mardi, 20 octobre 2015

Populisme, extrême-droite, fascisme... De quoi l'UDC est-elle le nom ?

Bon, alors, l'UDC et ses satellites (et un peu concurrents, quand même) locaux, genre MCG à Genève ou Lega au Tessin, c'est quoi ? Un parti populiste de droite (comme il y a un populisme de gauche) ? de droite conservatrice (comme il y a un conservatisme de gauche) ? de droite nationaliste (comme il y a un nationalisme de gauche) ? de droite de la droite (comme il y a une gauche de la gauche) ? d'extrême-droite (comme il y a une... pardon : comme il y avait une extrême-gauche visible ) ? Le président du PSS, Christian Levrat, a qualifié l'UDC de parti "fascistoïde" attaquant les "valeurs fondamentales de la Suisse", et le président du PBD, Martin Landolt, l'a rangée "toujours plus à l'extrême-droite". Alors, comment qualifier l'UDC, le MCG, la Lega ? D'un parti fasciste on est loin. D'un parti dangereux, en revanche...


   
Il n'y a pas 30 % de fascistes en Suisse. Mais il y a au moins 30 % de réactionnaires.

"Jusqu'à quel point une politique doit-elle devenir encore plus brune pour que tous puissent sentir qu'elle empeste ?", s'interrogeait Martin Landolt. L'UDC semble avoir mesuré le danger que ses propres campagnes (sur les minarets, les immigrants, les naturalisés...) lui faisaient courir, d'être rejetée pour des raisons tenant plus à la forme de son discours qu'à son contenu : sa campagne électorale pour les dernières élections fédérales a été presque exempte des débordements rhétoriques racistes et ethniquement purificateur auxquels elle s'était livrée précédemment (nul doute, cependant, que le naturel reprendra rapidement le dessus).

L'histoire même de l'UDC la situe : le parti dont elle est l'ultime, et victorieux, avatar, le parti agrarien des "paysans, artisans et bourgeois" (PAB, dans son acronyme français) a été créé par les organisations paysannes et les milices qu'elles avaient mises sur pied pour casser la grève générale de 1918. Du traumatisme que cette grève avait suscité dans toute la droite suisse, la création du PAB avait été la première conséquence politique : un parti nouveau apparaissait, anti-ouvrier et antisocialiste, réactionnaire, chauvin, capable de contribuer avec la droite libérale et la droite catholique à dresser, autour du mouvement ouvrier et autour des villes une sorte de "cordon sanitaire" politique, qui tiendra jusqu'à ce que les organisations hégémoniques du mouvement ouvrier, l'Union Syndicale et le Parti socialiste, acquiescent à la Paix du Travail, à la Défense Nationale et aux institutions de la démocratie "bourgeoise". C'est cet héritage du PAB que l'UDC, qui en est issue, a fait fructifier -en récupérant au passage un électorat "ouvrier" (au sens large) et périurbain ne se reconnaissant plus ni dans les syndicats, ni dans le PS.

Soyons clairs : on n'évoque pas ici, s'agissant de l'UDC,  le "populisme", mais l'extrême-droite, c'est-à-dire une position dans le champ politique. On pourrait tout aussi bien dire "la droite de la droite", puisque ce à quoi cette position fait référence est moins une idéologie (comme le fascisme) qu'une situation : depuis les assemblées révolutionnaires françaises, où les partisans de la révolution siégeaient à la gauche de la présidence, ceux de la contre-révolution à sa droite, et ceux du sens tournant du vent au centre, dans le "marais", la gauche est identifiée au progressisme, la droite à la réaction, le centre au conservatisme. Grosso modo, on en est toujours là (quoique le XXe siècle ait tout de même réussi à inventer des "révolutions réactionnaires" sous la forme des fascismes), et on peut donc, puisque cela ne la qualifie pas idéologiquement mais que cela ne fait que la situer dans le paysage politique, qualifier l'UDC de parti d'extrême-droite. Quant au "populisme", c'est bien autre chose que le fascisme ou ses succédanés. Le terme, d'abord, qualifie le socialisme émergeant en Russie au tournant du XIXe siècle, sous la double forme d'un "retour au peuple" des fils et des filles d'aristocrates et de bourgeois décidés à la fois à alphabétiser politiquement les moujiks et à apprendre d'eux la vraie Russie, la vraie démocratie, le vrai socialiste, et de la lutte armée de ces narodnikis ("populistes", donc) exécutant ministres, aristocrates, et jusqu'au tsar Alexandre II. Rien à voir, donc, avec les udécistes suisses ou les frontistes français : "populiste" et "démagogue" ne sont pas synonymes.

