• Projet scientifique et culturel du MAH : Hâte-toi lentement ?

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    Tels que vous nous lisez, là, on était tout inquiets : on n'avait aucune nouvelle du projet scientifique et culturel  (PSC) du Musée d'Art et d'Histoire, annoncé il y a un an, proposé par un Conseil scientifique, soumis à consultation auprès du personnel, et qui devrait être validé en ce moment. Partant du principe qu'un projet tel que celui de la rénovation et de l'extension du MAH doit témoigner d'une ambition culturelle le justifiant, et qu'avec un musée on a affaire à tout autre chose qu'à un centre commercial, on a demandé à notre Conseiller administratif préféré (le Che Kanaan, donc) de calmer notre angoisse et de nous assurer que ce projet scientifique et culturel nous sera communiqué à temps pour que nous puissions en débattre, et pour qu'il soit débattu lors de la campagne précédant la votation référendaire municipale du 28 février. Parce que c'est la condition sine qua non pour que le débat sur le sort de la rénovation et de l'extension du Musée d'Art et d'Histoire ne prenne pas le tour calamiteux d'un populisme "anticulturel" -du genre de celui qu'on entend et lit à propos de la Nouvelle Comédie. Ou de l'Usine.

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  • Eveline Widmer-Schlumpf jette l'éponge, ou "le marais, tel qu'en lui-même"

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    Lâchée par le PDC, consciente que les soutiens lui restant ne lui permettraient pas d'obtenir la majorité parlementaire nécessaire à sa réelection Eveline Widmer-Schlumpf a donc jeté l'éponge et ne se représentera pas au Conseil fédéral, laissant ainsi la place à un UDC labellisé à la fois par l'UDC et par les autres partis gouvernementaux.  Pour être réélue, il aurait fallu qu'elle puisse compter sur le PDC. Et compter sur le PDC, c'est un pari que n'importe quel bookmaker refuserait, et qu'il faut vraiment être au dernier stade du désespoir pour prendre. Le "centre" se confirme ainsi être ce qu'on a toujours su de lui, et ce par quoi on le désignait dans les assemblées révolutionnaires françaises : le marais.

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  • Ce modèle que la droite genevoise exècre : Haro sur l'Usine !

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    On a donc passé (comme cela nous arrive au moins une fois par année) deux heures et demie, hier soir, au Conseil Municipal, à entendre la droite et l'extrême droite de cet auguste assemblée exhaler son allergie à l'Usine, à ce qu'elle représente et à ce qu'elle revendique, à son fonctionnement et à son public. Prétexte de ce défouloir : d'abord, l'opposition de l'Usine, centre culturel, à la prétention des services du Conseiller d'Etat Maudet de la traiter comme cinq débits de boissons devant chacun obtenir une autorisation; ensuite, l'expression de cette opposition par une manifestation, dimanche dernier, lors de laquelle des déprédations (essentiellement des tags, mais aucune violence physique) furent commises; enfin, le soutien apporté à l'Usine par le Conseil administratif (de gauche) que la droite locale (élargie, distendue, dilatée) incapable de s'y renforcer, tient désormais presque en la même exécration que l'Usine elle-même) : « Nous ne souhaitons pas voir saucissonner ce lieu qui fonctionne comme une structure unique, un modèle d'autogestion (qui) permet des interactions entre les différentes entités qui le composent ». Et si c'était précisément à ce modèle qu'en a la droite genevoise (dont certains membres, naguère, du temps où il y avait à Genève une droite intelligente -o tempora, o mores- furent pourtant à l'origine de la reconnaissance officielle de la spécificité de l'Usine) ?

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  • La gauche socialiste et ses "fondamentaux" : A la recherche du socle perdu...

