mardi, 17 novembre 2015

Et Dieu dans tout ça ?

 

Après les attentats, des prières contre le djihad...
 
On voudrait pas être cyniques, c'est pas du tout notre genre, mais on ne peut pas ne pas faire ce constat déprimant : c'est fou ce que le religieux et l'interreligieux deviennet à la mode après un massacre commis au nom d'une religion. Hier soir, à Genève, il y a avait deux rassemblements de solidarité avec la France : l'un, sur initiatives privées, individuelles, sur la place Neuve, l'autre, sous étiquette du "dialogue interreligieux", dans le Temple de Saint-Pierre. Il y avait bien plus de monde au second qu'au premier. Certes, le "dialogue interreligieux", on le préfère à coups de prières qu'à coups de kalach', mais convoquer les religions après un massacre commis au nom de l'une d'elle, cela relève-t-il de la solidarité ou de la contrition ? Daech n'est pas l'islam. Ni la Sainte Ligue le christianisme catholique. Ni Cromwell la Réforme. Ni le rabbin Kahane le judaïsme. Mais c'est bien au nom de l'islam, de la Sainte église, de la Bible et de la promesse divine -bref, au nom de Dieu, que les uns et les autres sévissent ou sévirent. 

Daech, islamisme, djihad

Massacre de la Saint-Barthélémy


 


"J'ai toujours été intact de Dieu" (Jacques Prévert)

Parlant des auteurs du carnage de "Charlie Hebdo", le président François Hollande, mué en islamologue (il a été plus inspiré hier devant le Congrès), avait assuré que "ces illuminés fanatiques n'ont rien à  voir avec l'islam". On ne se permettra pas de douter des compétences du président de la République française pour distinguer ceux qui "n'ont rien à  voir avec l'islam" de ceux qui ont à  y voir, mais on rappellera tout de même que c'est bien de l'islam et pas du yezidisme ou du zoroastrisme que se réclamaient les assassins de "Charlie" -comme c'est du christianisme que se réclamaient ceux de la Saint-Barthélémy. Et qu'a priori, ils étaient aussi fondés à  s'en réclamer que François Hollande à  leur en dénier le droit. C'est une illusion que croire que l'on pourra répondre à  l'intégrisme (musulman ou non) par une pédagogie de la laïcité qui annulerait celle de l'intégrisme lui-même, ou par l'invocation d'un "bon islam" contre le "mauvais islam", idée contre idée, conception du monde contre conception du monde, religion contre religion. L'intégrisme, ni son ultime métastase terroriste, n'est pas le produit d'une manipulation religieuse des esprits, à  laquelle il conviendrait d'en opposer une qui soit laïque, ou "autrement religieuse", comme quand on en appelle à  la production de bons imams pour concurrencer les imams salafistes.

Et puis, il faut en finir avec l'explication de la dérive djihadistes par la misère, ou l'exclusion sociale : si telles étaient les causes du basculement dans le délire sectaire homicide, on ne s'expliquerait pas pourquoi l'écrasante majorité des pauvres et des exclus n'y basculent pas, ni pourquoi nombre de djihadistes (et de leurs mentors) proviennent de couches au moins moyennes, sinon supérieures, de la société, par leur formation, leurs revenus, leur statut social... Le délire djihadiste est bien religieux, comme celui des prédicateurs des Croisades. Religieux, non social. Ce délire s'implante dans les déserts sociaux ? Un militant du mouvement français "Pas sans nous" répond : "la banlieue n'est pas un réservoir de coupables, elle peut-être au contraire une partie de la solution, pour peu qu'on veuille bien l'entendre et la considérer".

La sécularisation, la laïcité, la liberté religieuse s'imposent en "Occident" en émergeant des sociétés occidentales elles-mêmes : elles n'ont pas été imposées de l'extérieur, par une invasion, une occupation, une colonisation. Elles ne s'imposeront pas non plus dans le monde islamique en émergeant d'une autre source que celle de ce monde lui-même. Il n'y a pas de religion monothéiste plus tolérante ou plus intolérante qu'une autre : chacune n'est tolérante des fois différentes  (ou des absences de foi) que lorsqu'elle y est contrainte par la société. Le christianisme ne devient tolérant que dès lors que la société ne supporte plus l'exercice de l'intolérance par ses églises. L'islam n'est (ou n'était) tolérant que dans les sociétés où il coexiste (ou coexistait) avec d'autres religions monothéistes. Le judaïsme n'est devenu tolérant qu'en exil de sa terre promise -lorsqu'il la dominait, la Bible elle-même est assez éloquente quant au sort réservé aux fidèles d'autres religions. Lorsque l'on croit en un Dieu unique, on exclut tous les autres dieux et tous ceux qui les révèrent -et à plus forte raison ceux qui ne croient à aucun dieu : les religions monothéistes ne sont durablement tolérantes que lorsqu'elles ne peuvent pas faire autrement...

