vendredi, 18 novembre 2016

Je me tue, donc je vis

Magritte2.jpgde vivre, droit de mourir, c'est tout un

Un homme voulait mourir. Il avait demandé à l'association Exit de l'y aider. Elle avait accepté. Mais deux de ses frères l'en ont empêché, en saisissant la justice et en faisant suspendre (en attente d'un jugement) l'injection létale prévue. L'homme qui voulait mourir n'a pas attendu que la justice lui en donne le droit : il se l'est donné, et se l'est donnée, elle, lui-même. Seul, sans l'accompagnement d'Exit. Qu'est-ce que cela dit de notre rapport à la mort -à notre propre mort, et à la mort des autres, celles et ceux dont on n'accepte pas la mort même s'ils ont choisi de se la donner, celles et ceux qu'on aime et qu'on aime vivants ? Qu'est-ce que cela dit de notre droit à vivre et de notre droit à cesser de vivre ?


 

il faut ëtre vivant pour concevoir qu'on puisse ne plus l'être.

A qui appartient la mort ? Si pour Camus la question du suicide était la seule question importante, c'est parce que cette question est celle qui pose le plus crûment, le plus clairement, la question de la liberté. La question du suicide est peut-être une question sociale, la réponse à cette question n'est, et ne peut-être, que personnelle, individuelle, égoïste au sens philosophique du terme : elle est le geste qu'on fait ou ne fait pas pour se donner la mort. Ce n'est pas la société qui décide de vivre ou de mourir, c'est l'individu. L'avocat d'Exit a plaidé ce droit de chacun de décider de vivre ou de mourir : "nous ne sommes pas dans une société clanique où d'autres peuvent décider à notre place" si nous devons  continuer ou cesser de vivre. Il y a un droit de vivre, il y a un droit de mourir, et ce droit est irréductiblement personnel.

La loi suisse définit la mort comme l'arrêt irréversible des fonctions cérébrales. Je pensais, donc j'étais, je ne pense plus, donc je ne suis plus. Même si mon cœur, aidé ou non à cela, bat encore, que mon sang circule encore dans mes veines et que mon corps est encore tiède, je n'y suis plus, je ne suis plus. Point final. Mais de quoi suis-je mort ? N'ai-je pas le droit de le choisir, de choisir le lieu, le mode, le moment ? Bien sûr, que j'en ai le droit. Et seul à l'avoir. Et aucun compte à rendre à personne de ce choix. Et surtout pas à un tribunal, comme celui devant lequel les deux frères de l'homme qui voulait mourir ont traîné Exit, coupable d'avoir été d'accord de l'aider à mourir.

La mort est ainsi un choix de vie. Ma mort est mon choix de vie. Un choix égoïste ? sans doute. Mais pas moins que le refus d'autrui de me le laisser, ce choix. "Tu n'as pas le droit de nous faire ça", ont dit ses frères à celui qui voulait mourir, et qui, eux, se donnent le droit de l'obliger à vivre quand il ne le voulait plus. Comme s'il leur appartenait. Ce n'est pas à lui qu'il n'avait pas le droit de "faire ça", c'est à eux. Où est l'égoïsme, alors, quand la vie d'un homme ou d'une femme devient la propriété d'autrui, fût-ce par amour ? On a le droit de "faire ça" (ou de ne pas le faire) de sa vie, pas de celle des autres. Parce que c'est notre vie. Et notre mort. A nous, et à personne d'autre. Et qu'il n'y a peut être que cela qui nous appartienne vraiment : le choix de notre mort. C'est d'ailleurs un choix plus simple qu'il parait : comme nous l'enseigne le vieil Epicure, il n'y a que la mort des autres qui puisse nous importer -et même qui puisse, pour nous, exister : ma mort n'existe pas, puisque je ne puis la concevoir que si je suis vivant, et que si je puis la choisir, c'est que je ne suis pas mort : il faut être vivant pour concevoir qu'on puisse ne plus l'être. Ainsi notre propre mort est-elle un choix de vie. Je me tue, donc je vis. Céline : «La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n’ai jamais pu me tuer moi ». Et donc, dit Céline, sans illusion sur lui-même, j'ai menti en ne me suicidant pas.

