jeudi, 10 mars 2016

La laïcité par et pour les nuls

feminisme.jpgQue voile le voile ?

Surfant sur un épisode parfaitement marginal et insignifiant (une employée de la Ville ayant porté un voile supposé "islamique" pendant son temps de travail), le PLR de la Ville de Genève a déposé au Conseil municipal, en invoquant le principe de laïcité (et sans avoir consulté le moins du monde les représentants de ce personnel, ce qui en dit plus sur la conception radelibe du "dialogue social" que sur sa compréhension du principe de laïcité) une proposition de modification du statut du personnel de la Ville, imposant à ses membres de s'abstenir de "signaler leur appartenance religieuse par des propos ou des signes extérieurs lorsqu'ils sont en contact avec le public". On souhaite bonne chance à celles et ceux qui auraient à faire appliquer cette disposition (qui n'a finalement pas été votée, la proposition ayant été renvoyée en commission après l'un de ces épisode dont nous avons à Genève le secret), voire à sanctionner ceux et celles qui ne l'auraient pas respectées : ce voile est-il un signe religieux ou social ? Porter une croix ou d'une étoile de David autour du cou, est-ce signaler son appartenance religieuse par un signe extérieur ? Et souhaiter Joyeuses Pâques, ou Joyeux Noël, signaler son appartenance religieuse par un propos ? Disons en tout cas que la laïcité, comme principe institutionnel (et désormais constitutionnel) mérite mieux que ce à quoi on est en train de la réduire... et de la voiler...
     


"Tantum religio potuit suadere malorum" (Lucrèce) 

La Constitution genevoise actuelle proclame la laïcité de l'Etat, et sa neutralité religieuse. Mais elle ne donne aucune définition de cette laïcité, ni de cette neutralité -les constituants ont renvoyé ces définitions à une loi dont le projet est encore à l'étude, et qui risque fort de sombrer dans l'insignifiance à force de vouloir contenter (ou du moins ne pas fâcher) tout le monde : les croyants et les incroyants, les intégristes et les "libéraux", les sectaires et les tolérants, les cléricaux et les laïcards, les croyants de chacune des dizaines de "communautés religieuses" (le terme même a de quoi inquiéter, comme si une religion se devait d'être communautaire, et ne pouvait se contenter d'être associative, comme toute bonne philosophie qui se respecte et respecte son étymologie -l'amour de la sagesse)...

"L'Etat est laïque", autrement dit : il n'est pas clérical, ce qui se traduit historiquement par la séparation de l'Eglise (puis des églises, après la reconnaissance du pluralisme religieux) et de l'Etat, et institutionnellement, aujourd'hui, par celle de l'Etat et des organisations et collectivités religieuses. "

L'Etat observe une neutralité religieuse", autrement dit : il ne choisit pas entre les religions, n'en favorise ni n'en défavorise aucune, les met toutes sur le même pied. Cette neutralité accouche donc de l'égalité. Ou devrait en accoucher, puisque tel n'est pas encore le cas. Aller plus loin que la neutralité, tout en restant dans l'égalité, ce serait aller jusqu'à l'indifférence. C'est concevable, et peut-être souhaitable, mais on en est encore loin.

De quoi parle-t-on lorsque l'on parle de laïcité ? Pas de laïcité positive, de laïcité ouverte, de laïcité intelligente, ou indifférente, ou inclusive, ou on ne sait quoi. Ni de laïcité fermée, combative, absolue. Seulement de laïcité : un concept qui se suffit à lui-même sans avoir besoin d'être qualifié autrement que comme la séparation institutionnelle de l'Etat et des acteurs religieux, qu'ils soient ou non des églises. Mais la laïcité, comme principe institutionnel, s'applique à l'Etat, pas à la société. Et pas aux individus. C'est à  l'Etat, à  ses appareils, à ses collectivités locales et régionales, aux espaces qu'il met à  disposition de tous, d'être religieusement neutre, pas à  la société (à  moins de définir la neutralité comme l'acceptation de tout et de n'importe quoi). La laïcité n'est rien d'autre que le moyen d'assurer la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de croire en ce que l'on veut et la liberté de ne pas croire en ce que croient les autres. La liberté d'avoir une religion, de ne pas en avoir, ou d'en changer. Le droit au blasphème et le droit à l'apostasie. Ces libertés, dont on rappellera au passage que les employés de l'Etat et de la commune en disposent comme tout le monde, la laïcité ne peut l'assurer qu'en respectant un principe absolu d'égalité entre les croyances, et de non-intervention rigoureuse et réciproque, de l'Etat dans la gestion d'un culte ou d'une organisation religieuse en tant que telle, et de quelque organisation religieuse que ce soit dans le fonctionnement de l'Etat.  On ne peut d'ailleurs faire autrement dans une ville comme Genève, dont le paysage religieux est "pixelisé" en 400 églises, groupes, communautés, associations de toutes les religions possibles et imaginables (voire même inimaginables), se réunissant dans 270 lieux de culte. En privilégier quelques unes, ce serait inférioriser toutes les autres, intervenir dans la gestion de certaines serait les discriminer par rapport aux autres. Autant dès lors les considérer toutes à  égalité, ce qui implique, précisément, une indifférence rigoureuse à  leurs différences. Un Etat de droit soucieux, sinon de laïcité (Genève l'est, mais pas la Suisse), du moins d'égalité des droits, n'a à respecter aucune prescription religieuse, aucun interdit religieux -ou alors, doit les respecter toutes et tous. Et comme elles et ils sont, entre eux, non seulement cumulatifs mais le plus souvent contradictoires, on se retrouve immédiatement dans une impossibilité absolue de les respecter toutes et tous, ou de choisir celles et ceux que l'on respecte et celles et ceux que l'on ignore, ce qui est contraire aux principes de neutralité religieuse et d'égalité des droits, qui sont au cœur de la laïcité, elle-même au cœur de la démocratie, dont elle est une condition nécessaire (quoique insuffisante).

L'Etat laïque n'a pas plus à  s'immiscer dans les pratiques religieuses privées que celles-ci n'ont à  s'imposer à  celles et ceux qui n'en veulent pas. Or c'est au prétexte d'un accessoire vestimentaire féminin (et exclusivement féminin*"...), supposé être une manifestation d'adhésion à une religion, que l'on veut introduire dans un statut du personnel municipal une disposition impliquant forcément une sanction si elle n'est pas respectée. Il est vrai que les islamistes ont fait du voile une prescription islamique, alors qu'il n'est en fait que l'héritage d'une tradition patriarcale pré-islamique (et pré-chrétienne, et pré-juive), récupérée et exportée -un signe patriarcal, et donc un signe social avant que d'être religieux. Comme le foulard de vêtures féminines traditionnelles un peu partout.  Mais quand on pond des lois construites sur l'hypothèse que le niqab, ou le tchador, ou le voile, sont "islamiques", on récompense finalement ceux, intégristes musulmans en l'occurrence, qui ont converti cette tradition à  l'islam, et on valide cette conversion d'un signe social en signe religieux. Ainsi offre-t-on aux islamistes une paradoxale victoire sur la laïcité, au nom de la laïcité...

Enfin, le combat pour la laïcité doit, s'il ne veut pas être à la fois vain et inepte, s'accompagner de la reconnaissance de cette évidence que "notre civilisation", notre société, notre histoire, sont totalement imprégnées de christianisme (et par lui, de judaïsme, comme l'islam lui-même, et avant lui de paganisme...). Et que quand il s'agit de séparer les institutions publiques des organisations religieuses, il ne s'agit pas d'épurer l'espace public de toute référence religieuse, comme le procès d'intention en est régulièrement fait aux "laïcards". Notre calendrier est catholique, nos jours fériés sont chrétiens, il y a une croix sur notre drapeau fédéral, une clef de Saint-Pierre sur notre drapeau cantonal et municipal et le nom de Jésus au-dessus, le Conseil d'Etat prête serment dans un temple, l'Université accueille une faculté de théologie et l'hymne genevois est un cantique...  les églises font partie de notre patrimoine architectural, la musique religieuse de notre patrimoine artistique, les textes religieux de notre patrimoine littéraire. Mais cette imprégnation chrétienne n'est ni exclusive, ni fondatrice. Elle n'est pas exclusive puisque depuis quelques siècles, il y a un apport incontestable, sinon de l'islam, du moins de la civilisation "arabo-musulmane" à la "civilisation occidentale". Et elle n'est pas fondatrice, puisque sous le soubassement chrétien, il y a les fondations païennes (grecques, latines, germaniques, celtiques).