« J'ai toujours été intact de Dieu », se félicite Jacques Prévert. Il a de la chance, et nous avons la même, bien conscients toutefois que l'on a aussi tué au nom de l'athéisme, qu'on peut tuer au nom de n'importe quelle idéologie (et la religion n'est rien de plus, rien de moins qu'une idéologie, à laquelle rien ne justifie que l'on confère un statut particulier), et  qu"il ne faut pas que l'athéisme soit le monopole, voire le luxe, de ceux qui ont autre chose que la religion pour leur élever l'âme : la culture, la beauté, le savoir", comme l'écrivent Emmanuelle Bayamack-Tam et Djamel Arrouche, parlant de ceux qui, comme nous, n'ont pas besoin de cet "opium du peuple" dont Marx écrivait qu'il était la consolation des malheureux et l'espérance des désespérés -mais quand on nous bassine avec le "besoin de transcendance" que nos sociétés "sécularisées", "déconfessionnalisées", laïcisées voire irreligieuses, ne rempliraient plus, nous sommes de celles et ceux qui ressentent moins un besoin de transcendance qu'un besoin d'intelligence.

Il y a toujours un fossé entre ceux qui obéissent aux commandement qu'ils croient recevoir du Dieu (ou des dieux) qu'ils se sont donnés, et ceux qui, même lorsqu'ils sont croyants, obéissent à leurs propres impératifs moraux, c'est-à -dire à des principes qu'ils ont librement choisi, et qu'ils acceptent de confronter à ceux des autres sans remettre en cause le droit des autres à défendre d'autres principes, et moins encore le droit des autres à exister. La liberté de penser, et plus encore la liberté d'expression (après tout, même sous la pire des dictatures, on peut penser ce qu'on veut si rien n'en transparaît), est une révolution, à  laquelle les fondamentalismes religieux opposent une résistance irrédentiste, parce qu'elle postule une liberté de religion qui est aussi une liberté d'™irréligion, un droit de croire qui n'est pas plus fondamental que le droit de ne pas croire. D'ailleurs, il n'est de croyant qui ne soit, aussi, athée -mais à l'égard des dieux des autres : les chrétiens ne croient pas en Thor, les musulmans ne vénèrent pas Isis, les juifs ne se soumettent pas à Jupiter... et il n'est de religion qui ne soit blasphématoire d'une autre, ni de dieu qui ne soit une injure à la liberté humaine.

On ne nous fera pas sortir de là : Dieu est tout ou n'est rien. Il est le Tout-puissant, ou n'est pas. Et s'il est Tout-puissant, il est coupables des saloperies de vendredi soir à Paris, comme il le fut de toutes celles commises en son nom, en quelque langue qu'on l'invoquait : "Gott mit uns", "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", "Allahou Akbar"... "Si Dieu est, l'homme est esclave; Or l'homme peut, doit être libre; donc Dieu n'existe pas" (Bakounine). Mais ce n'est pas parce que Dieu n'existe pas qu'il faut renoncer à s'en débarrasser : il y a là sans doute la première des conditions du désarment des Fous de Dieu -ils ne seront plus alors que fous d'eux-mêmes : avant d'avoir été drogués au captagon pour pouvoir tirer dans le tas sans émotion, ils l'ont bien été au capte-à-cons pour trouver un prétexte à leurs actes. Ils pourraient en trouver un autre ? sans doute. Mais que celui-là disparaisse laisserait le monde un peu moins moche, un peu moins dangereux et un peu moins menteur.

14:08 Publié dans terrorisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : daech, islamisme, djihad | |  Facebook | | | |

Commentaires

Dieu n'existe pas...sauf si j'y crois. Comme la Suisse n'existe pas...sauf si on croit en elle. Les constructions des nations elles-mêmes sont autant de dieux nationalistes. C'est pourquoi nous jonglons sans cesse entre la notion de non-existence d'un état (dieu, la nation) et son existence réelle pour assurer une cohérence mentale à nos propos et nos croyances. Un athée ne peut être athée s'il ne se pose la question l'existence de Dieu. L'être n'est pas que matière. Il est d'abord affaire de spirituel. La culture, les arts, en sont des preuves plus encore que les religions qui, elles, tentent de formater, de mettre sous forme de dogmes définitifs, un Dieu, une Vérité qui leur échappe de toute façon en mille autres interprétations de l'univers hors des preuves scientifiques qui ne sont jamais que des preuves du comment tout fonctionne mais pas du pourquoi tout cela existe. Victor Hugo lui-même disait de chasser la religion de sa vie mais de se former individuellement à l'école des dieux.

