Réchauffement climatique : Le canari et les glaciers

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Le 25 août de l'année dernière était créée une Association suisse pour la protection du climat (ASPC), exigeant des mesures concrètes de limitation de l'impact du réchauffement climatique, et dénonçant le manque d'ambition des autorités suisses (le Conseil fédéral, le parlement) dans ce domaine, et leur manque de sérieux dans le respect des engagements pris par la Suisse dans le cadre de l'accord de Paris. Au début de cette année, l'ASPC a lancé son initiative "pour les glaciers" (https://gletscher-initiative.ch/fr/). L'initiative* exige la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici à 2050, et qu'à partir de cette date plus aucun carburant ou combustible fossile ne soit mis en circulation en Suisse (sauf dans les cas où aucune substitution n'est possible). Dans les mines, naguère, les mineurs descendaient une cage avec un canari. Quand le grisou s'accumulait, avant d'exploser, il asphyxiait le canari. La mort de l'oiseau annonçait l'imminence de l'explosion, et l'urgence de remonter. Aujourd'hui, c'est le recul et la fonte des glaciers, et la mort annoncée d'une grande partie d'entre eux, qui annonce l'urgence climatique, et celle d'y répondre par des mesures plus que déclamatoires et vélléitaires, et faisant mieux que freiner un réchauffement dont les Suisses auraient bien tort de croire que ses conséquences les épargneront.

* Des feuilles de signatures peuvent être téléchargées sur https://gletscher-initiative.ch/wp-content/uploads/2019/05/Gletscher_Init_Unterschriftenbogen_fr.pdf

Le réchauffement climatique ne connaît pas de frontières, la décision politique, elle, hélas, y est encore contrainte

A Paris, près de 200 Etats, dont la Suisse, se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C -mais les mesures concrètes tardent et les décisions politiques relèvent le plus souvent des bonnes intentions rhétoriques. En Suisse, l'échec, provoqué par le PLR et l'UDC, de la loi (pourtant prudente) sur le CO2 a permis de mesurer le refus pur et simple des uns d'admettre le principe même de l'urgence climatique (pour l'UDC, le dérèglement climatique, à supposer encore qu'elle en admette l'existence, est à imputer... à l'immigration), et le refus des autres (le PLR), qui pourtant reconnaissent l'évidence de ce dérèglement, d'en tirer les conséquences. Depuis 1980, toutes les moyennes annuelles de température dans le monde ont été supérieures à la moyenne du XXe siècle, et l'écart n'a cessé de croître. En 2018, la température terrestre globale était supérieure de 0,79°C à la moyenne du siècle précédent.

La Suisse s'est engagée à réduire de moitié, d'ici 2030, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, mais elle inclut dans cet engagement les réductions effectuées hors de ses frontières. Pendant que ses glaciers fondent et que l'armée doit transporter par hélicoptère de l'eau dans les Alpes pour que le bétail en estive ait à boire. Dans notre pays, le seul secteur des transports (trafic aérien international comprius) est responsable de près de 40 % des émissions de CO2, du fait de sa consommation gloutonne d'énergies fossiles.

Pour atteindre l'objectif fixé d'une réduction de 2° C dans les 35 ans à venir, il faudra réduire d'ici là d'au moins 40 %, et jusqu'à 70 %, les émissions de gaz à effet de serre. C'est-à-dire, en un peu plus d'une génération, changer radicalement de mode de vie et de méthodes de production, dès lors que toutes les études démontrent que la production de gaz à effet de serre est précisément liée au niveau et aux méthodes de production, et au mode de vie dans les pays les plus "développés". Quand on voit les réticences et les oppositions invraisemblables que suscitent au niveau le plus local et le plus anecdotique, les plus modestes propositions de réduire la part des modes de transport individuels motorisés au profit des transports collectifs et de la mobilité douce, on mesure les obstacles qu'il faudra franchir, voire renverser, pour ne serait-ce qu'empêcher la situation climatique de se dégrader plus encore. Les engagements pris jusqu'à présent, y compris ceux issus de la conférence parisienne, permettent 3°C de réchauffement, alors que l'objectif idéal était de 1,5° (et que même cet idéal admet un réchauffement).