Ce n'est pas parce qu'on chante une prière qu'on croit à ce qu'on chante. Ce n'est pas parce qu'on s'émeut en entendant un requiem qu'on participe de la religion dont il est un rituel. Ce n'est pas parce que la beauté d'un tableau reprenant un mythe biblique nous renverse qu'on ajoute foi à ce mythe. On peut être à la fois croyant et défenseur de la laïcité, comme on peut être religieusement athée. La religion n'est pas au-dessus, au-dessous ou à côté de la culture : elle est dedans, comme un fait de culture. Comme la philosophie. Rien de plus, rien de moins. Elle ne mérite donc aucun honneur ni aucun privilège.

Mais un peu de mémoire, tout de même : Dieu est utile aux massacres et aux oppressions. Ni l'islam. ni le christianisme, ni le judaïsme, ni même d'ailleurs l'athéisme, n'ont préservé ni ne préservent encore d'une forme ou une autre de fascisme, de nazisme, de franquisme, de jabotinskisme, de stalinisme... fascisme, franquisme et salazarisme sont nés en terres catholiques, le nazisme en terres catholiques et protestantes, l'extrême-droite israélienne n'est pas moins juive que la gauche pacifiste israélienne et les Khmers rouges ont sévi en pays bouddhiste...

* Du rapport d'un groupe de travail sur la laïcité, le Conseil d'Etat a tiré un projet de "loi sur les communautés religieuses et la laïcité". Cette formulation, déjà, est contestable : une République laïque n'a tout simplement pas à légiférer sur les "communautés religieuses". Il s'agit, explique le Conseil d'Etat, de produire une loi  qui permette de garantir "à la fois la liberté de croyance de chacun et la paix confessionnelle au sein de la collectivité" : autre formulation contestable, puisque d'une part ce ne sont pas les "croyances" qui sont en cause mais leur expression publique (comment vérifier les "croyances", intérieures à l'individu par définition ? on ne peut vérifier, et donc réglementer, que leur expression), et que d'autre part il ne s'agit pas, dans le principe constitutionnel, de la "paix confessionnelle" mais de la laïcité...

** Au passage, on rappellera que si le voile est supposé signaler une adhésion religieuse, les mêmes qui l'imposent font pour les hommes de la barbe le même genre de signe : va-t-on du même mouvement que celui qui proscrit le voile nous interdire nos pilosités mentonnières au prétexte que les islamistes l'arborent ? Qu'on nous pardonne cette bouffonnerie : elle prend même des apparences de sérieux comparée aux âneries udécistes et èmecégistes qu'on se préparait à entendre (et auxquelles on se préparait à répondre) dans notre modeste parlement municipal, avant que le débat soit stupidement empêché par une interruption de séance parfaitement inutile, décidée par une présidence totalement dépassée

12:35 Publié dans Femmes, Genève, Politique, religion | Lien permanent | Commentaires (54) | Tags : voile, laïcité | |  Facebook | | | |

Commentaires

le nano parti DAL canal hystérique ressemble étrangement à Riposte Laïque , dont s' inspire le site "Les Observateurs": instrumentalisation du concept de Laïcité ;l'exemple du FN en France est révélateur de cette tendance , son Numéro 2 Philippot est d'ailleurs un ancien Chevenementiste , les racailles d'alors s’appelaient selon le socialiste de Belfort " les Sauvageons"

Écrit par : briand | jeudi, 10 mars 2016

On ne sait pas vraiment si le paganisme est fondateur ou si c'est le christianisme. C'est plus un débat historique que politique ou religieux. On ne sait pas notamment si les Gaulois ont parlé massivement le latin sous la férule des magistrats romains ou sous celle des évêques chrétiens. On sait en revanche que les Francs qui ont dominé l'ensemble de la France et de la Suisse voisine se sont mis à parler latin par soumission aux évêques chrétiens. Mais peut-être aussi parce qu'ils étaient minoritaires, on ne sait pas.

Écrit par : Rémi Mogenet | jeudi, 10 mars 2016

Intéressant, mais un peu long. Ne pourriez-vous pas aller directement au but sans vous écouter parler ?
Maintenant, je n'ai pas suivi cette Genferei, mais si une femme vient avec un voile en séance, ne pensez-vous pas qu'elle le fait exprès ?
Pour trente-six mille raisons. Revendiquer, se faire voir, polémiquer, prosélitytismer, exister, provoquer, défendre, se défendre, se moquer, obéir, attaquer, etc.
Bref, le niveau moyen de nos élus et représentants au législatif.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 10 mars 2016

Si on admet le port du voile dans la fonction publique, alors autorisons la pose d'un crucifix sur le guichet devant l'employé chrétien. Et n'interdisons plus aux curés et autres de porter soutane ou que sais-je encore. Soit on essaie de fixer des règles, soit on déclare qu'il n'y en a aucune et que la liberté de chacun est totale.
A quand des guichets "religieux" dans l'administration publique ?

Écrit par : uranus2011 | jeudi, 10 mars 2016

Si Mme Perez choisit de porter le voile, cela signifie aussi qu'elle restera à la maison pour s'occuper des enfants au lieu de faire l'intéressante au Conseil municipal. Elle ne prendra la parole que si on s'adresse à elle. Elle baissera le regard devant son mari, son maître. Son témoignage ne vaudra pas tripette devant un tribunal. Son mari pourra la battre sans raison, pourra la répudier, prendre une deuxième épouse et elle héritera moitié moins que son frère au décès de ses parents.

Ah! Elle est belle, la gauche progressiste!

Écrit par : Arnica | jeudi, 10 mars 2016

Curieusement, on dirait que toi aussi tu voudrais faire plaisir à tout le monde... Et quel style emberlificoté, tout à coup ! Symptôme ?

Quand tu écris :"Or c'est au prétexte d'un accessoire vestimentaire féminin (et exclusivement féminin*"...), supposé être une manifestation d'adhésion à une religion, que l'on veut introduire dans un statut du personnel municipal une disposition impliquant forcément une sanction si elle n'est pas respectée.", es-tu si sûr que ça d'être clair ?

Parce que le "supposé être une manifestation d'adhésion à une religion", depuis trente ans que les islamistes nous emmerdent et massacrent allègrement leurs coreligionnaires rétifs, en tentant surtout de reléguer les femmes dans l'espace privé, avec les animaux familiers et les plantes vertes, c'est tout de même assez fortiche, surtout pour quelqu'un que l'on croit informé...

Le voile islamiste est, depuis la révolution iranienne, un uniforme politico-religieux imposé aux femmes dans toutes les théocraties islamistes sous peine de sanctions graves allant parfois jusqu'à la mort. C'est donc un peu plus qu'un "accessoire vestimentaire". S'il te plaît. Par ailleurs, il n'est pas comparables aux signes discrets, comme des croix ou des mains de fatma, qui n'ont jamais été interdites par quelque laïcité que ce soit. Ce n'est pas la liberté de conscience des employés de la ville qui est en cause. C'est la neutralité des espaces publics, municipaux ou cantonaux, devant l'entrisme général d'un mouvement totalitaire, l'islamisme, qui entend imposer ses règles au milieu des nôtres. Et dont le succès médiatique donne des aigreurs à d'innombrables bigots.

Il est assez étonnant, depuis le temps que l'on débat du voile, que tu en restes si éperdument à ces conceptions risibles auxquelles plus personne ne croit. Si c'est pour ménager tes copains socialos, qui sont tout sauf clairs sur la question, je crois que tu tardes un peu beaucoup à reconnaître une évidence éclatante : depuis le 13 novembre (et pour quelques-uns, depuis plus longtemps), il n'est plus temps de chercher à ménager la chèvre et le chou. Il y a désormais deux camps à gauche : les laïques, et les autres, qui, en préférant la pastorale multikulti à l'égalité hommes-femmes, se sont placés du côté des égorgeurs.

Et je crois que tu vas te trouver désagréablement contraint, et assez vite, comme beaucoup d'autres, à choisir le tien...

