samedi, 17 novembre 2018

"Rapport aux bêtes"...

Petit moment de zoophilie

Au moment où notre démocratie-modèle s'apprête à voter sur le sort à réserver aux cornes des vaches, on peut s'autoriser à s'interroger sur notre "rapport aux bêtes" -aux autres bêtes que nous-mêmes, animaux humains, "animaux dénaturés", comme disait Vercors. Tout se passe comme s'il n'y avait plus de figures possibles de l'animal que celle de la victime, de la nourriture et celle du compagnon. Mais victime de l'homme, nourriture de l'homme, compagnon de l'homme. La majorité des gens, dans nos pays en tout cas, acceptent comme une banalité le fait de manger des animaux, sans s'interroger ni sur les conditions de production de la viande qu'ils mangent, ni sur le traitement réservé à l'animal qu'ils consomment pour qu'ils puissent le consommer  : la proportion de végétariens dans la population française n'atteint pas 3 %. Et combien d''entre eux ont des chiens ou des chats qu'ils nourrissent (forcément) de ce que chiens et chats mangent, c'est-à-dire de viande ? Pour la plupart de nos contemporains, la souffrance animale est un "mal nécessaire" à la survie, voire seulement au bien-être, de l'animal humain. Quand ce n'est pas purement et simplement à son amusement ou à son désir de paraître : porter un manteau de fourrure n'est plus nécessaire depuis la derrière glaciation. Les tests effectués sur des animaux pour pouvoir produire un rouge à lèvre ne relèvent d'aucune nécessité -pas plus que le rouge à lèvres lui-même d'ailleurs.


charcuterie.jpgNous ne tuons pas les animaux pour les manger, nous les mangeons pour avoir une raison de les tuer

Nous sommes omnivores, et donc carnivores, soit. Mais pourquoi le restons-nous, alors qu'il n'y a plus nécessité que nous le restions au point où nous le sommes ? Pour la philosophe Françoise Burgat, nous mangeons de la viande pour marquer notre supériorité sur les autres animaux, marquer notre étrangeté au reste du monde animal, signifier en somme que nous ne sommes pas des animaux comme les autres -voire que nous ne sommes pas des animaux, mais un quatrième règne : il y aurait ainsi le minéral, le végétal, l'animal et l'humain. De cette prétention découle la tuerie des animaux par les hommes : nous ne les tuerions pas pour les manger, nous les mangerions pour avoir une raison de les tuer. Manger de la viande ne serait alors pas un moyen de survivre, mais un moyen de prendre le pouvoir sur le monde animal. Dès lors que l'animal est bon à manger, il n'est plus un animal, il n'est plus qu'un aliment : une viande n'est pas un animal.
Et puis, quels animaux réels, vivants, voit-on dans les villes où désormais vivent la majorité des humains ? les animaux de compagnie, ceux des zoos, des cirques et des ménageries, les pigeons, et peut être, mais fugacement, la nuit, un furet... mais plus ceux que l'on mange : ni vaches, ni cochons, ni poules, ni moutons, ni chèvres, ni autres lapins que de compagnie. Dès lors,  quel rapport peuvent établir celles et ceux qui n'ont jamais vécu à la campagne, à commencer par les enfants, entre un boeuf vivant et un hamburger ? entre un mouton vivant et un kebab ? entre un poisson vivant et une croquette ? Et ceux qui consomment ce hamburger,  ce kebab, cette croquette, les consommeraient-ils s'ils étaient faits de viande de chien, de chat ou de hamster ? Ce que nous avons dans nos assiettes n'évoque plus qu'exceptionnellement l'animal d'où cela vient... On n'égorge plus le cochon à la ferme ou dans la boucherie du village, on l'ingère en tranches sorties de sous cellophane, en attendant que nous nous mettions à consommer de la viande produite "in vitro"... et que nous ressuscitions par génie génétique les mammouths pour les bouffer et les tigres à dent de sabre pour faire des papouilles à leur petits.

