mercredi, 27 février 2019

Genève : grève des nettoyeurs des toilettes publiques

Onet.jpgCelles et ceux qui nettoient pour la Ville doivent être employés par la Ville

Depuis le 18 février, les nettoyeurs salariés de l'entreprise ONET sont en grève pour la défense de leurs droits. A l’instar de l’Etat, la Ville de Genève externalise
depuis longtemps les tâches de nettoyage de ses bâtiments, locaux et installations . ONET est l'une des entreprises bénéficiaires de cette externalisation sans justification pertinente. Ces privatisations du nettoyage de bâtiments publics, qui ont connu un développement sans précédent ces dernières années, entraînent un dumping social et salarial aussi inévitable qu’inacceptable pour les travailleuses et les travailleurs occupés à ces tâches déjà pénibles et peu rémunérées.

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14:55 Publié dans Genève, syndicats | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sous-traitance, grève | |  Facebook | | | |

lundi, 25 février 2019

Soutenir les mouvements sociaux au Brésil

MST Bresil.jpgQui sont les "terroristes" selon Bolsonaro ?

Fin janvier, un barrage industriel rompait, ensevelissant 300 personnes. Peu après, le Mouvement des Sans-Terre (MST) contactait le Solifonds : occupant des terrains dans la région sinistrée, il y avait envoyé des équipes de secours et de solidarité, notamment pour rétablir l'approvisionnement de la population en eau potable. Pour le désormais président du Brésil, Jair  Bolsonaro, le Mouvement des Sans Terre est un mouvement "terroriste".  Donner un toit et une terre à ceux qui n'en ont pas, donner des droits à ceux qui en sont privés, sont donc des actes "terroristes". Forcément : les méthodes du MST, fondées sur la solidarité et le respect de l'environnement, sont aux antipodes de celles par lesquelles le gouvernement Bolsonaro veut mener sa politique d'expansion agro-industrielle et d'exploitation des ressources naturelles, y compris en détruisant le cadre de vie des peuples indigènes.
Dès bien avant soin arrivée au pouvoir, Bolsonaro, en bon militaire d'extrême-droite (et ce n'est pas un pléonasme) s'en était pris aux deux principaux mouvements sociaux du pays celui des paysans sans terre (le MST) et celui des habitants sans toit (MTST), et ses partisans avaient multiplié les agressions contre les militants de ces mouvements, contre les autochtones (305 groupes ethniques différents, répartis sur 12 % du territoire mais que Bolsonaro et son gouvernement veulent chasser de leurs terres pour en faire des "citoyens" conformes), contre la gauche et les LGBT. Et son élection n'a évidemment pas arrangé les choses : il a abaissé le salaire minimum, transféré la délimitation des territoires autochtones au ministère de l'Agriculture pour bien signifier que les intérêts de l'agro-industrie prévalaient désormais sur ceux des Indiens et que leurs terres doivent pouvoir être livrées à l'agrobusiness. Et son ministre de l'Economie (membre d'un gouvernement dont un tiers des portefeuilles sont détenus par des militaires, auxquels s'ajoutent des pasteurs évangélique sultra-réactionnaires) entend privatiser massivement et réduire tout aussi massivement les prestations sociales et les protections au travail instituées sous les gouvernements du Parti des Travailleurs. Qui sont les "terroristes" ?

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15:30 Publié dans Droits de l'Homme, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : brésil, bolsonaro, mst | |  Facebook | | | |

jeudi, 21 février 2019

Quelle coordination entre les communes de gauche en Suisse romande ?

gauche, commune, villes

Prendre appui sur les villes

En Suisse, la droite a perdu les villes -plus encore qu'électoralement, elle les a perdues politiquement. Mais comment faire de cette domination de la gauche dans les villes une force pour la renforcer à l'échelle du pays tout entier ? Parce que si la gauche est majoritaire dans les "grandes" villes suisses, il n'y a que là qu'elle l'est durablement : elle est désespérément minoritaire au niveau fédéral -notamment parce qu'elle l'est dans les périphéries urbaines. Le 22 février, à Renens, à 19 heures à la Ferme des Tilleuls, "Pages de Gauche" organise une rencontre entre et avec plusieur-e-s membres d'exécutifs communaux de gauche en Romandie, sur le thème "quelle coordination entre les communes de gauche en Suisse romande ?". Pour peser plus, pour pouvoir modifier un cadre légal (y compris constitutionnel) défavorable aux villes et à leurs habitants, cette coordination est en effet indispensable. Autant que ces majorités, qu'il s'agit de maintenir, de renforcer et d'étendre. Après tout, le "socialisme municipal" est à la source de la progression de la social-démocratie en Suisse : c'est dans les villes que les socialistes ont conquis leurs premières majorités gouvernementales. 