Le réchauffement climatique ne connaît pas de frontières, la décision politique, elle, hélas, y est encore contrainte. L'initiative des glaciers ne va pas stopper le réchauffement climatique. Mais aucune décision nationale ne le pourrait. Et même les engagements internationaux pris jusqu'à présent n'y suffiront pas. Le réchauffement climatique et les dégâts sur l'environnement sont trop avancés pour que le concept de "développement durable" ou la "croissance verte" aient encore quelque pertinence comme alternative au mode de développement actuel. Ce qui s'impose, c'est une réduction massive de la demande en transports, un encouragement aux modes de déplacement économes en énergie (la marche, le vélo, les transports publics), un transfert massif de la production et de la consommation d'énergie de sources fossiles vers des sources renouvelables. C'est ce que l'initiative des glaciers propose, là où elle peut le proposer : en Suisse. C'est donc là qu'il faut la soutenir, et la faire adopter. Parce que c'est là que nous sommes. Et que c'est de là que nous pouvons inciter d'autres, ailleurs, de soutenir chez eux les mesures que nous proposons chez nous.







Commentaires

  • Ah, alors il me faut fonder une association POUR le réchauffement climatique. Je préfère bénéficier d'un climat tropical sur le lac de Genève qu'avoir de nouvelles pierres du Nitons arriver dans la rade. En plus, plus besoin d'aller en Thailande en hiver, nous aurons tout à la maison.

    Les dégâts environnementaux sont le fait de la pullulation humaine, pas du réchauffement. La Terre a connu des périodes bien plus chaudes et la vie foisonnait. D'ailleurs c'est dans les régions les plus chaudes et humides que la biodiversité et la plus grande.

  • Favoriser la voiture électrique, c'est moins de pollutions et moins de bruits pour les habitants. Et en plus, c'est bon pour le climat.

    Je dis ça, parce que l'impact réchauffement dans 20 ou 100 ans, cela reste abstrait pour beaucoup. Parler des maladies, du coût, c'est maintenant.
    Les gens s'insurge contre les pesticides, mais acceptent l'empoisonnement motorisé. Clairement, l'automobile reste tabou, même à gauche.

    Quant à favoriser les transports publiques, personnes est contre. Sauf que les trains, bus, sont souvent saturés aux heures de pointes. En l'état, les transports publiques ne peuvent pas satisfaire toutes les demandes.

    Il faut favoriser la voiture électrique pour que celle-ci avec l'entretien à un coût vraiment plus bas. Il ne faut pas attendre.
    Moins de pollutions dans nos villes, c'est aussi mieux pour nos glaciers.

    "Sauver nos glaciers" alors que le problème est mondial, j'ai des doutes sur l'efficacité du slogan.
    "Sauver nos enfants de l'empoisonnement motorisé", est plus proche de nous, et c'est du concret.

  • Motus...j'ai pensé à une voiture électrique. Mais j'habite un immeuble comme tant d'immeubles sur Genève, j'ai le bol (ou la folie) d'avoir un garage. Mais pas de prise de courant individuelle. Et c'est ainsi pour presque tout le canton.

    Après, il y a les bagnoles qui dorment dehors. On fait comment ?

  • "Mais pas de prise de courant individuelle. Et c'est ainsi pour presque tout le canton."
    Même dans l'ensemble de la Suisse il n'y a probablement pas assez de propriétaires de villas qui pourraient rechercher leur véhicule électrique. Tous les discours sur les avantages de la voiture font peut-être sens dans un pays comme la France, mais pas en Suisse et encore moins à Genève.

  • @absolom
    Vous avez raison, je suppose que votre robinet à la maison, vous donne de l'essence pour votre voiture. Ainsi vous n'avez pas besoin d'aller à une station à essence….

    D'ici la fin de l'année, sur toutes les autoroutes, il sera possible de recharger les voitures électriques.
    La recharge est actuellement, d'environ 30min, ce qui n'est pas super rapide, mais suffisamment court si on va en même temps faire des achats.