Écrit par : pachakmac | mardi, 17 novembre 2015

De toutes les idéologies, les religions monothéistes ont été, et largement, à l'origine du plus grand nombre de massacres d'innocents et de querelles de pouvoir.Mais c'est aux intellectuels, aux leaders de chacune de ces religions de faire le tri , de condamner fermement l'utilisation abusive des textes et des dogmes.

Écrit par : uranus2011 | mardi, 17 novembre 2015

Beau discours athée même si c’est un peu facile de taper sur Dieu aussi gratuitement pour ne pas dire bêtement.

D’abord parce que si vous vous intéressiez vraiment à Dieu, vous sauriez que les chrétiens considèrent que Dieu nous a donné la liberté (entre autres de croire en lui ou pas) et toute intervention divine serait donc être considérée comme une remise en cause de cette Liberté.

C’est donc bien les personnes (Dieu sait si elles sont diverses, variées et dangereuses) qui commettent des actes en son nom qui doivent être considérés comme coupable, mais en aucun cas Dieu lui-même qui doit, au contraire, se mordre les doigts en constatant ce que nous faisons de la liberté qu’il nous a offerte.

Par ailleurs, je fais partie de ceux qui croient en un Dieu unique, qui aurait pris diverses formes, en fonction des prophètes, des cultures et donc des religions. Donc contrairement à ce que vous affirmez (et vous en affirmez des choses) rien ne m’empêche de croire en un Dieu multiple incarné de différentes façons.

Enfin, faut-il vous rappeler que le message de Jésus (notre prophète à nous les chrétiens) consiste à nous implorer à aimer notre prochaine comme nous même et donc à faire preuve de compassion ?

C’est dans ce cadre qu’à été organisé la cérémonie hier soir à St-Pierre et, par conséquent, je ne comprends pas en quoi faire preuve d’amour envers son prochain et prendre soin des plus faibles peut irriter un socialiste comme vous, dont les valeurs me semblent pourtant (si j’ai bien compris ?) pas si éloignées.

Écrit par : Vincent | mardi, 17 novembre 2015

Et Dieu dans tout ça: bon texte.
Il y a quand même une question que seul un croyant peut me donner: On dénombre plus de 100 milliards d'individus décédés à ce jour. Quand ils ressusciteront d'entre les morts, où iront-ils? Yahvé, Allah et Dieu ont dû prévoir une planète
suffisamment grande pour les héberger, les nourrir et vivre ensemble dans une belle harmonie et un amour infini.

Écrit par : Noëlle Ribordy | mardi, 17 novembre 2015

Jésus a dit: "Je suis venu apporter la guerre."
Jésus a dit: "Ceux qui ne veulent pas que je règne sur eux, tuez-les devant moi."
Jésus a dit: "Entrainez-vous pour tuer un personnage important."
Jésus crucifié en compagnie de deux de son parti.
Simon la Pierre a fait assassiner un couple qui n'avait pas donné tous ses biens au parti.
Un dieu multiple "incarné" de différentes façon... bonjour les idoles!

Écrit par : Charles | mardi, 17 novembre 2015

"On dénombre plus de 100 milliards d'individus décédés à ce jour."
Non seulement une question de place, mais aussi de matière organique, à moins que ce ne soient de purs esprits...

Écrit par : Charles | mardi, 17 novembre 2015

peut-on être religieusement athée.?
Combien de crimes de massacres n 'ont-ils pas été commis en promesse d'un paradis
post-historique,une société sans classe donc sans histoire , qui a pour nom le socialisme?
Et pourtant toi et moi , nous nous définissons comme militants "militaires" ,soldats d'un an deux , acteurs d'une révolution pacifique, légale, et pourquoi pas remboursée par la sécurité sociale.
Vous avez dit utopie !!!

Écrit par : briand | mardi, 17 novembre 2015

Sacré Charles toujours prêt à raconter n'importe quoi pour justifier ses positions. Un vrai scout !
Je vous demanderais bien vos sources mais bon vous êtes deja assez ridicule comme ça, pas besoin de vous enfoncer encore plus !

Quant à Noëlle Ribordy et sa question qui se veut piège, que vous dire ? Que c'est l'âme et non pas le corps physique qui continuerait a vivre, que, comme tout le monde,je ne sais pas s'il y a vraiment une vie éternelle (même que je m'en tape un peu) et que c'est vivre qui m'intéresse, pas ce qui se passera (ou pas) après la mort.
Je vous accorde cependant que certains croyants (dont les terroristes qui se réclament de l'Islam) ont manifestement une autre conception de la vie après la mort.

Écrit par : vincent | mardi, 17 novembre 2015

S'ils avaient une conception de la vie AVANT la mort, tout le monde s'en porterait mieux.

Écrit par : Pascal Holenweg | mardi, 17 novembre 2015

"On dénombre plus de 100 milliards d'individus décédés à ce jour."

Ah bon ?? Qui les a compté ?

