jeudi, 31 août 2017

Réforme des retraites (PV2020) : La raison d'un NON

vignetteAVS.JPGLe référendum de gauche contre la réforme de la prévoyance vieillesse (AVS et 2e Pilier) a largement abouti, et le Comité « Non à la hausse de l'âge de la retraite. Non à la baisse des rentes » a déposé le 6 juillet 58’718 signatures validées (sur 70'000 récoltées) auprès de la Chancellerie. La majorité de ces signatures ont été récoltées en Romandie, avec un succès notable à Genève et dans une moindre mesure dans le canton de Vaud. Le 24 septembre, les citoyennes et les citoyens pourront ainsi s’exprimer non seulement sur la hausse de la TVA finançant la réforme, soumise à référendum obligatoire, mais également sur l’ensemble de la Loi sur la prévoyance vieillesse 2020. Le référendum de gauche s'attaque essentiellement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, et accessoirement à la baisse des rentes de 2e pilier : s'il ne s'était agi que de cela, il n'y aurait sans doute pas eu de référendum de gauche -ce qui fait mal, ce qui justifie notre opposition à un projet soutenu par la majorité des membres du PS suisse et toutes les faîtières syndicales fédérales, c'est bien, d'abord, le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes...

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13:24 Publié dans Retraites, AVS, AI, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, 2ème pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 30 août 2017

Tamedia ? Jaipognon !

chute de mots.jpgConcentrations, regroupements, achats, démantèlement dans la presse suisse :

Tamedia fait le ménage : après l'annonce du regroupement des rédactions de "20 Minutes" et du "Matin", le groupe de presse annonce celui, à Lausanne, d'une partie de la rédaction de la "Tribune de Genève", du Matin Dimanche" et de "24 Heures". "ça ne sent pas très bon", soupire le président du Conseil d'Etat genevois, François Longchamp. Non, ça ne sent pas très bon : Le regroupement des rédactions du "Temps" et de "L'Hebdo" n'avait déjà été que le prélude à la disparition de l'"Hebdo. Mais ce que ça sent, on le renifle depuis des lustres : Il n'y aura plus qu'un seul quotidien genevois (Le Courrier) l'année prochaine, quand il y en avait cinq il y a cinquante ans ? à qui la faute ? A ceux qui ont racheté des titres, pour les fusionner puis les couler, ou à ceux qui les ont vendus ? Ou à ceux qui n'ont rien fait pour défendre les titres menacés de disparaître, sinon les pleurer le jour de leurs obsèques ?

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16:17 Publié dans Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tamedia, presse, tribune de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 29 août 2017

Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

bandeau budget.jpg

Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

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lundi, 28 août 2017

Maudet au Pont d'Arcole

Bonaparte_pont_Arcole.jpgLe notable, la Vaudoise et le hussard

Dans un pays dont le peuple vote tous les trois mois, l'élection d'un membre du gouvernement n'a certes pas autant d'importance que celle que les candidats à cette élection se plaisent à lui accorder. Il n'empêche... Le 1er septembre, le PLR désignera ses candidats au Conseil fédéral, à la succession de Didier Burkhalter. Le deuxième siège PLR n'étant contesté ni par l'UDC, ni par le PDC, ni par le PS, et la "latinité" étant posée (sans d'ailleurs être définie de façon convaincante) comme une condition pour pouvoir être élu-e, le siège laissé vacant par la démission du Neuchâtelois sera occupé par l'un-e ou l'autre des trois candidats (à la candidature) en lice : le notable, la Vaudoise et le hussard : le Tessinois Ignazio Cassis, favori des bundehausologues (d'autant qu'il est chef du groupe PLR, qui désignera les candidats), la Vaudoise Isabelle Moret, qui pourrait bénéficier, tout en s'en défendant, d'un bonus féminin, et le Genevois Pierre Maudet, parti à l'assaut du PLR comme Bonaparte au Pont d'Arcole. En même temps, comme dirait Macron, faut faire gaffe : qui commence au Pont d'Arcole peut finir à Saint-Hélène... Car c'est bien d'abord le PLR, impréparé à la succession de Burkhalter, qu'il va falloir convaincre. Et ensuite, le parlement fédéral. Les citoyen ? Bof... Il y aurait même un risque pour elle ou lui qu'une candidate ou un candidat jouisse d'une trop grande faveur des foules : les parlementaires n'aiment rien tant que montrer que ce sont eux qui décident, et pas l'opinion publique : les socialistes Lilian Uchtenhagen et Christiane Brunner en ont fait les frais.

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mardi, 01 août 2017

Fêtes nationales, rites tribaux et frites belges

Manif identitaire.jpgLe 1er raout ? c'est bénin...

Le 1er août, en Ville de Genève (au Parc La Grange, dès 15 heures), c'est le Bénin qui sera hôte d'honneur de la Fête Nationale suisse. Parce que le 1er août, c'est aussi la Fête Nationale du Bénin. Et donc, à Genève, les deux fêtes nationales seront célébrées en même temps (sans être fusionnées). Et ça a fait hurler le MCG au Conseil municipal. Et ça a suscité une pétition sur internet "Pour un 1er août suisse". Parce que partager notre fête nationale avec des nègres, c'est salissant ? Et que notre "identité nationale" est si faible, si improbable, que la confronter à une autre risquerait de la dissoudre ? L'extrême-droite locale explique sa pétition (retirée avec 489 signatures) : "Jusqu'à preuve du contraire, le Suisse ne descend pas du Béninois". Certes. Mais jusqu'à preuve du contraire, le Suisse et le Béninois descendent tous deux des mêmes ancêtres. Africains, les ancêtres. Eh oui, les gars, faut vous y faire : l'espèce humaine est née en Afrique, a grandi en Afrique, et n'a peuplé toute la planète(même le territoire de la Suisse actuelle ? Voui, même...) qu'en partant de l'Afrique. Et il y a autre chose à quoi il va falloir vous résigner : à ce qu'une fête nationale ne soit pas un rite tribal. On sait, ça va être dur. On compatit ? Non, même pas. Ah, juste une chose, encore, et on vous jure qu'on ne l'a pas inventé : le 1er août, c'est la Journée internationale de la frite belge. Quand on vous dit que le 1er raout, c'est bénin...

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15:53 Publié dans Histoire, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : 1er août, fête nationale, patriotisme | |  Facebook | | | |