• Mort d'un Juste : Hocine Aït Ahmed, Presente !

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    L'homme qui est décédé le 23 décembre à Lausanne était un Juste. Un résistant irréductible à l'oppression et à l'injustice. Un combattant inlassable contre le colonialisme, et contre le vol d'une révolution et d'une libération par la bureaucratie d'un parti unique et d'un syndicat unique, par une armée et une police politique. Cet opposant constant ne l'était que parce qu'étaient constants les maux qu'il dénonçait et les crimes commis au nom des espérances trahies. Hocine Aït Ahmed sera inhumé dans son  village natal de Haute Kabylie, demain. On aurait voulu y être. Nos camarades latinos ont tradition, lorsque l'un des leurs disparaît, de lui rendre hommage et de le saluer en l'annonçant "presente !". Salvador Allende, presente ! Pablo Neruda, presente !
    Hocine Aït Ahmed, presente !

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  • Avec le temps, va...

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    voeux, calendrier, tempsLe calendrier vulgaire s'est effeuillé, il n'en restera bientôt plus rien. On en portera le deuil en de gaies obsèques. On boira plus que de raison, on mangera plus que d'estomac. On offrira des cadeaux à des gens qu'on aime, on en recevra de gens qui nous aiment, on oubliera ceux qu'on n'aime pas et ceux qui ne nous aiment pas. On pensera à l'une plus qu'à d'autres, et à d'autres qu'on avait oubliées. On fera provision de livres pour l'année. On relira Rimbaud et Char. On ne prendra pas de bonnes résolutions. Sauf celle de tenir debout. De n'en faire et n'en dire qu'à notre tête, la pauvre. On ne fera pas amende honorable. On se dira que le temps passe, qu'on n'y peut rien, que c'est tout de même mieux comme ça, qu'il passe, le temps, et qu'on n'y puisse rien, mais que, quand même,  le temps est un con, qui ne fait que passer et, passant, nous trépasser. Changer d'année, de siècle, de millénaire, ce n'est rien. C'est de temps qu'il faudrait changer. Et si nos réveillons nous réveillaient ?

     

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  • Manif casseuse au prétexte de la défense de la culture alternative : Providentielle diversion

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    On a attendu un peu avant de vous livrer nos états d'âme sur la manif casseuse de samedi, à Genève, convoquée au prétexte de la défense de la culture alternative. On a attendu le temps de laisser dégoiser les blaireaux et de nous repaître des commentaires hallucinés foisonnant sur les réseaux sociaux (on vous recommande notamment les délires miliciens du président du Conseil municipal de la Ville de Genève, qui appelle notamment les "commerçants" à s'armer et à tirer dans le tas). Le débat, ou ce qui en tient lieu, que suscite l'événement se situe lui-même au niveau spéléologique d'un échange décérébré d'invectives, avec la sommation, d'un côté, de condamner sans chercher à comprendre, et de l'autre de se solidariser sans essayer de réfléchir : avec son fameux "ni rire,ni pleurer, mais comprendre", Spinoza passerait auprès de chaque camp pour un suppôt du camp adverse... Et la défense de la culture alternative et de ses lieux, dans tout ça ? Oubliée. Providentielle diversion opérée par la casse, pour les épurateurs culturels.

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  • Espagne : vers la "deuxième transition"...

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    Espagme, Podemos, PSOEUne "nouvelle Espagne" ?

    Soyons sérieux : l'événement politique du week-end, ce n'est pas la manif de diversion casseuse de samedi, à Genève (on vous en écrira demain, tout de même), mais les élections en Espagne, où comme annoncé par les sondages, les législatives ont accouché d'un parlement sans majorité. Le Parti Populaire (droite) arrive certes en tête, mais, avec 122 sièges, loin de la majorité absolue de 176 sièges, et en faisant l'un de ses plus mauvais résultat historique, tout comme le Parti socialiste (PSOE), lui aussi en lourd recul. A eux deux, PP et PSOE, qui ont dominé la vie politique espagnole et alterné au pouvoir depuis des décennies, ne totalisent plus que la moitié des suffrages (28,6 % pour le PP, 22,3 % pour le PSOE). Les deux formations nouvelles, Podemos (20,6 % des suffrages et 69 sièges) à gauche et Ciudadanos (13,7 % des suffrages 40 sièges) à droite, leur taillent des croupières électorales et s'affirment comme indispensables à toute coalition gouvernementale, qu'elle soit de gauche ou de droite. Les gauches régionalistes ou indépendantistes basque et catalane obtiennent quant à elles 11 sièges. La "deuxième transition espagnole", pour reprendre l'expression du "Manifesto", est ainsi ouverte (la première était celle du franquisme à la démocratie selon les canons européens), sur fonds de crise institutionnelle, sociale et économique.