Dès lors, à gauche, on ne peut se contenter de répéter en boucle comme un mantra que "le ventre est encore fécond d'où est issue la bête immonde" pour s'assurer de reconnaître ce ventre, et cette bête. Et de ne pas se tromper de l'un ou de l'autre, et finir par se faire bouffer par une bête qu'on n'avait pas reconnue : il n'est pas besoin de voir en l'UDC les fasci de Mussolini ou le NSDAP de Hitler pour la reconnaître comme notre adversaire privilégiée, ici, dans ce pays, et maintenant, puisqu'elle est le premier parti de ce pays : un parti riche et puissant, foncièrement réactionnaire, foncièrement adversaire du pluralisme politique et culturel (tout en en bénéficiant), dangereux pour les libertés individuelles et les droits fondamentaux (que garantissent des "juges étrangers") tout en usant à la perfection des instruments de la démocratie.

Cela fait-il de l'UDC un parti fasciste ? certes non. Mais il y a tout de même dans l'UDC "quelque chose de fasciste", quelque chose que l'UDC partage avec le fascisme (mais aussi avec le stalinisme, soit dit au passage) : le culte du chef, la recherche de boucs-émissaires, les théories du complot, la dénonciation des trahisons, la xénophobie, la reconstruction mythologique de l'histoire... on y a certes abandonné le bon vieil antijudaïsme traditionnel des droites réactionnaires européennes -mais pour lui substituer une islamophobie disponible au même usage. Et si on ne célèbre plus le culte de la race, on tient ouvertement en suspicion les Suisses par naturalisation.  Et puis, il y a, qui la fait ressembler au fascisme (sans en être) la capacité de l'UDC d'être en campagne permanente, et sa capacité aussi à se poser en adversaire de l'"establishment" et de la "nomenklatura" politiques, médiatique et culturelle, tout en en faisant, ou en désirant en faire, partie. Et là, k'extrême-droite est tout de même face à un gros dilemme : choisir entre son discours "anti-establishment" et sa soif de pouvoir. On se donne l'air de combattre les élites ? on rêve d'en être -et d'ailleurs, on en a besoin précisément pour conquérir le pouvoir. Petit détour français : Côté Le Pen père, c'était clair : le pouvoir, il n'en avait rien à secouer. Il faisait même tout pour ne pas y accéder. Son rôle, son statut, sa mission, c'était, pour dire les choses clairement, de "foutre la merde". Pas de la gérer. Côté Le Pen fille, c'est le contraire : elle fait tout ce qu'elle peut, jusqu'au meurtre politique du père, pour être au moins ministrable, voire présidentiable. Et pour cela, il lui faut, et l'UDC doit relever le même enjeu que le FN, non seulement mettre une sourdine à son discours "anti-élites", mais aussi une muselière à sa base la plus vindicative. Faute de pouvoir lui apprendre à utiliser une autre partie de son cerveau que la reptilienne.

Il n'y a pas 30 % de fascistes en Suisse. Mais il y a au moins 30 % de réactionnaires (en ne comptant que ceux de droite...) cultivant la nostalgie délirante d'une société qui n'a jamais été telle qu'ils la regrettent, mais qu'ils sont tout de même prêts à restaurer, comme s'il était possible de restaurer un fantasme -celui d'une Suisse purgée de tous ses éléments "étrangers" : les personnes venues d'ailleurs, évidemment, mais aussi les idées, les pratiques sociales, les références culturelles et les projets individuels et collectifs de la Suisse réelle. Celle des villes. La nôtre.

Que l'UDC soit, non la résurrection du fascisme mais cette illusion vindicative d'un possible retour en arrière, suffit à justifier qu'on la combatte . Pour ce qu'elle est, non pour un fantôme du fascisme.

16:02 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : fascisme, populisme, extrême-droite, udc | |  Facebook | | | |

Commentaires

"il y a tout de même dans l'UDC "quelque chose de fasciste", quelque chose que l'UDC partage avec le fascisme (mais aussi avec le stalinisme, soit dit au passage)"
Cela amène quelques remarques :
- D'accord avec vous sur le fait que le fascisme partage quelques valeurs avec le stalinisme. Je trouve que l'on devrait parler de fascisme rouge et de fascisme brun, cela clarifierait l'analyse du communisme...
- Curieux par contre que vous ne voyez pas que le fascisme est par essence révolutionnaire (Ordre nouveau, homme nouveau, etc...) alors que le conservatisme est par essence...contre-révolutionnaire. Et l'UDC est un parti essentiellement conservateur.