Le droit au suicide, cependant, non seulement n'exclut pas le devoir de rendre plus belle la vie, plus supportable à ceux à qui elle pèse, plus vivable en somme, mais il complète ce devoir, et ce devoir le complète. On est là dans deux ordres différents, celui du droit irréductiblement individuel à choisir de vivre ou mourir, et celui du devoir collectif de rendre la vie possible. Possible, pas obligatoire. Le choix de mourir ne doit d'ailleurs souvent rien à une dépression : il peut être conscient, volontaire, délibéré rationnellement (avec soi-même, avant de l'être avec d'autres). A quoi d'ailleurs renvoie cette identification si fréquente du suicide à la dépression, et l'aide au suicide à un encouragement à mourir ? A l'inconsidération de celles et ceux qui font le choix de mourir. A la conviction qu'ils sont incapables d'avoir faire un "vrai choix" , et que le choix qu'ils ont fait ne tient qu'à un gros coup de cafard. Bref, à leur irresponsabilité. Parce qu'il est responsable de devoir vivre quand on n'en a plus envie ? Et qu'il est irresponsable de préférer se donner la mort quand on veut plutôt que la recevoir quand elle veut, elle ?  A qui ma vie appartient-elle ? Nous ne nous sommes pas donné la vie. Nous avons le droit de nous donner la mort. Et n'avons aucune raison, aucune justification, aucune explication à en donner. Elle, au moins, nous appartient, à nous seuls, c'est la seule propriété privée qui ne devrait souffrir d'aucune contestation. D'en disposer nous console de tout et nous renforce face à tout. Notre vie ne vaut rien si nous ne pouvons y mettre fin. Et personne ne peut faire ce choix à notre place, prendre la vie d'un autre en otage pour conjurer sa propre peur de la mort.

15:22 Publié dans Droits de l'Homme, Santé, médecine | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : mort, suicide, exit | |  Facebook | | | |

Commentaires

Oui.
Mais.
Vous dites : "nous avons le droit de nous donner la mort".
En quoi ce droit aurait-il quelque spécificité que ce soit ? Si une personne a été maltraitée toute sa vie, si ses droits n'ont pas été respectés, pourquoi ce dernier "droit" serait-il plus respecté, plus respectable qu'un autre ?
En fait, c'est "bon débarras", on aura été cool à la fin, on lui aura permis de "choisir sa mort".
Sous des apparences de "on est open", cette vision est scandaleuse dans sa démission par rapport à tout le reste.
Il faut commencer par imaginer que l'on puisse défendre tous les droits d'un homme. Ensuite, et peut-être et ensuite, parler de son droit de choisir sa mort.
Apparemment le recours à EXIT n'évite pas certaines souffrances des proches.
Alors, questions éternelles : qui sait, qui décide ce qui est bon ou pas? Que l'on le veuille ou pas, on est en face d'une question morale.
Aie, aie, aie, c'est pas tendance....

Écrit par : Ami Che | vendredi, 18 novembre 2016

"Elle, au moins, nous appartient, à nous seuls, c'est la seule propriété privée qui ne devrait souffrir d'aucune contestation."

C'est déjà un bon début pour commencer à comprendre d'où vient cette notion de propriété privée qui semble à la base du clivage gauche-droite.
Et comme la jeunesse d'aujourd'hui semble moins éprouver le besoin de posséder on pourrait bien se diriger vers une société de partage. Surtout que les outils technologiques comme la blockchain qui permettent justement une répartition horizontale des valeurs, qu'elles soient économiques, politiques ou sociales.

Ceci dit, il est possible que la motivation des frères était de nature religieuse. Nombreux sont ceux qui pensent que le suicide est la voie directe vers l'enfer éternel. Ils ont peut-être fait tout leur possible pour éviter cette sanction en complète abnégation, dans un exemple d'altruisme.
Y avez-vous songé ?

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 18 novembre 2016

C'est possible, en effet, mais eux-mêmes ont résumé leur motivation par "il n'a pas le droit de nous faire ça". De NOUS faire ça, mais de se faire ça à lui...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 18 novembre 2016

Pour compléter votre billet :
"Le sol nourricier de l’âme, c’est la vie naturelle. Celui qui ne tient pas compte de son cours reste en suspens et se fige. D’où la rigidité de tant d’hommes d’âge mûr ; ils regardent en arrière et s’accrochent au passé avec, dans le cœur, une secrète angoisse de mourir. Ils se dérobent au processus de vie, du moins psychologiquement, semblables à des statues de sel du souvenir, se rappelant intensément le temps de leur jeunesse, sans pouvoir établir quelque relation vivante avec le présent. A partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie. Car c’est à l’heure mystérieuse du midi de la vie que la parabole se retourne et que se produit la naissance de la mort. Dans sa deuxième moitié, la vie n’est pas montée, déploiement, multiplication, débordement ; elle est mort, car son but, c’est la fin. Ne-pas-vouloir-l’apogée-de-sa-vie et ne-pas-vouloir-sa-fin, c’est la même chose. L’un et l’autre signifie ne-pas-vouloir-vivre. Ne-pas-vouloir-vivre a le même sens que ne-pas-vouloir-mourir. Devenir et disparaître forment une même courbe.
Cette vérité absolument indubitable, la conscience fait tout ce qu’elle peut pour ne pas l’accepter. On est en général prisonnier de son passé et l’on demeure dans l’illusion de la juvénilité. Etre vieux est extrêmement impopulaire. On ne semble pas comprendre que ne-pas- vouloir-vieillir est aussi insensé que ne-pas-pouvoir-sortir-de-l’enfance. On doit certes déplorer qu’un homme de trente ans en soit resté au stade infantile ; mais un juvénile sexagénaire, n’est-ce pas charmant ? L’un et l’autre pourtant sont pervers, sans style, psychologiquement contre-nature. Un jeune qui ne lutte ni ne remporte de victoires a manqué le meilleur de sa jeunesse et le vieillard qui ne sait pas prêter l’oreille au secret des torrents qui bruissent en roulant du sommet des monts jusqu’aux vallées, est insensé, momie spirituelle, figée dans un passé révolu. Il est en dehors de sa propre vie, et se répète machinalement jusqu’au radotage. Que dire d’une culture qui a besoin de tels fantômes ?

