mardi, 05 décembre 2017

Le genou de la baigneuse ? c'est Verdun !

burkini.jpgCombats de fantômes en burkinis dans les piscines genevoises

Clapotis dans les bassins : le règlement municipal sur les installations sportives de la Ville de Genève a été modifié :  le nouveau règlement se contente de poser des règles générales, applicables aux femmes comme aux hommes, avec comme règle de base que les tenues autorisées dans ces lieux de bain doivent être des tenues de bain. Comme les tenues autorisées sur les pistes de skis devraient être des tenues de ski, si un règlement municipal genevois avait quelque pertinence dans la poudreuse. Etre en tenue de bain dans un lieu de bains, à un esprit simple comme celui de l'auteur de ces lignes, cela paraît à la fois logique et suffisant. Mais pas à la droite et à l'extrême-droite du Conseil municipal, qui s'en sont étouffées d'indignation et ont brandi la menace d'un déferlement de "burkinis" (des tenues de bain couvrant le corps), parce que le nouveau règlement ose l'impensable : il n'oblige plus les femmes à se découvrir les bras, les genoux, les chevilles et les pieds. Ni même à se couvrir les seins. Il ne les oblige plus qu'à se baigner en tenue de bain. Comme les hommes. Et il les autorise à choisir leur tenue de bain. Comme les hommes peuvent la choisir. Invraisemblable laxisme, tout fout le camp, Il est urgent de réagir, de restaurer les vraies valeurs. Exhumant un "avis" anonyme supposé être celui du Service des Sports, la droite et l'extrême-droite municipales genevoise proposent donc  de réintroduire l'interdiction de la couverture des bras des femmes et des genoux de tout le monde, en même temps d'ailleurs que l'interdiction de la découverture des seins des femmes (on notera toutefois deux lacunes : aucune couleur n'est prescrite, aucune texture non plus. Tant qu'à faire, la droite aurait pu y penser). Ainsi l'essentiel est-il sauf : les hommes pourront aller à la piscine en short et les bras couverts, les femmes ne pourront pas y aller en maillot une pièce couvrant les bras et les genoux (burkini ou non), à supposer qu'elles en aient l'intention : le cas ne s'est d'ailleurs produit que deux fois. Mais  c'est deux fois de trop, c'est une brèche, une percée, la prise de Douaumont. Car c'est au nom de la lutte contre l'intégrisme religieux islamique qu'on veut faire prendre le genou des femmes  pour Verdun. Et le bras des dames, pour le chemin des Dames. Et elles ne passeront pas ! Elles, pas ils : eux, ils passeront toujours : comme d'habitude, c'est aux femmes qu'on impose en réalité ces normes, pas aux hommes.


Le lieu du combat contre le fondamentalisme religieux ce n'est pas le genou ou les bras des femmes, mais leur tête -et celle des hommes

Les intégristes religieux n'exècrent rien tant que la liberté -les libertés. Et n'aiment rien tant, et ne produisent rien tant, que des interdictions et des obligations. Ne leur répondra-t-on qu'en inversant simplement leurs interdictions en obligations, et leurs obligations en interdictions ? En prescrivant la nudité là où ils prescrivent l'empaquetage, et en interdisant le voile là où ils l'imposent ? Rien ne ressemble plus à une prescription vestimentaire que la prescription vestimentaire inverse : imposer le port du voile et l'interdire, cela se vaut. Interdire aux femmes de montrer leurs bras et leurs jambes à la plage ou à la piscine, ou les obliger à les montrer, cela se vaut. Contraindre ou interdire procède du  même rapport d'autorité. On peut certes prétendre « interdire par défense de la liberté » : c'est le « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » de Saint-Just, mais cela impliquerait que l'on punisse ceux qui imposent à des femmes de s'empaqueter dans une burqa ou de s'emballer dans un burkini, plutôt que ces femmes elles-mêmes. Or l'interdiction prônée par la droite et l'extrême-droite, c'est bien aux femmes et à elles seules qu'elle va s'appliquer, et ce sont elles seules qui seront punies si elles ne s'y plient pas -comme ce sont elles seules que les intégristes punissent si elles ne se plient pas à leurs propres interdictions. 

