jeudi, 08 février 2018

« Le socialisme, ou comment NE PAS s'en débarrasser »

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Autopub :

Notre indispensable manuel de survie des socialistes en milieu hostile, « Le socialisme, ou comment NE PAS* s'en débarrasser », vient de sortir. Il est publié par les éditions de l'Aire. Qui viennent de sortir le premier bouquin de Didier Burkhalter, « Enfance de terre ». On est très flatté d'avoir le même éditeur qu'un ancien président de la Confédération. Mais faut rien en déduire quand à nos ambitions personnelles : on ne rêve que d'être le gourou de toute la gauche, c'est moins fatigant et on peut se contenter d'une autoproclamation. Qu'on trouvera donc dans toutes les bonnes librairies, et même quelques mauvaises. ou qu'on pourra commander directement à l'éditeur (http://www.editions-aire.ch/) et dont on pourra discuter MERCREDI 21 FEVRIER à 19 heures à la librairie Le Parnasse, 6 rue de la Terrassière, à Genève.

* Merci, Bob : après tout, vu le destin promis aux journalistes de la "Julie", se faire correcteur tient du principe de précaution

 

15:51 Publié dans Agenda, PS | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je me réjouis de lire cet ouvrage.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 08 février 2018

Bon, ça c'est fait.
Rien de bien nouveau sous le soleil de Pascal Holleweg qui a au moins le mérite de la constance et de la cohérence.

Si j'ai bien compris cet opus au titre évocateur, un brin indigeste mais heureusement bien écrit, pour survivre les socialistes devraient quitter le pouvoir partout où ils ne sont pas majoritaires, c'est à dire à peu près partout et retrouver les véritables bases populaires susceptibles de porter efficacement la révolte, soit les plus démunis, les immigrés, émigrés ou migrants, les opprimés et les laissés pour compte.

Retrouver ce qui fait l'âme sociale en radicalisant le propos puisque la réforme ne sert que l'ennemi et parce que "quand le gouvernement viole le droit des peuples, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Bref, Pascal semble un peu las de glander dans un conseil municipal, dont il aurait espéré être viré puisqu'il n'a pas le courage d'assumer sa propre théorie en quittant ce cirque où il fait de la figuration face à ce qu'il appelle volontiers la droite coagulée majoritaire et dont il devient finalement un faire valoir, une justification.

Il suggère que la légalité est un état transitoire et donc provisoire. Il reconnait cependant que, quel que soit la couleur politique, l'accès au pouvoir pervertit les meilleurs intentions et que les socialistes sont devenus au fil du temps, et surtout depuis Blair et consorts, les meilleurs alliés du capitalisme qu'ils étaient censés combattre.

Bref, je ne vais pas m'étaler. Chacun peut se faire son idée en lisant sa contribution.

Je pense que Pascal fait preuve de nostalgie et n'a pas pris la mesure du changement qui est en cours et qui rend l'action politique bientôt obsolète.
Je l'encourage à lire Jeremy Rifkin et Peter Joseph qui ne parlent plus de prolétariat, de précarité, d'exclusion mais d'un accès universel et bientôt gratuit à l'abondance grâce notamment aux outils numériques qui réduisent à néant les structures pyramidales et permettent à tout un chacun d'entrer directement en relation avec l'autre sans intermédiaire.
Le P2P, la blockchain et les applications décentralisées permettent à tous de mettre en valeur leurs qualités uniques, s'adonner à ses penchants et permettre à la créativité d'exploser pour le plus grand bonheur des consommateurs qui accèdent à la diversité.
Accessoirement ces outils nous permettront enfin d'accéder à une véritable démocratie directe sans la délégation parlementaire qui ne fait que diluer jusqu'à le rendre presque éthérique le message de base des citoyens, et non du peuple qui ne peut être valablement représenté comme il le martèle d'ailleurs à plusieurs reprises.

Certes il y a des effets pervers et des opportunistes qui profitent des zones grises que ces nouveaux outils engendrent, mais la révolution qu'il appelle de ses voeux est en cours et se fait en silence sans effusion de sang, sans violation des règles, de manière inéluctable et vraisemblablement irrécupérable par ceux qui tentent de garder le pouvoir si difficilement acquis. Qu'ils soient de gauche ou de droite va sans dire.

Je le rejoins sur les constats et je suis en accord avec les notions de revenu de base universel qui devraient mettre un terme à ces luttes archaïques autour du salariat qui est une arnaque et qui est en voie de disparition dans le nouveau contexte de ce siècle où explosent la démographie, la robotisation et l'augmentation de l'espérance de vie. Cocktail explosif qui devrait consacrer la fin du capitalisme ancien et nouveau qui, poussé à son extrême logique finit pas se saborder sans l'aide de ses ennemis.

Je serais assez tenté de reprendre certains passages pour mieux les déconstruire, mais je pense que pratiquement personne ne se collera à la lecture de son bouquin et que je parlerai vraisemblablement dans le désert. J'envisage de produire à mon tour mes réflexions sur la mue en cours et l'optimisme que me promet la possibilité d'encourager et de facilité l'expression individuelle et la créativité pour le bien du plus grand nombre. Tout le contraire des mouvements de masse qui proposent un pot-pourrit dans lequel on n'est plus capable d'éprouver les saveurs des ingrédients et qui tirent l'humanité vers le bas par un nivellement sur des valeurs que plus personne ne comprend tant elles sont éloignées des réalités quotidiennes.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 15 février 2018

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