Écrit par : yves Scheller | jeudi, 10 mars 2016

1. "c'est au prétexte d'un accessoire vestimentaire féminin (et exclusivement féminin*"...), supposé être une manifestation d'adhésion à une religion, que l'on veut introduire dans un statut du personnel municipal une disposition impliquant forcément une sanction si elle n'est pas respectée.", es-tu si sûr que ça d'être clair ?" Sûr, non, mais je crois l'être : parce qu'introduire dans le statut du personnel une interdiction, c'est forcément s'apprêter à sanctionner celle qui ne s'y conformera pas : c'est évidemment plus facile de s'en prendre à une employée municipale qu'à l'évêque du coin... prendre à une employée municipale qu'à l'évêque (ou l'imam) du coin... Il n'est donc pas étonnant que ça vienne du PLR et que ça soit soutenu par l'UDC et le MCG...

2. "Le voile islamiste est, depuis la révolution iranienne, un uniforme politico-religieux imposé aux femmes dans toutes les théocraties islamistes sous peine de sanctions graves allant parfois jusqu'à la mort. C'est donc un peu plus qu'un "accessoire vestimentaire".
C'est devenu un peu (beaucoup) plus, précisément parce que ça a été récupéré et islamisé. Mais là encore, se focaliser sur le voile, c'est un peu (beaucoup) oublier tout le reste. C'est bien la raison pour laquelle les mêmes qui se battent pour maintenir les crucifix dans les écoles et les tribunaux valaisans se battent pour interdire le voile...

3. Et puis bon, le coup du "y'a deux camps, le bon et le mauvais, le bon c'est le nôtre, si tu ne le choisis pas c'est que tu es dans le mauvais", j'ai renoncé à le prendr e au sérieux il y a quarante ans, après avoir pendant trois semaines m'être égaré dans un groupe mao. Entre deux camps, je choisirai toujours le troisième : le mien. Quitte à y être tout seul...Au moins, comme ça, si je m'y retrouve avec un con, il sera de ma connaissance puisque ça ne sera que moi...

4. Ah ouais, juste un truc : la "pastorale multiculti" me court autant qu'à toi sur le haricot . En même temps que le "vivre ensemble" et le "lien social"...

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 10 mars 2016

1. Une règle laïque ne peut pas s'appliquer aux seuls islamistes, elle concerne par nature tout autre signe ostentatoire. Sauf que c'est pas les orthodoxes qui nous cassent les pieds en ce moment.

2. Refuser le voile n'est pas accepter les crucifix. Encore deux centimètres et tu vas m'accuser d'islamophobie...

3. On peut avoir été ou non dans un groupe mao, il reste que l'histoire intervient sans prévenir, par exemple sur les terrasses. Bien sûr, on peut persister à s'enfoncer la tête dans le sable, mais c'est aussi dangereux...

Écrit par : yves Scheller | jeudi, 10 mars 2016

1. Le nombre de religieux qui nous les brisent en ce moment dépasse largement celui des seuls islamistes, et les plus bruyants ne sont pas forcément les plus dangereux...
2. C'est l'UDC et le MCG qui font une fixation sur le voile parce qu'ils en font une sur les musulmans, et j'avoue avoir assez peu envie de voir la Ville de Genève être félicitée par Windisch et Riposte "laïque"
3. Je me suis échappé avant d'être dans le groupe mao
4. Je n'aurai pas vraiment l'impression d'avoir résisté à l'intégrisme musulman en faisant sanctionner une employée municipale parce qu'elle s'est couverte les cheveux
5. Et je ne couperai pas ma barbe. Sauf si Méluche est élu président de la République. Mais je prend pas beaucoup de risque.

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 10 mars 2016

P. Holenweg,

C'est ce passage qui me pose problème :

"Comme le foulard de vêtures féminines traditionnelles un peu partout. Mais quand on pond des lois construites sur l'hypothèse que le niqab, ou le tchador, ou le voile, sont "islamiques", on récompense finalement ceux, intégristes musulmans en l'occurrence, qui ont converti cette tradition à l'islam, et on valide cette conversion d'un signe social en signe religieux. Ainsi offre-t-on aux islamistes une paradoxale victoire sur la laïcité, au nom de la laïcité... "

Le port du voile nous pose toujours le même problème: de quoi est-il le signe ? ( Je crois que franchement qu'il n'y a pas à se poser mille questions sur le tchador et le niqab !!! Surtout si on considère que ces vêtements se sont répandus au cours des 30 dernières années dans des pays, qui ne les connaissaient pas du tout de façon coutumière.)
Quand on veut défendre le port du foulard par des employées de l'Etat, on dit qu'il ne signifie rien de plus qu'un bijou ou un gilet ( = c'est une coutume comme une autre).
Quand on veut l'interdire, on dit qu'il signifie le désir de se proclamer visuellement et ostensiblement comme appartenant à une religion.

Comme nous savons que son port peut être une obligation stricte dans certains contextes (Iran) et fortement conseillé par des pouvoirs parallèles (dans certaines banlieues en Europe), j'en viens à penser que le contexte est primordial.
Voulons-nous être un contexte qui pense que l'interdiction du voile chez les employées de la Ville ou de l'Etat est trop difficile à sanctionner, qu'il est trop compliqué de dire "non" ( au nom de la laïcité)?
Poser la question, c'est y répondre : non, ce n'est pas affreusement compliqué.
Je n'y vois pas de discrimination envers les femmes, seules touchées par cette interdiction, car les hommes ne sont jamais et nulle part confrontés
à l'obligation de se demander s'ils doivent ou veulent porter un signe ostentatoire spécifique. Les garçons de banlieue qui enquiquinent les filles avec le port du voile sont habillés comme tous les jeunes hommes occidentaux.
En interdisant le voile pour les employées de l'Etat et de la Ville, on met les compteurs à zéro pour tous. Il n'est pas interdit d'interdire.

Écrit par : Calendula | jeudi, 10 mars 2016

Monsieur Holenweg,
Il est intéressant de constater que vous prenez vos décisions en fonction de l'UDC et du MCG. Vous n'avez pas encore intégré que l'islam dès son origine est une idéologie politique totalitaire de conquête du pouvoir. C'est un terrorisme qui terrorise les esprits simples par la peur de l'enfer et la promesse du paradis. Qui discrimine grave les femmes en les soumettant à un mâle. Si le racisme est de considérer les personnes pour ce qu'elles sont comme inférieures, alors l'islam est raciste envers les femmes, comme l'hitlérisme est raciste envers les non aryens.
"Les religieux qui nous les brisent" sont les islamistes plus que tous les autres qui sont inoffensifs et qui tout au plus nous emmerdent, mais ne cassent pas une patte à un canard et encore moins le décapitent. Et pourquoi se manifestent-ils justement en ce moment si ce n'est qu'ils surfent sur la vague islamiste (sous couvert d'un hypocrite dialogue interreligieux).

Monsieur Scheller a raison, vous êtes confus dans votre expression. Vous devriez vous relire. Grosse fatigue? On sait le parti dit socialiste qui n'a plus rien de socialiste que ce nom aujourd'hui usurpé à la recherche des voix des soumis. Au nom d'un total reniement des valeurs de gauche. Le seule possibilité pour un musulman de s'intégrer dans une société laïque est de devenir un apostat. Vous devriez savoir que pour un soumis la laïcité n'existe pas ou alors que comme un instrument pour mieux faire leur prosélytisme.

Écrit par : Charles | vendredi, 11 mars 2016

"Vous n'avez pas encore intégré que l'islam dès son origine est une idéologie politique totalitaire de conquête du pouvoir. C'est un terrorisme qui terrorise les esprits simples par la peur de l'enfer et la promesse du paradis". Bref, c'est un monothéisme, héritier parfaitement légitime de ceux qui l'ont précédé et à la source desquels il s'est abreuvé.