A qui s'en prend-on quand on Interdit le burkini (et du même coup le topless) au nom de la lutte contre le fondamentalisme religieux islamique ? Aux pères, aux maris, aux frères, aux fils qui imposent à leurs filles, leurs femmes, leurs soeurs, leurs mères de se couvrir jambes et bras ? Non : on s'en prend à ces filles, ces femmes, ces soeurs, ces mères. C'est à elle, évidemment, que l'interdiction va s'appliquer. A elles, pas à eux. Quand aux plus radicalisée des plus intégristes, elles n'en ont rien à battre du règlement des piscines publiques et mixtes : elles n'y mettent jamais le bout d'un orteil hallal.

La lutte contre les fondamentalismes religieux est un enjeu considérable. Cette lutte doit se mener non seulement au nom de la liberté, mais par elle -la laïcité ne vaudrait rien si elle n'était un moyen des libertés de conscience, d'expression, d'association -mais aussi de comportement, d'utilisation de l'espace public, et de choix de son apparence (même dans les piscines et sur les plages)... Croire que l'on pourra réduire les fondamentalismes religieux par des règlementations fétichistes portant sur des habillements ou des déshabillements, c'est se bercer d'une dangereuse illusion : en croyant incarner une lutte nécessaire, on la dévalue, avant que la ridiculiser -comme elle le fut lors de la bouffonne interdiction du burkini sur les plages françaises.

Sous le burkini se calfeutre évidemment moins le corps des femmes que la vieille volonté patriarcale de le posséder, le maîtriser, se le garder pour soi et sa famille, au prétexte de Dieu, du Prophète, du Livre ou quelque autre prétexte de la même barrique, et sous l'interdiction du burkini et du topless se niche la même prétention de décider comment les femmes doivent se vêtir ou se dévêtir. Quand l’Etat ou le prêtre se mêle de dire aux femmes comment se vêtir ou se dévêtir, ni l’un, ni l’autre n'est motivé par autre chose que par le dur et vieux désir de contrôle du corps des femmes, et par l’interdit fait aux  femmes d’en disposer à leur guise.

Le lieu du combat contre le fondamentalisme religieux et ses avatars politiques, ce n'est pas le genou ou les bras des femmes, mais leur tête, et celle des hommes. Et ces têtes  contiennent encore assez de servitude volontaire pour qu'on puisse consacrer un peu plus d'énergie et d'inventivité à la dissiper que celle que l'on perd à la nourrir par des interdictions vestimentaires, fussent-elles balnéaires, aussi stupides et discriminatoires que les prescriptions pseudo-religieuses, et en réalité purement tribales, auxquelles elles prétendent répondre.

 

15:00 Publié dans Femmes, Genève | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : piscines, burkini | |  Facebook | | | |

Commentaires

Merci pour ce beau texte qui défend la liberté individuelle.

Mais imaginons que cette tenue vestimentaire soit imposée par l'église catholique et revendiquée par de ferventes pratiquantes.

Votre texte serait-il le même ?

Écrit par : Boccard | mardi, 05 décembre 2017

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Il y a quand même de l'hypocrisie en défendant le nouveau règlement. Difficile de ne pas voir de la politique.

En soit, l'argument de plus de liberté est juste sauf que...
Il n'y avait aucune raison de changer le règlement d'où la suspicion.
Si on emprunte un livre à la bibliothèque, on se soumet au règlement ou on n'y va pas.

Ajouter soudainement de la liberté pour très certainement permettre aux enfants des femmes intégristes d'aller à la piscine, c'est admettre que les intégristes sont des gens comme les autres, ben non : ils sont dans la haine de l'autre, d'autant plus si l'autre est juif.

Si il ne faut pas ajouter des interdictions pour des bouts de tissus, pour autant, ce n'est pas l'heure de changer des règlements pour que l'intégrisme puisse mieux s'épanouir en plein jour.

