Transports publics à Genève : entre sous-traitance et "révolution"

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L'entrée en fonctionnement du "Léman Express", prévue en décembre 2019 avec celle des 16 kilomètres du CEVA, va "révolutionner la mobilité dans le canton", annonce le ministre des Transports, Serge Dal Busco. En attendant quoi la droite veut sa petite réforme. Réactionnaire, la réforme : élargir les possibilités de sous-traitance des prestations des TPG à des privés. Le Grand Conseil est en effet saisi d'une proposition qui vise à rehausser le plafond de 10 % fixé par la loi aux services que les TPG peuvent sous-traiter à des entreprises privées. Quatre entreprises se partagent actuellement le marché ouvert par cette possibilité, et la sous-traitance atteint 9,7 % des activités de l'entreprise publique : une trentaine de lignes périphériques sont ainsi exploitées par des privés. En 2004 déjà, la droite avait tenté de rehausser le plafond de 10 %, et un référendum avait été lancé, avait abouti, et gagné (à deux contre un) en votation populaire. Le PLR est donc revenu à la charge en 2014, en proposant de faire passer le plafond de sous.traitance de 10 à 20 % des services. En commission du Grand Conseil, la droite avait un peu nuancé cette ambition, et fait adopter un plafond de 15 %. C'est toujours le rehausser de 50 %... et c'est donc toujours inacceptable : si une ligne sous.traitée revient 20 % moins cher qu'une ligne assumée directement, c'est par l'effet de la sous-enchère sociale : progression salariale réduite, conditions de travail plus pénibles. En rehaussant le plafond de sous-traitance, c'est l'extension de cette sous-enchère que projette la droite. Mais un plafond qu'on rehausse quand on en a envie, c'est quoi ? encore un plafond, ou seulement un parasol ?

"Révolutionner la mobilité dans le canton" ou dans la région ?

L'entrée en fonctionnement du "Léman Express", prévue en décembre 2019 avec celle des 16 kilomètres du CEVA, va "révolutionner la mobilité dans le canton", annonce le ministre des Transports, Serge Dal Busco. Pourquoi seulement "dans le canton" ? On parle d' une infrastructure ("le projet du siècle pour Genève et pour la région"...) qui va entraîner une "réorganisation globale du réseau des TPG" en rabattant les lignes de bus vers les gares du "Léman Express", véritable RER transfrontalier. En desservant 45 gares sur 230 kilomètres de lignes dans les cantons de Vaud et Genève et les départements français de l’Ain et de Haute-Savoie, dans un rayon de 60 kilomètres autour de Genève, il réduira, selon les prévisions, le trafic individuel motorisé entrant sur le territoire genevois de 12%, soit plus que la diminution du trafic observée en été (7 %). Avec 4400 passagers par heure de service et par sens, soit 50'000 voyageurs par jour dans une quarantaine de trains (un train toutes les dix minutes entre les gares de Cornavin et d'Annemasse et vice-versa) il transportera autant de personnes que les automobiles sur une autoroute à deux doubles voies. Et, affirme le Conseiller d'Etat Dal Busco, "80 % des habitants du canton et 86 % des emplois se retrouveront à moins d'un kilomètre et demi d'une gare". Ou du moins d'une ligne TPG menant directement à une gare.
Quant au réseau de tram, il va être étendu de la zone industrielle de Meyrin-Satigny-Vernier vers Bernex, Plan-les-Ouates et le Grand Saconnex. Une nouvelle ligne de RER, de Bernex à Meyrin, est envisagée, pour compléter le CEVA, d'ici 2040. La gare de Cornavin sera étendue en sous-sol d'ici une dizaine d'années. En revanche, l'extension du tram vers Annemasse et Saint-Genis-Pouilly est reportée, faute de cofinancement par la Confédération. Dommage, Car comme l'affirme le Maire d'Annemasse, Christian Dupessey, "Nous sommes, Français et Suisses, colocataires de ce territoire, le Grand Genève, et le Léman Express nous reliera un peu plus encore".
Encore faut-il se livrer à un exercice d'une incroyable audace intellectuelle : que les Genevois admettent que Genève est le centre d'une région qui excède de beaucoup le canton de Genève.