Sans doute l'animal humain mange-t-il d'autres animaux depuis le néolithique, si ce n'est le paléothique -mais dans quelles conditions différentes, au fil de l'histoire ? Toutes les cultures humaines sont carnivores, observe Elisabeth de Fontenay. Disons qu'elles sont omnivores, donc aussi carnivores (même le végétarisme hindouiste tolère des exceptions à ses règles). On ne mange pas que par besoin ou par réflexe : il y avait toujours de la culture dans la nourriture -du rite, de l'explication, de la justification, de l'art ou de l'artisanat... mais pense-t-on à l'animal vivant dont nous mangeons la viande ?  et quelle pensée y'a-t-il dans l'élevage et l'abattage industriels, et dans les conditions faites aux animaux qui y sont voués ?

Chaque jour, 500'000 bovins, porcins et ovins sont tués dans les abattoirs français.  En 2006, on avait abattu plus de huit milliards d'animaux aux Etats-Unis pour l'alimentation des humains et d'autres animaux. C'était près d'un million d'animaux abattu chaque heure, plus de 15'000 chaque minute. Un carnage. Des abattoirs arrivent à tuer 180'000 animaux par semaine, et des élevages engraissent pour eux jusqu'à près de 100'000 boeuf, passant en six mois d'un poids de 300 kilos à un poids de 600 kilos. Certains bovins sortent de ce traitement si gros qu'ils ne tiennent plus sur leurs pattes (pour ce qu'elles vont leur servir, de toute façon...). Ces animaux sont le plus souvent tués dans des conditions apocalyptiques, et le plus souvent consommés dans des modes qui n'ont de justification rationnelle qu'économique, renvoyant non au bénéfice alimentaire mais au seul profit économique. Quant au mode de production de ces nourritures carnées industrielles, ils sont ravageurs pour l'environnement : il faut 100'000 litres d'eau pour produire un kilo de viande consommable. On a produit plus de 300 millions de tonnes (soit 300 milliards de kilos) de viande dans le monde en 2012, soit cinq fois plus en cinquante ans. Cette production représentait il y a cinq ans près de quarante kilos de viande par tête d'humain et par an, affamés, nourrissons et grabataires compris, mais avec d'énormes inégalités entre régions : en France, on consommait en 2012 90 kilos de viande par an et par personne -dix fois plus qu'au Mali. Pour produire ces centaines de milliards annuels de kilos de viande, on a mis en place un système d'extermination massive : chaque année, a moins 60 milliards d'animaux terrestres et 1000 milliards d'animaux marins, toutes espèces confondues, sont tués pour être consommés par une seule espèce : la nôtre (à laquelle il convient cependant d'ajouter ses animaux de compagnie, puisque des animaux abattus à la chaîne dans les abattoirs industriels, on tire aussi les croquettes de Minou et la pâtée de Médor). Et on ne compte pas les animaux tués pour la production de cosmétiques, de médicaments, de vêtements (40 millions d'animaux à fourrure sont abattus chaque année dans le monde) et de produits non alimentaires divers. Dans les seuls USA, 200 millions d'animaux sauvages (ou relâchés dans la nature pour être des cibles...)  sont abattus chaque année lors de chasses, et des millions d'autres sont utilisés comme cobayes pour la recherche médicale et le test de nouveaux produits de toute nature.

Il n'y a pas que le végétarisme ou le végétalisme qui offre une alternative à la gloutonnerie carnivore qui empreint nos sociétés : il y a désormais aussi la recherche d'une consommation "éthique" de viande, qui reconnaît comme indigne les conditions faites aux animaux consommés dans la chaîne de production de ce qu'on en consomme.