    J'ajoute qu'en Norvège où la proportion des voitures électriques est élevée, ces stations sont sous utilisées. Apparemment, ils arrivent aussi à se débrouiller autrement.

    Je reste sidéré par une mauvaise foi général, avec des gens qui s'accrochent à un objet qui nous tue à petit feu, alors qu'on a les moyens maintenant de stopper ces empoisonnements.

    Qu'elle importance si les enfants subissent la pollution, le plus important est qu'il y a assez de crèches dans les villes….

  • Motus, donc il faudra que je passe par une autoroute avant de rentrer à la maise, et ce quotidiennement quasi ?

    Par ailleurs, si mon véhicule ne bouge pas sur une certaine période, s'il est à essence, je pourrais l'utiliser quand même à nouveau. S'il est électrique, je ne pourrais pas le faire démarrer car la batterie se sera déchargée...

    Alors je fais comment ? J'attelle ma voiture à un cheval jusqu'à la prochaine autoroute ?

    Pour le reste, je ne vois pas de gamins pollués pour le moment...si ce n'est par les écrans...

  • "Favoriser la voiture électrique, c'est moins de pollutions et moins de bruits pour les habitants. "
    Vous oubliez que nous avons élu les autorités les plus stupides du monde, qui vont s'efforcer de rendre bruyantes les voitures électriques...

  • Le trio sinistre Hongrie-Pologne-Tchéquie viennent de saboter la lutte européenne contre le réchauffement climatique. Faute de pouvoir en nier la réalité, ces gouvernements justifient leur sabotage par l`exigence de plus grandes subventions financieres et donc utilisent le probleme climatique pour faire chanter la communauté européenne. En toute légalité d`ailleurs, puisque le mode décisionnel a l`unanimité (basée sur l`hypothese naive que tous les gouvernements européens sont honnetes et responsables) de l`UE le leur permet. Ergo, tant qu`il y aura des chefs d`État irresponsables et sans aucune vergogne, la planete continuera a aller dans le mur et les faits donneront raison a Elon Musk selon qui seuls seront sauvés ceux qui réussiront a établir une colonie hors de la Terre.

  • @Absolom
    Il ne s'agit pas que d'un coup tout le monde passe à la voiture électrique. L'infrastructure par manque de volonté politique est faible. Je soupçonne que l'effort sur les autoroutes est moins pour les suisses que pour satisfaire la mobilité des voitures électriques venant d'autres pays.

    D'abord, il faut créer un environnement pour ces voitures. Et en parallèle soutenir la conversion pour qu'à l'achat d'une nouvelle voiture, l'électrique devient prioritaire.

    En Scandinavie, les parking ont des prises électriques qui servent à alimenter un chauffage qui maintient le moteur des voitures normales à une température qui permet de la faire démarrer. A trop grand froid, les voitures ne démarrent plus. Le recharge de voitures électriques n'est théoriquement pas un problème.

    Le problème est politique. L'idéologie transport publique ne supporte pas la voiture individuelle, électrique ou pas. Or, les transports publiques sont saturés aux heures de pointes et ne supporterait pas un transfert de personnes venant de la voiture. L'augmentation de la population font que même tout projet nouveau, ne sera jamais capable d'absorber toutes ces personnes.

    La voiture électrique est donc prise entre 2 feux, les Verts et socialistes qui ont l'obsession des transports publiques, et une droite libérale qui veut laisser aller les choses. Et en attendant que leurs vœux se réalisent, on est empoisonné.

    Est-ce que les nouveaux quartiers bétons au label vert, sont adaptés à la voiture électrique (garage, parking), je doute.

    Je ne reproche pas aux gens leur voiture, pour beaucoup de gens, il n'y a pas de choix, mais je reproche aux politiques, écolos ou pas, de ne presque rien faire pour accélérer la transition.