Commentaires

  • Je suis certain que Dal Busco se trompe totalement car il oublie que les frontaliers sont des utilisateurs intensifs de leurs voitures et qu'il n'en n'ont rien à cirer de ce tortillard. De plus, comme les P+R sont financés que par la France, ce n'est pas demain que ces parkings verront la jour. Donc, pas de parking, pas d'utilisation du CEVA ! N'oublions pas non plus que le tracé date de 120 ans et que, depuis, les localités desservies ne correspondent pas à la possible demande. Une connerie de plus digne de la Revue !!!

  • Pour moi le seul objectif qui fasse sens en matière de transports publics, c'est la gratuité. Ainsi les privés se détourneront de ce projet. Mais pour y parvenir, il faudra bien envisager une gestion économique qui passera forcément par la suppression de nombreux postes, à commencer par les dirigeants qui brassent de l'air jusqu'aux chauffeurs qui ne seront plus utiles lorsque l'automation sera devenue la nouvelle norme. Certes ce n'est pas pour demain, mais les lignes sont toutes désignées pour lancer la réforme de la circulation en milieu urbain, bien avant les TIM. Car le problème majeur de la voiture autonome provient de la cohabitation avec celles qui ne le sont pas. L'homme et la machine ne se comprennent pas encore.

  • Monsieur le Député,
    Une alternative à l’extension de Cornavin pourrait être étudiée. Treize députés veulent faire jauger une boucle ferroviaire via Cointrin. Etes-vous l'un d'eux, Monsieur le Député ? Si non, pouvez-vous m'expliquer ce qui vous chagrine dans le projet de boucle proposé par Monsieur Weibel ?
    Merci de votre réponse.

  • L'"alternative Weibel" n'en est pas une : elle consiste essentiellement à faire de la gare de Cointrin la gare principale de Genève. Or il est absurde de faire d'une gare relativement périphérique une gare centrale... C'est Cornavin la gare centrale de Genève, et c'est donc Cornavin qu'il faut reconfigurer aux nouveaux besoins...

    PS : je ne suis pas député, seulement Conseiller municipal...

  • Monsieur le Conseiller municipal,
    Au regard des coûts, des délais de réalisation, des nuisances, du développement de l'agglomération franco valdo genevoise et du report modal de la mobilité, le projet actuel privilégiant exclusivement Cornavin n'est-il pas une hérésie ? Pour toutes ces raisons, une étude approfondie de l'alternative de Monsieur Weibel se justifie pleinement. N'êtes-vous pas au moins d'accord qu'il faille la diligenter ?

  • Monsieur Holenweg, je ne veux pas faire de la gare de Cointrin la gare principale de Genève. Je suis très clairement d'avis, comme vous, que Cornavin doit rester le noeud de la mobilité qu'il est devenu au cours de son histoire, autour duquel s'est formé tout le système de transport urbain. C'est au contraire plutôt le projet officiel qui poursuit cet objectif: il veut créer (pour deux milliards) une nouvelle gare à Contrin.
    D'aucuns, autour de 2010, pensaient que la saturation de Cornavin pouvait être évitée par la création d'une seconde gare terminale à Genève: à Sécheron, à La Praille ou encore à l'aéroport. Leur raisonnement était erroné: "puisque cornavin est trop petit, il faut en construire une autre ailleurs". Cela n'était pas juste, parce que ces nouvelles graes n'auarient pas réduit le trafic à Cornavin.
    Mon projet n'est pas du tout de cette nature: il consiste au contraire à tout faire pour que Cornavin reste le centre névralgique de la mobilité. Il ouvre, c'est vrai, des possibilités d'éviter Cornavin, par exemple en faisant passer des trains de Coppet à La Plaine par l'aéroport. Mais ce ne seraient que quelques trains, et seulement si on les veut: c'est une question d'exploitation, pas d'infrastructure.

  • Au vu de l'augmentation du nombre de frontaliers annuellement, à voir si le miracle annoncé se réalisera ou plus clairement, une fois les transports saturés, c'est quoi la solution ? Passer de 2 à 4 voies pour les autoroutes ?

