PS.

    Dans l'annonce de leur candidature, Priska Seiler Graf et Mathias Reynard écrivent que "le PS a une pensée unie, mais pas unique" : c'est joliment dit, mais à lire ce que les media ont publié des intentions des deux binômes. on croit tout de même distinguer des accents mis sur des priorités stratégiques différentes, mais pas exclusives les unes des autres (on parle de priorités, pas d'obsessions) : sociétales pour le "ticket" Meyer-Wemuth, sociales pour Seiler-Graf Reynard.

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    Lien permanent Catégories : Politique, PS, Suisse 1 commentaire
  • Un référendum contre un "libre-échangisme" ravageur

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    libre-échange, Indonésie, multinationales, huile de palme

    La palme des ravages

    Un comité a lancé le référendum contre un accord de libre-échange (accepté par les Chambres fédérales) passé entre l'Indonésie et l'Association européenne de libre échange, dont la Suisse est membre. Les référendaires (Uniterre, SolidaritéS, les Jeunes Verts, Longo Maï, Solidarité sans frontières, le parti Nouveau Radical, SolidaritéS) font de ce référendum un moment de la lutte contre un "libre-échangisme" des marchandises sans critères sérieux de respect de l'environnement et des droits humains -car après l'accord avec l'Indonésie se profilent d'autres accords sortis du même tonneau libéral, avecla Malaisie et le Mercosur sud-américain. Tous accords qui cautionnent des conditions de travail calamiteuses et concourent à la destruction de la forêt tropicale Dans le cas de l'Indonésie, c'est sous le slogan "Stop à l'huile de palme" que le référendum est lancé : la production de l'huile de palme cumule en effet toutes les tares des produits dont des accords de libre-échange comme celui qui devrait être passé avec l'Indonésie favorisent la production et l'exportation : un désastre environnemental à la production, un autre au transport intercontinental, un désastre social pour les travailleurs dans le pays exportateur et les paysans dans le pays importateur. Alors on signe le référendum (ultime délai : le 9 avril), parce que la seule palme que mérite l'accord qu'il conteste mérite, c'est celle de l'aveuglement.

    *On peut télécharger les feuilles de signatures sur https://nein-zum-freihandel.ch/fr/home-2/

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  • Puisqu'il est encore possible de vous les présenter : Tous nos voeux pour 2020

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    dugong festif.jpg

    Sans doute pourrait-on considérer nos voeux pour la nouvelle année comme un peu tardifs, mais il est admis que l'on puisse les présenter pendant tout le mois de janvier... les voilà donc, dans les formes désormais prescrites,. On vous prie donc d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, tous nos vœux à un mois passé  du solstice d'hiver et trois semaines du premier de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées. Ces vœux concernent plus particulièrement :

    - la santé, ceci ne supposant de notre part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d'une quelconque volonté de nous immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur.
    - la prospérité, étant entendu que nous ignorons tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d'imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti.
    - le bonheur, sachant que l'appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu'il n'est pas dans notre intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

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  • 10 % de logements d'utilité publique, c'est "démesuré" ?

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    bandeau logement.jpg

    Le satanique droit au logement

    Le  9 février, on vote dans toute la Suisse  sur l'initiative de l'Asloca pour "davantage de logements abordables". L'initiative propose d'accorder dans toute la Suisse, aux cantons et aux communes, un droit de préemption qui est déjà en vigueur à Genève et dans le canton de Vaud : pouvoir acquérir des terrains auprès de privés ou de la Confédération et de ses entreprises (comme les CFF). Et elle pose un minimum de 10 % de logements d'utilité publique (en moyenne nationale) dans les nouvelles construction, de manière à soulager les villes-centre. Un pourcentage que le PDC Vincent Maître trouve "démesuré". Il doit être bien logé, le PDC Vincent Maître. Ou alors, il est logeur : "La Suisse est un pays de locataires... doté d'un parlement de bailleurs", résume la Conseillère aux Etats socialiste tessinoise Marina Carobbio. D'un parlement et d'un gouvernement : il existe "suffisamment de logements de qualité à des prix abordables", écrit le Conseil fédéral dans la brochure de votation. On ne doute pas qu'il existe suffisamment de logements à des prix abordables pour un Conseiller fédéral et une Conseillère fédérale, mais ce Conseiller fédéral et cette Conseillère fédérale pourraient au moins faire semblant d'avoir conscience de la difficulté pour une personne, un ménage, une famille à bas revenu d'en trouver un, de "logement à un prix abordable" (ce que sont, par définition, les logements d'utilité publique)... Quant aux coopératives d'habitation que l'initiative évoque  comme une moyen de faire échapper le logement à la dictature du marché, de la spéculation et du profit, sans doute le sont-elles -mais il ne faut pas non plus oublier qu'y accéder nécessite l'achat de parts hors de portée des plus démunis. En réalité sociale, les coopératives s'adressent précisément à cette fameuse "classe moyenne" dont l'invocation rituelle (surtout en période électorale) tient du moulin à prière tibétain, ici recyclé en goupillon d'exorcisme contre le satanique droit au logement.