Quant aux têtes, il est temps que le salafisme soit interdit en Suisse. Une religion qui donne des règles de société devient aussi un parti politique. En tant que tel il doit être interdit comme parti fasciste œuvrant contre la démocratie.

Écrit par : motus | mardi, 05 décembre 2017

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Le travers dont vous êtes victime s’appelle l’intellectualisme. Les islamistes s'en foutent de vos analyses ce qu'ils veulent s'est imposer leur tenue vestimentaire pour pouvoir compter leurs forces et les mettre en ordre de battaille le moment venu.
Votre comparaison avec Verdun si elle st est irrespectueuse vis à vis des poilus qui défendaient la France éternelle et pas celle qui se couche devant le premier barbus venu est révélatrice. C'est bien un uniforme que l'on veut faire porter aux femmes afin que la conquête soit visible partout et en tous lieux.

Écrit par : NORBERT MAENDLY | mardi, 05 décembre 2017

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Bien sûr, pourquoi serait-il différent ?

Écrit par : Pascal Holenweg | mercredi, 06 décembre 2017

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Ce qui est paradoxal avec la gauche, c’est qu’elle est totalement opposée à l’intégrisme, mais trouve pour chacun d’entre eux de multiples raisons de l’accepter. En prenant soin de traiter chaque symbole pour lui-même sans jamais voir quels liens existent par exmpele entre tous ces vêtements, y compris le foulard, les demandes de halal, de faire ses prières à l’heure dite (toutes les moquées indiquent à la minute près quand elles doivent l’être), etc.
Donc, on oblige ces pauvres femmes si pudiques à découvrir leurs bras et leurs jambes. Quelle atteinte à leur liberté ! Et puis le burkini, c’est comme le niqab, il y en a si peu. Encourageons celles qui hésitent ! Fermons les yeux sur ce qui se passe dans les zones islamisées d’Europe et de France où les femmes ne peuvent plus se promener seules dans les rues ni aller boire un café au bistrot. Ah, mais j’oubliais : l’islam de Suisse est si différent des autres !
Vous faites comme si ces femmes n’avaient pas la capacité de réfléchir. Elles seraient victimes de ces mâles encore amarrés à leur confortable patriarcat.
La réalité, c’est que ces femmes sont capables de réfléchir, notre société leur offre tous les outils utiles à leur émancipation. Si elles portent un burkini ou des voiles et foulards bien enveloppants, c’est qu’elles adhèrent au discours religieux. Ces femmes envoient leurs petites filles dans les mosquées qui leur font porter très tôt le foulard et d’autres enveloppements. Elles adhèrent à l’apartheid entre hommes et femmes que font régner tous ces lieux de cultes. Elles approuvent dans son ensemble une vision littéraliste et donc obscurantiste de leurs textes. Elles portent tous ces vêtements qui dissimulent corps et cheveux pour imposer les signes de leur inégalable religion, que nous le voulions ou non. Ce ne sont pas des victimes, mais des soldates. Alors, qu’on les prive des symboles d’une société archaïque me satisfait pleinement.
Quant à votre remède : consacrer plus d’énergie et d’inventivité à dissiper cette servitude volontaire, c’est une de ces grandes phrases qui ne mangent pas de pain et surtout laissent s’épanouir l’intégrisme.

Écrit par : Mireille Vallette | mercredi, 06 décembre 2017

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"Vous faites comme si ces femmes n’avaient pas la capacité de réfléchir", nous dites-vous... Est-ce nous qui faisons "comme si ces femmes n'avaient pas la capacité de réfléchir", ou ceux (et celles) qui tiennent absolument à leur dire comment et jusqu'où s'habiller et se déshabiller ? Ce que le règlement contesté par la droite et l'extrême-droite genevoises disait, c'était simplement que dans les piscines, il fallait porter des tenues de bains. Et ce que le règlement qu'elles ont ressuscité fait, c'est détailler jusqu'à l'absurde la vêture des femmes. Des femmes, pas des hommes. Libre à vous de ne paa voir à quelles attitudes patriarcales (et à quels prétextes religieux) cela ressemble : nous, cela nous a sauté aux yeux...