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13:55 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gauche, commune, villes | |  Facebook | | | |

mercredi, 20 février 2019

Des "gilets jaunes" qui s'effilochent : Grand Débat, grand détour ?

macron,gilets jaunes,grand débatFin décembre 2018 : Emmanuel Macron est au plus bas, comme sa cote de popularité, qui rampe à 20 % d'opinions favorables. On le dit politiquement mort, tué par les "gilets jaunes". Et un mois et demi plus tard, à Lui la gloire, O Ressuscité : le mouvement des "gilets jaunes" s'effiloche, il n'est plus soutenu que par une minorité de sondés, les opinions favorables à Macron sont passées à 30 %, les intentions de vote placent sa liste en tête des élections européennes, et il fait son Tour de France des réunions du Grand Débat National, suivi comme son ombre par la presse et les télés. Or sans les "Gilets jaunes", pas de ce "grand débat national" lancé le 13 janvier par une longue lettre (six pages) de Macron aux Français: "il n'y pas de questions interdites. (...) nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre". En le président signe : "en confiance". Mais l'auteur prévient : "nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement et (...) le travail". Pourquoi débattre, alors, si on ne peut débattre de ce qui a précisément suscité le mouvement qui a lui-même suscité le débat ? En tout cas, le débat est organisé par un juge et partie : le président et son gouvernement.

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mardi, 19 février 2019

Procès espagnol des indépendantistes catalans : En arrière, marche !

proces_des_independantistes_catalans_a_madrid_le_soutien_de_corsica_libera_full_actu.jpgRébellion, sédition, désobéissance, détournement de fonds publics : le pouvoir central espagnol n'a pas mégoté sur les chefs d'accusations portés contre les leaders indépendantistes catalans, coupables d'avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination illégal au regard de la constitution et des lois espagnoles (dont les indépendantistes catalans n'ont cure), et le 27 octobre suivant une proclamation unilatérale d'indépendance de la Catalogne (évidemment encore plus illégale au regard de la même constitution et des mêmes lois). Douze responsables politiques et sociaux catalans sont prévenus, dont l'ancien vice-président du gouvernement régional, Oriol Junqueras (son ancien président, Carles Puigdemont, est en exil en Belgique), Carme Forcadell, ancienne présidente de l'Assemblée catalane, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, présidents de l'Assemblée nationale catalane et d'Omnium Cultural... L'accusation devra démontrer qu'il y a eu usage de la violence (le crime de rébellion l'implique forcément) dans l'organisation et la tenue du référendum (alors que la violence a en réalité été le fait de la police nationale, aux ordres du gouvernement de Madrid). Les accusés risquent jusqu'à 25 ans d'emprisonnement (pour Junqueras), le procès devrait durer des mois et voir défiler des centaines de témoins. Qu'en attendre ? Rien, sinon une radicalisation des fronts politiques, d'autant que le parti d'extrême-droite Vox a pu se porter partie civile pour utiliser le procès à ses propres fins et se présenter comme le plus fervent défenseur de l'unité espagnole -et pas seulement contre les Catalans : contre les Basques aussi, et les Galiciens, et toute la gauche, et les immigrants, les musulmans, voire les juifs. En chantant "Cara el Sol" et en beuglant "Arriba España". Les manifestations indépendantistes catalanes ont toujours été pacifiques depuis dix ans : tient-on vraiment à ce qu'elles ne le soient plus, et qu'à l'abandon de la lutte armée en Euzkadi succède sa reprise en Catalogne ?

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15:02 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : catalogne, espagne | |  Facebook | | | |

lundi, 18 février 2019

Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises : ça boite

Affiche RFFA-RIE.jpgEn commission parlementaire et en séance plénière du Grand Conseil, les socialistes genevois se sont ralliés à un "compromis" boiteux sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises. Et la direction du PSG ne semble pas vouloir faire confirmer cette adhésion par une recommandation de vote pour le scrutin du 19 mai prochain, puisque l'assemblée générale du parti n'est convoquée que pour se prononcer sur la réforme fédérale (la RFFA), contre laquelle un référendum, soutenu par le PS genevois, avait été lancé. Comme si les deux réformes n'étaient pas indissolublement liées. Et comme si un mot d'ordre donné à un groupe parlementaire valait recommandation de vote donnée dans un scrutin populaire... Mais passons : pourquoi parler d'un compromis "boîteux" à propos de celui accepté par les députés socialistes ayant pris part au vote du Grand Conseil (c'est-à-dire une minorité du groupe parlementaire...) ? Parce que ce "compromis" n'évite pas plus à Genève qu'ailleurs de lourdes pertes de ressources pour les collectivités publiques, et que la majorité du Grand Conseil essaie de le faire passer en lui accolant (mais sans pouvoir la faire voter par un "oui" ficelé à celui de la réforme fiscale) une augmentation bienvenue des subsides d'assurance-maladie.