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    Lien permanent Catégories : Logement, Politique, Suisse, votations 3 commentaires
  • Un chèque en blanc (et en zinc) de six milliards

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    avions de combatAvions très furtifs

    Il y a six ans, le peuple suisse refusait de dépenser trois milliards de francs pour acheter 22 avions de combat (des Saab Gripen). Et aujourd'hui, le Conseil fédéral et les Chambres fédérales lui proposent d'en claquer au moins deux, voire trois fois plus, pour acheter un nombre imprécisé (jusqu'à une trentaine) d'avions de combat d'un modèle pas plus précisé, puisque le choix se fera après le vote populaire (le référendum est lancé, et il aboutira), entre cinq modèles hauts de gamme et de prix. Un chèque en blanc et en zinc pour un achat excédant les besoins de la Suisse. C'est sans doute ce qu'on appelle des avions furtifs. Cest en tout cas un achat la tête dans le sac ou la boîte noire -un achat contre lequel un référendum a été lancé. Pour provoquer un vote populaire on signe et fait signer le référendum (on peut télécharger le formulaire de signatures sur https://www.fichier-pdf.fr/2020/01/09/referendum-avions-de-combat/)

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  • Refuser l'homophobie, comme le racisme

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    badge homophobie.jpgLa haine, une opinion ?


    Le Conseil d'Etat genevois a appelé à soutenir la proposition, soumise au peuple le 9 février et soutenue par le Parlement et le gouvernement fédéraux d'étendre la loi antiracisme à l'homophobie. Il explique qu'il ne s'agit nullement de restreindre la liberté d'expression, mais uniquement de réprimer les appels à la haine et à la violence à l'encontre des homos, bis et trans sexuel-le-s. Il rappelle que la Constitution genevoise (comme la zurichoise) interdit explicitement les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, mais ne peut faire respecter cette interdiction faute de disposition sanctionnant pénalement son irrespect. Le Recteur de l'Université, Yves Flückiger, résume : "le but de cette loi n'est pas d'interdire des opinions mais de permettre que les débats se fassent dans le respect de tout un chacun. La pasteure Caroline Costa y voit une protection "de toutes et tous", la présidente de la Commission fédérale contre le racisme, Martine Brunschwig Graf, précise : "l'incitation à la haine n'est pas l'expression d'une opinion".

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    Lien permanent Catégories : moeurs, Suisse, votations 5 commentaires
  • Donald, Greta, Davos...

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    Davos.jpgOuef ouef ouef !

    Il y a eu deux vedettes à Davos : un Donald et une Greta. Trump et Thunberg. Un déni d'urgence climatique, un appel à la relever. Dans une station de sports d'hiver transformée en camp retranché, un pince-fesse mondialisé (le ouef ) auquel on ne peut participer qu'en claquant 70'000 dollars (ou euros, ou francs suisses, comme vous voudrez). En s'y rendant si possible en jet privé ou en hélicoptère (et pas à pied, comme des centaines de manifestants vont le tenter -eux seront sans doute refoulés). Le tout étant protégé par les F/A-18 de l'aviation militaire suisse -qui prouve ainsi que ses appareils actuels font très bien l'affaire et qu'on n'a pas besoin d'en acheter de nouveaux. Le Ouef a mauvaise réputation, on se demande pourquoi. Et il veut s'en donner une nouvelle, plus présentable. D'où l'invitation à Greta Thunberg. Sans pour autant renoncer aux potentats égocentriques que le Ouef a coutume d'accueillir. D'où Donald Trump. Le plus infantile des deux n'étant évidemment pas celle qu'on pourrait croire. Un cinquième du Ouef devrait être consacré au climat. Et quatre cinquième à caresser dans le sens du poil et de l'amour-propre ceux qui le salopent. Donald y a donc toute sa place. Onc'Picsou aussi. Et Greta qui n'est ni une starlette, ni l'objet d'une tocade des foules, mais peut-être un symbole de tout ce que Davos n'est pas, ni ne peut être.

