samedi, 03 septembre 2016

L'indigence à la une

burkini.jpgLe tube de l'été : burqa, burkinis et ramdam
 
L'été, le ridicule ne tue pas. Ni sur les plages, ni dans les media. Depuis les années soixante, les "tubes de l'été" se caractérisent par leur totale indigence. Celui de cette année en nos contrées ne faillit pas à la règle. Or donc, on votera en Suisse sur une initiative populaire lancée depuis l'extrême-droite par un comité (le même qui avait fait aboutir l'initiative interdisant les minarets) où se mélangent harmonieusement udécistes, intégristes catholiques et fondamentalistes protestants, unis pour proposer d'inscrire dans la constitution fédérale une norme relevant de règlements municipaux : l'interdiction de se masquer le visage dans l'espace public. Une interdiction de principe, qui permet de rendre conforme à la légalité ce qui est l'intention initiale des auteurs de l'initiative :  l'interdiction de l'empaquetage à prétexte religieux (la burqa ou le niqab) des femmes musulmanes. La récolte de signatures pour cet texte n'est pas terminée, mais vu l'ambiance générale, il ne fait aucun doute qu'il obtiendra facilement et largement les 100'000 signatures valides nécessaires et que dans deux ans, on pourra se lancer dans un débat de derrière les fagots des bûchers pour hérétiques et infidèles. Ajoutez-y la polémique délirante lancée en France par quelques municipalité (de droite de la droite, pour ne pas dire pire) sur la présence de femmes en "burkini" sur les plages publiques ("d'un fait divers, on a fait une affaire d'Etat", résume la sénatrice écolo Esther Benbassa), et vous aurez le tableau presque achevé (pour la touche finale, voyez la question fondamentale du porc dans les menus des cantines scolaires) de nos ramdams (de l'arabe "Ramadan") estivaux.


"Une liberté n'est pas une liberté si elle demeure au service de l'Etat, de la morale ou de la loi" (Max Stirner)

La question qui sera posée (sans l'être explicitement, mais peu importe, elle sera dans toutes les têtes) par l'initiative "anti-burqa" de l'extrême-droite, c'est celle de l'instauration d'un dispositif légal motivé (par et pour ses auteurs) non
par le combat pour la laïcité, ou la liberté des femmes. mais par la "lutte contre l'islamisation". Un dispositif qui vise à punir non pas ceux qui imposent la burqa aux femmes, mais à punir les femmes à qui cet empaquetage est imposé. L'initiative va aboutir sans problème (le bouillon d'inculture dans lequel elle mijote est assez copieux pour y suffire largement), et a toutes les chances d'être acceptée par le bon peuple, qu'on va distraire avec cette foutaise pour mieux l'entuber avec tout le reste (les attentats djjhadistes plombant assez lourdement l'ambiance pour que toute proposition fardée d'un semblant de "résistance à l'islamisme" puisse y prospérer). Et pendant qu'on s'échauffe sur la burqa ou le burkini, business as usual : avec les Etats du Golfe, l'Arabie Saoudite représente plus de 60 % du milliard et demi de francs des exportations suisses d'armes et de matériel militaire... et interdire la burqa, c'est tout de même plus facile que renoncer à armer les wahhabites, ou à leur vendre des villas de luxe, pieds dans l'eau du Léman.
 

Ce qui distingue un système politique et social de liberté d'un système totalitaire est le rapport,  dans la loi et dans la réalité, de l'interdit et de l'autorisé. Dans un système de liberté, tout ce qui n'est pas explicitement interdit est autorisé -autrement dit, la règle est la liberté, l'interdiction est l'exception. Dans un système totalitaire, tout ce qui n'est pas explicitement autorisé est interdit -autrement dit : l'interdiction est la règle, la liberté est l'exception.
Entre les salafistes et les croisés, il y a un monde de l9ibertés individuelles (et collectives) que ni les uns, ni les autres ne sont capables d'appréhender. Pas plus que ceux (et celles) pour qui ceux (et celles) qui ne sont pas dans leur camp sont forcément dans celui de leur adversaire. Ceux pour qui la laïcité est forcément islamophobe. Et en face, ceux pour qui ne pas faire de l'interdiction de la burqa ou du burkini le combat du siècle est forcément le signe de la collaboration avec l'Infâme (toujours à écraser). 