Écrit par : Géo | mardi, 20 octobre 2015

J'ai précisément écrit que "le XXe siècle a tout de même réussi à inventer des "révolutions réactionnaires" sous la forme des fascismes". Le fascisme est en effet révolutionnaire et réactionnaire : révolutionnaire parce qu'il bouleverse l'ordre établi, réactionnaire parce que son programme consiste en un retour au passé (que ce passé soit mythique importe peu).
Quant au rapport entre le fascisme et le communisme (disons plutôt le léninisme), il est à l'inverse de celui que vous suggérez : c'est le fascisme qui s'inspire du léninisme (qui d'ailleurs le précède), et du stalinisme, pas le contraire...

Écrit par : Pascal Holenweg | mardi, 20 octobre 2015

"c'est le fascisme qui s'inspire du léninisme (qui d'ailleurs le précède), et du stalinisme, pas le contraire..." Vous avez raison. Ce que je voulais dire, c'est que le communisme reste connoté très positivement (bonnes intentions, mais le facteur humain...) alors que le fascisme est évidemment et à raison connoté négativement. Or il y a dès l'origine dans le communisme un mépris de la vie individuelle au nom des intérêts supérieurs qui est très proche de ce qui s'est passé chez les fascistes. Il y a des milliers d'exemples que vous connaissez aussi bien que moi.
Du militant suisse des Brigades internationales en Espagne fusillé juste parce qu'il a mal répondu à son supérieur à Mao qui laisse s'accomplir une erreur qui a coûté la vie de milliers de soldats communistes juste pour pouvoir se débarrasser de ceux qui en étaient responsables...

Cela dit, je ne vois rien de fasciste ou fascistoïde dans l'UDC. Réactionnaire, conservateur, ultra-conservateur parfois, identitaire évidemment. Avec ceci qu'il n'y a pas d'unité de doctrine comme précisément il y en aurait dans un parti totalitaire. Vous n'avez qu'à voir ce qui s'est passé à l'UDC vaudoise...

Écrit par : Géo | mardi, 20 octobre 2015

L'unité de doctrine dans les partis totalitaires était souvent de façade, et imposée par la discipline et le menace : de ce point de vue, évidemment, le risque est moindre à l'UDC, où l'unité de réflexe tient lieu d'unité de doctrine... quant à ce qui s'est passé à l'UDC vaudoise, j'ai peine à y voir un débat idéologique. Plutôt une sorte de règlement de comptes personnels. Une nuit des longs couteaux de cuisine...

Écrit par : Pascal Holenweg | mardi, 20 octobre 2015

"Elle"est le nom de tous les renoncements de la gauche, y compris du rejet du dialogue avec les opposants au seins de la gauche même, ceux qui voyait dans les renoncements et le duel UDC-gauche, le soutien à la situation présente qui est faites pour durer! Une fois encore nous l'écrivons, l'UDC dicte le programme de la gauche, par inversion!

Écrit par : Trio-Octet In inferno | mercredi, 21 octobre 2015

"Une nuit des longs couteaux de cuisine..." C'est la première fois que vous me faites rire...
Mais remarquez tout de même que les couteaux de cuisine sont très mortels même s'ils sont moins prestigieux qu'une dague SS...
La confusion - le chenit...- qui a eu lieu chez les Vaudois quelques semaines avant les élections démontre que le mode de fonctionnement est assez loin d'être totalitaire. Il n'y a pas eu de représentant de Zurich venu taper du poing sur la table. C'est déjà ça...
Pour ma part, je pense qu'il faut faire très attention dans la désignation des choses et des faits. Les fascistes, les extrémistes de droite, cela existe. Ils ne sont pas très nombreux mais au vu des événements migratoires qui arrivent maintenant - dus à l'incroyable inefficacité, incompétence, pusillanimité, faiblesse des Européens et la stupidité de la conception du traité de Schengen, qui a laissé les pays du sud de l'Europe seuls face aux vagues de migrants durant des années et des années -, il faut s'attendre à ce que la distinction entre eux et l'UDC ne pose plus de problèmes. Traiter l'UDC de fasciste est un luxe que la grande bourgeoisie de gauche ne pourra plus se permettre si facilement...

Écrit par : Géo | mercredi, 21 octobre 2015

Trio-Octet In inferno @ La gauche est prisonnière de son anti-capitalisme. En fait, la solution pour les pays développés d'Europe devrait se trouver dans un capitalisme à but social. Le gaullisme, en quelque sorte. Je sais, ce n'est pas très sexy, mais c'est un peu comme la démocratie selon Churchill. Cherchez, réfléchissez, comparez, vous devriez en arriver aux mêmes conclusions...

