vendredi, 22 septembre 2017

Dulcis in fundo

Na!.JPGUne votation budgétaire annulée ? une autre s'annonce...

Le vote municipal sur le budget de la Ville de Genève a donc été annulé, trois jours avant le scrutin, par la Cour constitutionnelle cantonale, sur demande de la droite municipale, not'bon Maire ayant trouvé utile de tripatouiller la brochure officielle de présentation de l'enjeu pour en faire un tract de campagne contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée dans le projet de budget du Conseil administratif. Résultat : au moins 25'0000 habitantes et habitants de la Ville auront voté pour des pruneaux du Jeûne.  La commune tient donc là un bel argument pour récupérer le prix Genferei, indûment capté cette année par le canton. Mais patience, le vote populaire sur le budget municipal n'est que partie remise : la nouvelle procédure budgétaire municipale à Genève finit toujours par un vote populaire, puisqu'elle commence toujours par un refus de la droite de faire son boulot. On n'aura pas pu voter sur le budget 2017 ? On se rattrapera sur le budget 2018... Dulcis in fundo : le meilleur est pour la fin...

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jeudi, 21 septembre 2017

Cassis im Bundeshüüs

Cassis.jpgL'élection qui ne change pas grand-chose

On ne peut pas dire que la surprise ait été au rendez-vous, hier matin, au Palais fédéral : Ignazio Cassis a été élu au Conseil fédéral. Election logique : à force de dépasser ses deux concurrents par la droite (ça va être autorisé sur les autoroutes, ça l'est déjà dans les campagne pour le Conseil fédéral), il a obtenu le soutien massif de l'UDC, pendant que ses deux concurrents devaient se partager (et partager avec lui) le soutien des autres partis. Donc voilà. Cassis succède à Burkhalter au Conseil fédéral (mais pas forcément aux Affaires Etrangères). Et alors ? ça change quoi ? Pas grand chose. Un petit glissement à droite, peut-être. Au point où on est, ça va tenir de l'imperceptibilité. A moins évidemment que Cassis n'hérite du département de Berset en partance pour de nouvelles aventures dans un autre ministère. Le lobbyste en chef des assurances-maladie désigné ministre de la santé, ça simplifierait en effet diablement la compréhension par les assurés du racket qu'ils subissent...

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mercredi, 20 septembre 2017

Coupes budgétaires en Ville de Genève : Non, non, non et non...

On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgPlus de 25'000 électrices et électeurs de la Ville de Genève (soit 20 % du corps électoral) ont déjà voté pour (il en faut, mais pas trop) ou contre (il en faut beaucoup plus) les coupes opérées dans le budget de la Ville, sans autre raison que le besoin pressant de manifester son existence, par la droite municipale coagulée (du PDC au MCG en passant par le PLR et l'UDC). Il vous reste deux jours pour envoyer votre bulletin de vote par la poste. Il vous restera ensuite le dimanche matin de dix heures à midi pour aller le déposer dans l'urne de votre local de vote. Et pour dire, en votant quatre fois NON aux quatre questions posées en Ville de Genève, qu'un budget municipal n'est pas un jeu à disposition de celles et ceux qui, n'en comprenant pas les règles et n'y voyant pas d'autre utilité que celle de leur offrir un moment de défoulement, le triturent sans autre projet politique que celui de dire à un exécutif municipal (élu par le peuple) qu'il n'est pas de leur goût... Comme critère de définition d'une politique budgétaire, on conviendra que c'est un peu sommaire.

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mardi, 19 septembre 2017

Quand le gouvernement espagnol veut faire taire les Catalans , ou l'arroseur arrosé

Espagne, Catalogne, nationLe 1er octobre, en Catalogne, se tiendra un référendum d'autodétermination dont le gouvernement espagnol ne veut pas, dont il nie la légalité et même la légitimité, mais dont selon les sondages 70 à 80  % des Catalans veulent qu'il se tienne, la majorité d'entre eux exprimant l'intention d'y voter contre l'indépendance, et pour le maintien dans l'Espagne. On se retrouve donc dans cette situation paradoxale, due à la seule stupidité du gouvernement central espagnol : un référendum lors duquel les Catalans pourraient manifester leur volonté de rester espagnols est interdit par le gouvernement espagnol, qui met en examen les maires qui garantiront les conditions matérielles du scrutin, fait saisir le matériel de vote, utilise le chantage financier et les menaces judiciaires et policières.  Les autorités catalanes, indépendantistes, organiseront tout de même un référendum, auquel n'iront majoritairement voter que les partisans de l'indépendance, et dont le résultat sera donc, vraisemblablement, un "oui" massif au projet de République catalane, alors que résultat d'un référendum que Madrid autoriserait serait un "non" à ce projet -et donc un "oui" à la Catalogne espagnole. Comment traduit-on "l'arroseur arrosé", en catalan ?

