lundi, 31 octobre 2016

C'est bien écrit "La Poste", là ?


la posteEntre 500 et 600 des 1400 offices postaux actuels vont donc disparaître en Suisse dans les quatre ans à venir au profit d'"agences postales" implantées dans des commerces, des EMS ou des hôtels, et d'automates "My Post". Cette "réforme" décidée par La Poste va concerner directement les 1200 collaborateurs de ces offices supprimés : si la Poste assure qu'il n'y aura aucun licenciement et que "comme à l'accoutumée, elle s'engagera activement dans le dialogue avec les partenaires sociaux" (mais après les avoir mis devant le fait accompli : le dialogue, oui, la négociation, non...), Syndicom dénonce le "démantèlement le plus drastique dans l'histoire de la poste", prévoit une "baisse des prestations" et constate le "réduction du service public". Le syndicat autonome des postiers SAP évoque un "sacrifice du personnel sur l'autel du profit". La direction de La Poste, elle, parle d'adaptation à l'évolution du comportement de la clientèle, se justifie par le déficit du réseau postal et la désertion des guichets au profit d'internet. On avoue ne pas avoir constaté une telle désertion au guichet de notre poste de quartier. On habite sûrement dans un coin reculé peuplé de rescapés cacochymes du paléolithique. Le genre qui va faire ses paiements avec son carnet jaune et qui envoie des lettres écrites à la main et pliées dans des enveloppes en papier avec une adresse écrite à la main et un timbre-poste collé au dessus. Des survivants, quoi. Des vieux. Des pauvres. Des pas intéressants.

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17:17 Publié dans Suisse, syndicats | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : la poste | |  Facebook | | | |

vendredi, 28 octobre 2016

Plaine, ma plaine, arbre, mon arbre...

plainpalais,plaine de plainpalais,arbresIrminsûl à Plainpalais

Bon, on va bien devoir en parler au moins une fois, vu que tout le monde en parle, de l'aménagement de la Plaine de Plainpalais, des arbres qui tombent, de ceux qu'on coupe, de ceux qui restent et de ceux qu'on va déplacer. C'est pas que le dossier nous passionne (d'accord, un conseiller municipal digne de ce titre prestigieux devrait en être passionné, mais on n'est peut-être pas, après tout, un conseiller municipal digne de ce titre prestigieux), c'est que si on n'en cause pas, on va croire qu'on s'en fout. Au fait, oui, on s'en fout. Mais bon, un petit sacrifice rhétorique s'impose. Donc, la Plaine et ses arbres. Sur fond de choeurs de l'Armée Rouge (ben oui, quoi : www.youtube.com/watch?v=YtqYo831Brk)... Ou de culte de la "grande ou puissante colonne" paléosaxonne. L'Arbre sacré Irminsûl, pour les intimes...

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15:55 Publié dans Genève, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plainpalais, plaine de plainpalais, arbres | |  Facebook | | | |

mercredi, 26 octobre 2016

Production nucléaire d'électricité : C'est quand qu'on sort ?

Goesgen.JPGSelon deux sondages, l'un effectué par l'institut Gfs l'autre par Tamedia, l'initiative des Verts "pour la sortie programmée de l'énergie nucléaire" s'attire actuellement la sympathie d'une majorité d'électrices et d'électeurs (respectivement 57 et 55 % de "oui"), surtout en Romandie et à gauche (mais également chez les Verts libéraux, au PBD et au PDC, dont le groupe parlementaire l'avait pourtant rejetée à l'unanimité, et dont la Conseillère fédérale Doris Leuthard fait campagne pour le "non". Rien toutefois n'est acquis un mois avant le vote : en septembre, une initiative pour une "économie verte", qui avait recueilli jusqu'à 61 % d'avis favorable dans les premiers sondages, était écrasée par 63,6 % des suffrages, et Genève était le seul canton à l'accepter. Sans surprise, c'est l'électorat du PLR et de l'UDC qui est le plus opposé à l'initiative antinucléaire -et ce sont d'ailleurs le PLR et l'UDC, avec les milieux patronaux et, évidemment, les exploitants des centrales existantes et le lobby nucléaire, qui mènent la campagne la plus ardente contre la fermeture programmée des centrales nucléaires suisses. Dont la plus vieille encore en service dans le monde : le réacteur 1 de la centrale nucléaire argovienne de Beznau a été raccordé au réseau il y a plus de 46 ans, et la Suisse est le seul pays où une centrale en activité ait atteint un âge aussi avancé.... Dis Tonton, c'est quand qu'on en sort, de la production nucléaire d'électricité... ben, le plus vite sera le mieux...