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  • Budget de la Ville de Genève : L'action sociale menacée comme la culture

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    La droite coagulée ne s'est pas attaquée qu'au seul budget culturel de la Ville de Genève, cette semaine,  si elle en a fait sa cible principale. S'attaquant à toutes les subventions, et toutes les lignes de fourniture, elle s'est aussi attaquée au budget de l'action sociale. Le CAPAS (collectif d'associations pour l'action sociale), qui regroupe 34 associations accordant à plus de 88'000 personnes des prestations de toute nature (de la distribution de seringues, la vaccination et les soins de santé primaire au repas et à la réinsertion professionnelle), sonne l'alarme : ces prestations sont en augmentation constante (comme le nombre de leurs bénéficiaires) depuis des années, sans que les subventions aient suivi. Mais maintenant, non seulement elles ne suivent plus l'augmentation des besoins, mais il faudrait qu'elles reculent ?  Qu'est-ce qui va en souffrir ? le soutien aux familles et aux adultes en situation précaire, les mesures d'insertion sociale et professionnelle, le soutien aux personnes atteintes dans leur santé psychique, le suivi des jeunes déscolarisés, l'intégration des migrants et des marginaux...

    budgets publics, Ville de Genève

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  • Elections régionales françaises : Au bal des perdants

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     Si le premier tour des élections régionales françaises avait vu une victoire incontestable du Front National, le deuxième tour, dimanche dernier, a vu, lui, une victoire non moins incontestable, avec ou sans "front républicain" à l'appui, du "tout sauf le FN"  : des treize nouvelles régions dont les conseils et les exécutifs étaient renouvelés, le FN n'a conquis aucune, pas même celles où ses têtes de listes, Tati Marine dans le Nord et Nièce Marion dans le sud, avaient réussi à capter plus de 40 % des suffrages au premier tour. Et finalement, sur treize régions, la droite démocratique en a récupéré sept alors qu'elle en espérait dix, et le PS en a gardé cinq (la Corse passe aux nationalistes...) alors qu'il craignait devoir se contenter (en Europe...) de deux, voire la seule Bretagne. Avec un taux de participation de 58 %, en hausse de huit points entre les deux tours, le résultat est difficilement contestable. Pour autant, il n'est une victoire pour personne, pas même (ou surtout pas) pour ceux qui clament être vainqueurs, et ne tranche aucun des choix stratégiques et programmatiques en jeu dans les trois camps en présence.

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  • Ville de Genève : le quatrième débat sur le budget commence. Dans la rue.

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    Qu'a imposé la droite coagulée en Ville de Genève ? Pour nous en tenir à la politique culturelle, première visée par ces coupes, elle a imposé une coupe de 10 % dans les fonds de soutien à la création et à sa représentation (les « fonds généraux ») et une coupe de 2 % dans les subventions directes. Sauf pour le Grand Théâtre, mais en revanche, pour son orchestre attitré. On admire la logique. Cette coupe dans les subventions municipales s'ajoute à une coupe cantonale proposée de 1 % par année pendant cinq ans dans les subventions directes. Un théâtre comme Am Stram Gram y perdrait 30'000 francs, dont 20'000 francs du seul fait de la Ville. Une économie ridicule sur le budget de la Ville. Une perte importante sur celui d'un théâtre qui n'a pas vu augmenter depuis 10 ans le soutien public qu'il, reçoit... A elle seule, et sans compter, évidemment, les coupes dans les lignes de biens et marchandises qui concernent des lieux culturels la création culturelle devrait assumer, pour 1 million 400'000 francs de coupes dans les fonds de soutien et les subventions, soit 9 % de toutes les coupes proposées, pour économiser à peine plus d'un pour mille des dépenses municipales.  On est donc bien face à une attaque en règle contre, non pas tant la politique culturelle de la Ville, ce qui serait déjà inacceptable puisque la droite n'en proposez aucune qui soit alternative, sinon ne plus financer que le Grand Théâtre et le Musée d'Art et d'Histoire, mais contre l'ensemble du champ culturel genevois, du tissu culturel genevois, de ses lieux, de ses acteurs, de ses salariés. Avec une cible prioritaire : la culture émergente, la création indépendante des institutions, et, évidemment, la culture alternative. Et le secteur le plus fragile de l'économie et du si bien nommé « marché » du travail, celui des intermittents du spectacle. Ces choix budgétaires frappent un secteur qui a fait travailler, et vivre de leur travail, près de 1900 personnes l'année dernière, sans compter le personnel des institutions. Ni, évidemment, le personnel municipal affecté aux institutions. Les coupes dans les fonds de soutien à la création et à leur représentation vont en outre affecter toutes les manifestations qui permettent cette représentation comme les festivals de cinéma (Black Movie, Filmar, Cinetransat et les autres), les fêtes du théâtre et de la danse.