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lundi, 18 septembre 2017

Réforme du système des retraites : Le nom de notre NON

vignetteAVS.JPGAu Téléjournal, hier soir, le Conseiller fédéral Alain Berset faisait mine de s'étonner de l'"étrange alliance du patronat zurichois et de l'extrême-gauche genevoise" pour un "non" à la réforme des retraites soumise au vote dimanche prochain. Doit-on lui répondre (après avoir pris note que pour lui la totalité des syndicats genevois, qui disent aussi "non", comme d'ailleurs le PS genevois, sont d'"extrême-gauche") en s'étonnant à notre tour de l'"étrange alliance de l'Union Syndicale Suisse (et du PS suisse) et du patronat romand" autour du "oui" ?  On préférera ici dire les mots du nom de notre NON : "report de l'âge de la retraite des femmes".

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vendredi, 15 septembre 2017

«Pour une politique culturelle cohérente à Genève» : Une évidence à imposer

La culture est une arme.jpgUne initiative populaire cantonale «Pour une politique culturelle cohérente à Genève» a été lancée par un groupe d'acteurs culturels, le 30 août dernier. Elle  propose d'inscrire dans la constitution genevoise les conditions d’une nouvelle politique culturelle, fondée sur une collaboration active entre les communes, les villes et le canton. Les initiants souhaitent que le canton coordonne, en concertation avec les communes, une politique culturelle dans les domaines de la création artistique (production et diffusion), du patrimoine, de l’accès à la culture et des appuis aux institutions et co-finance la création artistique et les institutions culturelles. Cette initiative s'inscrit, évidemment, dans le débat sur la "nouvelle répartition des tâches", après que le mouvement "Culture Lutte", pour qui les acteurs culturels se sont "fait avoir" par une négociation qui s'est faite"dans leur dos", ait diffusé une lettre ouverte, signée par 400 acteurs et actrices culturels genevois, alertant sur les conséquences du pseudo "désenchevêtrement" des tâches et actions culturelles entre les communes (à commencer par la Ville) et le canton.  Pour les initiants comme pour "Culture Lutte" et comme pour la gauche genevoise, il conviendrait à Genève que la politique culturelle se mène en assumant le  "faire ensemble" plutôt que le "chacun chez soi". Une évidence ? Sans doute. Mais on est à Genève, où les évidences ont parfois quelque peine à s'imposer. Alors si une initiative peut y concourir... Des listes de signatures peuvent être téléchargées sur http://prenonslinitiative.ch/

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mercredi, 13 septembre 2017

Feue La Poste ?

syndicom.JPG

Quand le service public devient un accessoire des commerces privés

Ce soir, le Conseil municipal de Genève votera sans doute une motion appelant la Municipalité (le Conseil administratif) à intervenir pèour empêcher la fermeture de plusieurs bureaux de poste en Ville, d'autres fermetures étant annoncées (et certaines déjà effectuées) dans d'autres communes : 16 des 53 offices postaux du canton sont menacés, les uns de fermeture pure et simple, les autres de remplacement par des "agences postales" installées dans des commerces privés : une épicerie à Hermance, une pizzeria à Confignon, une supérette à Cressy. Ces agences ne peuvent effectuer qu'une partie des services d'un véritable office postal, et leurs employés ne sont pas couverts par la convention collective de La Poste. Le syndicat (Syndicom) exige un moratoire sur le fermeture des offices, le respect par les "agences postales"des normes de la convention collective. Il exige aussi que le politique reprenne la main sur le service public postal, et le ne laisse pas être géré comme s'il ne s'agissait que d'une entreprise privée, pratiquant au nom de la "rationalisation", et grâce à la sous-traitance, un dumping salarial qu'à Genève même le patronat a accepté de combattre, avec les syndicats et l'Etat.

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mardi, 12 septembre 2017

En marche, cahincaha...

A-la-cantine-le-president-Macron-s-offre-un-cordon-bleu.jpgD'abord, pour l'anecdote locale, reconnaissons qu'il a bien choisi le moment, et bien choisi la date, pour annoncer la création de son nouveau parti politique, Gominator : le 11 septembre, déjà lourdement plombé par le putsch militaire chilien et les attentats djhadistes aux USA, on pourra donc aussi célébrer la naissance de "Genève en Marche", proclamée par son fondateur, Eric Stauffer. Voilà pour la date. Et puis, le moment : c'est celui où l'"En Marche" de référence, celui qui s'est imposé en France (on pourra au passage doucement ricaner de cette prise de référence française pour un mouvement issu du vieux fonds francophobe genevois), subit un gros coup de mou, du moins dans les sondages. Aujourd'hui, à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU (mais ni de la CFDT, ni de Force Ouvrière, ni des "Insoumis"), 150 manifestations et des débrayages sont organisés dans toute la France pour dénoncer la réforme macronienne du Code du Travail. Mais Macron n'en a cure : ses opposants sont des "fainéants", des "cyniques" ou des "extrémistes"... et lui, oint des urnes, travailleur, bienveillant et modéré est prêt à les laisser défiler pendant ses cinq ans de règne, démocratique et républicain.