"Les religieux qui nous les brisent" sont les islamistes plus que tous les autres qui sont inoffensifs et qui tout au plus nous emmerdent, mais ne cassent pas une patte à un canard et encore moins le décapitent". Disons qu'ils ne le font plus...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

J'ajoute tout de même qu'on ne combat pas l'intégrisme (islamique, en l'occurrence) en punissant ses victimes (une femme portant foulard), simplement parce qu'elles sont à portée de punition...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

1. Les islamistes ne sont pas les plus dangereux ? Ce sont pourtant les seuls qui argumentent à coup de kalash... Mais ceci dit, le lobby interreligieux n'est pas mal non plus. C'est à lui que l'on doit la calamiteuse loi Maudet sur la laïcité, qu'il s'agit de combattre résolument.

2. Evidemment que l'extrême-droite fait une fixation sur le voile, et on sait très bien ce que cache son amour récent pour la laïcité, qu'elle utilise comme le masque de son racisme. Si la Ville de Genève était elle-même plus au clair sur la laïcité, qui s'oppose et à l'islamisme et à l'islamophobie, elle saurait quoi répondre, et pour commencer quoi faire. Par e que s'opposer à l'UDC et aux barbus, c'est kif kif : le combat est le même. C'est curieux tout de même, cette panique d'être assimilé qui empêche de dire qu'il fait jour à midi...

3. On se fout que tu te sois échappé des maos, et moi des JS jadis, la question dépasse nos glorieux nombrils, et de toute façon elle n'est pas là. Tu bois un verre à une terrasse, et l'histoire déboule. Bête, hein ? Ce n'est pas nous qui avons choisi cela, c'est l'adversaire. L'histoire débarque sans prévenir, et la vie est tragique. Bête, hein ?

4. On se fout aussi de tes impressions autant que de ton "ressenti" - tout comme des miens. Quand on flanque une contredanse à quelqu'un qui n'a pas respecté un stop, on n'a pas sauvé le monde, mais au moins on a fait respecter la loi. Important, ça, la loi. Si si si.

5. Si tu coupes ta barbe, je coupe ma moustache. Seulement quand Mélenchon sera président, et seulement si lui aussi devient plus clair quant à la laïcité. Autant dire qu'on a de la marge.

Écrit par : yves Scheller | vendredi, 11 mars 2016

Une femme qui porte le voile ici, sans obligation, au risque même de sérieux problèmes professionnels, n'est pas une innocente brebis abusée : c'est une militante ou une idiote.

Essaye seulement de te promener dans la rue avec un brassard à svastika, au prétexte que c'est un symbole bouddhiste, tu verras...

Contrairement à ce que voudraient croire tous nos bobos narcissiques façon petits monarques, les symboles ne sont pas à notre disposition comme des sardines sur les gondoles : ils nous dépassent, et c'est comme on le dit de la loi : nul n'est censé en ignorer le sens.

Écrit par : yves Scheller | vendredi, 11 mars 2016

@ P. Holenweg,

On "punirait" une femme, employée d'Etat , en lui interdisant de porter un foulard ?
Je vais sortir une citation éculée, mais elle est à propos ici : "Tout ce qui est excessif est insignifiant."
Punir ?!
On n'en est pas là. Oui, il y aurait sanction, mais on peut être sanctionné sur d'autres cas de non-respect du cahier des charges.
Lorsqu'on est engagé à l'Etat, on accepte ses conditions, celles qui sont en cours au moment , où on signe.

Totalement d'accord que l'interdiction du foulard dans la Fonction publique au sens large ne sert pas à combattre l'islamisme. Et il n'est pas agréable d'être félicité par le MCG et l'UDC. Mais je ne vois pas en quoi cela induirait une dérogation à une des nombreuses obligations qu'ont les fonctionnaires envers leur employeur.
Car être fonctionnaire n'est pas un droit, et ne signifie pas qu'on doive pouvoir épanouir sa personnalité dans toutes ses dimensions.
Parfois, il faut faire des choix, être ou ne pas être fonctionnaire en est un. Ce statut est est très envié, mais on oublie souvent qu'il implique aussi des contraintes et le non-port du foulard n'est qu'une parmi d'autres.

Écrit par : Calendula | vendredi, 11 mars 2016

Bienvenue chez les Républicains démocrates :Je découvre sans surprise que le camarade Yves Scheller est auteur sur le site d’extrême droite " Riposte Laïque"
J'ajoute que son compère Gauthier manie l'insulte comme argument politique" Perez actrice ratée "
à défaut de se construire un avenir le Thérapeute se bricole un passé "décomposé" sur les universités parisiennes , ainsi ce pluri- spécialiste en tout genre est à même de donner éventuellement de vendre des leçons à la république quitte à se faire remarquer "Ce monsieur a rédigé des commentaires injurieux sur notre page Facebook, que nous avons dû effacer en raison de notre charte éthique.»
Jennifer Alder, porte-parole des étudiants de la Haute Ecole de travail social
Plus belle la vie ensembles à gauche

Écrit par : briand | vendredi, 11 mars 2016

Porter une croix ou une étoile de David autour du cou est bel et bien signaler son appartenance religieuse mais la tolérance devrait l'emporter.

Les foulards, voiles, etc., signalent non pas tant le religieux que l'identité. Or, il suffit de quelques appels à la prière du haut d'un minaret pour que l'emplacement sur lequel se trouve ce bâtiment devienne "terre d'islam"!

Non musulmane, mais si je l'étais, voyant en le foulard un signe religieux, pour ne pas faire des histoires, éviter des confrontations ou des affrontements à n'en plus finir je retiendrais mes cheveux avec un petit objet de coiffure en tissu en expliquant à Dieu le pourquoi de ma démarche.

Écrit par : Myriam Belakovsky | vendredi, 11 mars 2016

Je vous conseille «L’islam par et pour les nuls». Si un certain nombre de vos remarques sur la laïcité me paraissent légitimes, d’autres sur l’islam révèlent une certaine ignorance. Il en est par exemple du «voile supposé islamique», «signe social» ou « supposé être une manifestation d’adhésion à une religion». Aucune des musulmanes qui le portent ne niera que c’est un signe exclusivement religieux. Au contraire, elles l’affirment avec fierté.
Le foulard n’est d’ailleurs jamais que le foulard. Le corps est tout entier caché et jamais vous ne verrez une musulmane en foulard découvrir ses bras ou ses jambes. Il est par ailleurs utilisé comme porte-étendard et instrument de prosélytisme d’une religion qui prétend qu’elle est le devenir de toute l’humanité.
Les féministes musulmanes et démocrates vous le confirmeront: masquer le corps des femmes est destiné à aider les hommes à maîtriser leurs pulsions sexuelles ou comme me le disait plus joliment une adepte neuchâteloise de Mahomet. «Je le porte pour détourner le regard des hommes».
Et porter le foulard signifie que l’on a une approche intégriste de sa religion: le Coran (qui par exemple à d’innombrables reprises condamne tous les non-musulmans à l’enfer) a été dicté par Dieu, il faut faire ses 5 prières par jour à heures fixes -et vivement que ce soit possible dans les lieux de travail et les écoles!-, avaler du porc vous porte au seuil de l’enfer, épouser un non-musulman est inconcevable, etc. etc. Vous remarquerez d’ailleurs que si quelques musulmanes portent peut-être le foulard sans être intégristes, toutes les intégristes portent le foulard.
Pour en revenir au projet de loi sur la laïcité, le Conseil d’Etat élargit singulièrement son rôle dans le but de tenter de gérer les revendications musulmanes, seule religion qui pose de réels problèmes. Je suis bien d’accord que la neutralité religieuse implique qu’aucune religion n’est privilégiée par le pouvoir exécutif et que c’est tordre ce concept que d’en choisir quelques- unes avec lesquelles il entretiendra des relations. De plus, il pose des conditions (l’égalité, la liberté de conscience, etc.) qu’il est parfaitement incapable de vérifier.
Mais considérer à égalité les religions sans intervenir dans leurs pratiques, c’est ouvrir la porte à l’implantation des rites et préceptes musulmans dans l’espace et les institutions publiques. Seule la religion musulmane l’exige et toutes ses revendications sont misogynes ou bigotes. Je n’en vois aucune qui enrichirait notre chère «diversité». Accepter que les musulmanes soient soignées par des femmes, par exemple, c’est souscrire à un interdit religieux. Accepter le foulard, le burkini, le niqab, idem. Et ce n’est pas faire une «hypothèse» que considérer le vestiaire musulman comme une prescription islamique, c’est une prescription imposée par toutes les mosquées (sauf une en Suisse) qui toutes par ailleurs pratiquent la ségrégation des sexes. Et ce n'est pas aux fonctionnaires de se prononcer sur la question du port du voile et des autres préceptes religieux dans la fonction publique, c'est aux citoyens.
Comme dans toutes les démocraties qui légifèrent vainement et à tout va pour soit favoriser, soit freiner l’expansion de cette religion obscurantiste, ce projet de loi ne résoudra rien.