 
Mais tout de même : d'interdiction de la burqa et du niqab en interdiction du burkini, ou du foulard, c'est une bien étrange conception de la laïcité qu'on voit à l'oeuvre,  qui attend du politique qu'il définisse le religieux (comme naguère le religieux prétendait définir le politique), trie ce qui est religieux de ce qui ne l'est pas, et d'entre ce qui est religieux ce qui est reconnu, institué, de ce qui ne l'est pas... Au moins les délirants de "Riposte Laïque", s'ils ont gardé ce qualificatif avec lequel ils n'ont plus rien à faire, délivrent clairement leurs messages de croisés obsessionnels : éradiquer l'islam et les musulmans. C'est le discours du "Pilori" ou de "Je Suis Partout", dans lequel on s'est contenté de remplacer le juif par le musulman... Martine Brunschwig Graf a donc parfaitement raison d'observer que "la burqa est un prétexte pour s'en prendre à l'islam". Pas au patriarcat, pas aux religions en général, pas à leurs dieux, leurs prophètes, leurs fous et leurs prêcheurs : à l'islam et aux musulmans, à lui et à eux seulement. S'en prendre à l'islam, pourquoi pas ? Mais pourquoi seulement à l'islam ? les autres aliénations religieuses sont-elles à ce point innocentes, féministes et égalitaires ?

Sous la burqa et le niqab se calfeutre moins le corps des femmes que la vieille volonté patriarcale de le posséder, le maîtriser, se le garder pour soi et sa famille, au prétexte de Dieu, du Prophète, du Livre ou sous quelque autre prétexte de la même barrique. Mais sous l'interdiction de la burqa et du niqab, se niche-t-il autre chose que cette même prétention de décider comment les femmes doivent se vêtir ou se dévêtir ? Et a-t-on jamais, où que ce soit, réellement défendu les droits des femmes par des prescriptions vestimentaires ne s'appliquant qu'à elles ? Ce qui a libéré les femmes turques, ce n'est pas l'interdiction du voile, c'est l'alphabétisation, la scolarisation supérieure, l'entrée à l'Université -et il importe peu qu'elles y entrent avec ou sans voile : l'important est qu'elles y entrent. 

Ce que l'initiative "contre la burqa" propose, c'est bien de punir les victimes de cet empaquetage, comme naguère on punissait (et comme encore on punit en quelques contrées) les femmes violées du crime de s'être fait violer. Si celle qui est empaquetée dans une burqa ne s'y est pas empaquetée librement mais qu'on lui a imposé cet emballage, à quoi cela rime-t-il de la punir elle ? On peut certes "interdire par principe de liberté" : c'est le "pas de liberté pour les ennemis de la liberté" de Saint-Just (qui impliquerait cependant que l'on punisse ceux qui imposent à des femmes de s'empaqueter dans une burqa, plutôt que ces femmes elles-mêmes), mais c'est parfaitement inutile : rien de ce qui est interdit n'est impossible. L'interdiction constate même la possibilité de ce qu'on interdit... et par définition, toute liberté est absolue : c'est la légalité qui est limitée...

Contraindre ou interdire procède du même rapport d'autorité, en lequel, autant que possible, on attend de la servitude volontaire qu'elle supplée à la répression : la Boétie n'a pas attendu Tariq Ramadan pour en décrire la pérennité, l'universalité et les méfaits.