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14:42 Publié dans Développement durable, Environnement, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : écologie, énergie, centrales nucléaires | |  Facebook | | | |

lundi, 24 octobre 2016

Quand la Wallonie fait hoqueter l'Europe...

 tigre.jpgTigre de papier...

On connait l'antienne (depuis le temps qu'on l'entend, il faudrait être sourd pour ne pas la connaître...) : l'Union Européenne est un monstre bureaucratique, un Léviathan totalitaire au service de la mondialisation capitaliste, un roc de mépris des peuples et de la démocratie... Et puis voilà qu'un accord de "libre-échange", le CETA,  négocié depuis sept ans (mais négocié par qui, au nom de qui et de quoi ?) entre le Canada et l'Union Européenne, et que tous les Etats membres de l'Union Européenne sont prêts à accepter, pourrait finalement être balancé dans les poubelles de l'histoire parce qu'une région de l'un des 28 Etats membres de l'UE refuse de l'accepter (du moins en son contenu sorti des négociations) et que dans l'Etat dont cette région est constitutive, l'accord des parlements régionaux est une condition de la signature d'un tel traité. Cet Etat, c'est la Belgique. Cette région, c'est la Wallonie. C'est pas gigantesque, la Wallonie. C'est trois millions et demi d'habitants  (deux fois la Romandie...), sur les 500 millions d'habitants des 28 Etats de l'Union Européenne. La Wallonie, c'est un caillou dans la chaussure, un grain de sable dans la machine -mais ça suffit pour faire claudiquer, et pour bloquer la machine. Peut-être bien que la Wallonie finira par céder aux pressions extraordinaire qu'elle subit de presque toutes parts (presque, puisque Attac, les Verts, la gauche de la gauche et les altermondialistes la soutiennent) pour qu'elle lève son veto. Mais même si elle devait finalement céder, elle aura au moins démontré par sa résistance une chose : Le Léviathan européen n'est qu'un tigre de papier...

 

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20:54 Publié dans Europe, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : wallonie, ceta, mondialisation, libre-échange, tisa, ttip | |  Facebook | | | |

vendredi, 21 octobre 2016

Affres budgétaires et phynancières genevoises : Beautés de la langue de bois

 Interrogé par le mensuel "Affaires Publiques", le ministre genevois des Phynances, Serge dal Busco, décrit en ces termes la situation financière genevoises : "Du côté des revenus, il est très difficile de dégager de nouveaux moyens" (il a en effet été plus facile de priver le canton d'un milliard de recettes annuelles en faisait se succéder 13 réductions d'impôts en quinze ans), "les projets que nous présentons pour tirer profit de certaines niches fiscales spécifiques se heurtent à de très fortes résistances politiques" (là, un traducteur est demandé), et comme il va falloir d'une part investir et que d'autre part "nous allons devoir assumer, à court terme, un manque à gagner fiscal temporaire lié à la réforme de l'imposition des entreprises" (on appréciera le "à court terme" et le "temporaire"...), "nous devons agir sur la part des dépenses publiques sur lesquelles le Conseil d'Etat et le Grand Conseil ont la main. Réduire les dépenses sans nuire aux prestations, avec notamment des gains d'efficience, voilà l'enjeu". Nous voilà pleinement rassurés et précisément informés. Rien de tel qu'une bonne dose de langue de bois pour donner l'impression qu'on dit quelque chose, quand ce qu'on dit ne dit rien de ce qui est, et moins que rien de ce qui sera.