Écrit par : Mireille Vallette | vendredi, 11 mars 2016

"on ne combat pas l'intégrisme (islamique, en l'occurrence) en punissant ses victimes (une femme portant foulard)"
Voilà qui paraît parfaitement sensé, mais on peut aussi arguer qu'il est nécessaire de rendre ces femmes (et ceux dont elles, dépendent) conscientes qu'elles sont des victimes.
Vous avez bien écrit "victimes" et "punissant". Sur le premier terme nous sommes d'accord, sur le second moins: je ne vois pas en quoi elles seraient "punies" si elles appliquaient le code vestimentaire de la société dans laquelle elles vivent.
Par ailleurs, les socialistes d'autrefois (ce n'est pas vous, mais il n'y a pas si longtemps) ne se sont pas gênés pour s'en prendre aux moines et aux curés portant les signes d'appartenance à leurs religions. Et cette véritable "persécution" (si l'on prenait le point de vue des Musulmans) ne s'appliquait pas qu'aux prêtres et autres responsables religieux.

Écrit par : Mère-Grand | vendredi, 11 mars 2016

Je ne sais rien des motivations de la femme en question, ni des raisons pour lesquelles elle se couvre les cheveux. Je ne sais pas si c'est une militante, une idiote, une amoureuse, une déprimée ou une fashion victim. Je me dis seulement qu'il n'y aura pas un islamiste, un intégriste, un djihadiste, un Ramadan de moins si on l'oblige à retirer son foulard, et qu'on célèbre ensuite ce retrait comme une grande victoire sur l'islamisme.
Quant à la loi, que nul ne soit censé l'ignorer ne signifie pas qu'on ne puisse s'en abstraire. A quelque niveau que ce soit, on passe d'ailleurs tous (y compris ceux qui nous en prêchent le respect fétichiste) notre temps à choisir celle qu'on respecte, celle qu'on piétine et celle qu'on ignore...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

@ P. Holenweg,

On "punirait" une femme, employée d'Etat , en lui interdisant de porter un foulard ?
Je vais sortir une citation éculée, mais elle est à propos ici : "Tout ce qui est excessif est insignifiant."
Punir ?!
On n'en est pas là. Oui, il y aurait sanction, mais on peut être sanctionné sur d'autres cas de non-respect du cahier des charges.
Lorsqu'on est engagé à l'Etat, on accepte ses conditions, celles qui sont en cours au moment , où on signe.

Totalement d'accord que l'interdiction du foulard dans la Fonction publique au sens large ne sert pas à combattre l'islamisme. Et il n'est pas agréable d'être félicité par le MCG et l'UDC. Mais je ne vois pas en quoi cela induirait une dérogation à une des nombreuses obligations qu'ont les fonctionnaires envers leur employeur.
Car être fonctionnaire n'est ni un droit, et ne signifie pas qu'on doive pouvoir épanouir sa personnalité dans toutes ses dimensions.
Parfois, il faut faire des choix, être ou ne pas être fonctionnaire en est un. Ce statut est est très envié, mais on oublie souvent qu'il implique aussi des contraintes et le non-port du foulard n'est qu'une parmi d'autres.

Écrit par : Calendula | vendredi, 11 mars 2016

"Riposte laïque" pue et a la couleur de ce que c'est, mais la contribution schélérienne date quand même d'il y a sept ans, et ce RL n'avait pas encore totalement basculé dans l'ordure... pas encore totalement...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

http://ripostelaique.com/author/yves-scheller
. Je veux bien être bisounours- bobo-idiot utile. mais complétement con.

Écrit par : briand | vendredi, 11 mars 2016

Si on retenait une ou deux paroles évangéliques sur l'apparence (ne sommes-nous plus du tout en pays chrétien?)il y aurait cité en exemple le lis des champs, une fleur toute simple sans histoire passant partout ainsi que l'invitation à ne pas signaler sa pratique religieuse (en l'occurrence concernant le jeûne).

Quant aux répétitifs appels à la prière il est dit que "Ce ne sont pas ceux qui m'appellent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le royaume mais ceux qui font la volonté divine


laquelle, d'éthique et d'amour... en ces temps menant plus à Thanatos qu'à Eros semble bien mal en point.

Écrit par : Myriam Belakovsky | vendredi, 11 mars 2016

La liberté de changer de religion, le droit au blasphème et à l'apostasie c'est précisément ce que refuse expressément la religion dont il est ici question, cher vieil anar. C'est l'un des éléments qui la rend particulière, en plus du fait qu'à partir du moment où ses fidèles deviennent majoritaires dans une société, ils sont censés y faire appliquer leur loi, qui est l'antithèse de la laïcité.
Ceci implique, me semble-t-il d'avoir à traiter là-dite religion de manière spécifique, au même titre qu'on traite spécifiquement des sectes qui lavent le cerveau de leurs ouailles, leur ponctionne leurs revenus, voire les forcent à travailler ou à prêcher.
Précisions: tous les musulmans ne sont pas les adeptes d'une secte fondamentaliste et la plupart acceptent de mettre du vin dans leur flotte en transigeant de bon gré sur quelques préceptes datant d'une quinzaine de siècles. Par exemple, donc d'accepter qu'un(e) des leurs change de religion sans considérer qu'il mérite la mort pour cela.
Ceux qui ne l'acceptent pas sont peu ou prou membres de ka secte. Tous et toutes ne sont pas prêts à défourailler à la kalach sur les terrasses des Pâquis ou de Plainpalais, mais toutes considèrent qu'il est de leur devoir de respecter des règles qui impliquent non seulement de se voiler quand on est une femme, mais de faire ce qui est en son pouvoir pour étendre l'umma et au-delà la charia.
Le port du voile, quand on n'est pas une grand-mère récemment débarquée du bled, mais au contraire une jeune femme éduquée - ce qui je suppose est le cas de cette fonctionnaire de la ville - est un choix politique plus que culturel ou religieux. En ce sens, Scheller a raison lorsqu'il parle de svastika. On n'est pas dans une logique de crête punk ou de cheveu long baba cool, qui voulaient aussi changer la société, mais ne s'en donnaient pas vraiment les moyens. Derrière le voile islamique, il y a une logique de conquête. La laisser s'exprimer sans la combattre, au nom d'un idéal républicain (combat que réclame d'ailleurs de plus en plus de musulmans laïcs), c'est ouvrir la voie aux fascismes et à la guerre entre eux, islamiste d'une part, identitaire de l'autre.

Écrit par : Gamal Abdel Bronstein | vendredi, 11 mars 2016

On "punirait" forcément cette femme si elle ne respectait pas l'interdiction de porter son foulard -sinon à quoi servirait cette interdiction ? La sanction est indissociable de l'interdiction...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

en ital laïque"La Journée des Malades " défonce de rire, tout démarre sur le concept de laïcité pour in fine visiter "Morne La Valette" son bol d'or des voiles, poursuivre sa route du côté de Soral; Egalité et Réconciliation citant ,le conseiller municipal Pierre Gauthier qui conteste la tenue de la fête de Hanoucca sur la place du Molard.

Bref La Laïcité comme nouvelle religion met en scène ses "Intellectuels compulsifs" Alain Badiou diagnostiquait « un processus de pétainisation rampante de la République »Dans La Réaction philosémite. La trahison des clercs (2009), Ivan Segré décrivait un courant intellectuel qui instrumentalise les accusations d’antisémitisme pour disqualifier toute critique de la domination.
qualifié antisémite par islamophobe l'un n'excluant pas l'autre , vous aurez gagné une partie gratuite

Écrit par : briand | vendredi, 11 mars 2016

L'argument qui tue. A ce stade, vous confirmez qu'il y a véritablement un problème. Et je doute que votre manière d'y répondre n'aide beaucoup.

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 11 mars 2016

A qui cela répondait-il ?