 
"une liberté n'est pas une liberté si elle demeure au service de l'Etat, de la morale ou de la loi" (Max Stirner)

14:41 Publié dans Femmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : burqa, niqab, burkini, islam, islamophobie, laïcité | |  Facebook | | | |

Commentaires

Oui en effet c'est s'en prendre a l'islamisme, ce qui est un devoir pour tout homme ou femme libre ! Le port de la burqa ou du burkini n'est pas une simple question vestimentaire, c'est un petit djihad, et je suis persuadé que la plupart des femmes qui le pratiquent n'y sont pas forcées, au contraire elles en sont fières.

Et puisque pour vous tout ce qui vient de Suisse est mauvais, vous serez peut-être plus attentif au témoignage de cette Tunisienne, vivant en Tunisie, il y a quelques jours sur la TSR (qui est tout sauf radio UDC...):

En gros elle explique que les Tunisiennes sont libres depuis les années 60 d'aller a la plage en bikini ou autre, mais depuis peu il y de vives tensions a cause d'un fort afflux de touristes Algériennes qui viennent imposer leur burkini sur les plages en faisant bien sentir aux autres femmes que ce sont de mauvaises musulmanes, promouvant ainsi le salafisme avec un réel risque de priver les Tunisiennes de leur liberté.

La question n'a donc rien de ridicule et n'est pas réservée a l'Europe, c'est pas trop tard pour réaliser que l'obscurantisme et le totalitarisme ne se cache pas là ou vous le designer.



En gros

Écrit par : K. Bereit | samedi, 03 septembre 2016

En ce cas, prenons-nous en réellement à l'islamisme radical, c'est-à-dire à ceux qui le pilotent, le financent et l'arment : nos copains, clients, partenaires, acheteurs saoudiens e émiratis. Bon, évidemment, ça risque d'être un peu plus coûteux et un peu plus risqué que d'expédier des policiers municipaux sur les plages à la chasse au burkini...

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 03 septembre 2016

Merci d'avoir la patience d'expliquer longtemps à ceux qui comprennent un peu vite.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 03 septembre 2016

Mais oui, entièrement d'accord, ça fait longtemps que je pense qu'il faut clarifier, et mettre un terme, a nos relations contre nature avec "nos amis" saoudiens.

Écrit par : K. Bereit | samedi, 03 septembre 2016

Il s'agit plutôt d'expliquer inutilement à ceux qui ne veulent pas comprendre. Une sorte d'acte gratuit. De l'art pour l'art...

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 03 septembre 2016

Très bon article et qu'on se sent bien le vote accompli .La phrase de Max Stirner reflète à elle seule ce qui a fait dire à de nombreux anciens ayant fait la MOB ,mais comment se fait-il qu'en Suisse le peuple soit aussi mouton ?
Quand au ridicule qui ne tue pas mais qui use et fini par saper le moral ,il faut reconnaitre qu'à force d'idioties on fini par même ne plus avoir envie de savoir ce qui se passe ailleurs d'autant plus quand des infos de plus en plus réchauffées sentent carrément le brûlon

Écrit par : lovejoie | dimanche, 04 septembre 2016

Pascal Hollenweg, bref. vous vous prenez les pieds dans les tapis (j'ai pas dit "orientaux") des droits (vus selon qui les interprète) du citoyen, sa liberté / son égalité
(et là selon vos écrits tant pis si c'est aux coûts de la destruction de la liberté/égalité de l'ensemble) (vais m'abstenir d'en débattre avec un socialiste-en-titre)

sauf que dommage, vous passez outre le motif politique-idéologique de ces femmes, alors que sentir & exercer 1 pouvoir et se voir multiples dans cette action, est ce qui séduit et les attire tant (un standard du jeu politique)

activisme idéologique musulman en croissance débridée (le nombre fait la force) de femmes occidentales sortant de l'ombre (issues de 2-3e générations de migrants, c'est bien plus de l'ombre de leurs mentalités de femmes dépendantes d'hommes que de traditions religieuses seules), préférant des compagnons machos les préférant dans un rôle de princesse des 1000+1 nuit, se cachant (préférer ne pas jobber mais faire x mômes pour rester at home: par peur de tenir debout sur ses 2 pieds? ou par fainéantise? par peur des mécréants dehors? soit vous tous les mecs!) derrière un voile-prétexte de non-accès à l'indépendance financière d'un job à plein temps.

