Réforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

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Affiche RFFA-RIE.jpgRéforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

Le patronat genevois panique : et si Genève refusait dimanche la réforme fiscale cantonale ? Et la Chambre de commerce sonne le tocsin. Et publie une recommandation de vote sous forme d'un bulletin de vote fictif. Décidément... Jeudi, le taux de participation, à quatre jours de la clôture du vote, plafonnait à 29 %. A ce rythme, on sera au final autour de 40 %. Moins que lors de tous les scrutins de 2018 et 2019 (sauf celui de juin 2018). Pas terrible, vu les enjeux. "J'en appelle à la mobilisation de tous", tocsinne le directeur de la Chambre de commerce. Nous aussi, on en appelle à la mobilisation de tous, Et de toutes : « le droit de vote, certains meurent pour l'obtenir », rappelle la députée (Ensemble à Gauche) Jocelyne Haller). Et nous, on rappelle que si l'abstention était subversive, les abstentionnistes seraient en tôle. Donc, si vous n'avez pas envoyé votre bulletin, prenez votre bulletin à vous, et rendez-vous au local de vote dimanche matin, pour voter NON à cette réforme-là. Et donner mandat à nos Magnifiques Seigneurs d'en présenter une autre. C'est à leur portée. Et si ce n'est pas dans leurs intentions, il convient de leur forcer (un peu) la main. Gentiment. Démocratiquement.

C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon...

 

"RFFA : dissidents de gauche à écouter", c'était le titre d'une chronique de Pierre Ruetschi dans la "Tribune de Genève". On s'était dit "chouette, la "Julie" vire à gauche". Ben non : les "dissidents de gauche" qu'il faut écouter selon l'ex-Rédac'chef de la "Tribune", ce sont ceux qui rejoignent le PLR, le PDC et le MCG pour appeler à voter le projet genevois de réforme fiscale. Des "dissidents" ? Un président du Conseil d'Etat, un Conseiller d'Etat, un Conseiller aux Etats, un député... Eh ouais, ce qui plaît à la gauche chez Tamedia, c'est son côté droit...

Une lourde inquiétude plane donc à droite, s'agissant du résultat du vote de dimanche sur la RFFA. Dont les partisans recrutent tout ce qu'ils peuvent pour tirer à eux une partie de l'électorat de gauche, avec les bonnes vieilles recettes : si vous ne votez pas comme on vous dit de voter, attendez-vous au pire, relisez l'Apocalypse de Jean et priez : les multinationales vont passer la Versoix (voire même le Foron)  chômage va exploser, des milliers de PME vont faire faillite et les Genevois vont devoir se transformer en frontaliers travaillant à Annemasse pour des salaires... français. En prenant le Léman Express pour aller bosser, vu qu'ils auront dû vendre leur bagnole pour pouvoir payer leur loyer.

On a voté NON et on vous incite vivement (mais sans fébrilité...) à en faire autant, si vous n'avez pas encore voté. Parce que si ce projet cantonal est refusé, un autre devra être présenté. Un meilleur. Un plus équilibré. Un qui ne siphonne pas les budgets publics. Le délai pour le faire voter par le peuple est suffisant) il court jusqu'à Noël...) pour que l'exercice soit à la portée du Conseil d'Etat, du parlement et des partis. Et qu'ils puissent le présenter au peuple. Qui puisse l'accepter. On a voté NON à CETTE réforme fiscale, pas à toute réforme Pour que ceux qui hurlent à la catastrophe si aucune réforme n'est acceptée en présente une qui soit acceptable.

Le Directeur de la Chambre de commerce, Vincent Subilia, métaphorisait dans "Le Courrier" de mercredi : "Nous n'avons pas le choix, nous sommes au pied du mur". Eh bien restez-y ! Mais truelle en main : c'est bien là qu'on y reconnaît le maçon, non ?

Lien permanent Catégories : Fiscalité, Genève, Politique, votations 1 commentaire

Commentaires

  • Si certain canton sont en peine d'investisseurs, Genève pas, ni Vaud d'ailleurs, c'est même le contraire.
    Il n'y a aucune raison de faire des cadeaux, comme rien n'empêche l'Etat d'être moins dépensier.

    A un moment, il faut dire stop. La Suisse est très concurrentielle, et si les investissement ralentissent, tant mieux.
    La théorie, que la baisse d'impôt favorise l'investissement et qu'à la fin l'Etat s'y retrouve est d'une malhonnêteté crasse.
    Cette théorie fonctionne dans un système où les charges sont énormes. Dans notre système, cela veut dire plus de travailleurs, donc plus de populations et donc des investissements pour les infrastructures énormes (routes, rail, écoles,...).
    Au final, l'Etat est poussé à entrer dans le jeu de l'avion : faire venir des entreprises pour payer les infrastructures actuelles, qui deviennent vite insuffisantes par la démographie montante.

    Au final le citoyen ne gagne rien face à ce relent d'une vision économique du siècle passé. En tout cas les milieux économiques ne nous ont pas dit ce qu'on y gagne en tant que citoyen, mais on sait que les cadeaux ont un coût.
    Je suis pour favoriser l'économie, mais là, c'est pousser le bouchon un peu loin.

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