Encore faut-il s'entendre sur ce que signifie une "consommation éthique" : quelle "éthique" est à l'oeuvre aux Etats-Unis dans le boycott du foie gras pour cause de gavage des oies, parallèlement à la surconsommation de hamburgers garnis de viande sortie tout droit des abattoirs industriels ? Pour le philosophe Dominique Lestel, "le problème éthique majeur" n'est pas celui de la consommation mais celui de la production de viande", dans un élevage et un abattage industriels qui dégradent non seulement l'animal qui en est l'objet mais aussi l'humain qui en est le sujet -comme la torture dégrade à la fois le torturé et le tortionnaire. A cette dégradation, la "consommation éthique" est sans doute une réponse plus efficace que le végétarisme ou le végétalisme, parce qu'elle s'attaque à l'essentiel : à ce qui fait de la consommation de viande le moteur d'une puissance économique considérable, celle des industriels de l'élevage et de la boucherie, et d'une destruction non moins considérable de l'environnement naturel : il faut des terres pour l'élevage, et pour le fourrage -d'où ce paradoxe que la production de l'alimentation carnivore entretiens la sous-alimentation d'une part importante de la population humaine.

En attendant le jour, fort hypothétique (et pas franchement enthousiasmant), où l'humanité deviendrait intégralement, et de force, végane, un programme politique radical doit être mis en oeuvre : la fermeture des élevages et des abattoirs industriels, la substitution d'un élevage artisanal à l'élevage intensif, la récupération des surfaces dévolues à l'industrie de la viande pour en faire des espaces dévolus à cet élevage, le "réensauvagement" d'une partie des animaux d'élevage : de telles mesures réduiraient sans doute de 90 % la production mondiale de viande, mais si elles sont couplées à une politique de réelle redistribution des ressources alimentaires, il n'en resterait pas moins suffisamment de nourriture carnée disponible pour satisfaire les besoins de toute la population humaine, et pas seulement une minorité ayant les moyens financier de s'en procurer à un prix décuplé : que nous soyons omnivores n'implique pas autre chose que nous puissions réduire (sans forcément supprimer) notre consommation de viande au profit de notre consommation de végétaux (et de produits lactés) : le bon roi Henri IV avait pour programme de permettre à chaque famille française de s'offrir une poule au pot le dimanche -pas de s'en goinfrer tous les jours...

16:43 Publié dans animaux, Développement durable | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Yes ! Merci ! Bravo !
Ce billet, je le garde précieusement comme une référence. Tout y est, sans complaisance, sans se soucier d'un politiquement correct, sans fustiger, sans stigmatiser, mais en dénonçant vigoureusement avec empathie, compréhension, finesse et cohérence.
C'est fou ce que ça fait du bien de lire au mot près ce que je ressens face à ces questions. Et c'est si bien dit.

Mais cela relativise aussi l'objet du scrutin qui ne fait qu'effleurer des questions plus fondamentales, comme d'ailleurs pour les deux autres. Car pour moi, l'initiative de l'UDC va bien au delà des motivations affichées et Bakounine la voterait assurément. Et les flics pour les assurances n'apportent aucune réponse à la politique de santé globale, l'assurance obligatoire notamment qui, sous prétexte de solidarité imposée, incite à la consommation des soins. Mais là, on risque de ne pas être d'accord...

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 17 novembre 2018

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Les aliments industriels sont de la merde. Et les élevages industriels sont un scandale absolu. A chacun de faire ses choix.

Qui connaît la nouvelle de SF: "Pour servir l'homme"?
Je me marre rien que d'y penser.

Écrit par : Daniel | samedi, 17 novembre 2018

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Bien noté! Cependant vous ne parlez pas de la consommation d'animaux de compagnie : Chiens, chats, chèvre etc... en Suisse!?

Écrit par : Patoucha | samedi, 17 novembre 2018

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Mais si j'en parle, si ce à quoi vous faites allusion est la consommation de viande en pâtées et boulettes par nos animaux de compagnie...

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 17 novembre 2018

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Désolée! Rien à voir avec la viande en pâtées et boulettes pour les animaux, mais bien d'animaux de compagnie servis à table....!?

Viande et éthique Des Suisses continuent de manger chiens et chats

En Suisse, chacun est autorisé à manger de la viande de chien ou de chat. Les associations de protection des animaux voudraient mettre fin à cette pratique. Mais la Confédération estime que cela relève du choix personnel.