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  • Débat budgétaire en Ville de Genève : la droite coagulée innove

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    On touche le fond...

    On se résignerait facilement à passer deux jours et une nuit et demie à éplucher un projet de budget municipal, comme il nous est déjà arrivé de le faire, si c'était pour qu'au bout du compte la Ville ait un budget équilibré (et même en l'occurrence bénéficiaire) qui maintienne à la fois ses prestations à la population et les droits des quelques milliers de ses employés. Or la droite  dilatée, qui avait en Ville de Genève entamé l'exercice budgétaire par refuser de s'y livrer, ne s'y est finalement résolue qu'en proposant des coupes n'importe où, sur n'importe quelle ligne, n'importe quelle subvention, n'importe quelle allocation. Pour donner un signe de son existence.
    Il y a, dans une démocratie, deux moyens de prendre la place d'un exécutif : gagner les élections, ou réussir un putsch. La révolution est exorbitante de ce choix : elle bouleverse le cadre même de la société, et de toutes ses institutions. La droite municipale genevoise a évidemment usé du premier moyen, mais depuis vingt ans, elle se casse les dents sur une élection au scrutin majoritaire que la gauche emporte régulièrement haut la main. Quant au putsch, la droite municipale n'en a pas la force (ce qui explique qu'elle soit régulière tentée de faire appel au canton pour museler la commune...). Elle s'est donc mise à la recherche d'un nouveau moyen, et l'a trouvé : la prise d'otage de la politique sociale et culturelle. Une  prise d'otage budgétaire comme consolation de l'impuissance politique : on touche le fond, là...

     

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  • La DEDD déforeste

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    Budget de la Ville de Genève : C'est reparti comme en  2011
     
    On a reçu notre ordre de marche : "Le Conseil municipal est convoqué en séances extraordinaires pour samedi 12 décembre 2015 à 8 h., 10h. 13h30, 16h15 et 20 heures et lundi 14 décembre 2015 à 17h et 20h30 et mardi 15 décembre 2015 à 0h, 2h. 4h., 6h. et 8h". Et tout ça pour voter (ou non) le budget 2016 de la Ville de Genève, à partir du rapport de la commission des finances chargée d'examiner le projet du Conseil administratif. A supposer que la commission des finances soit capable de produire un rapport que l'on puisse examiner. Il paraît que c'est le "grand moment" annuel du Conseil municipal. Expérience faite, c'est surtout le plus chiant. Mais on s'y résignerait, si c'était pour qu'au bout du compte la Ville ait un budget équilibré (voire, en l’occurrence, bénéficiaire) qui maintienne à la fois ses prestations à la population et les droits des quelques milliers de ses employés. Or la DEDD (la droite élargie, distendue et dilatée), qui avait entamé l'exercice budgétaire par refuser de s'y livrer, ne s'y est finalement résolue qu'en proposant des coupes n'importe où, sur n'importe quelle ligne, n'importe quelle subvention, n'importe quelle allocation. L'important, c'est de couper. De déforester, à la tronçonneuse. Pour donner un signe. Un signe de quoi ? De son existence, pardi... Elle nous avait déjà fait le coup en 2011, elle nous le refait cette année.  En 2011, elle avait reculé face à la mobilisation des victimes potentielles de son exercice de déforestation culturelle et sociale. Même exercice, même réponse. Mais sans doute avec un référendum en prime. Histoire de donner tout de même la parole aux victimes du massacre à la tronçonneuse.

    budget,ville de genève,finances publiques

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  • Election du Conseil fédéral (et du deuxième udéciste) : "Le bon, la brute et le truand" ou les Trois Mousquetaires ?