Écrit par : Pascal Holenweg | mercredi, 06 décembre 2017

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"Ce que le règlement contesté par la droite et l'extrême-droite genevoises disait, c'était simplement que dans les piscines, il fallait porter des tenues de bains."

vous jouez sur les mots! Tenues de bains incluent le bikini. Cela ne veut pas dire ROBES ni tenue de surf!
Que porte votre femme pour se baigner Pascal Holenweg?

Sachez qu'au Maroc, les femmes se baignent en bikini. Les "islamistes" sont entre-elles et loin des marocaines qui aiment bronzer au soleil!

Écrit par : Patoucha | mercredi, 06 décembre 2017

"Des femmes, pas des hommes. Libre à vous de ne pas voir à quelles attitudes patriarcales (et à quels prétextes religieux) cela ressemble : nous, cela nous a sauté aux yeux."
Il est tout de même cocasse de défendre le burkini au nom de l’égalité entre hommes et femmes!

Écrit par : Mireille Vallette | jeudi, 07 décembre 2017

... et pour le reste : Ni Dieu, ni maître !

Écrit par : Pascal Holenweg | mercredi, 06 décembre 2017

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"Tenues de bain" incluent en effet le burkini. Et le monokini. Et le Bikini. Et le maillot de bain une pièce, sans manche. Ou avec manche. S'arrêtant aux cuisses. Ou au genou. Ou aux chevilles. Et pour les hommes, les femmes, les queers. Bref, un règlement municipal d'accès aux piscines n'est pas un dress code. Quant à "ma femme", puisque vous avez décidé que j'étais en couple, elle se baigne comme elle veut. A poil, si elle veut.

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 07 décembre 2017

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"Des femmes, pas des hommes"
Ce n'est pas vrai et je l'ai écrit plus d'une fois sur ces blogs. Les hommes (et notamment les garçons que cela touche plus particulièrement) n'ont pas (ou n'ont pas eu jusqu'à présent) le droit de porter des shorts "au-dessous des genoux".

Écrit par : Mère-Grand | jeudi, 07 décembre 2017

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Qu'en est-il des piscines des autres communes du Canton?
Guex Pierre qui n'en est pas à une connerie près parle d'accepter l’excision et pourquoi pas lapidation à la maison de" tolérance "dont il aura oublié de changer la serrure .
Ni Dieu mais un maître nageur.

Écrit par : briand | jeudi, 07 décembre 2017

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Trump désigne "les Vernets" capitale du Canton de Genève.

Écrit par : briand | jeudi, 07 décembre 2017

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Et qui va aller vérifier que sous le burkini il n'y a pas de slip ou de soutien- gorge? A moins que vous ne considériez slips et soutiens-gorge comme des "tenues de bain"?

Bref la question ne se pose plus. Le burkini est banni des piscines genevoises. Il serait amusant que la gauche islamophile lance un référendum contre cette loi. Elle prendrait une veste mémorable.

Écrit par : Olivier | jeudi, 07 décembre 2017

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...en revanche, ils pourront porter des manches longues (allez savoir pourquoi)...

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 07 décembre 2017

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je reprend: les laicistes du PRG y vont comment à la Cathédrale pour "célébrer" l'ordination du Conseil d’État, ? en costard qui ne portent pas de cadavres musulmans ..

Écrit par : briand | jeudi, 07 décembre 2017

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la peur: que le ventre fécond des nageuses en burkini de la Méditerranée n'envahisse les vestiaires jusqu'à mettre en péril le sacro saint goûté de nos âmes blanches et c'est la faim "en itallaïque"

Écrit par : briand | jeudi, 07 décembre 2017

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De quelle loi parlez-vous ? Là, il ne s'agit que d'un règlement municipal. Contre lequel il n'y a probablement pas de possibilité de lancer un référendum. Et surtout, pas d'utilité à le faire : le règlement ne sera tout simplement pas appliqué...