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lundi, 11 septembre 2017

Budget de la Ville de Genève : Nouvelle procédure, vieux réflexes

labyrinthe.jpg

Mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2018 que lui présente le Conseil administratif. C'est un rite annuel de rentrée -mais qui depuis deux ans se déroule selon une nouvelle procédure, un peu improvisée, mais assez inventive : Une valse à quatre temps (on n'allait pas s'en tenir bêtement aux trois temps habituels). Premier temps, le Conseil administratif présente un projet de budget au Conseil municipal, où la droite et l'extrême-droite se coagulent pour former une majorité qui refuse d'examiner ce projet (qu'il soit bénéficiaire, équilibré ou déficitaire peu importe : il est présenté par un Conseil administratif de gauche, la droite et l'extrême-droite sont contre, point barre). Deuxième temps : le Conseil administratif présente un autre projet, ou représente le même, et cette fois la droite fait mine de vouloir l'examiner et accepte qu'il soit renvoyé en commissions. Troisième temps : en commission des Finances, la majorité de droite coagulée coupe au hasard dans le projet du Conseil administratif et en séance plénière vote un budget amputé. Quatrième temps : la gauche et des milieux associatifs lancent un référendum ou plusieurs contre les amputations, le les fait aboutir, et le peuple décide. Alors évidemment, on perd du temps, et on finit par se prononcer en juin, ou en septembre, voire plus tard, sur un budget qui devrait être appliqué dès le 1er janvier, mais au final, on a soumis le budget à référendum et au vote populaire, alors qu'en principe la loi l'exclut. On est inventifs, à Genève...

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mercredi, 06 septembre 2017

2018, année électorale genevoise : L'enjeu unitaire

affiche PS2,jpg.jpgPour l'élection, l'année prochaine, du gouvernement cantonal, les partis politiques genevois semblent avoir adopté une "règle de trois" Les Verts présentent trois candidatures, les socialistes présentent trois candidatures, "Ensemble à Gauche" présente trois candidatures, le PLR présente trois candidatures (Pierre Maudet -à moins que Berne l'avale, Nathalie Fontanet, Alexandre de Senarclens). Ce qui nous fait déjà douze candidatures (dont neuf de gauche) pour les sept sièges du Conseil d'Etat. Et on attend la liste des candidates et candidats de l'UDC, du MCG et de la liste "pour Genève". Voire des Verts libéraux, s'ils existent encore dans notre écosystème politique. Pour autant, l'élection du gouvernement est-elle l'enjeu principal d'un scrutin qui désignera aussi le parlement ? Et quoi qu'il en soit, ces enjeux peuvent-ils être remporté par quelque camp que ce soit sans que ses composantes fassent preuve d'un minimum (on ne demande pas la lune, si on la montre du doigt) d'unité ?

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lundi, 04 septembre 2017

Les Schweizermacher s'accrochent

avuedenezilestcinqheures.jpgNaturalisations : et si on entrait dans le XXIe siècle ?