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    Où en sommes-nous, à gauche (et plus précisément au parti socialiste) de nos "fondamentaux", de leur respect, de leur révision, de leur oubli ? Qu'est-ce qui distingue la gauche de la droite démocratique (de l'extrême-droite, on espère bien  que la question n'ait même pas à être posée ? En d'autres termes, la gauche, aujourd'hui, c'est quoi ? Et ça veut dire quoi, "être socialiste" ? Faute d'un projet social et économique "alternatif", le PS occupe, et il a parfaitement raison et légitimité de le faire, le terrain sociétal (culturel, éducatif), celui des libertés individuelles, de la recomposition des modèles familiaux, de l'"ouverture", du "vivre ensemble", du "multiculturel" -tous thèmes qui lui assurent un ancrage dans les classes "moyennes" issues de l'université, mais ne lui permettent pas de retrouver dans les classes populaires (ouvrières, employées, chômeuses) l'ancrage perdu (en Suisse, le premier parti "ouvrier", au sens sociologique et politique du qualificatif, c'est l'UDC...), sans lequel ce parti, et la gauche en général, ne relève plus que d'un vague progressisme culturel, sans danger pour les maîtres du jeu social et économique -qui peuvent d'ailleurs même adhérer à ce "progressisme" irénique.

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  • Deuxième tour de l'élection genevoise au Conseil des Etats : la gauche et les droites

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    Il n'y aura pas à Genève de choc frontal entre toute la gauche et toute la droite lors du deuxième tour de l'élection au Coneil des Etats. Pas d'affrontement "bloc contre bloc", mais un  affrontement "blocs contre blocs" : la gauche (PS, Verts, EàG) avec la socialiste Liliane Maury Pasquier et le Vert Robert Cramer, la droite (PDC, PLR) avec le radelibe Benoît Genecand, la droite de la droite (UDC, MCG) avec l'udéciste Yves Nydegger et le èmecégiste Eric Stauffer, chaque bloc contre les deux autres. Le MCG a échoué dans sa tentative de négocier son pouvoir de nuisance contre une reconnaissance de la nécessité pour le PLR de s'allier avec lui, l'UDC, plombée par un partenaire teigneux et revanchard, a échoué à se faire reconnaître comme un élément constitutif de la droite gouvernementale plutôt que comme son réservoir électoral en cas d'élection majoritaire, et le PLR a échoué dans sa pêche aux électeurs UDC et MCG. Seul le PDC (cantonal) se tire avec les honneurs (et sous les insultes du MCG) de ce maquignonnage burlesque, pour avoir refusé d'y prendre part (le PDC municipal, cependant, regardant courageusement ailleurs pendant que le président MCG du Conseil municipal de la Ville, élu grâce aux voix PDC, traitait le président du PDC cantonal de "traître" et de "petit ignare connaissant autant la stratégie politique que mon chien". Le pardon des offenses est sans doute une vertu chrétienne, mais poussé à ce niveau, il tient plutôt d'une pratique masochiste.

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  • La liberté d'expression au risque du négationnisme : Le droit de tout dire ?

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    La Cour européenne des droits de l'Homme a donné gain de cause à un négationniste turc du génocide arménien, au nom de la liberté d'expression, et en considérant que la négation du génocide, en tant que telle, ne pouvait être sanctionnée si elle ne s'accompagnait pas de propos haineux, d'appels à la violence ou d'autres comportements du même genre, répréhensibles en tant que tels. Cette position de la CEDH est cohérente de la ligne suivie par la Cour depuis presque sa création : toute restriction à la liberté d'expression doit être contenue dans des limites très congrues, et cette liberté n'a de sens, de réalité, que si elle vaut aussi pour des opinions choquantes, qu'il s'agisse ici de la négation d'un génocide ou, dix mois plus tôt, à Paris, d'un blasphème. Avouons-le : sur le principe, cette position nous convient -comme celle de Pierre Vidal-Naquet, pour qui le débat face aux révisionnistes doit être un débat politique, historique, un débat d'idées -pas un débat judiciaire.

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  • Populisme, extrême-droite, fascisme... De quoi l'UDC est-elle le nom ?