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 07 décembre 2017

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C'est mon boucher qui va être super déçu. Il espérait que je lui commande quelques saucisses de porc afin de pimenter un peu le petit djihâd personnel de la salafiste en tenue de plongée.

Écrit par : Laurent Lefort | vendredi, 08 décembre 2017

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Cher Ami tu te fourvoie dans la tolérance de l’intolérance, certes notre situation

-N'est pas celle de la France, où sous couvert de l'ancien colonialisme des ado, des adultes, cultivent la haine de tous ce qui est français.(Voire la mère des Méhrah )Ils vont même à tuer un des leurs parce-qu'il sert dans l'armée française...Trop Français ce troufion

-N'est pas non plus celle du Royaume désuni :-) ou les communautarismes sont exacerbés au point d'avoir des quartiers sous l'emprise, autorisée par l'état, de polices religieuses qui surveillent les comportements des gens pour punir tous ce qui est haram.

-N'est pas non plus celle du Canada qui partant du mode de gestion de ces problèmes en copiant Le Royaume Uni et introduisant cette fameuse coutume de l’Accommodement raisonnable qui permet aux chantres de la charia d'imposer des horaires de prière dans les entreprises, les administrations, les écoles.

Récemment en été, une amie d'origine maghrébine s'était rendue au bord du lac de Divonne pour aller se dorer en compagnie de son pote qui lui pratiquait la pêche, alors qu'elle s'était mise en tenue de bain 2 pièces, des femmes, maghrébines elles aussi se sont approchée d'elle et lui ont fait des reproches pour sa tenue, que c'était pas bien, voire une insulte au dieu qui te le sais bien s'en fous de tous ça.

Oui c'est donc vrai que nous ne sommes pas encore dans cette triste situation, mais je te rappelle, l'affaire de ces deux chenapans qui ne voulait pas serrer la main de leurs institutrice au motif que c'est haram.

Alors oui... les prémisses(hé hé) de la Taqîya sont là.. et la conseil au croyant de baiser la main que tu ne peux couper se renforce à toute vapeur.

Dans une tribune publiée dans Libération du 12 octobre 2017 sous le titre «Nous, musulmans laïcs…»,
Nasser Ramdane Ferradj, fondateur du Collectif des musulmans progressistes et laïques, interpelle les médias français et leur dit entre autre:
«ce n’est pas combattre l’extrême droite que de favoriser les intégristes musulmans, ni lutter contre l’intolérance que de revendiquer l’abrogation des lois qui proscrivent les signes religieux à l’école, qui interdisent de circuler le visage caché sur la voie publique». Il interpelle de nouveau ces journalistes travaillant sur les questions de racisme, de religion et de vivre-ensemble dont il dit être en droit d’attendre qu’ils sachent «reconnaître l’extrême droite, quel qu’en soit le visage». «N’essayez pas, leur dit-il, de faire passer l’islamisme pour une force de progrès, vous vous livreriez à un jeu mortifère. Pour nous, musulmans laïques, il ne s’agit pas d’un jeu. Il s’agit de nos vies et de nos libertés», conclut-il.
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C'est tout de même bizarre que des musulmans disent ça... mais peut-être sont-ils payé par le Donald qui Trump et sa clique.

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Extrait de l'interview de Michel Onfray au sujet du livre de Michel Houellebecq par le Figaro


(LF) Beaucoup ont vu dans ‘Soumission' une critique de l'islam radical. Vous y voyez plutôt un grand roman de la collaboration. Qui sont les «collabos» d'aujourd'hui?