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  • Politique genevoise du parcage des bagnoles : Clé de Ville

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    épaves.jpgLe référendum municipal lancé par l'Alternative (PS, Verts, SolidaritéS, Parti du Travail), Pro Velo et l’Association transports et environnement contre le projet anachronique du parking "Clé de Rive" a largement abouti -les signatures nécessaires avaient déjà été obtenues avant noël. Un autre référendum, cantonal celui-là, et lancé en sens inverse par le TCS et une organisation patronale, a aussi abouti : il conteste l'assouplissement décidé par le Grand Conseil, sur proposition du Conseiller d'Etat PDC Serge Dal Busco, de l'obligation de compenser par une nouvelle place de parking toute place de parking supprimée en surface. Dans la "Tribune de Genève", un candidat PLR se plaint de l'aboutissement du référendum contre le parking Clé-de-Rive. Nous ne nous plaindrons pas de l'aboutissement de celui contre la compensation des places de parking supprimées. Le peuple de la Ville et celui du canton vont donc pouvoir se prononcer sur la politique genevoise du parcage des bagnoles et c'est une excellente chose : Les Genevoises et les Genevois peuvent, s'ils le veulent, se donner les clés-de-ville...

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    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 2 commentaires
  • Désobéissance civile et responsabilité individuelle :

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    JugeRoyBean.jpegVive le Juge !

    Le Tribunal de police de Renens a acquitté les activistes de "Lausanne Action Climat" coupables d'avoir joué une partie de tennis dans les locaux du Crédit Suisse pour dénoncer les investissements de la banque dans les énergies fossiles. Ils avaient été condamnés par ordonnance pénale et avaient fait appel. Finalement, le juge a certes reconnu contre eux la violation de domicile et l'insoumission aux ordres de la police, mais il a reconnu la "nécessité licite" de leur action par ailleurs illégale, en estimant que " telle que conçue par les prévenus (elle) a constitué le seul moyen efficace pour faire réagir la banque", qui n'avait, avant l'action des militants, jamais répondu à leurs sollicitations, pas plus qu'à celles de Greenpeace, et que Crédit Suisse n'a exprimé son soutien à la "finance durable" (bel oxymore, soit dit en passant) qu'après avoir servi de théâtre à la performance des écolos. Par ailleurs, le temps de l'action politique institutionnelle étant ce qu'il est, il est incompatible avec l'urgence climatique, ce qui légitime d'autres modes d'action, d'autant que les interventions des parlementaires fédéraux sur ce thème depuis des années n'ont eu pour réponse que "des déclarations d'intention inoffensives, voire lénifiantes". En clair, le juge légitime la "désobéissance civile" lorsqu'elle est la réponse à un "état de nécessité". Vive le Juge ! Du coup, la télé est allée chercher un vieux jeune politicien, le PLR valaisan Nanternod, pour qu'il dénonce une "justice suisse qui rend maintenant des jugements politique" et s'en prend au droit (sacré) à la propriété privée. Sur quoi le procureur vaudois fait appel de la décision du juge de Renens, qu'il trouve "surprenante". Mais ça, c'est pas de la "politique". Juste une rogne de mauvais perdant. Parce qu'il faut être clair : qu'est-ce qu'une "justice politique" ? une justice qui rend un verdict qui déplaît aux vieux jeunes radelibes valaisan...

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  • Conseil municipal de la Ville de Genève : D'une majorité à l'autre...

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    Ides de mars

    La majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a refusé hier soir, avec obstination, les propositions de la gauche pour concrétiser la transition écologique (rénover les bâtiments, renforcer la mobilité douce, protéger les sols, replanter des arbres, favoriser des projets innovants par le fonds G’innove, etc.), et tout aussi systématiquement les propositions socialistes destinées à rendre plus transparents le financement des groupes politiques et la rétribution des élus au Conseil municipal, renforcer l'efficacité du fonctionnement même de cet illustre parlement et rationaliser l'octroi d'une aide sociale et le règlement des piscines... Et pourquoi diable cette majorité a-t-elle refusé des propositions qui relèvent pour les unes de l'urgence, pour d'autres de la logique, pour d'autres encore de l'urgence et de la logique ? La réponse est simple : parce que cette majorité est de droite (elle va du PDC au MCG en passant par l'UDC et le PLR). La nécessité d'une majorité de gauche ? Cette droite hétéroclite, distendue, incohérente, devrait à elle seule vous en convaincre...