car elles l'ont un peu vite adopté ce truc, les musulmanes occidentales: la symbolique communautaire ostentatoire d'une simple mode vestimentaire féminine a suffit à ces femmes pour se fabriquer 1 statut de victimes-aux-droits-bafoués, se constituer en communautarisme bâti sur le victimaire, profiter de leurs systèmes-prétextes à revendications d'égalité/fraternité/solidarités, en mal d'affirmation égotique ou identitaire. Ou tout cela n'existe-t-il que dans nos regards médusés (indéniable: choc il y a) ?

ignorer que ces femmes ont accumulé semble-t-il 1 énorme besoin de visibiliser leur exerce d'un pouvoir - soit-il de séduction ou d'emprise -
est faire la grave erreur d'ignorer l'importance de ce revers de la médaille qu'est celle de la soumission. ancrée dans l'esprit de ces porteuses de chiffons communautaristes.

Écrit par : divergente | dimanche, 04 septembre 2016

De l'indigence à l'indulgence. Ou de l'art d'accommoder les restes.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 04 septembre 2016

"les autres aliénations religieuses sont-elles à ce point innocentes, féministes et égalitaires ?" Oh que non. Sauf que cela fait des siècles qu'on se bat contre elles et que l'on pouvait considérer que nous, citoyens normaux qui ne cherchons à emm..der personne, étions enfin libres de vivre ce que l'on voulait dans le respect de la liberté des autres. et voilà que tout est à recommencer...
Alors appelez ça de l'islamophobie si cela vous chante, pour moi ce n'est pas un droit mais un devoir...

Écrit par : Géo | dimanche, 04 septembre 2016

K.Bereit:

- « Oui en effet c'est s'en prendre a l'islamisme, »

Remplacer "islamisme" à choix par ...

- le rock'n'roll
- les tatouages
- la peau noir des esclaves (l'esclavagisme)
- la misère des pauvres (le misérabilisme)


- « ce qui est un devoir pour tout homme ou femme libre ! »

Et le fait de s'en prendre au judaïsme, est-ce aussi ...

... "un devoir pour tout homme ou femme libre !" ?

Parce que c'est exactement ce que les allemands ont cru (et ce que d'autres hommes et femmes croient encore aujourd'hui) à une époque misérable de leur existence.


- « Le port de la burqa ou du burkini n'est pas une simple question vestimentaire, c'est un petit djihad »

Bon, ben interdisons aussi le bikini. C'est ptet pas un petit djihad, mais une arme de destruction massive, symbole de l'extrémisme chrétien, et consacrons la victoire de l'extrémisme naturique (les intégistes radicaux du naturisme), ... et du cancer de la peau.

Et dans la foulée, interdisons l'argent, pour interdire la pauvreté et le chômage, puisqu'il faudra que tout le monde cultive ses carottes et aille chasser. C'est pas une bonne idée ça ?


- « ... attentif au témoignage de cette Tunisienne, vivant en Tunisie, il y a quelques jours sur la TSR (qui est tout sauf radio UDC...): »

Dans quelle émission, au juste ?


- « En gros elle explique que ... »

C'était dans une émission qui parlait spécialement de burkinis, ou d'autres choses en plus ?

Parce que l'autre jour, j'ai vu une émission TéVé, dans laquelle les femmes n'étaient pas d'accord sur ce que devait laisser voir le burkini.

Certaines disaient que ça montrait trop de choses, d'autres disaient que ça montrait pas assez.

Et l'autre jour encore, j'ai vu une émission TéVé, dans laquelle les femmes n'était pas d'accord sur ce que devait laisser voir le bikini.