Manger son meilleur ami: les Suisses qui mangent du chien ou du chat ne risquent rien sur le plan légal, s'ils le font pour leur consommation personnelle. (Illustration: viande de chien en vente sur un marché en Chine)
Manger son meilleur ami: les Suisses qui mangent du chien ou du chat ne risquent rien sur le plan légal, s'ils le font pour leur consommation personnelle. (Illustration: viande de chien en vente sur un marché en Chine) Image: Keystone (Âmes sensibles s'abstenir! C'est à vomir!)

Par Marc-Henri Jobin

https://www.lematin.ch/societe/suisses-continuent-manger-chiens-chats/story/10121142

https://www.tdg.ch/vivre/societe/Des-Suisses-continuent-de-manger-chiens-et-chats/story/10121142

Une pratique « indigne d’un pays civilisé »
https://www.santevet.com/articles/la-consommation-de-chien-et-chat-se-pratique-en-suisse

https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_chiens-et-chats-sont-encore-cuisines-en-suisse-une-association-lance-une-petition?id=8453248

Consommation de chats et de chiens - Les Suisses décideront au ...

https://www.parismatch.com/Animal.../Les-Suisses-decideront-au-Parlement-660082
30 nov. 2014 - Oui, les Suisses ont le droit de manger du chat et du chien… Mais ils s'interrogent. Une motion déposée par une association sera discutée au ...
Une pétition réclame l'interdiction de manger du chien et du chat en ...

https://www.rts.ch/.../suisse/6330861-une-petition-reclame-l-interdiction-de-manger-d...
25 nov. 2014 - Une pétition munie de quelque 16'000 signatures exige l'interdiction en Suisse de la consommation de viande de chat et de chien. Lancée fin ...

Écrit par : Patoucha | samedi, 17 novembre 2018

La consommation d'animaux de compagnie...?
Euh, j'ai cru entendre que les Chinois mangeaient du chien et la viande de chat ressemble beaucoup au lapin, mais non, je ne vois pas trop.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 17 novembre 2018

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Les cannibales avaient la solution. Ils mangeaient leurs congénères réglant ainsi du même coup le problème de la surpopulation avec la certitude que leurs "proies" avaient été bien élevées puisqu'elle s'en était chargées elles mêmes.

Écrit par : Maendly | dimanche, 18 novembre 2018

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Fermez votre porte à clé....blindez-Vous! vos voisins... attention... cannibales!

:)))))))

Écrit par : Patoucha | dimanche, 18 novembre 2018

Disons-le clairement : je n'ai pas tout lu, tant le discours est convenu. Et tout aussi clairement : je sais que les gens comme vous n'ont pas le courage de publier les commentaires qui les remettent en question. Soyons clair : je m'en fous. Si vous ne publiez pas, vous ne ferez que confirmer la piètre idée que j'ai de vous.

Cela étant dit, votre billet omet l'essentiel : quand les humains étaient quelques centaines de milliers sur cette planète, la question ne se posait pas. Nos proto-ancêtres tuaient pour manger et ne pas mourir de faim, point barre.
Vous l'avez écrit : nous sommes omnivores. Et nous avons intérêt de l'être. Nos frères gorilles, très proches de nous, mangent leur caca parce que la vitamine B12 est synthétisée dans les intestins, hors de la portée de notre digestion. Les véganes sont obligés de s'injecter de la B12 par seringue intraveineuse et de nombreux bébés de leur secte sont morts par défaut de cette vitamine.
Et donc, nous avons besoin de la viande.
Et il est vrai qu'aujourd'hui, il y a surproduction. Vous accusez les méchants capitalistes ? Regardez autour de vous aujourd'hui : pensez-vous réellement que les gilets jaunes sont les représentants du capital ? Et donc, vous avez complétement oublié le vieux réflexe de la France d'en-bas : l'ouvrier français veut sont bifteck. Dans les temps de disette carnée, les industriels ont trouvé des substituts de goût de viande : Cenovis en Suisse, Viandox en France, Marmite en Angleterre...
La démocratisation de la consommation a provoqué l'industrialisation de la production de viande. "Ouvriers, paysans nous sommes/le grand parti des travailleurs". Quand la viande était chère, la colère des ouvriers contre les paysans était énorme.
Mais ça, vous ne l'avouerez jamais !