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15:16 Publié dans budgets publics, Fiscalité, Genève, Politique, PS, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

jeudi, 14 février 2019

Initiative contre le "mitage du territoire" : Le OUI de nos villes

banlieue résidentielle.jpgLes dizaines de milliers de jeunes qui ont battu le pavé des villes suisses depuis le début de l'année n'en purent mais (il est vrai qu'une bonne partie d'entre eux n'avaient pas le droit de vote) : 'initiative des Jeunes Verts contre le "mitage du territoire" a été clairement refusée par les Suisses, et par tous les cantons. Le canton de Genève a donc lui aussi refusé l'initiative, mais à une majorité beaucoup plus serrée (52,3 %) que le reste de la Suisse (63,6 %). Et la Ville de Genève (à 52,1 %), celle de Carouge et le quartier des Avanchets l'ont acceptée (les communes de Chancy, Confignon, Presinge aussi). Et comme pour les objets cantonaux, ce sont les communes et les quartiers de droite, et spectaculairement les communes friquées de la rive-gauche, qui ont fait le résultat. Au plan suisse aussi, les communes qui ont accepté l'initiative sont d'entre celles où la densité de la population est la plus forte : La Chaux de Fonds, Neuchâtel, Lausanne, Fribourg, Bienne, Winterthur (à Berne, Bâle et Zurich, le NON ne s'impose que d'un souffle). Un OUI urbain, un NON périphérique, qu'est-ce que cela dit ? D'abord, que l'initiative, qui préconisait le gel de la surface à bâtir et la compensation des nouvelles zones à bâtir par des zones non constructibles, n'était pas dirigée contre les villes (même si l'Union des Villes Suisses se réjouit de son échec), mais contre leur négation, ces espaces indistincts, gaspillés, qui font la transition entre elles et la vraie campagne -celles des zones vertes protégées et des zones agricoles, pas celle des zones pavillonnaires. Et cela dit ensuite que les citadins n'ont, à raison, pas accordé foi à la prédiction des opposants selon qui l'initiative allait provoquer des hausses de loyers.

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14:18 Publié dans Politique, Suisse, urbanisme, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aménagement du territoire | |  Facebook | | | |

mercredi, 13 février 2019

Pas d'assurance remboursant les frais dentaires à Genève : Que les sans-dents le restent ?

sans-dents.jpgL'initiative pour le remboursement des soins dentaires de base, lancée par le Parti du Travail, a été repoussée par un peu moins de 55 % des votants, dimanche, à Genève (c'est un peu mieux que dans le canton de Vaud, où le taux de refus avait atteint 57.57 % l'année dernière). Comme pour l'autre initiative du PdT, celle pour une caisse publique d'assurance-maladie, ce refus a été prononcé grâce au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de gauche et de ceux de droite : les premiers ont accepté l'initiative, qui a obtenu un soutien en Ville de Genève à Vernier et à Avully (et chez les Suisses de l'étranger), les seconds l'ont refusée. Toutes les forces qui s'y opposaient ont entonné la même antienne que celle qui a salué l'échec de l'autre initiative du même Parti du Travail : l'initiative mettait en évidence un "vrai problème" mais lui proposait une "mauvaise solution". Et quelle "bonne solution" ces bons apôtres proposent-ils à ce vrai problème (celui de l'accès des plus modestes à des soins que l'assurance-maladie de base ne rembourse pas) ? L'arrachage systématique de toutes les dents malades ? Après tout, les sans-dents n'ont plus mal aux dents...