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    Bon, alors, l'UDC et ses satellites (et un peu concurrents, quand même) locaux, genre MCG à Genève ou Lega au Tessin, c'est quoi ? Un parti populiste de droite (comme il y a un populisme de gauche) ? de droite conservatrice (comme il y a un conservatisme de gauche) ? de droite nationaliste (comme il y a un nationalisme de gauche) ? de droite de la droite (comme il y a une gauche de la gauche) ? d'extrême-droite (comme il y a une... pardon : comme il y avait une extrême-gauche visible ) ? Le président du PSS, Christian Levrat, a qualifié l'UDC de parti "fascistoïde" attaquant les "valeurs fondamentales de la Suisse", et le président du PBD, Martin Landolt, l'a rangée "toujours plus à l'extrême-droite". Alors, comment qualifier l'UDC, le MCG, la Lega ? D'un parti fasciste on est loin. D'un parti dangereux, en revanche...

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  • "La droite revient"... Ah bon, elle était partie ?

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    "La droite revient", nous annonçait déjà samedi "Le Temps", en présentant cette annonce comme le "seul pronostic que l'on peut hasarder pour les élections fédérales". "La droite revient" : elle était donc partie ? cela, avouons-le. nous avait échappé. En fait, hier, on est un peu revenu en arrière, en 2007, lors du dernier triomphe de l'UDC (qui avait d'ailleurs précédé l'éviction de Blocher du Conseil fédéral). L'institut Sorono avait tenté, la semaine dernière, une prévision du résultat des élections non en pourcentage de suffrages mais en nombre de sièges. Exercice difficile puisqu'il fallait tenir compte des résultats en suffrages dans 23 cantons, pour deux élections différentes (l'une à la proportionnelle, l'autre à la majoritaire) dans chaque canton- or le résultat final est en gros celui que suggérait Sorono : un rapport de force changé au profit de l'aile la plus droitière du parlement, mais sans qu'elle obtienne la majorité absolue (paradoxalement, c'est le Conseil des Etats, naguère considéré comme un bastion de la droite, qui prive aujourd'hui le PLR et l'UDC de cette majorité absolue) sauf à détourner du droit chemin centriste une partie du PDC. Et à gauche, quoi de nouveau ? Le recul des Verts et, malgré la belle élection à Neuchâtel de Denis de la Reussille (qui devra siéger au sein du groupe socialiste, s'il ne veut pas faire tapisserie), la stagnation dans sa marge de la "gauche de la gauche" laissent le PS en position hégémonique -mais dans un camp à la surface électorale réduite. Le PS, qui d'autre à gauche ? Dans les urnes, plus grand monde... Reste la rue, d'où tout vient.

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  • Police fouineuse, le retour ?

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    Un référendum indispensable, à faire aboutir...   
      
    La nouvelle loi fédérale sur le renseignement, qui prévoit de donner une base légale sensée encadrer l'activité, qui n'a actuellement aucune base légale, du service de renseignement de la Confédération (SRC), est donc combattue par un comité référendaire formé des Verts, de la Jeunesse socialiste (le PS, lui, est divisé, même si une majorité de ses parlementaires fédéraux a voté contre le texte), du Parti pirate, d'organisations de la "gauche de la gauche" (dont le Parti du Travail et, sauf erreur, solidaritéS) et d'organisations de défense des droits fondamentaux. Le référendum est ainsi lancé (et on vous invite à le signer...) contre un texte qui élargit considérablement les compétences du SRC, et porte en lui la menace d'un retour de la "police fouineuse" que l'"affaire des fiches" avait mise au jour, en révélant à 700'000 résidents suisses qu'ils étaient "fliqués". Il faut 50'000 signatures valables (de citoyennes et de citoyens suisses) pour que le référendum aboutisse et qu'au moins un débat soit lancé sur les limites à poser au contrôle policier de nos existences... Autant dire que l'aboutissement de ce référendum est indispensable, quoi qu'il puisse en être du résultat de la votation qu'il provoquera s'il aboutit...

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  • Migration mondiale et illusions nationales : Une Suisse exorbitée ?