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14:23 Publié dans Economie, Fiscalité, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : budgets publics, rie iii | |  Facebook | | | |

jeudi, 20 octobre 2016

Consommer 7 jours sur 7, pourquoi ?

supermarche.jpegOuverture dominicale des magasins : on vote (contre) à Genève
 
Le 27 novembre, on votera à Genève sur une initiative populaire interdisant toute ouverture dominicale des magasins (sinon celles déjà autorisées dans les gares, les aéroports, les stations-service ou dans les zones dites touristiques), initiative à laquelle est opposé un contre-projet autorisant une ouverture trois dimanches jusqu'à 17 heures, avec l'obligation de respecter une convention collective, étendue à l'ensemble du secteur (si la convention est résiliée, l'autorisation d'ouverture dominicale tombe). Le contre-projet autorise également, et sans autre restriction que celle, minimale, du respect des usages professionnels, l'ouverture des magasins le 31 décembre (jour férié à Genève). Ce compromis, négocié entre le Conseil d'Etat et les syndicats, et amendé par le PS et le MCG, la droite n'en voulait pas : pour elle, il allait trop loin en direction des exigences syndicales (et s'éloigne donc trop des exigences patronales). Ici, on soutient l'initiative et on ne refuse pas un compromis qui forcerait au respect d'une convention collective. Mais surtout, on persiste à se poser la question : à quel besoin, et même à quelle utilité, répondrait une ouverture dominicale plus fréquente des magasins ? A une irrépressible pulsion consumériste ?

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20:11 Publié dans Commerce, Economie, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

mercredi, 19 octobre 2016

La gauche en Europe : D'où viens-je, où cours-je ?

Excellent documentaire français, sur la deuxième chaîne télé romande, dimanche soir : une histoire de l'anarchisme. Toujours bon à prendre, un travail de mémoire, surtout quand il porte sur l'un des courants fondateurs du socialisme, que les autres courants non moins, mais pas plus, fondateurs n'ont eu de cesse de faire oublier. On a donc vu passer les incontournables (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Malatesta), les maudits (Ravachol, Bonnot), les héroïques (Durutti, Makhno), de grandes figures révolutionnaires au féminin (Louise Michel, Emma Goldman), et tous et toutes les autres. Et surtout, un formidable mouvement à la fois politique et social. Dont il semblait pourtant qu'il ne subsistait plus grand chose, sinon quelques nostalgies et quelques irréductibles. Mais de le voir passer sans qu'il ait trépassé, increvable, ça fait du bien. Surtout en un moment où, réfugié ou non dans des organisations (et même des partis) traditionnels de gauche, on contemple avec consternation l'état de la gauche en Europe... Avec consternation, mais sans renoncement : ce qui qui défaille peut être ranimé. Et de savoir d'où l'on vient aide à savoir où l'on est, et à décider où on veut aller.

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16:05 Publié dans Histoire, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gauche | |  Facebook | | | |

lundi, 17 octobre 2016

Naturalisations : les choses bougent... à petits pas...

Faiseurs de Suisse.jpgPendant qu'en Ville de Genève rechigne toujours à supprimer un appendice parasitaire (la commission municipale des naturalisations) qui allonge le délai et renchérit le traitement des demandes de naturalisation (et fonctionne même dans l'illégalité en transmettant directement ses rapports au Conseil administratifs), les choses bougent, à Berne et à Genève, s'agissant de l'acquisition de la nationalité suisse par des étrangers. Le 1er janvier prochain, la loi fédérale change, et les conditions d'accès à la nationalité suisse se durciront, notamment en rendant impossible (sauf exceptions dûment validées) de se faire naturaliser suisse si on ne dispose que d'un  permis de séjour B : 650'000 personnes sont concernées. Genève et Vaud encouragent donc ceux de leurs résidents étrangers qui remplissent les conditions actuelles d'une naturalisation, mais ne rempliront plus les conditions exigées dans deux mois, à déposer leur demande avant la fin de l'année. Et puis, à Berne, les deux chambres du parlement ont (prudemment) entrouvert la porte à une naturalisation (un peu) facilitée des étrangers de la "troisième génération" : les fils et filles né-e-s en Suisse de parent nés en Suisse de parents immigrants. C'est ce qu'on appelle la "politique des petits pas". Des tout petits pas même -mais dans le bon sens, pour une fois dans ce domaine...