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18:20 Publié dans Assurances sociales, sécurité sociale, Genève, votations | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

mardi, 12 février 2019

Refus de la création d'une caisse d'assurance-maladie publique à Genève : Un vrai vote de classe

inegalites.jpgL'initiative du Parti du Travail pour la création d'une caisse publique d'assurance-maladie aété repoussée dimanche à Genève par 55,5 % des voix. Une défaite, sans doute, mais une défaite plus qu'honorable, pour un texte qui n'était soutenu ni par le PS (qui même s'y opposait) ni par la coalition dont le PdT est membre, "Ensemble à Gauche" qui, comme les Verts ne donnait pas de mot d'ordre. L'initiative n'a été repoussée que de justesse (à 50,37 % des voix) en Ville de Genève, alors que onze arrondissements sur dix-sept l'acceptaient. Là encore, comme pour l'autre initiative du Parti du Travail, celle sur les soins dentaires, et comme pour la loi sur la laïcité, le différentiel de participation entre arrondissements de droite et de gauche a joué à plein pour produire le résultat final. En Ville, les six arrondissements de droite ont fait la majorité. Et au plan cantonal, l'initiative a été repoussée à plus de 70 % des suffrages dans les niches rupines de la rive-gauche "campagnard" (Anières, Conches, Collonge-Bellerive, Jussy...). Un vrai vote de classe... lors duquel le PS s'est trompé de classe...

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lundi, 11 février 2019

Vote de la loi genevoise sur la laïcité : Un pet dans l'eau

pet dans l'eau.jpgLa loi cantonale genevoise sur "la laïcité de l'Etat"a été acceptée hier par 55 % des suffrages, grâce au soutien massif que lui a apporté l'électorat de droite et au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de droite et ceux de gauche (la participation s'est établie à 43,8 % au plan cantonal, mais elle s'étage entre e38,5 % à Châtelaine et plus de 49 % à Veyrier). L'effet de ce différentiel saute aux yeux en Ville de Genève : tous les arrondissements de gauche (soit la majorité des arrondissements de la ville) votent contre la loi, malgré quoi elle est acceptée par la majorité des votants de la commune... On notera au passage le nombre important de bulletins blancs (5578 dans le canton). 

Et maintenant ? Maintenant, rien... Genève n'est ni plus, ni moins laïque depuis hier, et sa "loi sur la laïcité de l'Etat" ne changera finalement rien aux pratiques genevoises : l'Etat va continuer à trier entre les bonnes églises et les autres, les vraies et les fausses religions, à permettre à quelques unes d'utiliser l’administration fiscale pour prélever leur dîme, à faire prêter serment aux conseillers d'Etat et aux députés dans un temple, tout en leur interdisant d'arborer des signes religieux pendant les séances publiques du parlement... cela, d'ailleurs, se règlera devant les tribunaux : l'assimilation stupide des élus dans les parlements municipaux et cantonal à des agents de l'Etat, avec à la clef l'interdiction leur étant faite de porter des signes religieux (ou philosophiques, ou idéologiques) visibles pendant les séances plénières publiques, cette interdiction ne tiendra sans doute pas longtemps face à des recours déposés par des députées ou des députés, des conseillères municipales ou des conseillers municipaux. Au fond, tout au fond même, ce vote sur cette loi n'est guère qu'un pet dans l'eau : ça fait un petit bruit et de grosses bulles, ça fleure un peu, mais ça se dissipe presque aussi vite que cela s'exhale.

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14:13 Publié dans Genève, religion, laïcité, églises, votations | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

vendredi, 08 février 2019

Initiative contre le "Mitage du territoire" : A dimanche pour dire OUI

Sablier.jpgSi vous avez le droit de vote au plan fédéral, il ne vous reste plus que dimanche matin pour voter à l'ancienne, en vous rendant au local de vote. Et soutenir l'initiative des "Jeunes Verts" contre le "mitage du territoire", furieusement combattue par la droite politique, patronale et foncière, pour qui l'initiative est à la fois "superflue et nuisible". Or c'est l'un ou l'autre : comme l'écrit Anne-Catherine Ménetrey-Savary dans "Le Courrier", on ne peut pas la considérer à la fois comme "superflue" et "nuisible" -si elle est superflue, elle est sans effet et donc sans nuisance. Et si elle est nuisible (mais à qui ?), c'est qu'elle n'est pas superflue. A nous, elle paraît plutôt indispensable, parce qu'elle dit l'essentiel : non seulement le "mitage" du territoire à coups de de parkings, de zones industrielles et commerciales et d'autoroutes n'est pas indispensable pour loger la population actuelle et à venir, mais ce "mitage" dégrade les conditions d'habitat de la majorité des habitants de ce pays. On "bétonne" (en tout cas on imperméabilise) en Suisse presque un mètre carré par seconde, et chaque jour une surface équivalent à celle du parc genevois des Bastions. Pour en faire quoi ? L'initiative ne demande pas que l'on arrête de construire mais que l'on cesse de construire n'importe quoi, n'importe où. Et que l'on construise la ville... en ville.