Écrit par : Géo | dimanche, 18 novembre 2018

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"Pour la philosophe Françoise Burgat, nous mangeons de la viande pour marquer notre supériorité sur les autres animaux"
Moi qui croyais que les protéines (sans parler d'autres éléments) faisaient l'essentiel des apports nutritionnels de la viande. Sous une forme condensée et relativement aisée à digérer elle a constitué l'essentiel de la nourriture humaine pendant quelques centaines de milliers d'années, tirée de divers animaux "inférieurs", allant des mammouths au insectes en passant par les poissons et les crustacés (ah! le sentiment de supériorité de l'homme qui se nourrit it de derniers!).
En passant de notre état de chasseur-cueilleur à celui d'agriculteur, nous avons non seulement permis la surpopulation, nous avons aussi diminué de taille et acquis un certain nombre de maladies, dont certaines ont proliféré dans l'environnement plus dense de nos civilisations. Cette augmentation de la population nous a amené à la situation actuelle, qui voit une partie de la population occidentale (surtout) se dresser contre l'élevage et la boucherie industrielles, tout en y ayant encore recours en grande majorité.
Notons que si la majorité d'entre nous ne se verrait pas "faire boucherie", ce n'est pas le cas dans toutes les cultures, certaines a voyant même une pratique qui tient du religieux. Je doute donc fortement que les arguments pour un changement que l'on peut qualifier de "civilisationnel", qui irait totalement à contre-courant de la tendance qui se manifeste dans les plus grands pays du monde qui accèdent à une certain niveau de confort et de bien-être (qu'on y souscrive ou qu'on la critique), puissent être d'ordre sentimental ou émotionnels, en dehors du moins de certains cercles de notre Occident déjà privilégié.
Les autres arguments qui reposent sur l'environnement et l'économie, mieux encore l'intrication entre les deux, prendront du temps à faire une différence importance du point de vue mondial, celui qui nous intéresse en définitive. Les élucubrations philosophico-morales feront plutôt du tort à une cause qui finira très probablement à triompher sans elles. Pour la philosophe citée au début, il devrait être évident que les chimpanzés qui ont régulièrement recours à la chasse aux Colobes pour compléter et agrémenter leur régime, sont également des racistes, puisqu'ils s'en prennent uniquement à d'autres singes.

Écrit par : Mère-Grand | dimanche, 18 novembre 2018

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La mode vegan, les conditions d'élevages sont un truc d'occidentaux. Ailleurs, l'animal ne vaut rien, exception de la vache sacrée.
La consommation de viande dans les pays émergeant croît (Chine,...).

On peut donc se pencher que ce qui se passe en Suisse, éventuellement en Europe. Ailleurs, on ne peut rien faire. Et il ne faut pas parler de l'ONU, dont tout le monde s'en fout.

La viande à partir de cellules souches va être certainement ce qui va aider à la diminution des élevages pour la boucherie.
Les gens ne vont pas changer les habitudes, mais les nouvelles générations vont peut-être, être dégoûtés de manger du "cadavre".
Même chose pour les terres agricoles. Si la population suisse et européenne augmentent, l'indépendance alimentaire passera par la construction de tours où se fera l'agriculture avec un minimum d'eau et de poison. Ce ne sera plus la paysannerie, mais de l'industrie.

La régulation de la population européenne est donc un premier pas. Il faut stabiliser, voir diminuer la population. L'IA pourra certainement le permettre, et briser la logique de l'augmentation de la population pour prospérer. Le Japon s'y est mis, il faut l'accompagner.

Écrit par : motus | lundi, 19 novembre 2018

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