Écrit par : Géo | mercredi, 21 octobre 2015

Le populisme UDC est méprisable, certes. Mais le populisme de la gauche (pas besoin de nommer un parti en particulier ici, la gauche dans son ensemble étant par essence populiste) ne l'est pas moins. Les deux usent d'un discours simplificateur qui va droit dans le mur...

Écrit par : Quefaire | mercredi, 21 octobre 2015

l'effarante et quelque part effrayante affaire Melgar-Windish illustre ce que je dis depuis pas mal de temps , à savoir que dans les pays occidentaux on assiste à l'émergence d'un totalitarisme d'un type nouveau , conjuguant un ultra-libéralisme économique et un verrouillage de la société civile à coup d’initiatives - referendums ou autre messe électorale destinés à maintenir le Peuple déifié dans un état d'extase permanent se mirant dans un miroir aux alouettes "Dieu Blanc et Diable noir"
Tous les bas coups sont permis , insultes - menaces jusqu'à quel passage à l'acte forcément héroïque?
Melgar a manifestement peur pour sa famille , Windish et son armée d'ombres anonymes en remet une couche.
Decaillet en embuscade choisit sa plante verte pour le conseil national dans son ineffable Genève à Chaud.
Poubelle la Vie sur Léman B.

Écrit par : briand | mercredi, 21 octobre 2015

"il n'est pas besoin de voir en l'UDC les fasci de Mussolini ou le NSDAP de Hitler pour la reconnaître comme notre adversaire privilégiée".

Surtout que le premier a été fondé par un socialiste, Mussolini, et que le second était directement un parti se revendiquant socialiste, allez lire par exemple "Pourquoi nous sommes socialistes" par Goebels. Comme le dit l'adage, le socialisme c'est l'anti-chambre du fascisme.

Je ne sais pas si les socialistes font semblant de ne pas voir la vérité historique, s'ils cachent habilement la merde au chat, ou s'ils sont simplement ignorants, mais ces mouvement étaient des mouvements socialistes. Communisme, socialisme, nazisme, fascisme, tout ces mouvements sont les différentes pièces du même habit d'Arlequin: le collectivisme. Peu importe les variantes, leurs spécificités, et leur couleur, rouge, brune, noire, etc., c'est la même idée de fond qui veut que l'individu et sa dignité soit sacrifiés à l'intérêt de la collectivité.

Le tour de passe-passe politique de la gauche socialiste, à consisté depuis 50 ans à projeter sur ses adversaires ses propres tares et filiations.

Même si je suis libertarien et pas du tout UDC, permettez-moi de vous retourner l'argument mutatis mutandis: "il n'est pas besoin de voir au sein du socialisme les fasci de Mussolini ou le NSDAP de Hitler pour le reconnaître comme notre adversaire privilégié".

Écrit par : Frederic Bastiat | mercredi, 21 octobre 2015

@Briand: "que dans les pays occidentaux on assiste à l'émergence d'un totalitarisme d'un type nouveau , conjuguant un ultra-libéralisme économique"

Tu vis sur quelle planète coco?

Les états occidentaux n'ont jamais autant prélevé d'impôts qu'aujourd'hui, il n'y a jamais eu autant de réglementations qu'aujourd'hui et de restrictions à la liberté économique et à la propriété privée qu'aujourd'hui.

Tu vois où du libéralisme dans nos systèmes?

Cite-nous une activité économique qui ne soit pas réglementée par l'état ou pour laquelle il n'est pas nécessaire d'avoir une autorisation, un diplôme reconnu par l'état, ou remplir quelques conditions légalement définies par l'état pour pouvoir exercer?

Spicilège:

A Genève, la Suisse étant pourtant réputée pour être un des pays les plus libéraux d'Europe, un cafetier restaurateur a besoin de plus de 20 autorisations différentes pour ouvrir un restaurant. Il lui faut un permis de construire s'il veut mettre un cendrier contre le mur à l'extérieur. Et ce n'est pas que pour les activités économiques: un seul exemple, si on veut promener les trois chiens du voisin, il faut une autorisation de l'état. Je continue pour Genève ou tu préfères qu'on aille voir ailleurs?