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    La "question de l'asile" et la panique, réelle ou feinte (ou, pour le dire autrement, pathologique ou calculatrice) face à la "plus grande vague migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre Mondiale") ne pouvait pas ne pas s'inviter dans la campagne électorale : selon le "baromètre électoral" de la SSR, en septembre, la migration serait même le problème le plus urgent que les élus de dimanche prochain, et les élus de ces élus lorsqu'il s'agira pour le parlement fédéral de déterminer la composition du gouvernement, auront à traiter. On sait déjà comment l'UDC entend traiter le problème : en piétinant le droit d'asile et en dégradant les conditions d'accueil et d'hébergement des requérants -elle a d'ailleurs lancé un référendum contre la révision de la loi d'asile, pour le seul motif qu'au terme de cette révision, dont plusieurs points sont d'ailleurs contestables du point de vue de la défense du droit d'asile, les requérants auraient droit à une assistance juridique gratuite. Pour le reste, l'UDC demande que la Suisse sorte du système des accords de Schengen et de Dublin, c'est-à-dire mène une politique migratoire solitaire dans un contexte de migration mondiale. Les blochériens ne croyant pas eux-mêmes à la pertinence de leurs propres propositions, on devrait se dire qu'aucun poisson, si stupide que puisse être un poisson, ne le serait au point de mordre à un tel hameçon -mais le "pessimisme de la raison" balançant l'"optimisme de la volonté", on se dit aussi que rien n'est impossible dans un pays où près d'un-e citoyen-ne sur trois est persuadé que la Suisse est une exoplanète exorbitée, voire une galaxie, à elle toute seule.

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  • Elections fédérales : Faire mentir les sondages !

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    votez!.jpgAvec quelques nuances, les derniers sondages pré-électoraux convergent : le parlement suisse, qui n'est déjà pas franchement de gauche, risque fort de l'être encore moins après les élections fédérales. "Risque fort" ne signifie cependant pas que le risque sera la réalité, mais seulement qu'il faut en tenir compte : les sondages ne sont pas des promesses de vote, mais seulement des indications de l'état d'esprit, de l'humeur, de l'électorat au moment où on le sonde. Ils ne prédisent rien, mais signale une tendance possible, ou probable : en l'occurrence, une progression de l'UDC et du PLR plus forte que la régression du PDC, des Verts libéraux et du PBD, et une progression du PS insuffisante à compenser le recul des Verts et la stagnation de la "gauche de la gauche". Bref, une droite qui progresse (sur le centre) et une gauche qui stagne. Et seule une mobilisation de l'électorat de gauche peut faire démentir ces sondages. La participation au vote, si on croit non plus les sondages mais les chiffres officiels à six jours de la clôture du scrutin, n'est pas fameuse : cela aussi peut s'inverser, car s'abstenir, c'est laisser les autres décider : même si la démocratie ne se réduit pas à des votes, il arrive que le "piège à cons" ne soit pas l'élection mais l'abstention...

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  • Offensive du canton contre l'Usine : Le franc-tireur et l'adjudant (fable genevoise et édifiane)

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    Usine Pour le Conseiller d'Etat Maudet et ses sous-fifres, à l'écoute attentive des cafetiers-restaurateurs, oui : un centre culturel autogéré, dès lors qu'on peut s'y abreuver, n'est qu'une sorte de bistrot. L'Usine entretient cinq buvettes bénéficiant d'une autorisation générale les couvrant les cinq, mais à la faveur d'un changement de loi (la fusion de la loi sur les spectacles et de celle sur les débits de boisson, fusion qui en elle-même est exemplaire, par la confusion entretenue entre deux domaines irréductibles l'un à l'autre, et la conception qu'ont certains de la culture...), le Département de l'adjudant Maudet exige que les franc-tireurs du centre culturel alternatif se mettent au pas des bistroquets, et que les lieux de l'Usine où l'on peut boire ou se restaurer soient considérés comme des buvettes, des cafés-restaurants ou des bars, au nom d'une "égalité de traitement" avec les rades, tavernes et auberges, parfaitement ignorante des spécificités du lieu -des spécificités qui le rendent irréductible à un commerce. Mais allez expliquer cela aux ronds-de-cuir de Courteline (et on aime Courteline)...