Tiré de « Ame et mort », dans « L’énergétique psychique », C.G. Jung 1956

Écrit par : Géo | vendredi, 18 novembre 2016

"Vous dites : "nous avons le droit de nous donner la mort".
En quoi ce droit aurait-il quelque spécificité que ce soit ? Si une personne a été maltraitée toute sa vie, si ses droits n'ont pas été respectés, pourquoi ce dernier "droit" serait-il plus respecté, plus respectable qu'un autre ? "
Parce que c'est un droit qui n'a à demander aucune autorisation, aucune ratification, pour être pris : on le prend, et nul ne peut rien y faire...


"Il faut commencer par imaginer que l'on puisse défendre tous les droits d'un homme. Ensuite, et peut-être et ensuite, parler de son droit de choisir sa mort."
Tout à fait d'accord, sauf pour le "peut-être" : il n'y a pas de "peut-être" puisque ce droit est absolu, ontologique, qu'on l'a en naissant...

"qui sait, qui décide ce qui est bon ou pas?" soi-même pour ce qui est bon (ou pas) pour soi-même. Mais seulement pour soi-même, pas pour les autres...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 18 novembre 2016

C'est rare mais sur ce coup là 200% d'accord avec Mr Holenweg !

Je chie souvent sur les opinions qui se trouve à ma gauche, mais sur ce sujet en particulier je tiens aussi a chier sur beaucoup de crétins qui se trouvent à ma droite:

Pour moi il est totalement évident que l'ultime "libre arbitre" est de choisir sa mort, qui d'autre serait qualifié pour le faire ???
Donc j'ai particulièrement peu d'estime pour les gens "de droite" qui prétendent mettre en avant la responsabilité et liberté individuelle sur tout le parcours de vie pour finir en parfaite contradiction quand il s'agit de choisir sa fin !

PS: Sans compter les t-d-c qui pensent que l'avortement est un meurtre parce que la même la vie de 4 cellules est sacrée et qui en même temps sont pour la peine de mort et la vivisection.

Écrit par : Eastwood | samedi, 19 novembre 2016

La rareté crée la valeur...

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 19 novembre 2016

Je ne sais pas si ces deux frères, qui semlent appartenir à la catégories des "bonnes âmes" des Eglises d'antan, prendront pour eux la célèbre phrase (hors contexte, je le reconnais) "nous sommes tous des assassins".

Écrit par : Mère-Grand | samedi, 19 novembre 2016

J'avoue avoir détesté la réaction des deux frères. Et le fait qu'ils aient trouvé un avocat pour les aider dans leur démarche n'est pas à l'honneur de la profession. C'est vrai qu'il est déjà dans un tel état...
Le pire de tout, c'est le cynisme de vouloir envoyer un homme de 82 ans, sain d'esprit et qui a réalisé sa vie, qui a estimé qu'il en avait assez vu (on dirait moi, là...) et qui décide de partir dans les meilleures conditions sans attendre le naufrage de la dernière année de vie, chez un psy ! Comment imaginer qu'un jeune crétin psy, un gamin de 40 ans, puisse avoir qqch d'intelligent à dire à ce monsieur ?
A ce propos, il vient de sortir un livre sur les psys écrit par l'un d'entre eux, qui n'a pas l'air tendre pour la profession.
Il a été présenté dans C à vous mais impossible de le retrouver...On finira bien par le voir ailleurs.

Écrit par : Géo | samedi, 19 novembre 2016

@Pascal.
Vous répondez sur les maladresses de mon message, pas sur ce qui en constitue, à mon sens, le fond. Je reprends pour essayer de vous faire comprendre mieux mon sentiment. "On a le droit de choisir sa mort". OK.
Mais cette position sent mauvais.
A mon avis, c'est se la jouer humaniste à bon compte. Demandez-vous ce que coûte de reconnaître ce droit. Et que coûte de ne pas le reconnaître ? Quelle est la position la plus facile ?
Maintenant sur "choisir sa mort", si, par exemple un gamin vous dit qu'il veut se suicider, vous laissez faire ? "Allez mon gars, tu as bien le droit de choisir ta mort..." Et un terroriste: peut-il choisir de tuer 500 personnes en se donnant la mort?
Pourquoi, dans ces deux exemples, certes caricaturaux, ça coince aux entournures ? Je crois que ça coince parce que ces exemples montrent que la mort n'est pas choix individuel. Il implique, comme beaucoup d'autres, la collectivité, l'humanité entière.