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    On avait, avouons-le, quelque difficulté à se passionner pour l'élection du Conseil fédéral. Les Chambres allaient-elles choisir le Bon, la Brute ou le Truand ? Athos, Porthos ou Aramis ? Ou d'Artagnan (que le Père Dumas nous pardonne de prendre ses héros pour représenter un choix qui ne leur arrive pas aux chausses) ?  Des deux scenarii qu'évoquait hier la "Tribune de Genève", celui de la normalisation (élection d'un des trois candidats UDC), celui de la confrontation (élection d'un-e UDC non-candidat, voire d'un-e non UDC), c'est, comme il était de plus en plus probable après que le "centre" ait confirmé sa réputation de pusillanimité, le premier qui a été traduit en actes. Admettons qu'on ait choisi le Bon. Ou Porthos. Et ça va changer quoi ? Pas grand chose. L'UDC a deux sièges au Conseil fédéral ? Elle en avait déjà deux il y a quatre ans (Eveline Widmer Schlumpf était UDC, avant d'être exclue pour crime de lèse-Blocher)... l'"arc lémanique" est à nouveau représenté au gouvernement fédéral ? Oui, et alors ? en avait-il besoin ?

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  • NON à un cadeau à l'armée...

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    Genève a-t-elle 21 millions à claquer pour une caserne ?

    Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) ayant fait aboutir son référendum contre la loi ouvrant un crédit de 20,87 millions de francs destiné à la reconstruction d'une caserne à Meyrin-Mategnin, les citoyens et yennes sont appelés à se prononcer, le 28 février, sur ce crédit. "Ensemble à Gauche", qui a appuyé le référendum appelle à voter "non". Et le PS se prononce ce soir en Assemblée Générale. On espère que lui aussi appellera à voter "non". "Non" au financement par le canton (qui par ailleurs crie famine financière et s'apprête à voter des coupes budgétaires, des restrictions de dépenses et des exceptions au statut de son personnel) d'installations militaires fédérales, que l'armée fédérale (il n'y en a plus d'autre en Suisse depuis le Sonderbund) peut, et devrait, financer elle-même, sans se le faire offrir par un canton (qui s'était d'ailleurs prononcé pour sa suppression). Quant au prétexte invoqué pour soutenir ce crédit (la construction de logements sur l'emplacement de l'actuelle caserne des Vernets), il vaut ce que valent les prétexte, surtout quand on les a transformés en chantage : la valeur d'un écran de fumée. Parce que pour construire des logements aux Vernets, on n'a pas besoin de construire une caserne à Meyrin, et encore moins besoin de la payer à la place de l'armée : on a seulement besoin de désaffecter une caserne inutile aux Vernets. 

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  • Premier tour des élections régionales françaises : Sans surprise, et sans excuse...

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    Extrême-droite, Front National, RégionalesComme prévu par les sondages, le premier tour des Régionales françaises voit le Front National devancer la droite démocratique et le PS. Ce n'était sans doute que le premier tour d'une élection qui se joue en  deux tours, et si le Front National devance la gauche et la droite démocratique dans presque la moitié des régions, il n'est lui-même majoritaire dans aucune, et ne devrait l'emporter au deuxième tour qu'en l'absence de "front républicain", mais tout de même : la gauche française à l'étiage de la gauche suisse, et le FN à celui de l'UDC, il y a de quoi s'inquiéter. Sans d'ailleurs être en mesure de donner des leçons à une gauche française qui ne fait pas pire que nous. Et on ne consolera même pas en se disant que si le FN fait 30 % des suffrages, cela signifie qu'il y a tout de même 70 % des électrices et des électeurs qui ne votent pas FN (dont une majorité d'électeurs de gauche, si on additionne les listes sur lesquelles se sont portées leurs voix, plus nombreux au plan national -mais aussi plus divisés...- que leurs adversaires frontistes) : ce n'est pas une consolation (ou alors fort maigre) d'abord parce que la moitié de l'électorat n'a pas voté; ensuite parce que dans le vote "non-FN", il reste une part de votes d'extrême-droite à ajouter à ceux récoltés par le FN : les votes pour des listes d'extrêmes-droite dissidentes, ou pour des listes de la droite dite "démocratique" qui ne diffèrent, dans leur discours politique, du FN que par leur adhésion au libéralisme économique -pour tout le reste, de la xénophobie au conservatisme social en passant par le culte de la frontière, pas grand chose ne les sépare du FN... Il faut un microscope pour déceler la différence entre un Estrosi et une Maréchal-Le Pen qui vont s'affronter en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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  • MAH : la campagne pour la votation du 28 février est lancée

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     Pas de doute, on est à Genève...