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  • La Ville de Genève, "zone hors Tisa"

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    Stop Tisa.jpgMercredi, le Conseil Municipal de la Ville a voté une résolution proposée par les partis de gauche (et soutenue... par le MCG et l'UDC...) proclamant Genève "zone hors Tisa", exigeant la transparence sur les négociations de l'accord TISA (Accord sur le commerce des services), s'opposant à toute obligation de privatiser les biens et les services publics et enjoignant le Conseil administratif (qui accepte de le faire : "les services publics ne sont pas des biens comme les autres" et doivent être défendus contre la volonté d'en faire des marchandises, a résumé la Conseillère administrative Sandrine Salerno) d'intervenir auprès du Conseil. fédéral pour l'inciter à ne pas engager la Suisse dans la voie dessinée par TISA. La Ville de Genève rejoint ainsi les communes romandes qui se sont déjà déclarées "hors TISA", comme, à Genève, celles de Carouge, Meinier, Puplinge et Plan-les-Ouates, et dans le canton de Vaud celles de Lausanne et Renens. En face, le PDC a estimé qu'en adoptant cette résolution, le Conseil Municipal "outrepassait les compétences communales", et le PLR a cru y voir une "alliance entre l'UDC et les socialistes pour fermer les frontières"... Mauvaise foi ou myopie ? Les deux, mon colonel...

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  • Rendez.vous à midi, sur la Plaine, pour le Théâtre

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    La Nouvelle Comédie sabordée par la droite genevoise ?

    théâtre, Nouvelle Comédie


    Après le refus de la Commission des travaux du Grand Conseil de soutenir la proposition du Conseil d'Etat de financer la construction de la Nouvelle Comédie (à raison de 45 millions sur les 98 millions que coûtera le projet, la participation de la Ville de Genève étant acquise en principe, mais avec la condition nécessaire du financement cantonal), ce projet est en grand danger. Au Conseil Municipal, avant-hier, les magistrats responsables du projet, Rémy Pagani et Sami Kanaan l'ont confirmé : si le chantier de la Nouvelle Comédie ne commence pas avant juin 2016, pour être coordonné avec celui de la nouvelle Gare des Eaux-Vives, il sera "extrêmement difficile", et beaucoup plus coûteux, de le reporter après, plus tard, trop tard -la droite cantonale a trouvé comme prétexte de son refus de soutenir le financement proposé celui d'attendre que le dossier de la nouvelle répartition des tâches dans le domaine culturel ait réellement avancé -ce qui va prendre des années. Autant dire que le projet de Nouvelle Comédie serait enterré. Ou reporté aux calendes grecques -celles d'Aristophane plutôt que celles d'Eschyle. Une mobilisation s'impose pour sauver le plus beau projet culturel de ces trente dernières années à Genève... Elle commence tout à l'heure, à midi, (et quart) sur la plaine de Plainpalais. Pour CE théâtre et pour LE théâtre.

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  • Scoop : Le Portugal n'est pas la Grèce. Ni la Suisse...

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    Saudade...

    Une droite gouvernementale à moins de 40 % des suffrages, en recul de plus de dix points depuis les précédentes législatives) , un PS à 32 %, une gauche alternative à 10 %, des communistes et des Verts ensemble à 8 %, et au final une gauche majoritaire dans les urnes et au parlement : on signe tout de suite. Sauf que c'est le résultat des élections législatives de dimanche au Portugal,  pas celui des élections fédérales de dans deux semaines en Suisse (où la gauche pèse autour du tiers des suffrages et des sièges, et l'extrême-droite autant), et qu'on aurait préféré non seulement un PS plus à gauche (mais ça, on le préfère partout) et plus fort que la droite gouvernementale, mais surtout une gauche capable d'un peu plus d'unité que celle dont le défaut va permettre à la droite de rester au pouvoir en étant minoritaire, mais unie, contre des adversaires majoritaires s'ils étaient ensemble, mais tous minoritaires puisqu'ils sont divisés. Saudade...

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  • Election du Conseil des Etats : Liliane et Robert, qui d'autre ?