    J'ai bien peur que la vision ne va pas plus loin que 10 ans et au-delà, les politiques préfèrent ne pas y penser.

    Les transports publiques ne doit pas éviter une réflexion, que souhaitent les habitants pour une Genève du futur ?

    Genève ne doit pas être le centre d'une région, mais la région doit être le centre. En gros, les avantages à Genève (fiscaux,...) et les voisins français doivent être globalement pareil.
    Si une partie des frontaliers restent en France parce qu'il y a du travail, c'est tout bonus pour la pollution.

    J'admet qu'il faut une révolution pour qu'un gouvernement français donne un statut spécial à une région pour qu'elle puisse s'harmoniser avec la compétitivité de Genève.

    L'avenir ne peut pas être Genève, sauf si on veut l'étouffer, mais la région. En tous les cas, le développement d'une ville DOIT être celui voulu par la population, et non imposé par les politiques.

  • Mais où donc avez-vous été chercher cette idée que Weibel voulait faire de la gare de Cointrin le hub principal ?
    Soit vous êtes mal informé, soit vous faites partie de ceux qui refusent l'évidence. Dans les deux cas c'est grave de la part d'un représentant.
    Je laisserai le soin à M. Weibel de venir vous expliquer sa vision mais je ne peux pas laisser passer ça sans réagir.
    J'espérais sincèrement que vous ne faisiez pas partie de ce troupeau qui a validé l'abandon de l'option de boucle prévue dans les années 80 déjà sur simple injonction des CFF, et leur valet de l'OFT, pour des raisons inavouables.
    Grosse déception !

  • Monsieur Holenweg vous écrivez : " elle consiste essentiellement à faire de la gare de Cointrin la gare principale de Genève."

    C'est donc l'argument (archi-faux, les deux gares sont complémentaires et le centre d'une ville comme Genève pour ceux qui viennent de l'étranger est aussi bien son centre géographique que son aéroport et son palais des expositions - ne fallait-il pas dans ce cas laisser ce palais à Plainpalais?) qui circule dans certains milieux politiques pour torpiller le projet Weibel. C'est vrai qu'un projet à moins d'un milliard ne permet pas autant d'arrosages qu'un projet 5 milliards. Je pensais que le PS était au-dessus de ça. Je me suis trompé.

  • Non, l'aéroport (ou la Palais des Expositions) n'est pas le "*centre" de Genève, pas plus que Roissy le centre de Paris. L'un et l'autre ont d'ailleurs été implantés là où ils sont précisément pour n'être pas au centre... Et Cornavin (pas Cointrin) va être le cœur du Léman Express et de tout le réseau des transports publics genevois. Quant au coût des projets, il n'y a aucune estimation vérifiée vérification de celui annoncé pour le "projet Weibel" (il est vrai que les coûts réels finissent toujours par être supérieurs aux coûts annoncés, et que cela vaut évidemment aussi pour le projet CFF). Enfin, l'un des enjeux de la politique des transports dans les décennies à venir est de réduire la part de l'avion. Etr donc l'importance des aéroports.

  • "il n'y a aucune estimation vérifiée vérification de celui annoncé pour le "projet Weibel""
    Et pour cause, puisque vous tous, nos représentants, avez tout simplement refusé d'étudier le projet. Faut pas manquer d'air pour venir l'utiliser ici en argument.
    Et même si l'évaluation faite par M. Weibel n'est pas exacte, elle est bien loin des dépenses prévues pour les projets retenus qui, s'ils voient le jour, resteront inférieurs à la variante de la boucle. C'est "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" et surtout avec le fric des autres.
    Alors de grâce, avant de continuer à nous dire la messe, ayez la décence de visiter le site Genève, Route et Rail et faites vos devoirs à domicile pour venir avec du concret.

  • Comparer Genève à Paris, vous ne manquez pas d'air.

    Je constate que vous répondez à ce que j'ai mis entre parenthèses, mais aucunement à ce qui fait la substance de mon commentaire. Le projet Weibel ne fait pas de Cointrin la gare principale.

    Et ce qui importe ce n'est pas la dénomination d'une gare, mais que les flux de passagers soient maîtrisés, ce qui n'est pas le cas avec le projet à 5 milliards.