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00:01 Publié dans Immigration, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nationalité, naturalisation | |  Facebook | | | |

jeudi, 13 octobre 2016

Laïcité : ce n'est qu'un débat, continuons le confus ?

Chaire_Saint-Pierre,_Genève.jpgNous voilà donc, à Genève, avec trois projets de loi sur la laïcité (réduite aux rapports entre l'Etat et les religions), histoire (pour leurs auteurs) de préciser le prédicat constitutionnel "L'Etat est laïc" (suivi, sans crainte de la contradiction, par le mandat d'"entretenir des rapports avec les communautés religieuses", érigeant donc celles-ci en détentrices d'un statut particulier, distinct des "communautés" culturelles ou philosophiques non religieuses). Le premier projet, qui se veut consensuel, a été déposé par le Conseil d'Etat, et les deux autres par chacun des segments de la coalition "Ensemble à Gauche" -le premier par le PRG et La Gauche, renvoyant l'expression des convictions religieuses à l'espace privé,  le second par solidaritéS, proposant l'irréligion de l'Etat et le renvoi des églises, organisations et mouvements religieux au droit commun des associations. La création d'un Conseil oécuménique des laïcités s'impose. D'autant que, récupérée par des forces politiques qui sont des plus éloignées de ce que la laïcité signifie (historiquement et présentement), c'est-à-dire l'égalité, le pluralisme, le primat politique de la raison sur l'instinct et de la société sur la tribu, la laïcité est devenue otage d'assez pitoyables exhibitions, et d'assez pitoyables bateleurs. Reprenons donc le débat, à ses prémices, comme une sorte d'alphabétisation...

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14:24 Publié dans Genève, religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laïcité | |  Facebook | | | |

mardi, 11 octobre 2016

La Grande-Bretagne après le Brexit : Labour, toujours Labour

La Première ministre conservatrice britannique, Theresa May, proclamant que "le Brexit veut dire le Brexit" (elle n'y était pas favorable, mais elle l'assume) a annoncé que le procesus de retrait du Royaume Uni (s'il est encore uni...) de l'Union Européenne sera enclenché au plus tard fin mars de l'année prochaine. Sans que ni l'Ecosse, ni l'Irlande du Nord, qui avaient voté contre le Brexit, ni le Pays de Galles, qui l'avait accepté de justesse, ne soient conviés à participer en tant que tels aux négociations avec l'UE. La Première Ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a néanmoins proclamé que l'"Ecosse était déterminée à rester dans l'Union Européenne". Ses interlocuteurs européens se sont bien gardés de prendre position sur cette volonté écossaise, à l'exception du Premier Ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui s'est opposé à ce que l'Ecosse soit partie prenante des négociations sur les modalités du "Brexit", puisque ce serait lui reconnaître au moins implicitement un droit à l'autodétermination que le même Rajoy nie à la Catalogne qui le revendique comme l'Ecosse... En attendant, c'est surtout à gauche qu'il y a du nouveau -et le nouveau, c'est le "vieux" Jeremy Corbyn, et sa volonté de refaire du Parti Travailliste un parti socialiste (social-démocrate, au plein sens historique du terme), et un parti de masse. Et il est en passe de réussir. Malgré le Brexit, ou grâce au Brexit, on ne sait. Mais à cause (entre autres) du Brexit, certainement.