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 11 mars 2016

Voici deux extraits de « Face à l’islam » d’Abdelwahab Meddeb au sujet du voile que devraient lire nos idiots utiles de l’islam (en référence à ceux du communisme à l'époque de l'URSS qui en niaient le système totalitaire).

« …
En revanche, le voile, dans sa forme actuelle, la même de Djakarta à Los Angeles, en passant par Paris et Le Caire, est bel et bien un uniforme idéologique où nous reconnaissaons la métaphore de l’inégalité sexuelle et le symptôme de la maladie qui ronge le corps islamique, celle qu’instille l’intégrisme sinon militant du moins diffus. Cet uniforme potre aussi la bannière véhémente d’une polémique anti-occidentale.



… le voile tel qu’il se porte aujourd’hui est tout à fait dans l’esprit d’une lettre coranique marquée par le contexte patriarcal et phallocratique qui la vit naître et qui se trouve totalement dépassée par l’évolution des moeurs et l’émancipation des femmes, affranchies de multiples formes d’inégalité, de dyssimétrie ou de supplément (dans le devoir) inspirés par l’appartenance sexuelle. Aussi convient-il de situer le devoir du voile dans la part OBSOLÈTE des prescriptions coraniques, tout autant que l’illégitimité de l’adoption ou de la légitimité de l’esclavage, de la polygamie, de la répudiation, de la loi du taliion, des châtiments corporels variant entre lapidation de l’adultère, flagellation du faux témoin, main coupée du ladre, décollation de l’homicide. »

Ces idiots utiles devraient également écouter des anciennes musulmanes parler de ce voile de la honte. Comme, par exemple, l’Iranienne Chahdortt Djavann

https://www.youtube.com/watch?v=P3A-CDgTHDg

https://djavann.wordpress.com/2007/05/26/%C2%ABporter-le-foulard-ici-est-un-appui-aux-dictatures-islamistes-qui-imposent-la-burka-la-bas%C2%BB/

«Porter le foulard ici est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka là-bas»
mai 26, 2007 — Tartine

Dans tous les systèmes les plus barbares, on voile les femmes. Pourquoi le supporte-t-on [en Europe] ? Parce qu’il s’agit de femmes et de musulmanes. Au nom de la différence culturelle ? Pourquoi ne pas accepter la lapidation et l’excision en ce cas ? Dans tous les pays musulmans, il y a des mariages de jeunes mineures avec des messieurs vieillissants. C’est une différence culturelle, n’est-ce pas ? Mais ici elle est considérée comme un délit : la pédophilie. Qu’en pensent ces intellectuels et les islamologues ?

Si, aujourd’hui, des jeunes juifs commençaient à porter l’étoile jaune, en clamant » c’est ma liberté » ; si des jeunes Noirs décidaient de porter des chaînes au cou et aux pieds, en disant » c’est ma liberté « , la société ne réagirait-elle pas ?

« Entre la burka et le foulard coloré, la signification est la même. Parler de foulard, de bandeau n’est qu’une lâcheté sémantique, c’est une misérable ruse rhétorique. De plus porter le foulard, ici, est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka là-bas. Le voile est l’emblème même du dogme islamiste. L’islam peut tout à fait vivre sans, mais il n’y a pas de pays islamistes sans le voile. »

Probablement que Monsieur Holenweg pense que ces femmes puent, tout comme ces ex-musulmans qui publient sur RL comme Salem Ben Ammar, Malek Sibali, Lucien Samir Oulahbib, Pascal (né Mohammed) Hilout, etc... sans oublier tous ces apostats de l'islam qui nous mettent en garde contre cette idéologie mortifère, criminelle, qui nous arrivent du monde musulman, donc savent bien mieux que vous ce qu'est ce monde et comment il mène sa guerre contre l'Occident.

Voici un petit cadeau, en espérant que cela pourrait en déniaiser quelques uns, c'est un texte de Salem Ben Ammar:


UN JOUR ON DIRA : IL ÉTAIT UNE FOIS L'OCCIDENT


Plus de musique, plus de chanson, plus de danse; plus d’opéra, plus de théâtre, plus de peinture, plus de poésie, plus d’amour, plus de cinéma, plus de photographie, plus de loisirs, plus d’ateliers de création, plus de littérature, plus de philosophie, plus de sciences humaines, plus de sciences sociales, plus de sciences fondamentales, plus de mixité, plus de maillots de bain sur les plages, plus de femmes non-voilées, plus de recherche et développement, bref plus rien qui donne du soleil à la vie.
C’est la néantisation de l’être et l’abêtissement de l’intellect. Vivre l’islam 24/24 heures et faire de la mort un idéal de vie. L’apartheid social, sexuel, religieux, gouvernera la vie des hommes. Les athées, les incroyants, les agnostiques, les bouddhistes seront massacrés ou convertis de force à l’islam et les juifs et les chrétiens qui ont les moyens devront payer pour leur survie.
Investir dans le monde de l’au-delà et tourner le dos au monde ici-bas. Tout pour Allah et Mahomet et rien pour les hommes et leur bien-être. On apprendra dans les écoles que le Coran, la Sunna et l’histoire falsifiée des religions. Donner un toit aux figures de la duologie musulmane, c’est-à-dire faire pousser des mosquées comme des champignons, plutôt qu’aux sans-abris et aux mal logés. Plus besoin d’hôpitaux et de médicaments, le Coran est un remède à tous les maux. Ne lire, n’apprendre et ne réciter que lui. C’est le modèle sociétal saoudien où la charia fera loi. La vie culturelle se dissoudra dans le cultuel.
Une vie déshumanisée où le verbe aimer est haram et le verbe tuer est halal, celle-là même qui étend ses ailes partout dans le monde musulman et qui est en train de gagner l’Occident dont des pans entiers de son territoire ressemblent de plus en plus à des cimetières pour des morts-vivants.
Pour ceux qui avaient connu le monde dit musulman et surtout arabisé dans les années 50 et 60 avant qu’il ne verse dans la haine du juif, il était ouvert et joyeux et depuis la guerre des 6 jours, il a basculé dans le néant pour se laisser emporter par le Tsunami wahhabite. Ma défunte mère me parlait de son Tunis, de ses quartiers cosmopolites, maltais, juifs, italiens, musulmans, sans barrières religieuses et ethniques entre les habitants et la Goulette, une station balnéaire, était un petit coin du paradis. Mais le vrai paradis, car il était réel et humain.
Peu importe les différences entre les hommes tant qu’ils partageaient ensemble l’amour de la vie et avaient la religion de la fête en eux.
La France de demain risque de ressembler à ce que le 9-3 est devenu aujourd’hui. Le monde arabophone a tout perdu avec le départ de ses enfants juifs, l’Occident va subir le même sort à trop vouloir faire don de sa lumière aux escadrons de la mort.

SALEM BEN AMMAR

Écrit par : G. Vuilliomenet | vendredi, 11 mars 2016

Pascal Holenweg,

Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? Pour faire le marché, pour aller au bureau, pour travailler à l'Etat, pour siéger au Grand-Conseil, pour se rendre à la mosquée, à l'église, au temple, pour se baigner à la piscine, pour conduire leur voiture, pour amener les enfants à l'école, pour cuisiner......

Écrit par : Noëlle Ribordy | samedi, 12 mars 2016

Intelligente comparaison... Je porte la barbe. Je suis donc islamiste, puisque c'est un attribut des islamistes. Autre indice fort compromettant : je ne met pas de cravate. Les islamistes non plus. Mon cas s'aggrave. Des collègues du Conseil municipal portent une croix autour du cou : les voilà nostalgiques de l'Inquisition. Ou si c'est une croix huguenote, complices de l'assassinat de Michel Servet. J'ai prêté serment de Conseiller municipal le poing levé : me voilà complice des crimes de Staline (d'autant que comme lui, je fume la pipe) ?

Écrit par : Pascal Holenweg | samedi, 12 mars 2016

« Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? »

Ouaiye ... mais ca dépend si y'a un pinz. Par exemple çui là ...

http://postimg.org/image/g8apb4lm9/

Comme ça, les deux s'annullent et ça efface tout, comme quand on va à confession.

Écrit par : Chuck Jones | samedi, 12 mars 2016

« Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? »

Mais ... mais ... j'y pense ... comme ça ... d'un coup ... sans y penser ...