En Suisse on a introduit des assurances sociales durant la première moitié du 20ème siècle au point de faire frémir d'envie n'importe quel socialiste du début du 20ème siècle. A la fin de la guerre on a introduit l'assurance vieillesse, en 1981 l'assurance chômage, en 1996 l'assurance maladie. A Genève on a même une assurance maternité, pour laquelle les hommes cotisent, alors que le risque ne les concerne pas. Ce à quoi on assiste c'est à une marche forcée vers le socialisme, pas vers le libéralisme.

Et la Suisse c'est moins rapide que les autres, c'est-dire l'état des autres. Au début du 20ème siècle les états occidentaux prélevaient environ 10%-15% du PIB. Il n'y avait même pas d'impôt sur le revenu, c'est dire. Alors même que le PIB a explosé (x10), si la part était restée constante la recette fiscale aurait elle aussi été déjà multipliée d'autant. En plus l'état a augmenté la part qu'il prélève au point qu'on en est dans la plupart des pays occidentaux à un ordre de grandeur de plus de 40% du PIB. Non content, ils dépensent plus que ce qu'il prélèvent. La France pour ne citer qu'elle dépense 57% en valeur du PIB. Il faut avoir sacrément de la merde devant les yeux pour penser qu'on vit dans un système économiquement "ultra-libéral" quand l'état dépense plus de la moitié du PIB. Il faut arriver à combien pour passer dans un système étatiste selon toi?

Il y a de 3 à 10 fois plus de lois que dans les années 50. Sans rire, toujours en France il y a plus de 100.000 lois et décrets. Rien que le code du travail français c'est presque 10.000 règles de droit. Même la vente de muguet est réglementée en France. En Suède le parlement à discuter d'une loi pour obliger les hommes à uriner assis, parce que paraît-il c'est bon pour leur prostate. Sans déconner, tu vois où de l'ultra-libéralisme coco? Moi j'ai beau chercher dans les moindres recoins je ne vois que de l'étatisme à outrance partout où je regarde, au point que bientôt on aura besoin d'une autorisation pour ne serait-ce que respirer.

Prends simplement les 10 mesures du manifeste du parti communiste de 1848 et tu verras que la plupart sont réalisée et que les autres sont partiellement réalisées. Mieux prend les mesures économiques du programme du parti nazi de 1925, donc un programme éminemment anti-libéral et interventionniste et compare avec ce que l'on a. Le fascisme en économie, il y a longtemps qu'il a été implémenté dans notre système. Mussolini aurait rêvé du contrôle de l'économie dont font preuve les états occidentaux aujourd'hui.

L'UE a même réglementé la quantité d'extrait de cumin qu'on peut mettre dans les saucissons ou le diamètre des concombres autorisés à la vente. Quand on en est à ce niveau là de détail de la réglementation, le libéralisme, il y a longtemps qu'il n'y en a plus nulle part.

les gens comme Briand, c'est un peu des Don Quichotte, ils voient des géants libéraux, là où il y a des moulins étatistes. Et plus on construit des moulins et plus ils voient des géants. Les gens comme Briand, ils ne construisent pas des châteaux en Espagne, ils vivent dedans.

Écrit par : Frederic Bastiat | mercredi, 21 octobre 2015

Ainsi donc, la "droite de la droite" ou, mieux encore, "l'extrême-droite" a-t-elle :

- Dit non à Ecopop (limitant pourtant juste l'immigration au seuil de 8'000 personnes par année, chiffre qui nous était avancé pour nous faire gober ces foutues et ultralibérales bilatérales qui vous sont si chères)

- A laissé la liberté de vote pour le remboursement de l'avortement via les caisses

- Va défendre les pins et les sapins partout où elle peut

Je ne dis pas que c'est bien ou pas, mais j'affirme qu'appeler cela "droite de la droite" ou, mieux encore, "extrême-droite", est au mieux amusant, au pire imbécile.

Tout comme le sont ceux qui voient en ces partis ne serait-ce que des tendances "facistoïdes".

Et à propos, quelle est la couleur la plus proche du rouge foncé?

Écrit par : JDJ | dimanche, 25 octobre 2015

Comme il est rappelé dans mon texte, "droite" (ou "gauche", extrême-droite olu droite de la droite renvoie, par référence à la place dans les assemblées parlementaires, à la place dans l'éventail politique, pas à un contenu idéologique particulier.
Quant à la couleur la plus proche du rouge foncé, c'est le rouge clair.

Écrit par : Pascal Holenweg | dimanche, 25 octobre 2015

J'oubliais, ce sinistre tueur d'animaux (chasseur) qu'est Martin Landolt qui vient nous donner ses considérations sur les autres partis politiques, c'est juste puant.

Écrit par : JDJ | dimanche, 25 octobre 2015

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