  • "les faits donneront raison a Elon Musk selon qui seuls seront sauvés ceux qui réussiront a établir une colonie hors de la Terre."
    Sur la Lune ? Sur mars ? Aucune chance sans base arrière terrestre. Alors il faut être clair : il n'y a pas de solution hors de la terre pour les humains. Et il n'y en a sur terre que si les humains réduisent drastiquement la croissance de leur démographie. Sinon, ben tant pis...
    Vous vous imaginez l'Afrique dans vingt ans ? Quelle est la part de produits locaux dans ce que mangent les Africains ? Tant qu'il y a des surplus de maïs américain, tout va bien*. Sinon, je ne vois pas les populations du monde se priver de nourriture pour l'amener aux Africains pour qu'ils continuent à faire huit enfants par femme...
    Mais peut-être que je me trompe...
    * J'ai été logisticien pour l'UNICEF à Tombouctou, à tout hasard...

  • D`accord avec vous Geo, c`est notre planete actuelle qu`il faut rendre vivable. Certains doutent cependant que l`Homo Sapiens en soit capable et, s`ils ont raison, il ne reste que la fuite.

  • ... sauf qu'il n'y a nulle part où fuir et que la vie survivra à l'homo sapiens. Et, évidemment, la planète aussi.

  • Je ne résiste pas à vous proposer ma dernière publication, dont la troisième histoire est un essai SF qui traite de ce sujet. Il ne faut pas être un grand savant en astronomie pour se faire une idée de la préciosité de notre planète.
    https://www.thebookedition.com/fr/le-leopard-des-neiges-p-367559.html

  • Motus, je vous remercie de m'avoir répondu.

    Je pense que le problème ne vient pas spécialement des politiques. Ils sont pris de court, comme nous tous. Et vu que l'entier du monde est basé sur l'économie, on ne peut pas simplement dire stop...là on ne peut plus...

    C'est bête mais c'est comme ça...Alors comme le dit Monsieur Holenweg, nous sommes un peu fait comme des rats...je crois :-)

  • Les rats n'auront aucun problème de survie, eux... et pas seulement parce qu'ils se reproduisent bien plus vite que les humains. : parce qu'ils n'ont besoin, ni envie, ni de technologie, ni d'énergies fossiles, ni de bagnoles, ni d'avions... et accessoirement, ni de religions ni d'Etat...

  • De plus, ils n`ont aucun probleme a vivre sous terre, a l`abri des UV et autres rayonnements cosmiques et sont capables de bouffer a peu pres n`importe quoi pour peu que ce soit organique et animal.

  • Sur ce coup-ci, non Monsieur Holenweg...Je ne pense pas :-)

  • L'ensemble de la Création sera ennuyée. Très ennuyée...

    Le reste n'était qu'une image :-)

  • "les faits donneront raison a Elon Musk selon qui seuls seront sauvés ceux qui réussiront a établir une colonie hors de la Terre."
    Ah, encore un qui croit que la vie en dehors de la Terre serait possible. Il a vu trop de films de SF comme "Seul sur Mars", une daube sans pareil. Aucun être humain ne s'est éloigné à plus de 500km de la surface de notre planète, bien à l'abri grâce aux ceintures de Van Allen. Mars? Pas d'oxygène, pas de magnétosphère, des températures très basses.

    "Vous vous imaginez l'Afrique dans vingt ans ? Quelle est la part de produits locaux dans ce que mangent les Africains ?"
    C'est bien le problème. Il serait temps que l'Afrique se mette aux cultures vivrières au lieu des cultures commerciales. Moins de cultures commerciales et le prix du café, du cacao, du coton vont s'envoler. Tout bénéfice. Aucun pays de ne peut être indépendant sans autonomie alimentaire. Jusqu'à présent le meilleur frein aux naissances est l'assurance d'amener ses enfants à la maturité (éducation, santé, alimentation, stabilité).

    "Je pense que le problème ne vient pas spécialement des politiques. Ils sont pris de court, comme nous tous."
    Le vrai pouvoir est économique et c'est une dictature. Les politiques sont complices, si ce n'est corrompus. Sauf des anarchistes comme Pascal. Qui n'est soumis qu'à ses idées.

  • @Pascal Holenweg
    Vous venez d'énumérer certaines des caractéristiques qui font des êtres humains ce qu'ils sont, en y ajoutant des effets (conséquences) que les idéalistes aimeraient pouvoir nier ou abolir.