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15:08 Publié dans Europe, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : corbyn, brexit, labour | |  Facebook | | | |

lundi, 10 octobre 2016

Héberger des réfugiés menacés d'expulsion : La fronde de David et la loi de Goliath

david-and-goliath-shane-robinson.jpgLe Municipal (membre de l'exécutif communal) POP (Parti du Travail) de Lausanne, David Payot, ayant déclaré. qu'il était prêt à héberger chez lui un réfugié menacé d'expulsion, le PLR local (suivi par l'UDC) est monté sur ses grands hongres en déposant au Conseil communal une résolution demandant "La Municipalité parraine-t-elle un hors-la-loi ?", doublée d'une demande de révocation de l'élu popiste, coupable de faire passer la légitimité avant la légalité. Comme naguère le Conseiller d'Etat PDC genevois Dominique Föllmi, accompagnant à l'école une petite turque en situation irrégulière. Comme il y a quelques jours la députée socialiste tessinoise Lise Bosia Mirra, arrêtée pour avoir fait passer la frontière à quatre mineurs africains. On rappellera au passage au PLR lausannois, que David Payot n'est pas "parrainé" par la Municipalité, mais qu'il y a été élu par le peuple, comme le candidat du POP et non de l'UDC, sans jamais avoir caché ses engagements ni ses convictions solidaires. De ceux qui "obéissent à la loi" quelle qu'elle soit et de ceux qui y désobéissent quand elle est injuste, on honore d'ailleurs désormais les désobéissants plutôt que les obéissants.  Les Justes plutôt que les carpettes. La fronde de David plutôt que la loi de Goliath.


 
 

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14:05 Publié dans Immigration, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : asile | |  Facebook | | | |

samedi, 08 octobre 2016

La Teuf de Piogre

Encore un enjeu mobilisateur dans la Parvulissime République
 
On en a, des enjeux mobilisateur, dans la parvulissime république : ses fêtes, par exemple, les Fêtes de Genève -oh pardon : le Geneva Lake Festival... -on aurait préféré la Teuf de Piogre, mais on nous a pas demandé notre avis, on ne pantoufle pas à Genève Tourisme. Donc, une initiative populaire a été lancée pour changer le concept des Fêtes de Genève. Le dépoussiérer. Lui donner un peu plus de sens qu'en peut avoir le bastringue mercantile en quoi elles se réduisent. En faire des fêtes, des vraies, en somme. Doutent de rien, les initiants. Même pas du sens de la fête des Genevois en général, et de leurs zautorités en particulier. Parce que quand la capitale mondiale du monde mondial fait la fête, elle veut que ça lui rapporte. Et que ça dure. Et que les touristes friqués (les autres, on s'en fout) en aient pour leur argent -ou plutôt, la petite part de leur argent qu'ils vont laisser dans les caisses indigènes. On n'est pas dans le potlatch amérindien, ou la Fête des Fous, on est dans l'investissement.

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00:08 Publié dans De tout un peu, Genève, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fêtes de genève | |  Facebook | | | |

mercredi, 05 octobre 2016

Nouvelle répartition des tâches entre le canton et les communes à Genève : Qui va "fabriquer du politique" ?

labyrinthe.jpgAprès l'action sociale (la loi répartissant les tâches entre les cantons et les communes dans ce domaine a été promulguée le 11 mai), après la politique culturelle, et avec le même manque d'ambition que dans ces deux champs d'action, le Conseil d'Etat genevois a engagé la réforme de la répartition des tâches entre le canton et les communes dans le domaine des transports et de la mobilité. Et là encore, on est dans le bricolage. "La montagne est en train d'accoucher d'une marmotte" et "rien n'est pensé pour fabriquer du politique à l'échelon communal", déplore le président de l'Association des communes genevoise, Thierry Apothéloz. A moins, ajouterons-nous, que tout ne soit au contraire pensé pour qu'on ne "fabrique pas du politique" au niveau des communes, que cette "fabrication" reste l'apanage du canton, que les communes ne soient toujours que des échelons d'exécution, constamment sous surveillance. Surtout les communes urbaines, surtout les villes (elles sont une douzaine dans le canton). "Nous avons fait une série de propositions, celles d'importance sont restées lettre morte", précise Apothéloz, qui ajoute : "Dès que nous proposons des compétences supplémentaires (pour les communes), le canton est pour le moins réticent". CQFD.