Est-ce ki faut vraiment la casquette d'Hitler ... parce qu'on trouve pas la casquette d'Hitler comme ça ... chez le dépanneur d'en bas ... pour ... pour ... pour faire quoi au juste ? ... ressembler à Hitler ?

Est-ce que parler allemand ... ou être brun ... ou avoir une moustache ... ou être blanc ... ou avoir un kiki et deux nouilles ... ça suffit pas ?

Écrit par : Chuck Jones | samedi, 12 mars 2016

« Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? »

Et pis d'abord comment savoir si le dépanneur d'en bas vous vend vraiment la casquette d'Hitler ? C'est Hitler qui lui a donné, hein ?

Moi, on me vend pas n'importe quoi! Faut me prouver !

Écrit par : Chuck Jones | samedi, 12 mars 2016

« Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? »

Et pis elle a de quoi de spéciale sa casquette à Hitler ? Pourquoi il a choisi cette casquette là ?

Écrit par : Chuck Jones | samedi, 12 mars 2016

Après lecture des sourates du coran en rapport on saisit
que la femme bien ne sort pas sans mettre un voile sur ses cheveux
(chez nous, jadis, contrairement à l'ouvrière qui "sort en cheveux" la femme bien, du monde ne sortira pas sans chapeau et gants.

D'autre part, "arrogance de l'argent", la femme bien portera un manteau long afin de ne pas attiser l'envie ou la convoitise des personnes moins privilégiées.


De même, jadis voire aujourd'hui... une femme en robe du soir et bijoux dissimulera l'ensemble sous un fin manteau, fourrure (avec prudence, parfois) ou cape en attendant d'être arrivée à bon port et d'y pouvoir en toute élégance parader, moins chic plus toc, se ou s'y pavaner.

Écrit par : Myriam Belakovsky | samedi, 12 mars 2016

Il y a des millions de musulmans et musulmanes qui aiment la musique, consomme parfois de l'alcool, aime rire et s'amuser, draguer en toute liberté, comme il y a des millions de chrétiens qui font pareils. Certes, ils ne vont pas à la mosquée ou à l'église, ne portent pas le foulard si ce n'est par coquetterie. Ne rentrons pas dans le flicage des consciences et intéressons-nous aux discours, aux actes, pas aux apparences vestimentaires. Ainsi nous pourrons mieux nous apprécier et partager. Pascal a raison de n'en pas faire tout un fromage avec ce foulard car cela donne de la pub aux nostalgiques d'un islam rigoriste. Cette femme est libre en toute conscience et connaissance de cause. Si le foulard est sa préférence, qu'on lui fiche la paix tant qu'elle ne veut pas l'imposer à ses soeurs. C'est le prosélytisme qui est dangereux. Vendre des idées qui me semblent nauséabondes pour le vivre ensemble, pire qui proposent comme solution la haine et la guerre, l'exclusion et le rejet des autres. Je n'en veux peux à Donald Trump pour sa moumoute qui me fait rire. J'en veux à son discours. je n'en veux pas à Oskar Freysinger pour le port de sa queue de cheval, j'en veux à ses discours extrémistes. Certes, la moumoute et la queue de cheval ne sont pas des signes de ralliements à une idéologie comme le veulent les islamistes rigoristes. Mais enfin, un foulard ça ne reste qu'un foulard. Il n'y a pas la croix gammée dessus ni le logo de Daesh à ce que je sache. Ce qui alors serait bien sûr intolérable. Un foulard n'est pas une burqa ou un niqab. un foulard, c'est un foulard, comme une pipe c'est une pipe, comme une barbe c'est une barbe, comme un bandeau dans les cheveux d'un sportif ou d'un hippie c'est un bandeau. Point. Ecoutons ce que nous dit cette dame. Si elle tient un discours non démocratique et laïque, on peut toujours lui dire de quitter le Parlement. Non? C'est cela la liberté...ou pas?

Écrit par : pachakmac | samedi, 12 mars 2016

« Pourquoi les hommes ne porteraient-ils pas la casquette d'Hitler? »

Et les végétariens ... ils doivent aussi porter la casquette à Hitler ou ça suffit qu'y soient végétariens ?

Et est-ce ki faut boire de l'alcool ou fumer des cigarettes pour ne pas ressembler à Hitler ?

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/15/une-gouteuse-de-hitler-se-confie-a-la-presse-britannique_1833440_3214.html

Et pis si les musulmans portent des rolex, faut arrêter de porter des rolex pour ne pas être musulman ?

Écrit par : Chuck Jones | samedi, 12 mars 2016

- Tu es à table, pachakmac, enlève ta casquette, lui disait sa mère.Ce n'est pas poli.
- Tu es à l'école, Chuck Jones, enlève ta casquette, lui disait son enseignante ainsi qu'aux autres camarades.Cela ne se fait pas.
- Tu ôtes ton bonnet, Noëlle, nous sommes à l'intérieur, il fait chaud.
- Tiens, mettez un bonnet d'âne pour les élèves qui nous tournent en bourrique avec leurs histoires de voile.

Écrit par : Noëlle Ribordy | samedi, 12 mars 2016

@Briand

Oui, je suis considéré comme rédacteur dans Riposte laïque. Mais avez-vous seulement cherché à savoir pourquoi, avant de vous précipiter pour me salir ?

Cet article justement, écrit en 2009, au moment du vote de l'initiative scélérate de l'UDC sur les minarets, que les laïques genevois ont clairement rejetée, attaquait justement Riposte laïque qui se félicitait de ce vote. Quand Ripposte laïque est passé côté extrême-droite, en avril 2010, nous avons cessé toute relation avec eux.

Savez-vous aussi qu'il demandent 200 euros de frais administratifs pour retirer votre nom de la liste de leurs collaborateurs ?

Briand, vos méthodes sont dignes d'un sous-classificateur de la tcheka, sous Djerzinsky.

Écrit par : Yves Scheller | samedi, 12 mars 2016

Oui, Noëlle, je suis à table mais pas à l'école. S'il faut des instits pour dire à des femmes voilées que porter le voile c'est mal parce qu'elles restent des femmes soumises à une idéologie religieuse, on va aussi pouvoir dire à un adulte que porter un T-shirt Nike c'est mal parce qu'il fait de la pub gratis à la société de consommation et à une entreprise en particulier, etc. Le business tue aussi dans le monde...hélas...et si on y réfléchit bien c'est même ce foutu business pétrolier corrompu qui a donné les milliards à la secte wahhabite pour développer son islam fasciste afin de conserver les princes arabes dans leurs piscines d'or avec leur harems de femmes, etc. Donc, si on songe à toute la problématique, on a encore et surtout besoin de bons instits dans nos écoles laïques pour former des têtes libres et indépendantes, libérées de tout y compris de la dictature du marché et des modes. Et le travail est immense. Je vous donne raison. Dans l'idéal, les femmes devraient pouvoir laisser leur fichu à la porte du parlement mais si une femme fait la coquette avec son joli minois et son joli foulard, histoire de jouer avec un accessoire de mode, on fait quoi? On joue aussi à l'instit et on lui dit qu'ici toute tête habillée est priée de garder sa nudité jusqu^à la fin des débats?

Écrit par : pachakmac | samedi, 12 mars 2016

Je ne vais pas "aller chercher des poux" sous le voile de ces femmes! Voyez, cher Pachakmac, nous n'avons pas la même conception de la coquetterie féminine. Bon dimanche.

Écrit par : Noëlle Ribordy | dimanche, 13 mars 2016

La laïcité comme si vous y étiez:"MariaPerez actrice ratée Madame Salerno "pourtant non voilée" "Prétendre une telle ânerie relève soit d'une inculture abyssale soit de perversité politique."
Omni Orsini sur MCGHI Genève à Chaud Léman Bleu Show"." L'inculture de certains élus en matière de laïcité est en effet inquiétante ."
"Tartuffe aux sommets de sa forme."
"Néanmoins, en tant qu’elle a pu permettre à de nombreux citoyens exaspérés à juste titre de dire leur fait à l’arrogance islamiste, à la bien-pensance culpabilisée, à la lâcheté politique intéressée, à l’islamo-gauchisme cafouillant et au féministe relativiste, cette initiative a certainement représenté une réaction politique plutôt saine. "c'est ce qui s'appelle dénoncer la droite sur Réponse Laïque façon Scheller
Le Laïque ne communie pas , il communique ce n'est pas encore le temps des cerises mais avec le printemps voilà les Prés Verts et leurs Narcisses.