  • Cornavin, hyper-centre, gare-aspirateur à bagnoles ! La majorité des usagers CFF n'habite pas au centre ville, mais sur le parcours du CEVA si celui-ci déservait l'aéroport ! Et ceux qui habitent proche de Cornavin, seront aussi servi par le projet Weibel puisqu'une boucle, c'est bien une boucle ! Non décidément, y'a que les sourds qui ne veulent rien entendre, mais que parmi les sourds l'on trouve les verts, les socialos, l'extrême gauche, l'ATE, le TCS, l'ACS, la Tribune de Genève et toute la nomanclatura, cela me renverse ! Ail !!!

  • Le CEVA (et tout le Léman Express) est prioritairement destiné à celles et ceux qui se rendent en ville (car la ville reste le centre de la région, c'est là que se concentrent les emplois, les services, les commerces et les lieux de spectacles), pas à ceux qui y habitent. Il convient donc que le réseau de transports publics soit calibré pour amener les pendulaires au centre-ville... et Cornavin, pas Cointrin, est au centre ville. Il n'est en effet pas absurde de pouvoir se rendre de Coppet à La Plaine (et de La Plaine à Coppet) sans passer par Cornavin, mais qui se rend de La Plaine à Coppet ? Germaine de Staël ?

  • Pascal Hollenweg nous fait ici la démonstration de tout ce que je dénonce inlassablement depuis des lustres dans le monde politique.
    Les élus, à qui nous avons délégué le pouvoir de nous représenter, se la pètent sans même connaitre les bases des sujets sur lesquels ils se prononcent. Et lorsqu'ils sont pris en défaut, ils brodent autour du sujet en évitant le fond des questions.
    C'est pour moi insupportable. Et terriblement décevant lorsque j'ai affaire à un type que je respecte et qui semble sortir du lot.
    Hollenweg vient avec ses poncifs en matière de transports sans avoir la moindre idée du délicat équilibre qu'une simple panne de tram réduit à néant. Il nous assène sa bible de piéton qui peste sur tous les autres modes de déplacements privés, sans nuance avec un dogmatisme coupable et destructeur.

    Maintenant, juste pour remettre quelques pendules à l'heure, il ne s'agit pas de se bagarrer sur la gare centrale qui ne sera, quels que soient les travaux projetés, jamais à la hauteur de développement programmé de la région. Il faudra bien se résoudre à définir des priorités sur certains axes et développer d'autres gares. Je suis personnellement favorable au développement de celle de Sécheron qui pourrait avantageusement soulager Cornavin notamment en bouclant le Léman Express entre la gare des Eaux-Vives et Sécheron par une traversée mixte de la rade. Ceci permettrait d'ailleurs de renoncer à cette idée farfelue de faire une gare à Nations, deux arrêts de tram plus loin que Sécheron.
    Mais surtout, il s'agit de considérer la mobilité dans son ensemble, tous modes confondus. Et je ne connais aucun député qui maitrise le sujet. Pire, le programme retenu, que vous pouvez consulter sur mes derniers billets au sujet de la traversée de la rade, promet la paralysie totale de la ville pour les décennies à venir. Dal Busco s'en fout vraisemblablement, il fait son dernier mandat. Mais les suivants vont vraiment galérer et la population va péter les plombs.

  • Monsieur Holenweg
    1. Voyez le projet Léman express ici: https://www.ge.ch/dossier/leman-express-repensez-vos-deplacements/reseau-leman-express. Vous voyez qu'il ne prévoit pas de relation directe entre La Plaine et le centre Rive gauche de Genève.
    2. Conterairement à ce que vous laissez entendre, le fait que la boucle permet de rejoindre l'aéroport depuis n'importe quelle gare ou halte de la région n'empêche absolument que le centre de Genève (rive gauche comme rive droite) est accessible en direct depuis n'importe quelle gare ou halte de la région. 2019.04.28 Concept boucle Long terme cahier.pdf
    3. La seule estimation de coûts qu'a contesté l'administration s'est révélée si fantaisiste que l'OFT a dû renvoyer la balle sur l'administration cantonale, qui a dû reconnaître son erreur, pour laquelle Monsieur Barthassat s'est excusé