Certaines disaient que ça cachait trop de choses, d'autres disaient que ça cachait pas assez.

J'ai écouté que les femmes parce que les hommes, y portent pas de bikini ou de burkini, et ils s'intéressent qu'aux bikinis, aux strings, et au nokinis.

Et puis y'a la question de l'égalité des hommes libres et des femmes libres.

Parce que si on interdit le burkini, pourquoi est-ce qu'on n'interdit pas aussi les maillots de bain des hommes ?

Parce que, les maillot de bain des hommes, c'est fait pour montrer ou pour cacher ?

D'ailleurs cacher quoi ? Ce qu'ils ont en trop, ou ce qu'ils ont de pas assez ?


- « La question n'a donc rien de ridicule et n'est pas réservée a l'Europe, »

Vous avez raison. Et si au lieu de l'appeller "burkini", puisque ça ne sert pas plus que le "bikini", vous l'appelliez ... "pudini", pour faire ressortir le côté ... pudeur ?

Ou faut-il aussi interdire ... la pudeur ?

Et est-ce qu'on pourrait aussi interdire aux gens de cacher leur corps pour qu'on les montre à tout le monde à la tévé, et sur youtube ?

Comme ces gens qui vont jamais à la plage ou à la piscine, et qui se balladent tous nus, en amérique du sud et en afrique, parce qu'il fait très chaud ?


- « c'est pas trop tard pour réaliser que l'obscurantisme et le totalitarisme ne se cache pas là ou vous le designer. »

Ah ben, et ils se cachent où ... "obscurantisme" et "totalitarisme" ?

Dans un maillot de bain ?

Écrit par : Chuck Jones | dimanche, 04 septembre 2016

Ce genre de combat est toujours à recommencer, parce que l'adversaire, lui, est toujours renaissant...

Écrit par : Pascal Holenweg | dimanche, 04 septembre 2016

Le voile intégral serait un sujet simple, s'il ne concernait que les femmes forcées à le porter. Ce serait même très simple, si ça ne se passait que dans des pays lointains, on pourrait leur laisser ça, en s'en lavant les mains.

Là, où ça se complique, c'est lorsqu'il est choisi librement. Dans nos pays occidentaux.
Le cas le plus extrême en Suisse étant celui de Nora Illi , qui revendique son port dans l'espace public et qui qui va exprès au Tessin avec le riche défenseur des femmes-libres-de-porter-le voile intégral et qui paye les amendes.

Ce genre d'épisode montre toute la perversion du débat.
Dans le cas de Nora Illi, il y a ostensiblement du prosélytisme et les interdictions sont évidemment ridiculisées.
Il faudrait réfléchir à partir de là.
Oui, le combat est effectivement à recommencer ...
Si une loi est ainsi défiée, faut-il la supprimer ? Est-ce que cela signifie que c'est une loi félonne ? Inutile ? A quel moment un certain comportement est-il un détail ou le signe d'un problème plus grand ?
Dans le cas de Nora Illi, je pense que la médiatisation est une erreur. Il faudrait la laisser faire son truc dans l'indifférence la plus totale.
Mais voilà : on nous la montre, me voilà en train d'écrire à son sujet !!!

Écrit par : Calendula | mardi, 06 septembre 2016

@ "chuck"

« Oui en effet c'est s'en prendre a l'islamisme, »

Remplacer "islamisme" à choix par ...

- le rock'n'roll
- les tatouages
- la peau noir des esclaves (l'esclavagisme)
- la misère des pauvres (le misérabilisme)

>>> Votre remarque n'a aucun sens, mais si vous voulez pour l’exercice on peut très bien remplacer "islamisme" par:

- nazisme
- communisme
- totalitarisme
- obscurantisme

-

- « ce qui est un devoir pour tout homme ou femme libre ! »

Et le fait de s'en prendre au judaïsme, est-ce aussi ...

... "un devoir pour tout homme ou femme libre !" ?