Nous avons mis, dans ce pays comme dans d'autres, deux siècles pour passer de la "bourgeoisie" à la citoyenneté. Naguère, pour être quelqu'un et disposer de quelque droit politique, il ne fallait être ni femme, ni pauvre, ni étranger, ni célibataire, ni catholique à Genève ou protestant en Valais, ni juif ou athée où que ce soit. Or subsistent, récurrentes, d'étranges nostalgies de ce temps joli et des rites de passage scandant l'entrée dans le cercle restreint des détenteurs de droits politiques. Régulièrement nous viennent donc aux narines des remugles de tribalisme compulsif. C'est ainsi qu'à la mi-juillet, la commission des naturalisations de la commune de Buchs, en Argovie, a préavisé négativement sur la demande d'une ressortissante turque, née en Suisse, habitant depuis 16 ans dans la commune, y ayant effectué toute sa scolarité, fiancée à un Suisse qu'elle va épouser, disposant d'un emploi stable et d'une réputation irréprochable, parlant même le dialecte, ayant passé le test écrit de citoyenneté avec 100 % de bonnes réponses, mais que la commission a jugée insuffisamment intégrée pour pouvoir prétendre à l'honneur du passeport helvétique, après lui avoir fait passer un examen en forme d'interrogatoire : 92 questions, dont certaines relevaient de la pure absurdité (genre "Préférez-vous visiter Genève ou l'Arc lémanique ?"...). Ne sachant où se trouvait le point de récolte de l'huile usagée, faisant ses courses à la Migros plutôt que dans l'épicerie du coin (sans doute tenue par un conseiller municipal, ou un de ses parents ou de ses copains), désignant le ski plutôt la lutte au caleçon comme "sport typiquement suisse", la jeune femme a été jugée non intégrée... Et ce prurit tribal n'est pas un exemple isolé : une commission municipale des naturalisations (c'est un vivier, et pas seulement en Alémanie) avait refusé la requête d'un professeur allemand, au motif, en effet incontestable, que ses amis n'habitaient pas la commune mais la commune d'à côté. Et en Thurgovie, la demande de naturalisation d'un jeune allemand, qui avait grandi et étudié à Kreuzlingen, qui parle le dialecte local et qui est en train de fonder une entreprise dans la commune, a été rejetée aux motifs, également incontestables, qu'il ne pouvait énumérer les temples protestants et les musées de la ville. Non, aimables et civilisés lecteurs, vous ne rêvez pas, vous n'avez pas été pris brutalement dans une déchirure du continuum spatio-temporel : on est bien en Suisse, au XXIe siècle. Après Jésus-Christ, même. Commentaire judicieux de la "Tribune de Genève" : "le pouvoir laissé aux communes en matière de naturalisation permet ce genre de décisions arbitraires". C'est ce pouvoir, fort heureusement ôté aux communes genevoises par la loi cantonale, que l'extrême-droite locale, une partie de la droite et quelques égarés de gauche, réclament à nouveau, après s'être tardivement aperçu qu'ils l'avaient perdu alors qu'ils se prenaient encore depuis bientôt vingt ans pour les "faiseurs de Suisses" qu'ils ne sont plus. Que la commission municipale des naturalisations soit inutile, coûteuse, parasitaire, leur importe peu : pour elles et eux, il s'agit de la maintenir, sous quelque nom que ce soit, pour entretenir l'illusion qu'ils puissent jouer un rôle dans le processus de naturalisation...

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16:00 Publié dans Genève, Immigration, Suisse | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

samedi, 02 septembre 2017

Sauver "Le Plaza" : sprint final

logo Plaza.jpg

A dans un mois...

Où en est le combat pour sauver à Genève la salle de cinéma "Le Plaza" ? Il en est presque à bout touchant. Face à la volonté de son propriétaire de détruire cette salle, qui fut (et peut redevenir) la plus belle de la ville, classée avec tout l'ensemble architectural Mont-Blanc centre, puis déclassée (alors que l'ensemble architectural, lui, restait classé) pour complaire à un propriétaire qui n'avait d'autre argument pour lever cette protection que celui de la non-rentabilité de la salle, les démarches juridiques et administratives d'opposition ont presque toutes échoué, et les démarches politiques se sont heurtées à une capacité assez inédite d'inertie et de surdité : une motion déposée au Conseil municipal en 2016 demandait au Conseil administratif de tout faire (y compris le racheter( pour sauver Le Plaza. La motion avait obtenu le soutien d'une majorité des membres de la commission des Arts et de la Culture du Conseil municipal, mais le rapport de la commission n'a toujours pas été rendu, et la motion n'a donc jamais été inscrite à l'ordre du jour. Une pétition faisant la même demande a été déposée, signée par 1700 personnes, au Conseil municipal, et transmise à la commission des pétitions. Là encore, aucun rapport n'a été rendu, et la pétition n'a donc, elle non plus, jamais été inscrite à l'ordre du jour. Alors, lorsque cette année, l'autorisation a été donnée au propriétaire de démoli la salle pour construire à sa place un centre commercial, les défenseurs de la salle, à la fois défenseurs du patrimoine et d'un projet culturel plutôt que d'un énième souk, ont lancé une initiative populaire législative demandant le maintien de la salle dans son architecture et son expropriation pour cause d'utilité publique. L'initiative a reçu le soutien de Patrimoine Suisse Genève, et il reste aujourd'hui un mois pour la faire aboutir. C'est court, mais cela peut suffire, si toutes celles et tous ceux qui en partagent les objectifs la signent. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : signer, et faire signer, l'initiative.

Des feuilles de signatures sont téléchargeables sur
http://www.fichier-pdf.fr/2017/05/24/initiative-populaire-cantonale-lEgislative-formulEe-plaza/

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17:45 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : plaza, cinéma, saugey, initiative | |  Facebook | | | |