Écrit par : briand | dimanche, 13 mars 2016

@pachakmac,

Nous avons déjà échangé à ce sujet ailleurs.
Le voile n'est pas une obsession chez moi, mais je m'y intéresse par rapport à l'ensemble de la problématique de la laïcité et du rôle de l'Etat. Quel est l'objectif final d'une législation ? Les lois sont-elles faites pour le bien de tous ou pour accommoder des individualités ?

En tant que femme, on se sent forcément concernée, puisque ce choix ( voile ou pas voile) n'est pas imposé aux hommes, autrement que dans le rôle du prescripteur ou du spectateur.
Forcément, on se demande : que ferais-je à sa place, à la place de la femme qui ressent le besoin de porter le voile, ici en tant que fonctionnaire de la Ville de Genève ?
(J'exclus l'idée qu'elle y soit forcée par des tierces personnes.)

La coquetterie... vaste sujet.
De quoi parle-t-on lorsqu'on parle de couvre-chefs connotés ? Parle-t-on de mode et de coquetterie ou parle-t-on de vivre pleinement la pratique d'une religion. Ou des deux en même temps ?
La comparaison avec la kippa est intéressante, puisque dans ce cas, c'est un couvre-chef masculin. Le jour, où un fonctionnaire juif réclamera de pouvoir le porter, on aura un débat plus intéressant.
L'homme est-il plus légitime dans sa demande ? La religion juïve bénéficie-t-elle davantage de "droits" ? Ou alors, la dérogation pour le voile féminin, porté par respect de la religion musulmane, aura-t-elle déjà ouvert la voie ?
Car si on considère qu'une fonctionnaire peut porter le foulard, alors un fonctionnaire devra pouvoir bénéficier du même "droit", mutatis mutandis. Fin de la laïcité d'Etat.
J'ai lu quelque part que les femmes avaient davantage l'habitude d'anticiper le point final d'un processus, sachant par expérience concrète que les petites décisions du présent peuvent avoir de grandes conséquences sur le lendemain.
Ce n'est pas de l'essentialisme, c'est un fait : si je bois de l'alcool et que je fume pendant la grossesse, je risque d'handicaper mon bébé. Si je n'organise pas les commissions, on aura faim ce soir. (Je sais que désormais, les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères au sens large, mais en ce moment, on est encore sur une lancée assez traditionnelle.)
Ainsi, je préfère me placer à un niveau politico-historique, en privilégiant l'objectif final : la réussite de la coexistence dans l'espace étatique dans une société "pixélisée" du point de vue religieux.
Si Genève se veut laïque, c'est parce que ce fonctionnement s'est avéré porteur de paix.
On peut certes espérer une harmonie dans la coexistence des croyances et l'absence de croyances, imaginer une société dans laquelle les religions seraient perçues comme autant d'expressions esthétiques et créatives de l'âme humaine.
Pour moi, c'est trop idéaliste, surtout par les temps qui courent. Le prosélytisme était et est une prescription dans certaines religions et cela ne permet pas l'harmonie pacifiée.
Alors j'assume d'être ferme au sujet du voile à la Ville et à l'Etat de Genève. Ce n'est pas cool, ni sympa, j'en conviens. C'est mon côté maîtresse d'école, côté qui a été développé par l'impérieux besoin d'être équitable envers tous mes élèves dans l'application du règlement. Le règlement protège les plus faibles, la loi devrait le faire également.
Une fonctionnaire voilée peut être mise en cause par des "usagers" mal intentionnés et cela causera des procédures à l'infini. Il ne faut pas partir de l'idée que la population est super gentille avec les fonctionnaires...
Dans leur vie privée, mes concitoyens feront toutes les coquetteries permises par la loi (visage identifiable) et la décence commune. Cela ne me regarde pas.

Écrit par : Calendula | dimanche, 13 mars 2016

Bienvenue dans l’État Laïque ne pas oublier de présenter sa carte d'identitaire
"DAL"le parti Républicain de Gauthier .com ne regroupe pas comme Solidarité S des agités du Local , mais des vrais gens, des responsables , comme à Bernex :from DAL info "Elue au Conseil Municipal en 2011, elle a siégé dans les Commissions Finance & Administration, Développement Durable et Sports et Social & Culture elle est Vice-Présidente du Conseil Municipal de Bernex."
sauf que le boulot "du dur" de l'élue s'est exercée sous mandat du .....MCG .
Plus belle la Vie à la Gauche de la Gauche etc et c'est pas fini en attendant les prochaine Melanchon nneries `c'était On ne s’est pas couché.

Écrit par : briand | dimanche, 13 mars 2016

@Calendula: la grande différence entre le port de la kippa et le port du voile est que le judaïsme n'est pas une religion prosélyte. L'islam, si. Le port du voile a pour but d'être visible dans l'espace public, le plus possible, le plus souvent possible, en grand nombre de préférence. Le jour où la majorité des femmes seront voilées, les autres se sentiront nues, menacées, comme c'est déjà le cas dans les banlieues françaises.

Il faut stopper cette occupation de l'espace avant que le phénomène ne prenne trop d'ampleur. Après, ce sera trop tard.

Ensuite, ce sera au tour des hommes d'être obligés de porter la barbe. Puis il faudra se cacher pour boire de l'alcool etc....

Écrit par : Arnica | dimanche, 13 mars 2016

@Arnica,

Selon ma compréhension de la laïcité ( mais il est vrai que je suis encore au niveau "Pour les Nuls" ;-)), la raison pour laquelle la kippa ne peut être portée par un fonctionnaire sur son lieu de travail n'est pas, en premier lieu, celle du prosélytisme, mais bien le caractère "ostentatoire" de l'objet.
Le fonctionnaire n'a pas à annoncer son appartenance religieuse de façon aussi visible.
C'est tout ce que l'on demande. Je n'y vois ni punition, ni entrave à la liberté de conscience.

Écrit par : Calendula | dimanche, 13 mars 2016

On pourrait ajouter que personne n'a jusqu'à présent pu faire passer la kippa pour un accessoire vestimentaire porté pour de pure raisons esthétiques, parce qu'on trouve ça joli...

Écrit par : Pascal Holenweg | dimanche, 13 mars 2016

On pourrait ajouter que personne n'a jusqu'à présent pu faire passer la kippa pour un accessoire vestimentaire porté pour de pure raisons esthétiques, parce qu'on trouve ça joli...

Écrit par : Pascal Holenweg | dimanche, 13 mars 2016

****Le jour où la majorité des femmes seront voilées, les autres se sentiront nues, menacées, comme c'est déjà le cas dans les banlieues françaises.

Il faut stopper cette occupation de l'espace avant que le phénomène ne prenne trop d'ampleur. Après, ce sera trop tard.

Ensuite, ce sera au tour des hommes d'être obligés de porter la barbe. Puis il faudra se cacher pour boire de l'alcool etc....****


Vous y croyez vraiment à ce que vous dites là ?? Ou bien est-ce un effort désespéré de faire de la propagande. Propager le mensonge. Hein ?

Écrit par : Arsenic | dimanche, 13 mars 2016

"On pourrait ajouter que personne n'a jusqu'à présent pu faire passer la kippa pour un accessoire vestimentaire porté pour de pure raisons esthétiques, parce qu'on trouve ça joli..."

Eh oui ! Et c'est justement l'argument esthétique qui floute le débat autour du port du voile. Et c'est cette ambivalence qui donne l'impression d'être mené en bateau.
En tant que non-musulman, on entend deux opinions de la part des spécialistes: "Oui, c'est très important de porter un voile. " et au contraire : "Ce n'est pas essentiel, ce n'est pas une prescription."

Généralement, en cas de doute, on s'abstient. En cas d'Etat laïque, d'autant plus.

Écrit par : Calendula | lundi, 14 mars 2016

Pourtant la kippa est un accessoire plutôt pratique pour camoufler la calvitie naissante.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 14 mars 2016

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