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15:23 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : commune, ville de genève | |  Facebook | | | |

mardi, 04 octobre 2016

RIE III : Tu veux ou tu veux pas ?

 droite-gauche.jpgLe PS genevois entre le "oui mais" et le "non mais"
  
Demain, une Assemblée des délégués du PS genevois débattra du "volet genevois" de la réforme fédérale de l'imposition des entreprises (la fameuse "RIE III) votée par les deux Chambres du parlement suisse, contre laquelle un référendum a été lancé (notamment par le PS suisse) et a abouti, et sur laquelle on votera donc, l'année prochaine. La question, au plan genevois, est donc de savoir quelle position le PS va adopter à l'égard des propositions du gouvernement cantonal. Ces propositions consistant en la mise en oeuvre cantonale d'une réforme que le PS combat au niveau suisse, il serait logique qu'elles soient combattues aussi par le PS au niveau cantonal. Mais la logique n'est pas une mécanique, et des voix (de députés, de la Conseillère administrative Sandrine Salerno, responsable des finances de la Ville de Genève, notamment) se sont élevées au sein du PS genevois pour considérer qu'après tout, les propositions gouvernementales étaient acceptables, si le parlement s'y tenait et que la droite ne les dénaturait pas ni ne le amputait. Une sorte de "oui mais", auquel répond une sorte de "non mais", exprimant un refus du projet du Conseil d'Etat en même temps que la conviction que "de toute façon, il faudra en passer par une réduction des ressources fiscales" du canton et des communes. Le problème, c'est que tout ce débat sera tranché en votation populaire, quand il n'y a pas de "mais" qui tienne dans un vote référendaire, binaire, forcément binaire, et qu'à la question "tu veux ou tu veux pas",  il n'y a de réponse possible que "oui" ou "non", les fioritures, les précautions rhétoriques, comptant pour beurre de cuisine politique... Il va donc bien falloir prendre une position claire sur la RIE III, version genevoise.

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15:27 Publié dans Fiscalité, Genève, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rie iii | |  Facebook | | | |

lundi, 03 octobre 2016

Sarawak : quand les palmiers détruisent la forêt

 
SADIA Sarawak.jpgHuile lourde

De l'huile de palme et de ses dérivés, on en trouve dans une variété impressionnante de produits de toute nature : dans l'alimentation, les cosmétiques, les détergents, les agrocarburants (jusqu'à trois fois plus polluants que les carburants conventionnels). Cette huile est lourde : pour la produire, on déforeste massivement, on remplace tout aussi massivement les cultures qui nourrissent les populations par la culture qui nourrit les actionnaires. Au Sarawak (Malaisie), la déforestation a pris un rythme délirant : la destruction de la forêt vierge y est trois fois et demi plus rapide que dans le reste de l'Asie. Or le Sarawak n'est pas une terre vierge, ni sa forêt une sylve inhabitée : les communautés autochtones, victimes de la destruction de leur cadre de vie et du vol de leurs terres, résistent à cette destruction, à leur spoliation et leur expulsion. L'association SADIA, par exemple, les aide à faire valoir leurs droits, à les manifester, à agir en justice contre les producteurs d'huile de palme, et les autorités qu'ils corrompent. à résister aux intimidations et aux violences . Le SOLIFONDS* appelle au soutien à cette résistance.
*SOLIFONDS, mail@solifonds.ch, www.solifonds.ch, CP 80-7761-7

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15:29 Publié dans Développement durable, Economie, Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarawak, bornéo, malaisie, sadia, huile de palme | |  Facebook | | | |