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    Le parlement fédéral qu'on va réélire dans deux semaines était, dans sa composition sortante, formé de 62 élues et élus de l'UDC (dont six Conseillers aux Etats) y compris 2 léghistes, un èmecégiste et un sans parti, 57 socialistes (dont onze ...), 44 démo-chrétiens et évangéliques (dont treize...), 41 libéraux-radicaux (dont onze...), 17 Verts (dont deux...), 14 Verts libéraux (dont deux...) et 17 bourgeois-démocratiques (dont une). Le PDC se retrouve devant le PLR grâce à sa forte représentation au Conseil des Etats, et le PS à seulement cinq sièges de  l'UDC pour la même raison.  A Genève, la gauche détient sept des treize sièges attribués au canton dans les deux Chambres du parlement fédéral -une majorité absolue qu'elle obtient en détenant depuis huit ans, à la grande fureur de la droite, les deux sièges genevois au Conseil des Etats  Son objectif est de les garder les sept.La droite, qui ne s'est jamais consolée de s'être fait virer du Sénat, veut y revenir, et récupérer un siège au Conseil national. Or elle ne peut y arriver que si nous l'y aidons, en gaspillant nos voix...


            

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  • La "Cité du Refuge" et ses miasmes...

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    Meeting électoral parlementaire de l'extrême-droite genevoise

    A la demande d'une trentaine de députés cornaqués par le MCG, une session spéciale du Grand Conseil genevois est convoquée pour aujourd'hui, vendredi dès 17 heures, sur le thème (électoralement porteur pour les xénophobes -c'est en tout cas ce qu'ils espèrent) de la "crise des réfugiés" (et de leur accueil). Le but de l'exercice auquel va se livrer l'extrême-droite de Piogre (on n'ose pas dire "de la Cité du Refuge"...) est évidemment de se faire mousser, à quatre semaines des élections fédérales. La Coordination contre l'exclusion et la xénophobie invite à un rassemblement devant l'Hôtel-de-Ville dès 16 heures 30 pour manifester à la fois un refus de l'exploitation, de plus en plus ouvertement raciste, de l'exode des populations fuyant les guerres pour trouver un refuge en Europe, et une solidarité concrète avec celles et ceux qui, arrivant chez nous démunis, ont besoin, d'une aide matérielle des plus élémentaires : des chaussures et des habits (le "Vestiaire social" les collectera sur le lieu du rassemblement : n'hésitez pas à en apporter). La "Cité du refuge" sera dans la rue, devant le parlement où celle du refus du refuge exhalera ses miasmes. 

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  • Anciennes pitreries et Nouvelle Comédie : Quand le PLR surjoue Tartuffe

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    Nouvelle Comédie, théâtrePar neuf voix (PLR, UDC, MCG) contre six (la gauche et le PDC), la commission des travaux du Grand Conseil a décidé d'inviter le parlement genevois à refuser d'entrer en matière sur le crédit proposé par le Conseil d'Etat pour compléter celui que la Ville de Genève, par un vote largement majoritaire de son Conseil Municipal , à accordé au projet de "Nouvelle Comédie". Les explications données par le PLR pour justifier le vote de ses commissaires (l'opposition du MCG et de l'UDC étant déjà connue et, s'agissant d'un projet culturel, relève du réflexe pavlovien) sont d'une assez monumentale tartufferie : le PLR a d'abord voulu ajourner le vote, alors que tous les éléments du projet set tous les critères d'un prononcement, quel qu'il soit, sont connus  sont connus depuis des mois. Il a ensuite expliqué qu'il fallait attendre les premiers résultats de la réforme de la répartition des compétences entre les communes (et, s'agissant de la culture, surtout de la Ville) et le canton, réforme qui n'aboutira pas (si elle aboutit...) avant 2017 alors que le chantier de la Nouvelle Comédie devrait s'ouvrir en 2016, si on veut éviter que les coûts prennent l'ascenseur. Il a enfin, par la voix du député Zweifel, considéré que la Ville pouvait tout payer toute seule (alors que le PLR de la Ville ne cesse de clamer que la Ville est au bord du gouffre financier), et conclu en apothéose tartuffière, par la voix du président du parti, Alexandre de Senarclens, que ce n'était "pas de gaieté de coeur" que le PLR s'apprêtait à couler le projet en rendant impossible son financement paritaire entre la Ville et le canton...

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