>>> Non pas tant qu'il n'y a pas d'attentat juif, que les juifs ne font pas de scandale pour exiger de la bouffe cachère dans les cantines et les prisons, qu'ils n'occupent pas les plages avec des kippani et les rues avec des kippaintegrale et des prières de rue, qu'il n'y a pas de "quartier sensible" juif, qu'ils ne me traitent pas de sale Suisse ou "sous-chien", qu'il n'y a pas d'immigration massive juive qui prétend remplacer ma culture par la leur, qu'il n'y a pas de juif qui s'en prennent en bande aux femmes seul le soir... Vous en voulez plus ?

Parce que c'est exactement ce que les allemands ont cru (et ce que d'autres hommes et femmes croient encore aujourd'hui) à une époque misérable de leur existence.

>>> Exacte, et aujourd'hui les nouveaux nazis sont les islamistes


- « Le port de la burqa ou du burkini n'est pas une simple question vestimentaire, c'est un petit djihad »

>>> La suite de vos remarques n'est que cafouillage approximatif que je vous laisse tel quel.

Bon, ben interdisons aussi le bikini. C'est ptet pas un petit djihad, mais une arme de destruction massive, symbole de l'extrémisme chrétien, et consacrons la victoire de l'extrémisme naturique (les intégistes radicaux du naturisme), ... et du cancer de la peau.

Et dans la foulée, interdisons l'argent, pour interdire la pauvreté et le chômage, puisqu'il faudra que tout le monde cultive ses carottes et aille chasser. C'est pas une bonne idée ça ?


- « ... attentif au témoignage de cette Tunisienne, vivant en Tunisie, il y a quelques jours sur la TSR (qui est tout sauf radio UDC...): »

Dans quelle émission, au juste ?

Écrit par : K. Bereit | jeudi, 08 septembre 2016

Il y a beaucoup de femmes qui se promènent en niquab en Turquie. Elles ne sont pas une exception comme chez nous. D'autres part, il faut absolument distinguer le port du voile intégral du voile et du burkini. Il est primordial, en démocratie, de reconnaître le visage d'autrui, Une femme sans visage est inexistante socialement et elle projette une absence de solidarité avec la démocratie et une supériorité de la charia sur elle. Invisible sous son niquab, elle nous dit qu'elle ne fait pas partie de notre société mais appartient à la secte dans laquelle elle est intégrée de gré ou de force. J'ai de la peine à comprendre le combat d'une certaine gauche pour approuver la liberté du port du niquab dans notre pays. Pourquoi la gauche ne défendrait-elle pas alors le droit à tout un chacun de déambuler tout nu dans un super marché ou dans la rue? Atteinte à la pudeur des gens il y a dans ce cas précis puisque nos sociétés ne défendent la nudité intégrale que dans des cas exceptionnels (street art par exemple). Et encore, souvent cela fait polémique et scandale. La burqa et le niquab ont d'ailleurs eux aussi été portés par des artistes pour interroger nos sociétés sur le regard qu'elles portent envers ce voile intégral.

Par contre, je suis entièrement d'accord avec vous pour trouver ridicule et dangereux de placer cet interdit dans la Constitution. La Constitution d'un état laïc n'a pas à se mêler de points de règlement concernant l'habillement des personnes d'une religion en particulier. Ici l'islam qui est attaqué par d'autres fous de dieu chrétien ou athées enragés. L'Etat laïc doit juste mentionner que dans un pays de liberté nul n'a le droit de se masquer intégralement le visage sauf cas de force majeure (épidémies, virus dangereux en circulation) et personne ne peut obliger quelqu'un à porter un masque intégral qui cache le visage des femmes ou des hommes. Les seules exceptions à la liberté de porter des masques peuvent être délivrée lors de fêtes spéciales comme Carnaval ou Halloween ou projet artistique à durée limitée.

Écrit par : pachakmac | lundi, 12 septembre 2016

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