  • Eh oui, il serait temps que les êtres humains admettent qu'ils sont des animaux (intelligents, certes) comme les autres animaux (intelligents), et qu'il n'y a pas de différence de nature entre eux et leurs chiens, leurs chats et leur bétail. Nous ne sommes rien d'autre qu'une espèce de grands singes. Devenus fous, ajoutait Desmond Morris...

  • Sur ce coup, je suis de plus en plus d'accord avec vous. Sauf que Desmond Morris, c'était le Singe nu. Mais qu'il y ait un bug dans certains cerveaux, c'est certain. Surtout quand ledit cerveau est programmé monothéisme: croissez et multipliez, soumettez la Terre et la "création". On voit le résultat: aucun respect pour la vie, même pas pour la vie humaine.

  • Autant pour moi : vous avez raison, ce n'est pas Desmond Morris mais Raymond Queneau pour qui "le premier homme fut un singe devenu fou"...

  • Singe peut-etre, mais fou? Nous sommes programmés pour survivre, tant au niveau de l`individu qu`a celui de l`espece mais ce programme a une particularité : nous ne prioritisons pas le danger quand celui-ci et du type "grenouille plongée dans une eau progressivement chauffée", surtout si nous avons des avantages immédiats a négliger ce type de danger (profit économique par exemple). On peut appeler ca la connerie humaine comme je le fais moi-meme mais cette particularité a négliger les dangers progressifs est commun a toute créature vivante, je crois. Dites-moi si je vous commente trop, Pascal, je ne voudrais pas devenir fatiguant mais j`aime bien votre blog depuis quelque temps et il fait trop chaud pour jardiner.

  • Je vois que mon commentaire sur la possibilité de survie sous la surface s`est perdue. Cela fait pourtant sens d`imaginer un groupe possédant les moyens techniques, par exemple les moyens d`Elon Musk, de se creuser une base dans le sous-sol martien et de s`y employer pendant les générations suivantes a tranquillement terraformer Mars. Si cela devient invivable sur Terre (chaleur et rayonnements divers), certains auront beau essayer de se réfugier dans des bases souterraines, il y aura au début des centaines de millions d`humains entétés a survivre et bloqués en surface pour assiéger ces bases souterraines. Qu`en dites-vous Pierre Jenni, n`est-ce pas un bon sujet de science fiction pas si fiction que cela?

  • "Cela fait pourtant sens d`imaginer un groupe possédant les moyens techniques, par exemple les moyens d`Elon Musk, de se creuser une base dans le sous-sol martien et de s`y employer pendant les générations suivantes a tranquillement terraformer Mars. "
    Cela ne fait aucun sens. Ils vont bouffer des cailloux en attendant? Respirer du gaz carbonique? Dans des cas pareils cela débouche immanquablement sur du cannibalisme. Miam miam. Bon appétit!

  • Animaux plus intelligents que les autres, ce qui fait leur malheur et celui du monde.
    P.S. Ajoutons aux lectures sur le singe devenu homme, "Le troisième chimpanzé" de Jared Diamond et bien d'autres plus récents.

  • Daniel, nous sommes tous à la fois coupables et non coupables...

    Coupables parce que c'est NOUS qui votons, et à chaque fois pour ce (ou celui) qui dérangera le moins nos petits conforts...

    Non coupables car nous ne pouvons pratiquement plus faire autrement...

    Si nous avions voulu vivre au plus près de la nature alors même l'invention de la roue ou d'une paire de lunette aurait dû être bannie. Le moindre progrès est une faute en soi si l'on part du principe que l'originel représentait la perfection...

    Il faut donc croire que l'histoire humaine a un temps. Un temps donné, tel que raconté dans notre livre, "le temps des nations".

    Est-ce tellement difficile à comprendre ?

  • Raaaah ! Enfin un qui cause civilisé et qui écrit : "autant pour moi" au lieu de "au temps pour moi" comme les cuistres qui se croient plus malins que les autres ! Merci, merci, merci !

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