• Feliz ano novo

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    Bolsonaro.jpgUne année 2019 qui commence comme elle peut...

    L'année a commencé sur les chapeaux de roue. Ou de chenilles de chars, on ne sait pas trop. Depuis mardi, Jair Bolsonaro préside le Brésil. Il a été élu fin octobre avec un peu plus de 55 % des suffrages (contre un peu moins de 45 % au candidat du Parti des Travailleurs, Fernando Haddad, qui avait pourtant gagné 16 millions d'électeurs supplémentaires entre le premier et le second tour, contre 8 millions pour Bolsonaro). Bolsonaro a été élu grâce, arithmétiquement à une abstention de 20 % des inscrits et à près de 10 millions de votes blancs ou nuls, et politiquement grâce au soutien des groupes agro-alimentaires exportateurs (la violence a l'égard des paysans sans terre s'est d'ailleurs accrue sitôt Bolsonaro élu), des évangéliques, des forces armées (des militaires juchés sur des tanks ont célébré son élection, et sept des 22 ministres du nouveau gouvernement -qui ne compte que deux femmes, dont une pasteure évangélique, aucun noir et aucun représentant du Nordeste- sont des militaires), de la place financière et économique, des partis de droite et des grands media. Il a de bons amis, Bolsonaro : Trump, Salvini, Orban. Et un chouette programme : exploiter les territoires indiens, autoriser les pesticides (sa ministre de l'agriculture est la créature de l'agrobusiness), déforester l'Amazonie, normaliser l'enseignement, purger politiquement la fonction publique, criminaliser les migrants (dans un pays constitué par des migrants après extermination des indigènes) et les réfugiés. Et dans deux semaines, il sera en Suisse. A Davos, bien sûr, sinon où ? à Belle-Idée ?

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