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 2 commentaires
  • "Nouvelles censures... nouvelles dictatures"

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    Cinq ans après le massacre de "Charlie Hebdo"

    La semaine dernière, "Charlie Hebdo" sortait un numéro revenant, cinq ans après, sur le massacre dont sa rédaction fut la victime. Ce numéro, l'hebdo l'a titré "Nouvelles censures... nouvelles dictatures". "Charlie Hebdo" peut légitimement nous parler de la censure : il en a été la cible sous sa pire forme, celle du meurtre.  Et c'est pour nous, ici, qui n'avons jamais rien risqué qui y ressemble, fût-ce de très loin, l'occasion de revenir sur ce qui se développe à la faveur du des réseaux "sociaux" (asociaux, en l’occurrence) comme entraves nouvelles aux libertés d'expression, de création, de représentation. Il ne s'agit pas de poser comme principe l'irresponsabilité des artistes, intellectuels, journalistes, de leurs actes, de leurs paroles, de leurs oeuvres, mais de s'interroger sur la propension de plus en plus généralisée de groupes minoritaires ("trente personnes organisées sur les réseaux sociaux peuvent suffire", observe le professeur Laurent Dubreuil) d'empêcher que ces paroles soient dites ou écrites et que ces œuvres soient représentées. Céline avait à répondre de son antisémitisme et l'éditeur de Sade de l'apologie par le Divin Marquis du "tout m'est permis", mais pour qu'ils en répondent, il fallait que Céline et Sade fussent édités et lus... Et s'il n'était certainement pas nécessaire qu'un Matzneff soit édité, il l'est encore moins de faire l'honneur à ce médiocre égocentrique de pilonner ses médiocres écrits.

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    Lien permanent Catégories : De tout un peu, libertés 9 commentaires
  • Politique de la santé et de l'assurance-maladie : Quand est-ce qu'on change ?

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    lobotomie.jpg"Révolution au parlement" titrait "Le Temps" de samedi... quelle "révolution" nous avait donc échappé ? la réduction du nombre de représentants des groupes de pression du secteur de la santé, à commencer par celui des caisses-maladie, dans les deux commissions de la santé du Conseil National et du Conseil des Etats... "Révolution", c'est donc beaucoup dire pour une réduction des risques de conflits d'intérêt, grâce au renoncement des partis de droiteà présenter ou à représenter des hommes (ou des femmes)-liges des caisses maladioe ou des associations professionnelle des médecins. Un renoncement facilité par les échecs électoraux du PLR et de l'UDC : le président de l'association faîtière des caisses-maladie ("Santésuisse"), l'udéciste Heinz Brand, n'a en effet pas été réélu dans les Grisons. Des cinq udécistes liés aux caisses-maladie qui siégeaient dans la commission du Conseil national sortant, il n'en reste plus qu'un. Ce petit nettoyage d'hiver, cette perte de pouvoir direct des caisses-maladie (qui gardent un pouvoir indirect considérable), et le renforcement de la présence des représentants des prestataires de soins, notamment des hôpitaux, annonce-t-il un changement plus ambitieux de politique de la santé et de la protection sociale contre la maladie ? On se gardera bien de l'annoncer -on se contentera de l'espérer, sans grande illusion : la majorité du parlement est toujours à droite, celle du gouvernement aussi, le ministre de la santé est toujours ligoté par le cadre "libéral" du système d'assurance-maladie... et même les propositions de réformes avancées par la gauche se gardent de remettre fondamentalement en cause ce cadre...

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  • Avions de combat : NON à un chèque en blanc

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    avion de combat 001.jpgLe jeu de l'avion lasse

    Le Parti socialiste, les Verts et le Groupe pour une suisse sans armée, soutenus par Greenpace et d'autres organisations,  ont lancé mercredi le référendum contre l'achat dispendieux de nouveaux avions de combat dont on ne connaît même pas le type, seulement le coût : six milliards, à multiplier par quatre pour tenir compte de la maintenance, de l'exploitation, des accidents possibles et des mises à niveau inévitables... Ce jeu de l'avion, dont le dernier épisode fut le rejet de la proposition d'achat de Gripen suédois pour un coût moitié moins élevé que la proposition actuelle, et qui a débuté en 1964 avec l'"Affaire des Mirage", commence à lasser sérieusement.  Nous avons cent jours (pas de ceux qui ne mène qu'à Waterloo) pour récolter 50'000 signatures valables, pour provoquer un vote populaire qui pourrait avoir lieu le 27 septembre. Commençons donc dès maintenant à signer et faire signer le référendum : on peut télécharger le formulaire de signatures sur https://www.fichier-pdf.fr/2020/01/09/referendum-avions-de-combat/