    La campagne pour la votation municipale du 28 février sur la rénovation et l'agrandissement du Musée d'Art et d'Histoire de Genève lancée. Des deux côtés : celui des partisans du projet Nouvel-Jucker, celui de ses opposants. Et ce ne sera pas vraiment être un combat gauche contre droite et réciproquement, puisque de la gauche et de la droite, on en trouve côté  "oui" comme côté "non". Côté "oui", aux côtés du MCG,  du PLR et du PDC, on trouve le PS. Côté "non", aux côtés de l'UDC (et des Verts libéraux en prime), on trouve "Ensemble à Gauche" et, tardive recrue ralliée avec pas mal d'hésitations (ils avaient refusé de soutenir le référendum), les Verts. Le Cercle de soutien au projet rassemble des gens de droite et de gauche, les organisations de défense du patrimoine qui combattent le projet rassemblent des gens de gauche et de droite. Le PDC, le PLR et le MCG qui passent leur temps politique à exiger que la Ville "réduise sa voilure" et son budget, notamment son budget culturel, acceptent une augmentation de 20 % des charges du musée (charges assumées parla Ville), les Verts et Ensemble à Gauche qui dénoncent le financement du projet par Jean-Claude Gandur se retrouvent à le combattre aux côtés de Stéphane Barbier-Muller... Bref, pas de doute : on est à Genève...

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  • Dans notre calendrier de l'Avent : La grève et le Bien public

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    On avait, mardi, ouvert la première fenêtre de notre calendrier de l'Avent. Et dans cette fenêtre il y avait une grève et une manif.  Et dans le deuxième fenêtre, hier, il y avait aussi une grève et une manif. Et aujourd'hui encore, une grève et une manif.  Faut dire que notre calendrier de l'Avent, c'est une version de gauche, avec des grèves et des manifs, des débats sur la culture et les budgets publics, un projet de Nouvelle Comédie, un soutien à l'Usine, tout ça, mais pas l'ombre d'un sapin, pas la fumerolle d'une bougie, rien qui ressemble à une crèche. Mais une grève et des manifs. Du mouvement de la fonction publique (et parapublique, et des acteurs de la culture) on a déjà écrit ici et ailleurs qu'il ne défend plus seulement le statut de la fonction publique, les droits des fonctionnaires, les conditions de travail dans le secteur social ou les subventions à la culture, mais désormais le service public en tant que tel, et qu'ainsi, la grève de la fonction publique est finalement une grève pour les usagers du service public -une grève pour le Bien public, en somme. Tout à fait à sa place dans un calendrier de l'Avent, donc.

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  • "COP 21" : "sauver la planète" ou nous sauver nous-mêmes ?

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    dugongs en famille.jpgDe notre instinct de survie

    Combien sont-ils, ces chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Paris pour la 21e Conférence mondiale sur le climat ("COP 21" dans son acronyme anglais), au chevet du climat terrien ? 195 Etats, plus l'Union Européenne, sont parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, et plus  de 180 d'entre eux se sont déjà engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dès 2020. L'enjeu est crucial : s'il ne s'agit pas de "sauver la planète" comme il est parfois fort bêtement proclamé (elle survivra à nos conneries et à tout le reste, la planète, jusqu'à ce qu'elle se fasse bouffer par son étoile), il s'agit tout de même de sauver les conditions d'existence d'une grande partie des espèces vivantes qui la peuplent. Dont la nôtre, d'espèce. La "COP 21" tient ainsi de l'instinct de survie de l'humanité elle-même. Le réchauffement climatique menace déjà directement l'existence de millions de personnes -toutes celles, d'abord, qui vivent sur les côtes ou des îles faiblement haussée au-dessus du niveau de la mer. Il va pousser à des affrontements pour l'eau et pour les ressources naturelles, végétales et minières. Il a déjà commencé à pousser des millions de personnes à fuir leur lieu d'habitat. Et dans la mesure même où il est provoqué par l'activité humaine, seul un changement radical des modalités de cette activité peut le freiner, puis le stopper. Il est là, l'enjeu. Et il est encore plus vital que celui de juguler les délires djihadistes.

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