  • "Le CEVA (et tout le Léman Express) est prioritairement destiné à celles et ceux qui se rendent en ville (car la ville reste le centre de la région, c'est là que se concentrent les emplois, les services, les commerces et les lieux de spectacles), pas à ceux qui y habitent." (Pascal Holenweg)

    De quoi alimenter une spéculation immobilière que connaissent tous les hyper-centres, et de quoi gonfler les bilans et les projections de profits garantis à long terme des sociétés immobilières, les livres des prêts accordés par les banques.

    En fait, de quoi chasser les genevois de Genève, pour loger des dociles touristes et des frontaliers bon marché pour les servir, symboles vivants de la générosité vertueuse et de l'accomplissement utopique des prêtresses et des prêtres du ps-ge.ch.

    Dites moi que vous ne cherchez pas à faire de Genève un zoo ou un disneyland !

    Il est question à Berne de "densification des constructions dans les centres urbains".

    https://www.are.admin.ch/are/fr/home/media-et-publications/publications/droit-de-l_amenagement-du-territoire/verdichtetes-bauen-in-ortszentren-fordern-aber-wie.html

    Dans les "Contraintes à la densification" listées sous le point 7) "Mesures de la Confédération pour encourager le développement de l'urbanisation vers l'intérieur", la première contrainte citée est :

    "Résistance sociale contre la densification et le développement urbain"

    Cette avec impatience que j'attends désormais d'entendre les députés socialistes genevois appeller à cette "résistance sociale", à Genève d'abord, pour espérer les entendre un jour à Berne, au lieu de dire aux genevois de se serrer encore plus, et de payer encore plus cher.

  • Tout à fait d'accord pour le développement de la gare de Sécheron. Pour le reste, je ne représente pas "la population". "La population" ne se représente pas. On ne représente (bien ou mal) que ses propres électeurs.

  • Je ne comprends pas ce commentaire. Lorsque je parle de nos représentants, je parle de l'ensemble des élus. Il me semble évident que vous ne représentez "que" ceux qui vous ont accordé leur confiance.
    C'est bien là que le bât blesse. Car nous vous avons donné un chèque en blanc et vous en faites ce que vous voulez sans véritablement rendre des comptes.

  • "Ceux qui se rendent en ville" sont ceux qui n'y habitent pas. Et ne sont donc pas responsables de la spéculation foncière qui sévit en ville. Pour le reste, ce qui permet de réduire la spéculation foncière c'est la mainmise publique sur le foncier : la proipriété communale du sol, la propriété publique (commune ou canton) ou collective (fondations, coopératives) des immeubles et du logement. Plus il y aura de Genevoises et Genevois qui habitent et travaillent en ville, moins il y aura de pendulaires...

  • Bon, au moins vous avez la décence de vous taire. J'aurais préféré des excuses, mais c'est peut-être un peu trop demander à un politique.
    J'attends tout de même que vous expliquiez à "vos" électeurs que vous validez un projet boiteux à 5 milliards dont un bon bout devra être assumé par le canton. On vous le ressortira lorsque vous viendrez pleurer sur les coupes budgétaires et autres boucliers destinés à freiner la folie dépensière de certains.
    Même vos potes des Grottes devraient vous en vouloir. Car ils vont subir l'enfer durant une dizaine d'années alors que ces travaux sont inutiles.

  • Bon, on est pas aux pièces -et d'ailleurs, j'ai répondu à plusieurs messages. En substance : il est parfaitement logique d'investir dans l'agrandissement (souterrain) de Cornavin de manière à faire réellement de cette gare-centre la gare-centre du réseau transfrontalier. Par ailleurs, quelque soit le projet choisi, le canton devra passer à la caisse. La Ville aussi, d'ailleurs, s'agissant de Cornavin. Quant aux Grottes, cd'est précisément pour les préserver que le choix a été fait d'un agrandissement souterrain (plus coûteux) qu'un agrandissement en surface qui aurait ravagé le quartier...