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  • Un vote d'utilité publique

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    bandeau logement.jpg

    Soutenir l'initiative "Davantage de logements abordables"

    L'initiative populaire fédérale de l'Asloca pour "davantage de logements abordables", déposée  avec 125'000 signatures récoltées en un an., sera soumise au vote du peuple et des cantons le 9 février. Elle veut encourager la construction de logements à loyers modérés, en fixant un minimum de 10 % de logements d'utilité publique dans les logements nouvellement construits (soit une proportion double de l'actuelle, qu'aucune disposition légale ou constitutionnelle n'impose), par des maîtres d'ouvrages (collectivités publiques, coopératives) œuvrant précisément à la construction de logements d'utilité publique.  Ces 10 % représentent une proportion tout à fait atteignable : à Zurich, par exemple, l'objectif de la Ville est de 33 % de logements d'utilité publique sur son territoire. L'initiative propose aussi un droit de préemption des cantons et des communes, c'est-à-dire la possibilité pour elles d'acheter en priorité des terrains ou des immeubles mis en vente pour y construire, ou les affecter, à du logement "social", c'est-à-dire aux logements qui échappent à la spéculation, dont les loyers ne sont pas soumis à la loi du rendement maximum et à celle du profit à court terme. Le parlement fédéral et le gouvernement combattent (évidemment) l'initiative, mais selon un sondage Tamedia d'avant Noël, 63 % des Suissesses et des Suisses pourraient la soutenir . Une proportion encourageante, mais qu'il s'agit de maintenir jusqu'au moment du vote, face à une droite qui se met en ordre de bataille contre l'initiative.

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  • Réveil de la gauche française ? 

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    grève SNCF.jpgQuand la grève remet la question sociale au centre de la politique

    Aujourd'hui, la France en est à son 34ème jour de grève, essentiellement dans les transports, contre la réforme du système de retraite proposée par le gouvernement, appliquant en l’occurrence  une promesse du candidat Macron à la dernière élection présidentielle. Cette mobilisation pour la défense du système de retraite contre la volonté gouvernementale de le réformer a d'abord cette vertu qu'elle réinstalle la question sociale, et la question des droits sociaux, au centre de la politique -et du clivage politique que Macron voulait dissoudre pour le recomposer à sa manière et dans l'intérêt de son maintien au pouvoir. A l'agenda politique du président et du gouvernement français, il y avait certes la réforme du système de retraite, mais il y avait aussi des débats sur l'immigration et la laïcité, dont on peut sans grands risque de s'égarer considérer qu'ils étaient là pour conforter la substitution macronienne  d'un clivage entre "ouverture" et "fermeture" au clivage gauche-droite. Cette substitution est précisément ce qui avait fait élire Macron contre Le Pen -un duel auquel il tient à réduire le choix des Français.  Or la mobilisation autour (ou plutôt contre) la réforme des retraites opère le mouvement inverse : on retrouve en effet, dans la rue et l'opinion publique, le clivage gauche-droite,  avec une droite qui soutient la réforme face à une gauche qui la combat, et qui  tente de s'y ressourcer.

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    Lien permanent Catégories : France, Politique, syndicats 1 commentaire
  • Famille, je ne vous hais plus

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    David_and_Jonathan.jpgDe quelques mouvements qui déplacent les lignes

    Le "parlement" de l'église protestante de Genève a décidé que les couples de même sexe devaient avoir le même accès à la bénédiction de leur union que les couples de sexes différents, et que cette bénédiction (le mariage religieux protestant, quoi) devait être la même que celle accordée aux mariés hétéros (contrairement au canton de Vaud, où l'Eglise protestante n'accorde aux couples homos qu'une "cérémonie"). On saluera donc en toute laïcité ce petit pas religieux vers l'égalité des droits entre couples, qu'ils soient de même sexe ou de sexes différents. Non sans rappeler que le pas de l'église protestante genevoise, l'église catholique romaine, les églises orthodoxes et les protestants "évangéliques" sont loin de l'avoir fait, confits qu'ils sont encore dans une homophobie bibliquement ordinaire. l'Eglise genevoise reconnaît aujourd'hui, enfin, que "l'homosexualité n'est pas un péché", et que la Bible n'est pas un code pénal. Il faut bien laisser du temps au temps : : après tout, David et Jonathan n'auront guère attendu qu'un peu plus de 2000 ans avant de pouvoir convoler à Genève...

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    Lien permanent Catégories : Famille, moeurs 5 commentaires
  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

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    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

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