(MO)Les «collabos» sont ceux qui estiment que l'Islam est une religion de paix, de tolérance et d'amour et ne veulent pas entendre parler d'un Islam de guerre, d'intolérance et de haine.
Certes, il existe un islam pratiqué par des gens qui voient en cette religion une coutume familiale ou un signe d'appartenance dans laquelle dominent effectivement la tolérance, la paix et l'amour.
Mais il y a aussi, dans le Coran et dans l'histoire de l'islam, terrorismes inclus, une autre voie qui est celle de la misogynie, de la phallocratie, de l'homophobie, de l'antisémitisme, du bellicisme, de la guerre qui constituent des valeurs à exporter par le djihad guerrier.
Le collaborateur ne veut voir que le premier islam en estimant que le second n'a rien à voir avec l'islam. Le Coran est un livre dont les sourates justifient aussi bien le premier que le second islam.
Concrètement, ces collaborateurs sont les islamo-gauchistes qu'on trouve ici ou là au NPA, dans la France
Ce sont les islamo-gauchistes qu'on trouve ici ou là au NPA, dans la France Insoumise, dans l'aile gauche du PS, au PCF, ou à EELV. Il y en a également dans l'aile gauche des Républicains - chez les Jupéiste par exemple.

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Alors certes avec les loups tu hurleras, peut être, que Michel Onfray est un réactionnaire, quasiment vendu à Le Pen... le père.

en tous cas personnellement je sais que la majorité des musulman vivant chez nous ne demandent qu'une chose, vivre en paix avec leurs familles, sans que l'on s'occupe de leur manière d'invoquer leur dieu s'ils en ont envie, mais ces gens, que je peux qualifier de braves, sont soumis à la pression de l'Oumma et du qu'en dira-t-on de l'Oumma.

Et il y a une chose qui me surprends beaucoup pourquoi ces extrémistes viennent se réfugier chez nous, où il souffrent de notre intolérance religieuse, pourquoi ne demandent-ils pas l'asile en Arabie Séoudite...(par là...Mec) il me semble qu'ils seraient certainement bien mieux en tous cas pour les génuflexions

Écrit par : Félix | vendredi, 08 décembre 2017

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Seuls les socialistes se permettent cet anarchisme!

Écrit par : Patoucha | lundi, 11 décembre 2017

"Et surtout, pas d'utilité à le faire : le règlement ne sera tout simplement pas appliqué..."

Et bien moi je peux vous certifier que chaque fois que je serai à la piscine, le règlement sera appliqué. La police municipale est aussi là pour faire respecter les règlements sous peine d'exclusion définitive.

Écrit par : Olivier | vendredi, 08 décembre 2017

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Je me réjouis d'avance de l'occurrence. Tout en me demandant comment vous allez l'appliquer le règlement, quand il suffit de retrousser les manches et les jambières d'un "burkini" pour satisfaire au fétichisme du Conseil municipal...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 08 décembre 2017

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"quand il suffit de retrousser les manches et les jambières d'un "burkini""

Sauf que le principe de cette tenue est justement de cacher ce qui excite les mâles musulmans comme des parcelles de chair dénudée. Et cela montrerait bien que le but de cette tenue est purement idéologique et n'a pas grand chose à voir avec de la pudeur.

Il est dans tous les cas intéressant de constater que vous soutenez une idéologie totalitaire. Pour quelqu'un qui se dit libertaire, cela peut posr question.

Vous écrivez:
"Le lieu du combat contre le fondamentalisme religieux et ses avatars politiques, ce n'est pas le genou ou les bras des femmes, mais leur tête, et celle des hommes."

Fort bien. Je suis d'accord avec vous sur ce point.
Pouvez-vous éclairer ma lanterne et nous confier ce que vous avez fait jusqu'à ce jour en ce sens? Merci de votre réponse.

Écrit par : Olivier | vendredi, 08 décembre 2017

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Je note qu'un élu se permet d'encourager les habitants (enfin certains...) à ne pas respecter un règlement !!! Je n'ose imaginer les commentaires du même élu si des élus de droite encourageaient les automobilistes, les entreprises (règlements sur les déchets par exemple), les enseignants (règlements réglant les comportements vis-à-vis des élèves), etc. à ne pas respecter les règlements !!!
Bref, en réalité, vous êtes un anarchiste, soit l'exact opposé d'un socialiste !

Écrit par : Jeanne | samedi, 09 décembre 2017

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Damned, i am demasqued...

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 09 décembre 2017

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"Le genou de la baigneuse ? C'est Verdun"!

Celui de Pascal Holenweg c'est la modération!

Écrit par : Patoucha | lundi, 11 décembre 2017

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NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.