  • Monsieur Holenwg,
    1. Il y a deux solutions pour résoudre le problème de capacité du nœud ferroviaire de Genève, dont le gros du trafic, de loin est celui qui est généré dans le reste de la Suisse. La 1ère consiste à agrandir partout où c’est insuffisant : à Cornavin, à Cointrin, en entre Cornavin et Cointrin. La seconde consiste à créer un nouveau tronçon de ligne reliant l’aéroport à la ligne de Lausanne à proximité de la halte de Genthod-Bellevue ; ce tronçon permet d’accéder depuis Genthod-Bellevue à l’aéroport soit par le Grand-Saconnex, soit par Cornavin : de ce fait, tout train venant visiter Genève ne traverse plus Cornavin qu’une fois par visite, et non deux, ne charge plus le tronçon Cornavin – Cointrin qu’une fois par visite, et non deux, et la gare de l’aéroport, rendue traversante, voit sa capacité fortement augmenté (elle pourrait être triplée). Dans cette seconde solution, tous les trains visitent Cornavin, qui reste centrale.

    2.1. C’est la Confédération qui, depuis 2014, assure le financement de toute extension du réseau ferroviaire suisse. Elle dispose de 790 millions, votés par l’assemblée fédérale pour résoudre le problème de l’insuffisance de capacité du nœud ferroviaire de Genève. J’insiste : du nœud ferroviaire, pas de Cornavin. Ces 790 millions seront suffisants pour réaliser la boucle décrite ci-dessus.
    2.2. C’est la Confédération toute entière surtout qui a besoin de l’extension de la capacité du nœud de ferroviaire de Genève, parce que c’est pour une augmentation du nombre de trains de grandes lignes que la capacité du nœud ferroviaire de Genève doit être augmentée. Cornavin est actuellement à même de recevoir les 6 trains prévus du CEVA, les 6 trains de Bellegarde, et les 5 directs ou semi-directs Lausanne – Aéroport. C’est pour doubler ce dernier ensemble que la capacité du nœud ferroviaire de Genève doit être augmentée. Il est donc erroné de penser que la Confédération puisse « oublier » Genève si Genève refuse d’enterrer deux fois de suite un quai et deux voies supplémentaires à Cornavin. Genève peut s’en passer, la Confédération non.
    2.3. La boucle coûte de l’ordre de grandeur du montant mis à disposition par l’Assemblée fédérale, un petit milliard. L’argent est donc là, à disposition, ni le Canton ni la Ville n’auront quoi que ce soit à payer, n’auront à passer à la caisse.

    3. les Grottes ! tout le long des 440 mètres de la voie 8, entre 2025 et 2031, un chantier de 18 mètres de profondeur (un immeuble de 7 étages), débordant d’une douzaine de mètres l’aplomb du bord da la voie 8 bouleversera le site. 10 ans plus tard, le long de ce premier ouvrage, mais s’étendant cette fois jusqu’à 25 mètres au-delà de l’aplomb de la voie 8, également à 18 mètres de profondeur, un second chantier bouleversera à nouveau tout le bas du quartier des Grottes. Il n’en restera plus rien ! Un entrepreneur ou un ingénieur qui prétendrait que ces deux chantiers successifs rendront indemne le quartier des Grottes seraient des menteurs.

  • "il est parfaitement logique d'investir dans l'agrandissement (souterrain) de Cornavin de manière à faire réellement de cette gare-centre la gare-centre du réseau transfrontalier." (Pascal Holenweg)

    Mais sapelipopette ! C'est tout le contraire qu'il faut faire !

    PAS de centre ! PLUS de centre ! Il faut TUER LE CENTRE ! FINI LE CENTRE ! SCHLUSS ! FINITO !

    Il faut DIS-TRI-BU-ER, dans les 6 coins de l'agglomération genevoise, DANS LE BÂTI GENEVOIS EXISTANT, ET PRESERVER LES ZONES NON CONSTRUITES !

  • Si vous voulez préserver les zones non construites, il faut construire au centre. Si vous disséminez, vous étalez... l'urbanisme extensif bouffe l'espace non construit (et accroît les distances entre les lieux de domicile et les lieux de travail, de consommation et de loisirs. C'est ce qu'on a fait depuis les années cinquante. Et dont on paie (lourdement) le prix aujourd'hui.