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mercredi, 06 février 2019

Un système d'assurance-maladie à bout du souffle des assurés

caisse-maladie.jpg

L'Etat paie, les assurances encaissent

Pour faire passer son projet de réforme de la fiscalité des entreprises, le Conseil d'Etat genevois propose de développer considérablement les subsides aux assurés ayant des difficultés à assumer le paiement de leurs primes : 186 millions y seront consacrés (la même somme que celle des pertes fiscales cantonales estimées dues à la réforme de l'imposition des entreprises, sans compter les pertes municipales) : le subside pour les plus bas revenus triplerait presque (il passe de 90 à 230 francs par prime) et 140'000 personnes pourraient bénéficier de subsides (contre 53'000 aujourd'hui). Cela constate que le système actuel d'assurance-maladie, fondé sur des primes "par tête" d'assuré, sans correction en fonction du revenu, et devant être payées à des caisses privées, est à bout de souffle. Mais le souffle au bout duquel arrive ce système (qui "ne tourne pas rond et est opaque", résume le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz), c'est celui des assurés, pas celui des assurances -elles respirent fort bien, elles, l'Etat leur sert de poumon : c'est lui qui leur garantit le paiement des primes de toutes celles et ceux qui n'arrivent pas à l'assumer en tout ou partie.

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mardi, 05 février 2019

Pourquoi diable n’appelle-t-on pas à rejeter la loi sur la laïcité ?

Drapeau Dugong.jpgVirginale perversité

Après tout le mal qu'on a pu écrire de la loi sur la laïcité soumise au vote des Genevois et voises dans une semaine, pourquoi diable n’appelle-t-on pas à la rejeter ? Pour deux raisons inavouables autant que contradictoires : par perversité, d'abord, et pour préserver notre virginité politique, ensuite.
Par perversité : on salive d'avance, tout en ricanant, à l'idée de voir la présidence du Grand Conseil ou du Conseil Municipal en appeler à la force publique pour expulser de la salle des séance plénières une musulmane trop enfoulardée, un chrétien portant en sautoir une croix trop grande, un juif une kippa trop voyante ou nous-mêmes notre passoire athée.
Par pudeur de vierge effarouchée, ensuite : on n'a pas franchement envie de passer notre temps à dire que notre "non" n'est pas le même que celui des fondamentalistes religieux... ni notre "oui" le même que celui des Croisés de l'Occident chrétien.

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lundi, 04 février 2019

Réforme cantonale genevoise de l'imposition des entreprise : 30 Floréal, jour du NON et NON

Bandeau RFFA.JPG

Après des heures de débats, pour ne pas écrire de dialogue de sourds, le Grand Conseil genevois a accepté le 31 janvier, à une large majorité, la réforme cantonale de l'imposition des entreprises (et à une plus large majorité encore un contre-projet à l'initiative de la gauche pour un plafonnement des primes d'assurance-maladie). S'agissant de l'imposition des entreprises, le projet accepté (par la droite élargie et ce qui restait du groupe socialiste après qu'une bonne partie de ses membres aient quitté la salle des séances pour ne pas avoir à voter) prévoit un taux unique d'imposition de 13,99 % des bénéfices de toutes les entreprises, celles à "statut spécial" (des multinationales) voyant leur taux d'imposition augmenter alors que toutes les autres voient le leur baisser. Les pertes fiscales de l'exercice se montent, pour le canton, à 186 millions, et celles pour les communes à hauteur de 50 millions. On votera le 19 mai. Dans le calendrier républicain, c'est le 30 Floréal. jour de la houlette. Sous notre propre houlette, ce sera celui du NON aux deux réformes fiscales, la fédérale et la cantonale.

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samedi, 02 février 2019

"Affaire Maudet" : Comprendre la GrundGenferei grâce aux grands auteurs

Baron noir.jpg

Il faut bien l'avouer : on commence sérieusement à perdre pied dans l'"Affaire Maudet", et nos ricanements ne suffisent plus à masquer la triste réalité de nos insuffisances d'analyse et de commentaires Alors, dans le doute, il a bien fallu nous résoudre à consulter nos maîtres, nos oracles. On s'est mis sous la lumière de leurs phares. Pour comprendre. Pour savoir quoi dire de nouveau et d'intelligent sur la Genferei des Genferei. La Mère des Genferei. La GrundGenferei. Et voilà ce qu'ils nous ont livré. On n'en est peut-être pas plus avancés, mais on est rassurés : on n'est pas les seuls à patauger.

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14:02 Publié dans De tout un peu, Genève | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : pierre maudet | |  Facebook | | | |