Et il impacte l'humanité entière dans ce qu'elle a de plus essentiel.

Je redis donc que je ne vois pas la spécificité du choix de sa mort.
Oui, pour une personne en âgée, qui souffre atrocement,on a envie de dire: ok pour EXIT.
Mais, comment décider ce que veut dire "âgée" ? Et "souffrir atrocement" ? On peut se réfugier dans la béate apologie de l'individualisme : "C'est lui qui le veut!" Et s'il n'a pas le discernement nécessaire ? Et s'il l'a, n'est-ce pas injuste par rapport à ceux qui n'ont pas accès à une structure comme EXIT? Etc.etc.
Voulez-vous généraliser, au niveau de la planète, l'accès à EXIT ? Et si oui, ne pensez-vous pas qu'il y aurait d'autres urgences; et que ces urgences discréditent un tel projet ?

Écrit par : Ami Che | lundi, 21 novembre 2016

Mais choisir sa mort suppose évidemment qu'on soit capable de faire ce choix. Et il ne s'agit que de sa propre mort, pas de celle des autres : l'exemple du kamikaze est l'exemple d'un assassin de masse -qu'il se donne ou non la mort n'y change rien.
Quant à la spécificité du choix de la mort, elle est évidemment dans ce que ce choix a de définitif.
Spinoza dit quelque part que ce qu'on ne peut interdire, il faut l'autoriser, quelque dommage qu'il y ai à le faire. Or on ne peut pas interdire le suicide...
De quel droit disposerions-nous de la vie ou de la mort des autres ?

Écrit par : Pascal Holenweg | lundi, 21 novembre 2016

Comme Bertrand Kiefer est en train de causer dans le poste, il me revient ses prises de position embrouillées - comme celles de Ami che...- lors d'un débat sur ce sujet à Infrarouge. Ce personnage est significatif d'une réalité actuelle : après avoir étudié la théologie pour devenir prêtre, il a compris que les vrais prêtres aujourd'hui sont les médecins. Quelqu'un qui voudrait mettre fin consciemment à ses jours dans la dignité est une personne qui échappe aux pouvoirs des médecins. Sans vouloir être plus marxiste que KM, on rappellera que toute personne en Suisse va occasionner plus de frais médicaux dans sa dernière année de vie que lors de toute sa vie avant, sauf accident ou cas exceptionnel. Cet aspect - les médecins se font des couilles en or sur le dos des vieux - s'ajoute à l'analyse basée sur la volonté de puissance des prêtres-médecins. Mais pour défendre leurs poules aux oeufs d'or et leurs privilèges sociaux, les médecins tels que Kiefer devraient trouver d'autres arguments que parler du suicide des jeunes pour s'opposer au droit de mourir dans la dignité. Cela fait un peu limité intellectuellement...

Écrit par : Géo | mardi, 22 novembre 2016

Merci de votre réponse.
Mais, désolé, je ne me rends pas...
Vous dites: "Choisir sa mort suppose évidemment qu'on soit capable de faire ce choix".
Ok, Magnifique.
Et si l'on n'est pas capable de faire ce choix, est-ce que l'on peut crever dans d'abonimables souffrances ? Ou faut-il que quelqu'un se substitue à vous pour prendre une décision ?
Evidemment, je n'attends pas de réponse à cette question, qui est une question impossible!
Je la pose dans le but de faire sentir la difficulté morale du problème.

Écrit par : Ami Che | mardi, 22 novembre 2016

Mon commentaire a déplu ?

Écrit par : Géo | mardi, 22 novembre 2016

"Je la pose dans le but de faire sentir la difficulté morale du problème."
Mais vous confondez tout ! Le suicide des jeunes avec le fait de vouloir partir avant de devoir supporter le pire quand on est en fin de vie, les directives anticipées avec l'euthanasie...
"la mort n'est pas choix individuel" Vous oubliez que nous sommes tous mortels. Nous n'avons aucun choix, nous allons tous mourir. Et croyez-moi, ceux qui rêvent d'immortalité n'ont pas fini de rêver. Mais nous pouvons avancer l'heure si nous le jugeons préférable. Les Chinois disent qqch comme "mieux vaut deux ans trop tôt qu'une année trop tard"...

Écrit par : Géo | mercredi, 23 novembre 2016

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