  • "Si vous voulez préserver les zones non construites, il faut construire au centre."
    Question: avez-vous signer le référendum contre les constructions prévues près de l'aéroport?

  • Encore une manière d'évacuer le débat en question. La LAT cadre très précisément ce qui peut et doit être fait pour le développement. Et comme notre canton est minuscule, les terrains constructibles doivent tous être exploités au max. Il s'agit donc de créer plusieurs centres autour des gares.

  • c'est précisément ce qui va se faire autour des gares du CEVA, c'est-à-dire de la colonne vertébrale du Léman Express... sauf que tous ces "centres" qui vont naître auront eux.-mêmes un centre et que ce centre sera toujours le centre actuel de la région -c'est-à-dire la Ville..

  • Monsieur publie ce qu'il veut, quand il veut : c'est son blog...

  • ... ah, ça y est, j'ai compris. C'est une réponse à Daniel. Mise en page catastrophique avec couleurs aléatoires, impossible de suivre l'évolution des commentaires.

  • J'essaie de suivre votre logique. Vous avez signé le référendum contre les constructions près de l'aéroport. Mais vous confirmez qu'il faut densifier les zones bâties autour des gares afin de respecter les limitations imposées par la LAT sans prétériter le développement du canton. Enfin, du moins c'est comme ça que je l'ai compris. Auriez-vous l'amabilité de clarifier votre position ?
    Car construire au centre du centre, je ne vois pas trop. A moins de surélever les bâtiments. Et quelque chose me dit que vous avez aussi signé contre certains projets de ce genre qui visent à créer des objets grand luxe avec vue destinés à la vente.

  • Il faut densifier l'habitat (pas les bureaux...) là où on le peut (on ne le peut plus autour de Cornavin, ou aux Pâquis), mais aussi là où l'habitat n'est pas rendu difficilement supportable par des nuisances particulières. Les avions, par exemple... Par ailleurs, même si la ville a rattrapé Cointrin (c'était la campagne quand l'aéroport y a été installé), Cointrin n'est pas au centre-ville...

  • J'ai l'impression d'avoir affaire à un demeuré. N'avez-vous pas saisi le fond de la question ? Alors je vous suggère de télécharger l'application Google Earth pour avoir une idée précise de la taille du canton et de superposer les zones de développement autorisées par la LAT.
    Alors comprendrez-vous que vous vivez au siècle dernier, voire celui d'avant. Notre bled est condamné à se développer jusqu'à la limite imposée en utilisant chaque mètre carré disponible. Jusqu'à que la LAT explose sous la demande.
    Maintenant, en ce qui concerne plus précisément le développement de Cointrin, j'observe que l'emplacement est tellement centré, tout en étant déjà aux limites frontalières, qu'il a déjà atteint sa limite de capacité sans possibilité géographique de l'agrandir. A tel point qu'il faudra envisager de couvrir les voies de l'autoroute pour satisfaire les besoins en infrastructures d'accueil.
    Il faudra bien un jour se résigner de considérer le hub de Lyon, et on peut regretter que le CE n'ait pas donné suite à la piste de prendre des actions dans St Exupéry, pour absorber l'excédent de la demande. Et du coup vous allez comprendre à quel point il est important de relier la gare de l'aéroport au Léman express. ET avant 2045 !
    C'est quand même dingue de voir à quel point un élu répugne à reconnaitre qu'il s'est gouré. C'est pourtant pas la mer à boire. Et ça fait bonne figure dans le CV tellement c'est rare.

  • Mais vous avez affaire à un demeuré... vous avez seulement tardé à vous en apercevoir...

  • Les Genevois continueront a s`écharper sur la meilleure maniere de supprimer les bouchons en ville tant que l`exécutif ne se sera pas oté les doigts du cul et pris les seules décision ratonnelles: interdire le trafic automobile non-professionnel dans le centre-ville, rendre les transports publics gratis dans la meme zone, déployer le 5G et introduire aussi vite que techniquement possible la voiture partagée autonome dans toute l`agglomération.

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