Écrit par : Kasperle | mardi, 17 novembre 2015

Mourir n'est rien. Mais vivre sans amour, sans fraternité, sans solidarité, sans communauté de bien et ne faire que nourrir ses propres haines et les destructions du monde, voilà qui est péché mortel. Vivre sans frontière idéologique, sans frontière géographique, vivre avec tous les hommes et toutes les femmes, partager l'existence avec la volonté d'aider nos enfants à prospérer dans un monde moins cynique, moins agressif, mais beaucoup plus unis les uns avec les autres pour ne former qu'une chaîne humaine solidaire... C'est un idéal difficile à soutenir quand tout s'écroule autour de soi, l'absence de Dieu comprise. Pourtant nous pouvons explorer ce rêve pour en faire des petites réalités quotidiennes qui touchent nos proches, nos amis, nos relations humaines.

Écrit par : pachakmac | mercredi, 18 novembre 2015

Nous amenons un peu de musique pour débattre, Ânes Abrutis. Nous sommes les Ânes, les abrutis sont... Heu... L'enfer c'est les autres et tout çaaa...
Et Nous avons beau nous débattre, la comm' est falsifiée à la naissance...
Hi-Haaan, nous avons pris dans les vidéos celle avec l'IMAGE, qui, que...
https://youtu.be/JYB4LC3B9TM
Voui...
En cas de rafales intempestives, intenfestives, attentatoires,au choix selon croyances incroyances et autres belles ze bute, abritez-vous derrière l'écran, -TV, ordi, même natel, on a vu ça- c'est la tranchée du nouveau millénaire... Même que c'est la tranchée artère!

Écrit par : Trio-Octet In inferno | mercredi, 18 novembre 2015

@Pachakmac vous avez raté votre métier de prédicateur
Comme ceux annonçant tous les malheurs du monde en utilisant le Nom de Dieu dans le seul but de réaliser leurs propres fantasmes ,je pense aux *prophètes* Mormons
Alors qu'il est écrit dans la bible .tu n'useras jamais en vin pardon en vain mon Saint Nom .Et quand on sait les nombreuses demandes d'aide transformées grâce à l'informatique en bulletins qui harcèlent en continu que vous donniez ou pas ,beaucoup de gens jouent à Dieu qui dans son coin ne répond même plus aux demandes à répétition
Tous ceux parlant en son Nom oublient une chose il est aussi dit dans la Bible,tu n'as nul besoin de me prier puisque je sais d'avance ce qui est bon pour toi et la religion moraliste n'est plus depuis 2000 surtout au vu des résultats des rêveurs comme les Saints des Derniers Jours ou autres sectes qui annonçaient le retour du Christ à chaque fois qu'un drame arrivait
On a tout de même évolué depuis et heureusement !

Écrit par : lovejoie | mercredi, 18 novembre 2015

Et si vous vous essayiez au "je" de temps à autre...
Le "nous" ou le "on" impersonnel trahissent une certaine pudeur, et ravissent ceux qui s'identifient, mais c'est aussi une forme de lâcheté.

Écrit par : PIerre Jenni | mercredi, 18 novembre 2015

@Charles,


1° Luc 19:27

« Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence. »

Relisez Luc 19 : (Les guillemets ne sont pas utilisés dans la Bible.)

19:12
Il dit donc :
Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l'autorité royale, et revenir ensuite.

=> C'est Luc qui rapporte les paroles de Jésus, à propos d'une parabole où Jésus cite un homme de haute naissance.

Cet homme « de haute naissance » est Hérode Archélaos, successeur d'Hérode et aussi cruel que son père.
C'est lui qui s'était absenté pour aller à Rome.

https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rode_Arch%C3%A9laos

Jésus reprend la parole et son chemin en 19:28.

Et il n'y a AUCUNE trace dans le Nouveau Testament de mises à mort ordonnées par Jésus.
Comment Ponce Pilate aurait-il pu ignorer ces crimes lorsque Jésus lui a été livré ?

=> Comment s'étonner que ce verset Luc 19:27 soit interprété aussi faussement sur de nombreux sites musulmans, puisque même un philosophe à la réputation surfaite comme Michel ONFRAY n'a pas su tenir compte de ce « Il dit donc : »

Vous n'avez pas un peu honte de votre ignorance et de vous être laissé manipuler ?


2° Vous ajoutez : Jésus a dit: "Entrainez-vous pour tuer un personnage important."

Comme je n'ai trouvé aucune trace sur internet de cette phrase, auriez-vous la charité de m'indiquer le bon chemin pour la retrouver ?

Écrit par : Les Dix Gagas | mercredi, 18 novembre 2015

Bon, celui-là, je le laisse passer, mais c'est le premier et le dernier du genre : que les gloseurs des livres saints aillent gloser ailleurs.

Écrit par : Pascal Holenweg | mercredi, 18 novembre 2015

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